CLASS40 https://www.class40.com fr-FR <![CDATA[1000 milles des Sables : Douguet – Lipinski - Tréhin : le tiercé gagnant ]]> https://www.class40.com/?titre=1000-milles-des-sables--douguet--lipinski---trehin--le-tierce-gagnant-&mode=actualites&id=9327 Sat, 16 Apr 2022 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=1000-milles-des-sables--douguet--lipinski---trehin--le-tierce-gagnant-&mode=actualites&id=9327 Jusqu’au bout, le suspense aura duré dans cette 2e édition de la 1000 Milles des Sables ! Car si après le passage du way-point de La Corogne, lundi matin, Corentin Douguet (Quéguiner – Innoveo) s’est emparé du commandement de la flotte des Class40, creusant ensuite doucement mais sûrement son avance, le jeu a bien failli être rebattu en grand dans les 150 derniers milles du parcours. En cause, des petits airs erratiques et instables qui ont largement resserré les troupes, redonnant même un temps l’avantage à l’un de ses concurrents. L’ancien Figariste n’a toutefois jamais baissé la garde pour finalement l’emporter avec respectivement 16 et 30 petites minutes d’avance sur ses dauphins, Ian Lipinski (Crédit Mutuel) et Axel Tréhin (Project Rescue Ocean), au terme d’un peu plus de cinq jours de course.  « La fin a été compliquée à gérer. Ça a été dur d’imaginer que j’avais fait tout ce chemin en tête et que ça allait peut-être finir par partir en jus de boudin. Je ne me suis toutefois jamais trop affolé même si à un moment, je l’avoue, je me suis énervé contre moi-même quand Ian m’a doublé ce matin. J’ai malgré tout réussi à me reconcentrer directement et à trouver la solution pour lui repasser devant. Ensuite, je n’ai plus lâché le morceau », a commenté Corentin Douguet à son arrivée au ponton, ce jeudi soir, après un épilogue pour le moins épique, la faute à des conditions asthmatiques subies sur la presque totalité des 150 derniers milles du parcours. « C’était un coup à l’un, un coup à l’autre. Il a fallu réussir à exploiter la moindre risée mais ça n’a pas été facile. Simon Koster (Banque du Léman) était sur une autre route avec un vent différent. Axel n’était pas loin non plus et avec un décalage qui aurait pu devenir dangereux également. Dans ce type de situation, on ne sait jamais ce qui peut se passer. C’est forcément un peu stressant », a ajouté le Nantais qui a finalement réussi à conserver son leadership jusqu’à la fin, après avoir fait très forte impression du début jusqu’à la fin de cette 2e édition de la 1000 Milles des Sables, sa première épreuve sur le circuit à bord de Quéguiner – Innoveo après une quinzaine d’années passées sur le circuit exigeant des Figaro Bénéteau. « Je ne m’attendais pas à une entrée aussi tonitruante, mais évidemment ça fait plaisir. Ça n'a pas été simple car les jeunes sont bons et ils connaissent bien leur bateau. De mon côté, je savais que le mien (mis à l’eau le 5 janvier dernier, ndlr) avait du potentiel. J’ai pu valider un certain nombre de points techniques et tester la machine dans différents types de conditions en faisant les choses à mon rythme. Ça a bien fonctionné et je ne pouvais pas espérer mieux qu’une victoire pour commencer », a ajouté Corentin qui s’est donc imposé pour une poignée de minutes devant, dans l’ordre, Ian Lipinski et Axel Tréhin, deux ténors de la classe. Une première riche d’enseignements pour tous « Il y a eu un sacré jeu. Les dernières 36 heures ont été franchement aléatoires mais au bout du compte, le classement final reflète quand même bien la course. Ça a été cinq jours hyper riches. Il n’y a, assurément, pas meilleur entraînement que la confrontation. Cela permet d’avancer et de progresser. Je suis content, pour ma part, d’avoir révisé la navigation en solitaire. J’avais oublié à quel point c’est dur ! J’en ai vraiment bavé mentalement », a détaillé de son côté le skipper de Crédit Mutuel qui a parfaitement tenu la cadence imprimée par Corentin Douguet jusqu’à la marque virtuelle de La Corogne, avant de se laisser légèrement distancer puis de recoller au score dans la molle. « Je n’ai jamais rien lâché mais je suis clairement passé par beaucoup d’émotions, ce qui a été particulièrement énergivore », a assuré Ian. Un constat partagé par Axel Tréhin, lui aussi passé par un peu toutes les couleurs de l’arc-en-ciel lors de ce premier round de la saison. « Après le passage du way-point Ouest Gascogne, dans la nuit de mardi à mercredi, j’ai complètement perdu pied. Je me suis mis dans le rouge total. J’ai, heureusement, réussi à me reposer avant la fin et je me suis, tout compte fait, retrouvé dans la situation la moins stressante du groupe de tête, en ayant tout à gagner et rien à perdre », a relaté le skipper de Project Rescue Ocean qui termine finalement une demi-heure derrière le grand vainqueur et six minutes devant son camarade de jeu suisse, Simon Koster. « L’an dernier, j’avais débuté par une victoire, ce qui m’avait mis beaucoup de pression sur les épaules. Aujourd’hui, on sait sur qui elle est ! », a terminé Axel Tréhin dont la prochaine échéance sera, comme pour ses concurrents, la Normandy Channel Race dans un mois tout pile. Source: LSVCAL Le lassement complet: Les 1000 milles des Sables - Class40[Lire la suite]]]> <![CDATA[RORC Caribbean 600 : 61 secondes pour la victoire]]> https://www.class40.com/?titre=rorc-caribbean-600--61-secondes-pour-la-victoire&mode=actualites&id=9270 Tue, 01 Mar 2022 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=rorc-caribbean-600--61-secondes-pour-la-victoire&mode=actualites&id=9270 Le suspense aura duré jusqu’au bout ! Il a en effet fallu attendre le 4e jour de course pour départager Guidi et Finimmo et connaître le vainqueur de la RORC Caribbean 600 en Class40, dans laquelle neuf bateaux étaient engagés. Leader pendant la majeure partie de la course, le Guidi de Charles-Louis Mourruau a perdu l’avantage à l’approche de la ligne d’arrivée dans une brise faiblissante au profit de Finimmo, qui l’a emporté de 61 petites secondes après plus de trois jours et trois nuits de course. Fidèle à l’esprit de la Class40, l’équipage de Finimmo est allé accueillir et saluer celui de Guidi à English Harbor. Le plan Owen-Clarke Finimmo était mené par un équipage composé de quatre co-skippers : Gérald Véniard, Hervé Thomas, Benoit de Froidmont et Kito de Pavant. « Notre objectif était de finir dans le Top 3. Nous avons pris un bon départ et étions les 1ers à Barbuda, mais Guidi est revenu et nous a écrasé sous le vent. Nous sommes revenus à Saint-Martin mais ils ont filé au vent arrière jusqu’en Guadeloupe. Notre stratégie pour la Guadeloupe n’a pas du tout fonctionné. Ensuite, nous étions 20 milles derrière et pensions que la course était perdue. Ça a été une grosse surprise de rattraper Guidi, bloqué sans vent après Redonda. Prendre la tête de la course après avoir fini en match race était comme la cerise sur le gâteau », a commenté le figariste Gérald Veniard.  Quand les nuages décident et que la chance nous sourit« C’est bien d’avoir un peu de chance de temps en temps. Une fois n’est pas coutume ! se réjouit Kito de Pavant. Ça faisait longtemps que ce genre de situation ne m’était pas arrivé. On apprécie vraiment ! Les conditions étaient sympas, l’ambiance à bord super. Gérald, que je connais depuis longtemps pour avoir bataillé en Figaro il y a 20 ans, m’a appelé cet hiver. J’ai dit oui tout de suite. On a pris beaucoup de plaisir à tirer des bords. Il y avait 10 Class40, certains étaient plus ou moins avantagés à certaines allures. C’était top. On a eu de super conditions. On est super contents d’avoir réussi ce coup-là. Un peu déçus pour Guidi parce que franchement ils méritaient mieux. Ils ont très bien navigué et se sont fait piéger par un nuage. Ce genre de situation nous est arrivé tellement souvent… Il faut rester très très humble par rapport à tout ce qu’on fait sur un bateau. On essaye de le faire avancer vite, d’aller dans le bon sens et de faire des choses cohérentes. Après, nous sommes soumis aux aléas météo et parfois ce sont les nuages qui décident. Pour une fois ça nous a souri et c’est très bien ! » Un terrain de jeu exceptionnelD’Antigua à Saint-Martin, en passant par Barbuda, Saint-Christophe-et-Niévès, Saba et Gustavia, puis direction la Guadeloupe avant de retourner à Antigua, la 13e édition de la RORC Caribbean 600 a réuni plus de 700 marins venus des quatre coins du monde pour s’affronter sur le parcours de 600 milles nautiques.« C'est un parcours intéressant parce qu’il y a toutes les allures, ajoute Kito. Un coup c’est du près, un coup du portant, un coup du reaching, tu passes des cailloux, il y a des effets côtiers, c’est très complet, il y a toujours beaucoup de boulot à bord, sans parler des sargasses qui sont omniprésentes… On a toujours été au contact avec des bateaux. Il y a des moments un peu difficiles comme le passage de la Guadeloupe où on s’est posés sous un gros nuage. Ça a fait l’élastique pendant toute la course. Le spectacle est assez magique à Antigua, c’est un super endroit, sans parler de la taille des bateaux ! Et puis croiser avec des MOD70, Skorpios, Comanche, c’est un spectacle formidable et tout ça dans une bonne ambiance. Franchement, c’est la course qu’il faut faire, » conclut le skipper occitan. Le classement: RORC Caribbean 600 - Class40 Source: Presse Kito de Pavant - Cécile Gutierrez  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Antoine Carpentier remporte le Championnat Class40 2021!]]> https://www.class40.com/?titre=antoine-carpentier-remporte-le-championnat-class40-2021&mode=actualites&id=9172 Wed, 15 Dec 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=antoine-carpentier-remporte-le-championnat-class40-2021&mode=actualites&id=9172 Le navigateur morbihannais Antoine Carpentier (46 ans), après une remarquable saison, est sacré champion Class40 2021. Habitué des victoires et des podiums sur le circuit Class40 depuis plusieurs années, c’est à la tête de son propre projet et à bord de son Mach40.4 Redman qu’il s’adjuge ce titre pour la première fois, succédant au duo franco-italien Catherine Pourre / Pietro Luciani, sacrés en 2019, le championnat 2020 ayant dû être annulé faute de courses. Dauphin émérite, le duo suisse Valentin Gautier – Simon Koster (Banque du Léman) termine deuxième devant le franco-britannique Luke Berry (Lamotte Module Création). Une saison particulièrement disputée Nombre de Class40 étaient présents sur les courses et parmi eux, de nombreux prétendants aux victoires. Bien difficile, au départ de chacune des courses de ce championnat, de donner un tiercé gagnant. En effet, chaque course a offert une belle bagarre sur l’eau, jusqu’aux derniers milles de courses : Sur la CIC Normandy Channel Race, coup d’envoi du championnat, remportée par Axel Tréhin et Frédéric Denis (Project Rescue Ocean), seulement 3 minutes séparent Lamotte Module Création (L. Berry / A. Nebout), deuxième, de Redman (A. Carpentier / P. Santurde del Arco), troisième. Aux Sables Horta, il n’est encore question que de trois minutes d’écart, cette fois entre le vainqueur Redman (A. Carpentier / M. Mergui) et son dauphin Project Rescue Ocean (A. Tréhin / F. Denis).  La course est également intense en milieu de flotte car ce n’est pas moins de 8 bateaux qui franchissent la ligne d’arrivée en deux heures de temps après 2540nm de course parcourus d’une seule traite, l’escale ayant due être annulée ! La Rolex Fastnet Race, rendez-vous aoutien des années impaires, sacre Antoine Magré et son équipage franco-britannique (E.Leclerc Ville-la-Grand) après un peu plus de trois jours de course. Banque du Leman et Lamotte Module Création complètent une nouvelle fois le podium en seulement 12 minutes ! Antoine Carpentier et son équipage terminent quatrième, seulement 13 minutes derrière. Jamais deux sans trois A l’issue de ces 3 grandes courses, Antoine Carpentier est en tête du championnat mais de peu et la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre s’annonce redoutable avec 45 Class40 au départ dont plusieurs nouvelles unités et un plateau très élevé… Mais le dicton « jamais deux sans trois » s’applique : après avoir remporté la course en 2017 sur le Class40 V and B et en 2019 en Ocean Fifty, Antoine Carpentier coupe une nouvelle fois la ligne d’arrivée en vainqueur, en binôme, avec Pablo Santurde del Arco. Mais une fois encore, quelle intensité ! Ce sont en effet 18 bateaux qui franchissent la ligne d’arrivée dans les 22 heures suivant Redman et un podium arrivé en 1h 03 minutes... Mention spéciale à Pablo Santurde del Arco Il est discret mais talentueux. Il est espagnol mais parle au moins 4 langues. Il est jeune (34 ans) mais a déjà un palmarès incroyable. Pablo Santurde del Arco est l’équipier en or, que nombres de skippers s’arrachent. Champion du monde de J80, vainqueur de la Transat Jacques Vabre et de la 40 Malouine Lamotte 2021, vainqueur de la RORC Caribbean 600 2019 et 2018, du Tour des Îles britanniques 2018, de la Normandy Channel Race et des Sables Horta 2017, de la Québec Saint-Malo 2016... Tous les vainqueurs des Championnats Class40 des dernières années ont un point commun : l’avoir eu comme équiper ! Rendez-vous en 2022 Le bilan du championnat 2021 est donc plus que positif : 55 bateaux classés, 11 nationalités représentées parmi les skippers, 11 bateaux neufs sur les courses de la saison… il fallait une belle régularité aux avant-postes pour remporter ce championnat décidément plus international et du plus haut niveau chaque année. Mais il faut également noter la belle performance des Class40 non scow : Luke Berry termine donc troisième sur son Mach 40.3 de 2018, le jeune duo de Legallais (P. Casenave-Péré/K. Bloch) pour sa première saison s’empare d’une très belle cinquième place sur son Mach 40.3 de 2015. Maxime Cauwe (Avanade) sur son Tyker de 2010 décroche une superbe 8ème place, le Pogo S3 de 2014 Vogue Avec un Crohn (PL Attwell/ M. Bensa) termine 9ème et Ivica Kostelic avec son Mach de 2013 finit 10ème  Un clin d’œil également à la jolie réussite du Class40 Terre Exotique, le tout premier Class40 construit en 2004, qui, s’il est le dernier concurrent à arriver, termine la course dans les temps, après 4600nm de course et moins de 6 jours après Redman. Rendez-vous en 2022 pour, à n’en pas douter, au moins autant de compétition, une dizaine de bateaux neufs supplémentaires et une saison où le solitaire aura la part belle ! Ils ont dit : Antoine Carpentier : « Je suis ravi de remporter le championnat Class40 2021. Ça marque la fin d'une belle saison, régularité des places sur le podium, de bons duos… merci à Pablo et Mikael qui ont largement contribué à ce succès. Merci à mes partenaires et aux organisateurs des courses qui, malgré des conditions sanitaires, ont tenu le cap. » Valentin Gautier : « Nous sommes très contents de cette deuxième place, elle récompense notre régularité sur la saison car si nous ne sommes pas toujours sur le podium, nous sommes toujours placés dans les 5 et c’est très positif de ce point de vue-là. Etant donné la montée du niveau dans la classe, c’est déjà très bien de faire des top 5, nous sommes contents de nous ! Cela récompense également le fait d’avoir eu un bateau neuf en début de cycle, en 2019. Nous avons beaucoup travaillé sur ce bateau et le connaissons maintenant parfaitement. Cela a nécessairement joué sur notre régularité et ce classement. Un grand merci à nos partenaires pour leur soutien. » Luke Berry : « Je suis très content de cette 3ème place au championnat qui récompense une régularité sur la saison, deux podiums et deux places de cinquième. Je suis d’autant plus content que c’était la dernière saison avec ce bateau, cette troisième place clôt les quatre saisons passées sur ce Mach 40.3. Ça montre qu’on peut réussir à faire de belles choses avec des bateaux qui ne sont pas des scows car la saison se joue dans des conditions variées, avec des coups tactiques à faire. Je voudrais remercier mes partenaires et mes équipiers. » Classement du championnat 2021 : 1. Antoine Carpentier (Redman) 2. Valentin Gautier / Simon Koster (Banque du Leman) 3. Luke Berry (Lamotte Module Création) 4. Axel Tréhin / Fred denis (Project Rescue Ocean) 5. Pierre Casenave-Péré / Kevin Bloch (Legallais) 6. Olivier et Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand) 7. Ian Lipinski (Crédit Mutuel) 8. Maxime Cauwe / Jules Bonnier (Avanade) 9. Pierre-Louis Attwell / Maxime Bensa (Vogue avec un Crohn) 10. Ivica Kostelic (Croatia Full of Life) La suite du classement : championnat2021final.pdf (class40.com)[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH : Le vainqueur et les Heureux]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh--le-vainqueur-et-les-heureux&mode=actualites&id=9162 Thu, 02 Dec 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh--le-vainqueur-et-les-heureux&mode=actualites&id=9162 Antoine Carpentier et Pablo Santurde de Arco ont donc hier matin ouvert la ligne d’arrivée des Class40 de la Transat Jacques Vabre. Avec les premiers rayons du soleil martiniquais et au terme de 21 jours et 22 heures de course, leur Mach 40.4 Redman a devancé les déboulés d’heure en heure (voire de minutes en minutes) de déjà, avec le passage de Clown Hop (Courbon-Pirouelle) au Diamant à l’instant où nous écrivons ces lignes, 19 concurrents. Les faibles écarts mais surtout les traits tirés et les silhouettes amaigries témoignent, derrière l’intensité joyeuse des regards, de l’âpreté de la lutte menée plus de trois semaines durant par chaque protagoniste. La victoire de Redman prend tout son relief à la lumière des récits de chaque duo, dont l’engagement à chaque phase cruciale de la course, a été total. Comme le décrit Brian Thompson (Tquila), « La densité et la qualité d’une flotte de 45 bateaux offrent à chaque concurrent matière à se dépasser et donnent à la course de l’intérêt à tous les niveaux du classement. » C’est bien ce que l’on retiendra de cette Transat Jacques Vabre au parcours et à la destination inédites. La bagarre aura et fait encore rage à tous les étages. On retrouve nombre de favoris en haut des classements, et les Suisses de Banque du Léman, Simon Koster et Valentin Gautier, figuraient bien au nombre des favoris au départ du Havre. Mais les surprises sont nombreuses et réjouissantes. La troisième place du duo Havro-Havrais Cédric Chateau - Jérémie Mion (Seafrigo Sogestran), purs produits de la Ligue de Voile de Normandie, est de celles là. Pierre Casenave-Péré, associé à Kevin Bloch (Legallais), Nicolas Jossier - Alexis Loison (La Manche #EvidenceNautique) ainsi que le duo 100% féminin Amélie Grassi et Marie Riou (La Boulangère Bio) entrent dans le Top 10 au terme de prestations de très haut niveau. Derrière Clown Hop attendu incessamment, ils seront encore 24 Class40 en course, dont une dizaine en mesure d’en terminer aujourd’hui, poussés par un alizé légèrement revigoré. Le classement en cours d’établissement reflète parfaitement les distinctions de la Classe. Au rayon, par exemple, de l’internalisation, on note bien entendu la victoire de l’Espagnol de Santander Pablo Santurde, mais aussi la place prise sur la deuxième marche du podium par le projet Suisse de Banque du Léman. C’est un duo Franco-Belge, Jonas Gerckens - Benoit Hantzperg qui les talonne à la 4ème place, après avoir grandement animé l’intégralité de la course. Brian Thompson et Alister Richardson ne sont pas en reste ; 11ème à bord de Tquila, un Mach40 de 2014, ancienne génération. Les femmes sont au rendez-vous comme mentionné plus haut, avec Amélie et Marie qui ont dès leur première course pris toute la mesure de leur tout nouveau Max 40 La Boulangère Bio lancé cette année. L’apport des « Figaristes » durant cette course au profil si atypique a été souligné. Il se concrétise au classement général où apparaissent dans le Top 10 les noms de Jonas Gerckens (Volvo), Achille Nebout (Lamotte Module Création), Nicolas Jossier et Alexis Loison (La Manche #EvidenceNauutique), Pierre Quiroga (Edenred) et Eric Péron (Serenis Consulting).  Georges Guiguen et Morgann Pinson sur le vénérable Class40 N°1 Terre Exotique ferment logiquement la marche, à quelques 1 100 miles de Fort de France. Les deux hommes fermeront la ligne d’ici 4 à 5 jours. On salue pour l’Histoire le triplé réalisé par Antoine Carpentier qui vient pour la troisième fois, en trois participations et sur deux supports différents (Class40 et Ocean Fifty), cueillir les lauriers de la victoire. Son co-skipper de luxe, Pablo Santurde del Arco, après ses deuxièmes et troisièmes places de 2013 et 2017, atteint cette année la consécration dans une transat décidément taillée pour lui. Longue par sa distance, 4 600 miles théoriques, et par sa durée, cette Transat Jacques Vabre version Class40 a tenu toutes ses promesses d’intensité sportive, de performances, mais aussi d’histoires de marins, de navigateurs et de navigatrices, plongés dans la magie, dans les merveilles de cet Atlantique riche de tant de panoramas climatiques et géographiques, que ces hommes et ces femmes de mer ont su, dans l’humilité, le respect et souvent l’humour, nous narrer 3 semaines durant. Ils ont dit : Frans Budel - Sec Hayai « Grosse journée hier avec la réparation de notre A2. On a eu entre 6 et 31 noeuds de vent. On a bien réduit car le vent souffle toujours entre 20 et 25 noeuds. Les milles défilent très vite à présent. on va vite sous les étoiles. La vie est belle et on est chanceux d’être là où nous sommes. Calliste Antoine - Croatia Full of Life « super course (longue), contents d'avoir été tout le temps dans le premier groupe (il valait mieux déjà qu'on a plus rien à manger ). On a bataillé avec les scows jusqu'à la fin. A nous les poulets barbades, rougeais, saucisses, ti punch et autres spécialités locales que je vais bien sur faire découvrir à Ivica. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+22 : Cascade d’arrivées à Fort de France - Redman attendu en vainqueur ]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j22--cascade-darrivees-a-fort-de-france---redman-attendu-en-vainqueur-&mode=actualites&id=9160 Tue, 30 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j22--cascade-darrivees-a-fort-de-france---redman-attendu-en-vainqueur-&mode=actualites&id=9160 Le moins que l’on puisse écrire, c’est que les équipes d’organisation de la Transat Jacques Vabre présentes à Fort de France ne vont pas chômer ces prochaines 48 heures. La flotte des Class40 arrive, dans le sillage d’un Redman en position de venir cueillir dès ce matin les lauriers d’un triomphe jusqu’au bout contesté sur l’eau, mais absolument indiscutable dans sa forme.  A la suite immédiate du duo Antoine Carpentier - Pablo Santurde, les animateurs d’une course palpitante jusqu’au bout, vont d’heure en heure venir s’amarrer aux pontons de la transat, tant les écarts qui séparent chaque protagoniste sont ténus. Ainsi la troisième marche du podium fait-elle l’objet en cette fin de nuit antillaise d’un terrible mano a mano entre les Normands de Seafrigo-Sogestran, Cédric Chateau et Jérémie Mion, et les Belgo- Français de Volvo, Jonas Gerckens et Benoit Hantzperg. Redman, en approche du diamant, a vu cette nuit sa maigre avance fondre davantage encore sur Banque du Léman revenu à une douzaine de milles, et le plus rapide de la flotte ce matin. Légèrement décalé sous le vent de leurs adversaires, Valentin Gautier et Simon Koster peuvent ce matin lofer et accélérer avec un meilleur angle de vent. Pas le droit à l’erreur, à la fortune de mer, au moindre incident mécanique pour le leader Redman, en tête quasiment depuis Madère. Avec plus de 4 500 milles de course intense dans les jambes, les duos ne pourront véritablement se relâcher et savourer qu’une fois amarrés à Fort de France, cet après midi assurément. Enfin! L’alizé, si peu coopératif depuis le début de la traversée de l’Atlantique et le passage au Cap Vert, semble montrer un peu de compassion pour les tandems soumis aux rudes épreuves de son instabilité et de ses caprices, sur une mer infestée de sargasses. En prenant un peu de Nord, il favorise les déboulés au grand largue vers la Martinique. Les protagonistes de tête, en chasse derrière Redman, donnent tout et sollicitent leurs machines au maximum, pour un fracassant baroud d’honneur à plus de 15 noeuds sur la route. Les places d’honneur se jouent toutes à une poignée de milles et les duos ne disposent d’aucune marge d’erreur pour préserver ce qui aura été conquis 22 jours durant au prix d’une belle abnégation. Fort de France attend ainsi aujourd’hui pas moins d’un quinzaine de voiliers qui auront tous, à un moment où à un autre, animé la tête de l’épreuve. Tous les favoris sont là et il est difficile de dégager un équipage plus méritant que l’autre. On aime pourtant voir apparaitre en 9ème place les filles de la Boulangère Bio, Amélie Grassi et Marie Riou, flashes à 17,40 noeuds ce matin, et tellement à l’aise aux avant-postes. Que dire de la performance des Britanniques de Tquila, voilier lancé en 2014, et que Brian Thompson et Alister Richardson ont mené aux portes d’un si envié Top 10. Seuls Ian Lipinski et Julien Pulvé (Crédit Mutuel) ne sont pas à la fête qui leur était promise, la faute à un OFNI qui, en abîmant leur quille, les contraint à naviguer avec le frein à main. La Transat Jacques Vabre des Class40 trouve ainsi aujourd’hui une tonitruante conclusion. Elle sacre ses favoris et marque les triomphes des nouveaux bateaux qui, malgré une configuration de course moins ventée qu’espéré, ont démontré une belle polyvalence. La Classe ne déplore que deux abandons sur 45 bateaux engagés. Elle a offert tout au long d’un parcours inédit, long et tortueux à souhait, tous les ingrédients qui font sa force, compétition au plus haut niveau, aventures humaines, accomplissements individuels, et la magie du voyage trop souvent oubliée lors des compétitions véliques, et que les protagonistes en Class40 ne manquent jamais d’inclure dans la narration de leurs joutes nautiques. Pablo Santurde del Arco, le « précieux » de Redman « Mon précieux »! Ainsi Antoine Carpentier appelle t-il avec humour et affection son incroyable co-skipper, l’homme vers qui tous les succès accourent (Victoires dans Québec-Saint Malo, Normandy Channel Race, RORC 600, Mondial 40 etc…). Le natif de Santander est en effet l’équipier idéal, bon dans tous les compartiments du jeu et doté d’une personnalité passe partout, affable, qui en fait le compagnon de cordée idéal pour les expéditions au long cours. Arrivé dans le milieu Franco-Français de la course au large en compagnie d’un autre espagnol toute aussi doué et attachant, le Barcelonais Alex Pella, Pablo cumule les succès, se classant rarement au delà des podiums. Celui de la Transat Jacques Vabre lui est familier, deuxième avec Pella en 2013, et troisième en 2017 avec Phil Sharp. La consécration et la première marche l’attendent aujourd’hui à Fort de France… Ils ont dit : Anne Beaugé - Milai « Tout va bien a bord de Milai. Sur la tranche ! Cette journée et cette nuit sont penchées ! Le vent est bien ‘à gauche' , après avoir fait flapper les spis, nous avons sorti le gennak de son sac. Leclerc de Magré Père et Fils, passe à fond la caisse dessous, et nous tachons de faire notre route, au mieux.Nous sommes assez excités à l'idée de retrouver la terre, 302 milles exactement , à l'heure ou j’écris… » Max Cauwe - Avanade « L’ordinateur est formel, on est à moins de 48h de l'arrivée de cette transat Jacques Vabre ! C’est de plus en plus dur de tenir la cadence des bateaux autour : l'angle de vent leur devient de plus en plus favorable. On est repassé en mode "sans pilote" mais cette fois pour la performance. On barre, on règle, on barre, on dort ! là ça déboule à 13/14nds avec les safrans et la quille qui sifflent de bonheur . C'est une course donc on a envie d'arriver le plus vite possible et donc dans un sens que ça se termine le plus vite possible....C'est bizarre comme raisonnement : on a bossé 1 an pour être au départ de cette course mythique et dès le coup de canon, on a qu'une seule envie, franchir la ligne d'arrivée ! Tout ça pour dire dire que je prends un plaisir monstre sur cette Jacques Vabre ! que ce soit pour la compet ou le plaisir des yeux je suis comme un gamin ! Et si j'ai envie d'arriver aussi vite, c'est aussi pour avoir l'occasion de repartir ! «  Antoine Carpentier - Redman Voilà c'est bientôt la fin ! Aujourd'hui j'ai pris 10 ans, On navigue entre les nuages. Le premier de ce matin nous a donné bon espoir, on a navigué pendant 30 minutes à 17 nœuds et, en sortie de nuage, grosse rotation de vent qui nous a permis d'aller rechercher l'axe des Suisses qui se faisaient de plus en plus menaçants... Les autres nuages ont été moins sympas, on vient de passer 20 minutes avec 8 nœuds de vent à batailler pour sortir de l'emprise d'un gros nuage. Depuis ce matin, on a les yeux rivés dans les rétros, normalement le vent devait rentrer par derrière, du coup notre avance devait diminuer d'heure en heure. C'est une sorte de guerre des nerfs. On aura tout donné sans compter avec Pablo ! Je n'ai jamais autant barrer sur une transat ! J'ai jamais aussi peu mangé sur une transat, Pablo non plus ! En espérant qu'on va finir cette Transat Jacques Vabre de la plus belle des manières. On croise les doigts . «  Free dom - Thomas Bulcke « Si les derniers jours ont été assez monotones : grosses chaleurs, sargasses, poissons volants, surfs et empannages; cette nuit a été super intense. 2-3 heures de sommeil chacun. Ca nous a rappelé le début ce course super engagé et hors de notre zone de confort, sur le fil. Vers 1h30 du matin Thibaut me réveille en criant "Tom il y a 27 noeuds" je sors en catimini nous sommes GV haute et grand spi. Je prends tout de suite un ris et nous décidons de passer sous Spi medium car la mer est très formée et il fait nuit noire. La lune se lève vers 03h TU maintenant."[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+21 :J’ai faim !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j21-jai-faim-&mode=actualites&id=9158 Sun, 28 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j21-jai-faim-&mode=actualites&id=9158 Antoine Carpentier et son « précieux » Pablo Santurde en terminent ce matin avec leur avant dernière nuit en mer. Plus qu’un « dodo » et leur Redman entamera les dernières manoeuvres d’approche en direction du rocher du Diamant et de Fort de France, où son arrivée pourrait être jugée lundi après-midi heure française.  Si le conditionnel s’impose comme pour toute régate, celui-ci est fortement teinté de certitudes, tant les deux hommes affichent de maîtrise et de contrôle depuis leur coup d’état du 18 novembre dernier. Ils résistent toujours et encore aux assauts inspirés de tous les protagonistes favoris de l’épreuve, et Dieu sait qu’ils sont nombreux. Mais leur habileté à trouver les bons filets de vent dans un alizé souffreteux, à déclencher aux plus judicieux des moments les empannages pour bloquer toute tentative de débordement de leurs adversaires, a, jour après jours, ciselé les contours d’un triomphe annoncé, en étirant la flotte de leur poursuivant et en écrémant impitoyablement les candidats à leur trône. On ne compte plus ce matin, à 340 milles du but, qu’une poignée de Class40 encore en mesure de profiter du moindre coup du sort. Les Havrais Cédric Chateau et Jérémie Mion, surtout reconnus pour leurs qualités de régatiers inshore, s’ils parviennent à contenir les Suisses de Banque du Léman (Gautier - Koster), sont en passe de signer un formidable exploit. A moins que les Belgo-Français Gerckens - Hantzperg (Volvo) ne réussissent à s’immiscer sur le podium. On le voit, si les derniers milles commencent seulement à lever une partie des palpitantes incertitudes de la course des Class40, ce n’est que dans les tout derniers bords que cette Transat Jacques Vabre livrera son verdict. L’impatience de voir poindre les Antilles devient électrique à bord des Class40. Trois semaines déjà que les 43 voiliers encore en course (On ne déplore que deux abandons, ceux de Lenzi-Lanternes de Paris (Duchatelet - Renouard) et HBF-Reforest'Action (De Pavant - Gbick) bataillent dans les plus éprouvantes des conditions, petit temps, petits alizés, grosse chaleur et gros efforts. Tous auront mérité leurs parts de paradis martiniquais, des leaders aux duos plongés loin dans les profondeurs des classements et qui livrent chaque jour, à plus de 1 000 milles de l’arrivée, leurs propres combats, leurs propres défis personnels, parfois à vue d’adversaires logés à même enseigne qu’eux, à l’image du trio Recycleurs Bretons - Navaleo des Le Borgne père et fils, à la poursuite des Canadiens de Stormtech Mélodie Schaffer et Ryan Barkey, et Rennes Saint Malo - Rêves de Baptiste Hulin et Christophe Bachman. Etirée sur 1 500 milles, la flotte s’aligne désormais en route directe pour les leaders vers l’arc Antillais. L’heure des options et des décalages est passée et c’est en vitesse pure, quasiment sur un seul bord tribord que les duos appuient sur le champignon, sans réserve et affamés, au sens figuré mais aussi hélas, au sens propre. Car après 21 jours de course, les réserves de nourriture sont pour beaucoup épuisées et c’est le ventre vide mais le coeur en fête que les Class40 vont rallier la terra ferma. Aux organisateurs ; ajoutez au Ti Punch d’arrivée quelques amuse-gueules, tant la clameur venue du large monte déjà : « Ou sont les poulardes ? J’ai faim ! Où sont les veaux, les rôtis, les saucisses ? Où sont les fèves, les pâtés de cerf ? Qu’on ripaille à plein ventre pour oublier cette transat ! Y’a pas quelques soissons avec de la bonne soivre, un porcelet, une chèvre rôtie, quelques cygnes blancs bien poivrés! » Remontada : Jean galfione et Eric Péron (Serenis Consulting) poursuivent leur formidable remontada ; Ils évoluent désormais dans le top 10, en 9ème position après un gain de 5 places ces dernières 24 heures. Point Vintage : Quatre Class40 méritent l’appellation vintage et se livrent au coeur de la Transat à leur petit challenge personnel, tout à fait officieux. Le vénérable N°1, Terre Exotique de Georges Guiguen et Morgann Pinson ferme après 21 jours de course la marche, à 1 150 milles du leader Redman. Le N° 30 UP SAILING Unis pour la planète de Morgane Ursault-Poupon et Julia Virat, le devance de 250 milles en 42ème place. Le 44 SEC HAYAI des Néerlandais Frans Budel et Ysbrand Endt est 38ème à 1 100 milles de l'arrivée, et le 103 G2C GROUPE - Martinique de Jean Edouard Criquioche et Eric Baray pointent en 32ème place à désormais moins de 1 000 milles de l'arrivée. Ils ont dit : Manu Le Roch - Edenred "Avant dernière nuit en mer! J avoue que la douche d'eau douce commence à être rêvée à bord ! On est maintenant en route directe cap sur l arrivée ! Notre ETA est prévu début d'après midi... une motivation supplémentaire ne pas arriver après 19 h sous peine de passer la nuit en mer à bord du bateau ! Alors on attaque! Superbe final en tout cas de voir autant de Class 40 si groupés. Une main sur le chariot de grand voile prêt à choquer et l'autre sur la manivelle de winch de spi! En avant!" Antoine Carpentier - Redman "On s'approche, on s'approche. La tension monte à bord, on ne supporte plus que le vent tourne dans le mauvais sens ou qu'il y ait moins de vent que les prévisions ! On est à l'affût de la carto pour savoir si nos concurrents ont jibé ou s'ils vont plus vite. Chaque pointage où nous sommes plus rapides est fêté d'un petit cri de guerre et, ceux où nous sommes moins rapides, nous plongent dans un état de stress grandissant. Combien de temps ça va durer, on se remémore l' après midi d'hier... il faut qu'on tienne, il faut qu'on tienne ! Moins de 30 heures de course...Il nous reste deux repas chacun. On a de l'eau plus qu'il nous en faut. 5 litres de gasoil, ce qui équivaut à 5 bonnes charges des batteries. Il me reste trois cafés et Pablo a 8 sachets de thé. Au niveau fringue, Pablo n'a plus rien de propre et moi il me reste un caleçon, un polo et un tee-shirt." Le mythe de Spisyphe Stan Thuret - Everial "Tous les matins sont identiques.  Tous les midis sont identiques.  Toutes les soirées, toutes les nuits.  Seul repère terrien. Le temps affiché sur nos cadrans est différent pour chaque lever et coucher de soleil. Mais sinon, nous sommes statiques.  On avance en reculant même.  Chaque jour la météo rallonge le parcours.  Chaque jour les variations du vent en rajoutent une petite dose.  Un supplice bien organisé.  Algues.  Chaleur.  Longueur. Avaries mineures. Mais un supplice certes choisi que de pousser ce spi. Alors on réfléchit et on accepte. On est chanceux et privilégiés de faire cette traversée. Et dans trois jours on aura presque tout oublié."[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+20 : Ca se décante !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j20--ca-se-decante-&mode=actualites&id=9156 Sat, 27 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j20--ca-se-decante-&mode=actualites&id=9156 Lentement, mais sûrement, à 600 et quelques milles de l’arrivée et au terme, déjà, de près de trois semaines de course, la situation en tête du groupe des 43 Class40 en lice commencent à se décanter. Le leader de l’épreuve, Redman du duo Franco-Espagnol Antoine Carpentier - Pablo Santurde, à défaut de creuser les écarts, parvient toujours avec une belle intelligence de course, à naviguer en position de contrôle, bien positionné entre la marque et ses poursuivants.  Ceux-ci doivent, pour le déborder, rallonger leur route, dans un alizé toujours aussi mou et capricieux peu propice aux belles envolées. Ca bataille pourtant dur à une trentaine de milles seulement du leader ! Jugez plutôt. Du deuxième, l’épatant équipage Havro-Havrais de Seafrigo-Sogestran Chateau - Mion, au 11ème, les filles de La Boulangère Bio Amélie Grassi et Marie Riou, on ne compte qu’une cinquantaine de milles d’écart. Dix bateaux sont encore en mesure de jouer le podium, dont au moins 6, Banque du Léman (Gautier - Koster), Volvo (Gerckens - Hantzperg), Lamotte Module Création (Berry - Nebout), LaManche#EvidenceNautique (Jossier - Loison) et Edenred (Le Roch - Quiroga), toujours en capacité d’exploiter la moindre défaillance des hommes de tête. Des grands favoris tous au rendez-vous, on déplore seulement la mise en retrait de Crédit Mutuel (Lipinski -Pulvé), bien pénalisé par leur voile de quille en chou fleur depuis le choc avec un OFNI. Les messages des bateaux en attestent, l’envie d’en finir avec cette interminable transat est bien présente chez tous les équipages. Fatigue, restriction d’eau et de nourriture pour beaucoup, chaleur intense, instabilité de l’alizé, sargasses... la litanie des soucis empêcheurs de naviguer en rond use les corps et les esprits. Certes, les conditions de vent et de mer sont paisibles, mais elles exigent des marins une application d’autant plus grande que les gains sur la route se font aux détails, aux micro-réglages, et à une concentration de plus en plus difficile à maîtriser au terme de près de 4 000 milles d’un incessant combat, tant la densité de la flotte, en nombre comme en qualité, a poussé les équipages à se surpasser depuis la première minute de course. L’intensité de la course, les divagations de l’alizé et les écarts, plus de 1 000 miles entre le leader Redman et le dernier, Terre Exotique (Guiguen - Pinson) ont insidieusement scindé le peloton en trois groupes de plus en plus distincts. Le groupe leader inclue ce matin 17 bateaux, en comptant Croatia Full of Life (Kostelic - Antoine). 50 milles derrière le bateau croate, une douzaine de voiliers où l’on a envie d’inclure Entrepreneurs pour la planète de Sébastien Audigane et François Jambou, toujours accrochés à leur 29ème place, et qui se battent pour demeurer au contact de ce gruppetto. La famille Kervarrec, Simon et Yannick (Samsic E.Leclerc) emmène l’arrière garde, 14 Class40 parfaitement dans leur course, dont chaque équipage vit à fond l’aventure, l’expérience maritime unique et cette vie de marin entièrement dédiée à la bonne marche du navire, à l’harmonie entre homme et machine, dans la contemplation et l’admiration d’un environnement exclusif, rare, unique, et ses langueurs océanes…. Les Fun facts d’Enguerrand - Exploring Tech for Good ⁃ On continue à se faire des petites parties de yams dans les temps mort :) 3-0 pour Victor :-/  ⁃ Toujours pas vu de grains d’alizé  ⁃ Ça fait exactement 15 jours qu’on navigue sous spi !! Incroyable pourquoi on transporte les autres voiles ? ⁃ Une belle pointe a 13,1 nds dans l'aprem !!  ⁃ Au menu de ce soir :  Tartiflette !! Ils ont dit : Morgane Ursault-Poupon - UP SAILING Unis pour la planète "Longue nuit sous les nuages ou bipolarité d'humeur vagabonde. Ce soir, c'est Orion qui nous montre le chemin. La constellation égaye le ciel assombri par de grosse masses sombres. Le vent est mou , le bateau aussi. Heureusement la mer est belle. Ce soir mon humeur ondule telle les vagues. Tantôt dans le creux en plein spleen, tantôt au sommet en pleine forme. La mélancolie s'empare de moi au vu de notre position. Je me dis que l'on ne mérites pas d’être là où on est actuellement, que ce n'est pas juste et que l'on devrait être dix places devant... J'espère que notre option "Sud" va payer... C'est ça la course au large, c'est un mélange d'émotions fortes, des plus difficiles aux plus agréables . C'est des moments de rage, d'enervement et de tristesse. Puis en l'espace d'un instant, on relativise, on se dit que l'on a vraiment de la chance de vivre de telles aventures. Après une petite baisse de moral il faut se ressaisir. Ca ne doit pas durer, ca ne doit pas gâcher de tels moments magiques, suspendus dans le temps. Cette course est belle et quoi qu'il arrive, nous devons nous battre jusqu'au bout pour ne rien regretter. On lève la tête, on reste fières et dignes, on reste concentrées . C'est ca qui est puissant dans les compétitions que nous vivons, c'est cette intensité d'émotions qui nous submergent. Tout est relatif, la force du mental est passionnante." Calliste Antoine - Croatia Full of Life « Toute la journée sous pilote, trop de soleil en extérieur, l'intérieur du bateau était un vrai four. Après15h la délivrance ! Le soleil est de l'autre coté des voiles. On peut enfin sortir ! Ivica a ouvert le dernier bloc de viande qui en fait n'est que du gras, un gros bloc de gras, il mange ça en tranche avec de l'ail cru "that's good energy you know ! » oui mais sans façon, merci ! surtout par 40°, mon estomac n'est pas assez fort pour ça ! » Antoine Carpentier - Redman « On naviguait dans les mêmes conditions de vent à peu de chose près ce matin que les autres et puis, vers 12h TU, le vent à molli, on est passé de 14 noeuds de vent à 12 puis 10 puis 8 noeuds avec de temps en temps 7 noeuds de vent au compteur. Alors que 50 milles derrière ils affichaient  les mêmes vitesses qu'en matinée ! Et là, ça fait mal, on a vu notre avance passer de 50 milles à 38 en moins de 6 heures... ça fait bien réfléchir pour ceux qui pensent que le match est plié... Nous avons un placement de contrôle idéal, le groupe de poursuivants est dans notre axe, s'ils veulent nous dépasser, ils doivent passer à côté de nous ou faire un énorme détour donc à un moment ils auront le même vent que nous… » Jean Galfione - Serenis Consulting "On revient du diable Vauvert. On a eu une phase délicate où on a eu le moral à zéro. On a compté pas mal de retard mais on s’est remobilisés et aujourd’hui on se retrouve à une place convenable. On ne compte évidemment pas s’arrêter là. On lâche les chevaux même si, dans l’immédiat, il n’y a pas de coups tactiques à faire. On continue de grappiller des milles même si les concurrents qui restent devant sont aussi les plus rapides du peloton. Le fait de revenir sur le groupe de tête nous laisse de l’espoir. Toutes les heures, on décortique les relevés de positions de nos concurrents. On est dedans. On ne lésine pas sur le matossage. On est constamment sur les réglages et on se bat en permanence avec les algues." Anne Beaugé - Milai « 823 milles, ca commence à sentir un petit peu l'arrivée ! Je commence à penser aux piqures de moustiques à venir, aux bruits des grenouilles la nuit, aux rires avec les amis... J'ai vu sur une photo que Gilles Lamiré et Yvan Bourgnon avaient des cocos fraiches avec une paille a l'arrivée, on aura des cocos nous aussi ? » Amélie Grassi - La Boulangère Bio "Nous sommes désormais à 3 jours de l'arrivée, l'ETA se précise. Pour moi, les fins de courses sont toujours accompagnées de sensations contradictoires, entre l'envie d'arriver le plus vite possible afin de gagner des places et retrouver nos proches, et l'inquiétude de finir un voyage agréable pour retourner au quotidien terrien. Outre ces questionnements personnels, la course bat son plein. Nous sommes agrippées au groupe de tête et veillons à ne jamais infléchir le rythme, avec la ferme intention de jouer tous les coups possibles pour regagner quelques places. Nous sommes reposées, sereines et concentrées, je suis ravie de l'état d'esprit positif que nous avons su maintenir jusqu'ici et qui devrait être une force pour les derniers instants décisifs de cette Transat Jacques Vabre. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+19 : Routes de convergence]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j19--routes-de-convergence&mode=actualites&id=9153 Fri, 26 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j19--routes-de-convergence&mode=actualites&id=9153 Au terme du 19ème jour de course dans la Transat Jacques Vabre, les routes des leaders de la Class40 viennent croiser celles des monocoques de la Classe Imoca. Ces voiliers de 18,28 m de long, dont le parcours passait par l’île Brésilienne de Fernando de Noronha au large de Recife, rejoignent la Martinique en longeant les côtes du Nordeste Brésilien, de la Guyane et du Venezuela. Les Class40 avaient quant à eux, pour marque de passage, l’archipel du Cap Vert. L’extraordinaire étendue en latitude comme en longitude de zones de hautes pressions déventées a conduit ces monocoques de 12,19 m à mettre constamment plus de Sud dans leur route, au point aujourd’hui de converger avec les Imocas, à près de 400 milles de l’orthodromie, la route la plus courte à la surface du globe terrestre entre deux points.  Mais alors que les Imoca glissent quasiment sur un seul bord tribord, les Class40 venus du Nord continuent leur approche « en escalier », multipliant les empannages dans un alizé bien calé à l’Est, avec un coup sur deux, un bord désespérément pénalisant en gain sur la route directe. Antoine Carpentier et Pablo Santurde sont, depuis leur franchissement en tête vendredi dernier de la marque de Sal au Cap Vert, passés experts en la matière. A 890 milles d’une arrivée qui pourrait être jugée dès lundi ou mardi prochain, les hommes du Mach 40.4 Redman semblent donner le tempo à la meute de leurs poursuivants, parfaitement en maîtrise dans leur rôle d’ouvreur de voie vers la Martinique. Mais en plongeant radicalement hier plein sud, souvent à 90° de la route vers la Martinique, Antoine Carpentier et Pablo Santurde ont dégagé la voie vers l’arc Antillais et ne sont plus en situation de contrôle comme ils l’étaient ces derniers jours depuis le passage au Cap Vert. Les Havrais Cédric Chateau et Jérémie Mion (Seafrigo Sogestran), revenus avec beaucoup de subtilité aux avant postes, sont les premiers à s’engouffrer dan la brèche. Leur duel quasi bord à bord avec le Mach 40.4 Banque du Léman du duo helvétique Valentin Gautier-Simon Koster va servir d’aiguillon à ces deux bateaux de dernière génération en capacité de donner du fil à retordre au leader. Ils sont ce matin les plus rapides de toute la flotte. Mais à moins de 900 milles de l’arrivée, c’est toute la tête de course qui est ce matin en révolution, sus au leader historique de la course, Redman. Alex Tréhin et Frédéric Denis (project Rescue Ocean) mènent aussi la révolte sur une route encore plus radicale au vent de toute la flotte. Cette dernière implose quelque peu ce matin sous les coups de boutoir de tant de protagonistes bien décidés à jouer crânement leurs chances dans ce début de sprint final . Dans le sillage de Serenis Consulting du duo Galfione - Péron, bien revenu en 14ème position ce matin, Guidi (Mourruau - Fantini), Croatia Full of life (Kostelic - Antoine) et Milai (Masa - Beaugé), cravachent pour se mêler à la lutte finale ! Ce sont ainsi pas moins de 17 Class40 qui n’ont toujours pas abdiqué dans la lutte pour les accessits ! C’est bien entendu l’alizé, toujours aussi instable en direction comme en force qui va arbitrer les débats appelés à durer au moins jusqu’à mardi prochain. Les choix de route qui semblent se décider ce week end vont déterminer l’issue de cette palpitante et longue Transat Jacques vabre 2021. La flotte des 43 Class40 en course s’étale désormais sur plus de 1 000 milles entre les leaders et le duo Guiguen - Pinson (Terre Exotique) bien entré en Atlantique depuis hier. Les Fun facts de Vic et Enguerrand ⁃ on oublie la réparation des lunettes c’était un fiasco  ⁃ Sargasse si tu changes 3 lettres et que t’en rajoute 18 ça fait : « putain d’algues de merde, j’espère que le mec devant en a plein la quille !!! »... coïncidence ? Je ne pense pas  ⁃ une contrepèterie qu’on nous a glissé dans un mot sur laquelle on bloque depuis quelques jours (merci Freddy), vous l’avez vous ? « Il était si maigre qu’il n’avait qu’une rayure à son pyjama » ⁃ notre pilote auto couine toujours... sauf quand on s’assoit à côté de la barre... peut être qu’il a besoin de quelqu’un pour parler un peu ⁃ On a l’impression d’être bientôt arrivés alors qu’il nous reste à faire plus de miles que n’en faisait notre première course (Normandy Channel race) ⁃ Notre GoPro bug  ⁃ JEUX CONCOURS : on appelle par satellite celui ou celle qui arrive à prévoir le mieux combien de litre d’eau douce il nous restera à la date du 28 novembre 12H TU  ⁃ Le numéro de notre téléphone satellite commence par +88, ça fait peur aux gens qui ne le savent pas donc la plupart du temps lorsque l’on appelle quelqu’un à terre, il ne répond pas!! ⁃ Plaisir coupable : on a fait (pas en même temps) des quarts de nuit cul nu. C’est très sympa ⁃ Question du jour : Est ce que vous avez les noms ou numeros des bateaux qu'on a le plus envie de doubler ? (tous evidement mais faut bien commencer quelque part)  Crédit Mutuel ralenti Le Class40 Crédit Mutuel de Ian LIpinksi et Julien Pulvé a percuté un Ofni à 23h15 heure française mercredi. La quille est endommagée. Les deux hommes vont bien mais vont être obligés de rallier la Martinique à vitesse réduite. Ils étaient dans le peloton de tête avant cet accident. Ils ont dit : Antoine Carpentier - Redman "Encore une nuit en mer. Une nuit magique, loin de tout et si proche de la nature... le vent est doux, pas trop fort malheureusement, aux alentours de 12/13 noeuds de vents, de direction variable Est-Nord Est. La mer est toujours aussi calme, à peine 2 mètres de houle. Les étoiles brillent en attendant que la lune ne se lève... Nous sommes dans la dernière nuit où l'on peut effectuer un placement stratégique sur les concurrents et eux sur nous..ons sur le bord final, ce sera alors une course de vitesse jusqu'à la Martinique, durant trois jours sur le même bord. A ce moment, les distances sur la carto seront normalement plus stables et indiqueront vraiment le classement vu que tout le monde sera sur le même bord ..." Manu Le Roch - Edenred "Le vent revenu et les Red boys retrouvent le sourire ! Une journée à barrer, à slalomer entres les surfs, les sargasses à éviter... musique à fond, le plaisir est là ! En ce moment on écoute fives minutes Her, after hours The Weekend, Maria kerala Dust ou encore I like the party Disko Junkie ! Ce sont les petits coups de cœur du moment ! Sensations hyper agréable de surfer suivre la vague, un régal ! Ca n'a pas été souvent le cas sur cette longue transat alors il faut profiter !le compteur des milles a bien défilé et on est maintenant sous la barre des 1000 miles de l'arrivée prévue lundi! " Stan Thuret - Everial « Je viens de battre mon record de temps passé en mer. On attaque le 19ème jour et jusqu’à présent j’avais passé 18 jours lors de la Mini. Les routages donnent 4 jours et 15 heures jusqu’à l’arrivée." Frans Budel - SEC Hayai "On a 12 à 16 noeuds de vent dans l'alizé. Le ciel est clair, la lune pleine et peu de vagues. Nous demeurons au Sud pour avoir un peu de marge si le vent prend plus d'Est. La lune se lève de plus en plus tard, et semble aussi de plus en plus petite, nous éclairant moins la nuit. Peu de nuages, donc splendide ciel étoilé." Calliste Antoine - Croatia full of life "Nos provisions se font rares mais nous tenons le coup, le rationnement qui nous est imposé se ressent déjà sur nos corps amaigris. Nous avançons toujours dans la bonne direction, les conditions climatiques extrêmes de cet environnement hostile sont  très dures à supporter, particulièrement autour de midi où il n'y a pas le moindre abri à l'ombre en extérieur, les heures à la barre commencent à laisser des séquelles sur nos corps fatigués. Cette vermine de sargasse n'en finie pas de nous mener la vie dur, des bancs de plusieurs mètres s'étendants à perte de vue. Toute la matinée, 3 marches arrière, un décrassage en apnée et on a arrêté de compter après 63 nettoyage de safrans en moins de 3 heures, pas le choix si on veut échapper à nos poursuivants Ivica, le méditerranéen, m'a confié que même en Adriatique la chaleur n'était pas aussi prenante "C'est pas ma mer" a't il rajouté." Maxime Cauwe - Avanade Tout va bien à bord d'Avanade ! Il fait beau et chaud ! Trop beau et trop chaud parfois. C'est de plus en plus dur de tenir la cadence des bateaux récents tout autour mais on s'accroche. C'est la dernière ligne droite et on donne tout : soit tu barres, soit tu dors ! On a commencé à compter les bidons d'eau. Ca devrait le faire mais il n y a rien de trop."[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+18 : Le slalom des sargasses !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j18--le-slalom-des-sargasses-&mode=actualites&id=9151 Fri, 26 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j18--le-slalom-des-sargasses-&mode=actualites&id=9151 C’est un exercice qui doit inspirer les skieurs engagés dans la Transat Jacques Vabre, catégorie Class40. Aurélien Ducroz (Crosscall), Mathieu Crépel (Everial) et naturellement le champion du monde Ivica Kostelic (Croatia Full of Life) savent ce que glisser en zigzaguant veut dire. En l’occurrence, et au coeur de l’Atlantique, ce sont les plaques plus ou moins étendues, plus ou moins épaisses de sargasses, ces végétaux marins hautement toxiques, qui contraignent les navigateurs à slalomer pour éviter ces masses gluantes qui s’accrochent à leurs appendices, ralentissant sensiblement leurs progressions. Nul n’y échappe et les duos multiplient d’imagination, et d’efforts pour s’en débarrasser, qui à l’aide de perches, qui de bouts, qui à grands renfort de marches arrières pénalisantes en gain sur la route. C’est dans ce contexte et sous une chaleur tropicale accablante par moins de 10 degrés de latitude Nord, que se poursuivent les joutes. Dans le sillage d’un Redman (Carpentier - Santurde) toujours aussi insolent de maîtrise dans ses choix de route et dans sa capacité à aller vite, quelles que soient les allures, ils sont encore une bonne douzaine à jouer crânement leurs chances de victoire ou de podium. Alors que la barre des 1 000 milles restant à parcourir est franchie ce matin par le leader, 12 voiliers, de Volvo, 2ème (Gerckens - Hantzperg), au remarquable Clak40 Emile Henry - Happyvore de Nicolas D’Estais et Erwan Le Draoulec, 13ème, évoluent en moins de 70 milles. Et pendant que cette tête de course parvient à progresser cap à l'Ouest dans un semblant d’alizé encore vivant en force comme en direction, c’est cette fois toute l’arrière garde, toujours tenue par le duo Guiguen - Pinson (Terre Exotique) au Cap Vert, qui souffre de l’affaissement total des flux de Nord Est. Si Antoine Carpentier et Pablo Santurde (Redman), vigilants sur leurs maigres réserves de nourriture, tablent à présent sur une arrivée dans les 5 jours à venir, la route sera encore longue pour la deuxième moitié du peloton. Zoom sur : Clown Hop Il devait partir sur un tout nouveau-tout beau Class40, un scow40 sur plan Bertrand, fraichement livré par son constructeur Sud Africain. L’avocat Havrais, trésorier de la Ligue de Voiles de Normandie, Renaud Courbon a dû, dans l’extrême urgence, changer son fusil d’épaule, trouver et préparer un Class40 d'occasion pour s’élancer, en compagnie de l’espoir de la voile Normande Guillaume Pirouelle sur sa deuxième Transat Jacques Vabre. Le Pogo S3 sur lequel ils ont pu jeter leur dévolu date de 2013 et ne présente aucun des atouts des Class40 dernière génération dont rêvait le duo Havrais. Pourtant, l’examen de leur course révèle un parcours des plus honorable, loin des profondeurs du classement. 18ème ce matin, Clown Hop, du nom de l’association soutenue par les deux compères, qui oeuvre à redonner du sens à la vie en recréant un lien social avec les personnes âgées et en situation de handicap, en utilisant le personnage du clown, évolue à 180 milles du leader Redman, aux basques d’un autre Normand de la course, Calliste Antoine associé à Ivica Kostelic (Croatia full of life). Ils ont dit : Anne beaugé - Milai "Difficile de barrer au vmg, bateau assez plat, sans repère visuel la nuit. Le pilote est d'astreinte chaque soir de plus en plus longtemps. Bonne journée à bord de Milai, relais à la barre chaque heure au plus chaud de la journée, siestes moites mais profondes. A bord nous avons chacun un calendrier de l'Avent, chocolat pour Masa, Haribo pour moi. Ce sont des cadeaux d'une amie, Yuka. Ils nous aident bien à compter les jours de course et à nous donner un coup de pouce quand il est bien difficile de sortir de la léthargie d'une sieste. Milai cavale pas trop mal, nous n'avons pas encore sorti la cravache..." Calliste Antoine - Croatia full of life "Beaucoup de sargasses, 4 marches arrières dans la journée pour les enlever de la quille, au maximum 6 fois les mains dans l'eau en 1 heure pour enlever celles sur les safrans, bref, l'horreur ! On va être tout pile en nourriture (on avait plus ou moins 21-22 jours au départ); en eau ça va mais avec la chaleur écrasante on boit beaucoup." Cedric Chateau - Seafrigo Sogestran "Et bien finalement, notre placement un peu plus Sud que celui de la tribu Class40 aura payé. On fait donc une opération canon qui nous permet de venir tutoyer le podium du classement général mais très provisoire ! En effet n'oublions pas que la Martinique est assez loin et que moultes choses peuvent encore arriver. A bord, tout va bien, on fait attention à pas trop sargasser lorsqu'on rentre dans une zone de bancs de.... Sargasses. Et il y en a eu hier, des zones où toutes les 10 minutes il fallait faire une marche arrière. Usant..." Olivier Magré - E.Leclerc -Ville-La-Grand "Fin de la partie poétique /philosophe ! La nature est belle mais on serait preneurs d'un vent d'alizés digne de ce nom... aujourd'hui, 7 à 10 nds de vent... autant dire que le point classement ce soir va faire mal au coeur... bon, côté positif, c'est que en théorie, ca doit rester mou cette nuit mais ça revient demain et le jour d'après et, qu'à partir de vendredi ou samedi, on met finalement le cap sur la Martinique pour de bon et que le vent devrait être au rdv !" Antoine Carpentier - Redman "Journée longue sous le soleil ardent, à slalomer entre les sargasses. La flotte se regroupe dans le Sud, ce n'est pas pour nous déplaire, c'est plus facile de contrôler tout le monde quand tout le monde navigue ensemble et pas un  groupe au Nord et un groupe  au Sud. On ne va pas en bord direct à l'arrivée. Le vent a molli un peu, la chaleur dans le bateau est juste dingue en journée... on transpire à grosses gouttes sans rien faire... Impossible de dormir en journée du coup on s'occupe comme on peut. Niveau avitaillement, il nous reste 8 repas chacun, pour 5 jours et demi de course ! Ça va être chaud dimanche, on risque d'avoir vraiment très très faim lors de notre arrivée. Pour ceux qui viendront nous voir, pensez à nous prendre un sandwich svp ! En plus du ti punch bien entendu..." Stan Thuret - Everial Les empannages c’est comme les omelettes.  Pour faire une bonne omelette, il faut une poêle bien chaude. De ce côté là, on est servi.  L’océan est à 29, la cabine à 35. Ensuite il faut bien beurrer.  Il faut que de la glisse, de la fluidité. Ça ne doit pas accrocher. Un oeuf bien rond bien touillé.  Un spi bien bien rond bien amuré. Et ensuite c’est là où c’est marrant. Est-ce que je mélange tout de suite la nouvelle écoute ?  Est-ce que je laisse un peu de temps d’un côté pour regonfler l’albumine?  Est-ce que j’essaye de tourner la poêle avec le stick ?  Est-ce que je libère la bastaque avec une spatule en bois pour décoller les bords ?  Combien de temps j’attends pour retourner ?  Comment faire si ca part en oeuf à la coque?" Thomas Bulcke - Freedom "Depuis 2 jours nous glissons tranquillement dans ce qui ressemble à un Alizé timide. Nous avons du vent entre 10-13 noeuds au 50 et 80 donc NE. Nous suivons de près les rotations de vent pour essayer de toujours être sur le bord le plus rapprochant sachant que comme pour le peloton de tête notre route passera par le Sud. Pas facile cet exercice. Parfois on a l'impression de faire le super coup et d'empanner au bon moment et 30 minutes après le vent tourne de nouveau et on se dit qu'on aurait mieux fait de ne pas empanner. Il faut dire que les empannages sont vraiment pénibles, surtout la nuit. Nous avons moins de choses à matosser et les ballastes sont souvent vides ! C'est la chaleur et la lourdeur à l'intérieur du bateau qui font qu'au bout de 5 minutes de matossage nous sommes en nage. La prochaine fois j'emmène un ventilo. Je rêve d'une salade bien fraiche avec 1 litre de bière congelée, les pieds dans le sable. Martinique on arrive !" Julia Virat- UP sailing Unis pour la planète "Il parait que les premiers célèbrent déjà leur arrivée... bravo à eux ! Pour notre part, l'issue reste encore loin. Mais on a passé le Cap Vert avant hier et ça, ça fait beaucoup de bien au moral : c'est maintenant la dernière droite. Enfin, droite, je m'entends ! On vit maintenant avec la chaleur (un peu accablante en journée), les poissons volants et les sargasses. Pour l'instant, les conditions nous permettent de tenir avec notre seul spi restant (le grand, qui est un spi de petit temps). On n'a pas dépassé les 25 noeuds au portant depuis que l'autre (le spi lourd pour la brise) s'est intégralement déchiré. Tant mieux. C'est un facteur avec lequel nous devrons composer jusqu'à l'arrivée... Autant dire qu'on prend un grand soin du grand spi car sans lui, la route deviendrait encore plus longue ! Le soleil monte dans le ciel, il va être l'heure de se tartiner de crème et de continuer à barrer, barrer, barrer."[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+17 : L’entonnoir alizéen]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j17--lentonnoir-alizeen&mode=actualites&id=9149 Wed, 24 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j17--lentonnoir-alizeen&mode=actualites&id=9149 Avec le passage ce matin de Terre Exotique (Guiguen -Pinson) sous l’île de Sal au Cap Vert, les 43 Class40 de la Transat Jacques Vabre sont désormais tous en route vers le dernier point de passage de l’épreuve, le Rocher du Diamant en Martinique. Pour les protagonistes de tête d’une flotte toujours emmenée avec brio par le tandem Franco-Espagnol de Redman, Antoine Carpentier et Pablo Santurde, c’est la compression de l’alizé en latitude qui règle et orchestre le rythme de la course.  Les Class40 évoluent en effet dans un entonnoir, un goulet d’étranglement entre deux masses d’air anticycloniques alanguies dans leur Nord et dans leur Sud. Dans ce couloir de moins de 400 miles de large, souffle un vent irrégulier majoritairement orienté Est Nord Est. D’où cette sarabande effrénée de bords tantôt pénalisants au Sud Ouest, tantôt rapprochants au Nord Ouest, qui scandent ces derniers jours de course. Les classement évoluent, dans le sillage du difficilement détrônable leader Redman, au gré de ces empannages. Ainsi les filles de La Boulangère Bio, Marie Riou et Amélie Grassi ont-elles ces dernières heures perdu 5 places consécutivement à ce bord pénalisant mais nécessaire au Sud Ouest. A désormais moins de 1 300 milles de l’arrivée, cet entonnoir alizéen va se rétrécir, et les trajectoires converger de plus en plus franchement. Les écarts déjà ténus vont se contracter, aux avant postes de la flotte où pas moins de 18 voiliers naviguent en moins de 130 milles. A 97 milles du leader, Jean Galfione et Eric Péron font un retour fracassant aux avant postes. Classés 12ème, ils reviennent de très loin se mêler à la formidable bagarre pour les accessits. Plus la course avance et plus les meilleurs viennent se placer pour un final qui s’annonce à couper le souffle, tant les écarts sont ténus et tant est grande la densité de bateaux et de duos performants. Comment Redman va-t’il continuer à contrôler des adversaires tous plus redoutables les uns que les autres, et désormais éparpillés sur près de 100 milles en latitude, de Crédit Mutuel (Lipinski-Pulvé) au Nord, à Volvo (Gerckens - Hantzberg) au Sud? Le danger est partout et les attaques constantes. A moins de 1 300 milles de l’arrivée, c’est dès à présent qu’il faut choisir son positionnement dans cet alizé si irrégulier en force comme en direction. Redman investit aujourd’hui dans le Sud, pour mieux pouvoir ces prochains jours remonter tribord amure amure et avec un bon angle de vent vers l’Arc Antillais. Il ouvre ainsi la porte à ses adversaires, mais parie sur le long terme en se ménageant une belle capacité à accélérer en fin de semaine. A conditions de ne pas sortir de l’entonnoir ! Crosscall sans spi depuis les Canaries : « On a perdu le grand spi dans un « planté » à la fin d'un grand surf du côté des Canaries", explique Aurélien Ducroz. "La pièce qui tient le spi medium en tête du mât nous a lâché. il ne nous reste depuis qu’un tout petit spi, bien insuffisant dans les conditions actuelles et pour aller jusqu’aux Antilles. On va moins vite, et on ne fait pas le cap voulu !" Jonas Gerckens (Volvo) : « Spéciale dédicace pour Jean Galfione, notre redoutable concurrent en Class40 : l’élément indispensable en transat, c’est la perche ! Oui, la perche, instrument nécessaire pour enlever les saloperies de sargasses qui se prennent dans les safrans ! » Ils ont dit : Enguerrand Granoux - Exploring Tech for good "Au rayon des découvertes, on en a eu une belle ! On a découvert les sargasses! Des petites algues en formes sphérique, un genre de flocon de neige mais version algues. Faudra vérifier si ces algues viennent de l’activité de l’homme mais a priori il y en a de plus en plus en Atlantique. Le problèmes c’est que les sargasses se rassemblent en groupes plus ou moins denses (les plus denses remplissent une couche épaisse de 3 mètres de profondeur) et ça peut complètement arrêter le bateau ! Elles forment des petites taches sur l’eau ! Sans le vouloir on a traversé des groupes de sargasses, et à chaque fois après, il faut les enlever car elles se coincent dans les safrans et la quille…. Avec nos safrans relevables c’est simple mais pour la quille c’est plus galère ! Il faut faire une marche arrière ou faire un départ au tas (coucher le bateau). On privilégie le départ au tas, ça évite d’affaler le spi. Juste avant la nuit on s’en est pris sans le voir, puis on remarque que le bateau est plus lent que ce qu’il devrait de 10%, alors on re-règle tout le bateau mais impossible de trouver le réglage qui nous amènerait à 100% de notre performance théorique ! on vérifie en plongeant la GoPro à l’eau et en effet, il y a bien des algues dans la quille. Donc on essaye de les enlever… et la vitesse revient enfin ! Pour vous dire à quel point cela nous pose problème, on récupère même les images satellites pour voir où elles sont le plus dense et éviter ces endroits dans notre trajectoire ! » Antoine Carpentier - Redman Quelle journée de fou ! Ça y est nous avons enfin cap au sud ouest !  Nous avons eu des soucis de connexion satellite qui nous ont privé des positions report de nos concurrents, ce qui est crucial pour nous surtout quand on est en tête de la flotte et qu'on veut le rester. Et comme si ça ne suffisait pas, impossible de télécharger la météo, autrement dit nous étions aveugles toute la journée. J'ai passé 4 bonnes heures sur ce dossier de m...., 4 heures à ne pas régler le bateau, à ne pas barrer, à ne pas dormir. Je crois que ça m'a rendu hystérique, il va falloir que j'aille consulter en arrivant ! Donc une journée à régler des problèmes informatiques et à enlever les sargasses, aujourd'hui on a été gâtés de ce côté là aussi. Le point positif, c'est qu'on a pas trop concédé de terrain à nos concurrents, on reçoit à nouveau les positions des concurrents et on a trouvé un moyen de télécharger une météo, tout ça en fin d'après midi. On est repartis en mode warriors, on ne va rien lâcher!" Pierre Louis Attwell - Vogue avec un Crohn Pas de nouvelles depuis quelques jours, et pour cause, il ne se passe pas grand chose en ce moment sur l'Atlantique. Enfin ce n'est pas tout à fait vrai! La météo est globalement la même depuis le franchissement des îles du Cap Vert, il fait beau, extrêmement chaud et la mer est belle.  La stratégie se résume à jouer les petites oscillations de vent et les zones avec plus ou moins de pressions que les fichiers informatiques nous donnent avec plus ou moin de précision ! On s'arrache donc pas mal les cheveux sur l'ordinateur pour trouver le bon chemin et ça n'a rien de simple ! Hier on a fait un choix, puis on s'est ravisé, puis on s'est ravisé à nouveau pour enfin rependre notre route initiale.  Résultat : 3 empannages en deux heures et l'intégralité du matériel du bateau (sacs de matossage, bidons d'eau, voiles etc...) à changer de côté autant de fois, le tout par un soleil de plomb et une chaleur infernale. Autant dire qu'on boit beaucoup d'eau en ce moment ! Nous rencontrons beaucoup d'algues qui viennent se coincer dans la quille, dans l'hélice et dans les safrans. On passe donc pas mal de temps à les enlever pour ne pas ralentir de trop. Et quand la canne à algues se suffit pas, on s'est même retrouvés à faire une marche arrière pour s'en débarrasser. On pourrait s'arrêter et plonger mais une rencontre avec un requin hier ne nous encourage pas trop à la baignade... Dommage !"  Cedric Chateau - Seafrigo Sogestran "Ça y est ! Nos neurones fument, ça sent la surchauffe ! Jérémie vient de couler une bièle dans son cerveau tandis que Cédric a le joint de culasse qui vient de rendre l'âme... Et une question et une seule en est responsable depuis 36 heures : Doit-on suivre le routage ou rester avec nos camarades! Raaaah mais c'est pas si simple que cela et finalement après 24h de cogitation extrême, cette nuit, nous avons eu plus confiance en l'informatique qu'en nos concurrents directs. Bilan, un empannage et route au sud. Je ne vous accable pas avec les hauts et les bas liés à cette prise de décision durant la journée (on n'aurait jamais dû empanner, on s'est mis dans les sargasses, on est à l'envers, etc...), mais au final, toute la flotte est bâbord armures désormais et il n'est pas impossible que la situation n'évolue à notre avantage...Sinon, drame du matin sur Seafrigo-Sogestran : le dessalinisateur ne fonctionne plus. Alors, il reste bien assez d'eau pour moi afin de rallier la Martinique, c'est plus pour Jérémie à qui il ne restait plus qu'un verre que je m'inquiètais. Déjà qu'il n'est pas bien épais, si je le ramène tout sec à ses parents, on va finir par être en froid... Bref, le dessalinisateur remarche, Jérémie va pouvoir boire et ses parents ne renonceront pas à me faire un cadeau de Noël en décembre (@nathalie &@luc je vous envoie ma liste...)"[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+16 : Les Cadors aux belles places…]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j16--les-cadors-aux-belles-places&mode=actualites&id=9147 Tue, 23 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j16--les-cadors-aux-belles-places&mode=actualites&id=9147 Nickel ! Si le passage à la marque de l’île de Sal au Cap Vert a vu une certaine compression de la flotte, avec un regroupement du peloton, il a aussi permis aux ténors de la classe, favoris des observateurs pour le podium martiniquais, de se replacer aux avant postes. A la faveur de traversées ou de vastes contournements de l’archipel, les cadors, pour paraphraser Alain Souchon, ont squatté les belles places.  Derrière un Redman (Carpentier - Santurde) impressionnant de sang-froid et de maîtrise, on observe depuis 24 heures les retours toniques de Crédit Mutuel (Lipinski - Pulvé) ou du duo Axel Tréhin - Frédéric Denis (Project Ocean Rescue) venus réoccuper les places d’honneur aux côtés des animateurs historiques de la course, Lamotte Module Création (Berry - Nebout), Volvo (Gerckens - Hantzperg), mais aussi La Manche#EvidenceNautique (Jossier - Loison) et Edenred (Le Roch-Quiroga), moins bien payé en retour de son option Sud qu’espéré. Prêts à se mêler à la lutte, les Havrais Chateau-Mion (Seafrigo - Sogestran), les épatant jeunes de Legallais (Casenave-Péré - Bloch) et les filles de la Boulangère Bio, Amélie Grassi et Marie Riou, de plus en plus en confiance à chaque mille qui passe. A 1 400 miles de l’arrivée, le train des Class40 progresse toujours à vitesse relative, contrainte de tirer des bords de portant dans cet alizé obstinément orienté pile dans l’axe de progression des bateaux. Dans la chaleur tropicale, les équipages, vigilants à leurs ressources en eau et en alimentation, ne s’économisent guère et multiplient les lourdes manoeuvres d’empannages et de changements de voiles. Une course d’endurance est lancée et les meilleurs vont devoir encore batailler à ce rythme durant environ 6 jours, pour une arrivée possible en début de semaine prochaine. A noter : Seuls Georges Guiguen et Morgann Pinson (Terre Exotique) sont ce matin en route pour la marque de l'île de Sal, à 170 milles de leur étrave, qu'ils pourraient parer demain matin. Les 42 autres voiliers ont tous mis cap à l'Ouest, direction le rocher du Diamant, dernière marque de passage avant l'arrivée à Fort de France. Ya d’la joie ! Si d’aucuns s’inquiètent d’une course des Class40 longue, et ralentie par des facteurs météos cette année peu favorables, on souligne aussi l’extraordinaire bonne humeur qui anime la flotte. Des leaders à l’arrière garde, les messages quotidiens, écrits, parlés ou filmés, témoignent d’un bonheur de naviguer communicatif et partagé, dans un esprit de solidarité. Nombreux sont en effet les concurrents qui, au sein d’une flotte aussi dense que celle des Class40, régatent à faibles distances les uns et des autres et n’hésitent pas à s'interpeler, à portée de VHF, pour se défier ou simplement plaisanter. Ainsi Anna Beaugé (Milai) raconte-t-elle avoir chanté en duo avec… Ivica Kostelic (Croatia Full of Life). Concours de la plus belle moustache pour les uns, défis culinaires approximatifs pour les autres, les concurrents de la Classe des monocoques de 40 pieds vivent avec une belle intensité et un état d’esprit remarquable de positivité leur transat. Le mot de Kito (HBF - Reforest’Action) "Quelle classe de course au large, à part peut-être la classe mini650 peut montrer un si beau visage ? 45 bateaux au départ de la Transat Jacques Vabre mais surtout, après 2 semaines de course, une bagarre très dense pour les 20 premiers et ce n'est pas un petit détail, pléthore des coureurs internationaux, un espagnol en tête, suivi par des Belges, des Suisses, un Croate, un Italien, un équipage féminin, un tandem franco japonais, qui fait d'ailleurs une  course magnifique. Malgré la prise de pouvoir des nouveaux scows tous très rapides dans certaines conditions, on constate également que les "anciens" bateaux, bien menés, arrivent à tirer leur épingle du jeu. En témoignent les trajectoires magnifiques de La Manche #EvidenceNautique et de Lamotte Module Création, mais aussi d'Ivica Kostelic ou du Japonais précité et j'en oublie... Il est clair que c'est le circuit où le top 10 est le plus compliqué à atteindre et je suis bien placé pour l'affirmer..." Ils ont dit : Amélie Grassi - La Boulangère Bio "A bord de La Boulangère Bio, nous n'allons pas trop vite pour profiter du bonheur d'être en mer plus longtemps et faisons cap au sud pour éviter de voir les milles défiler trop rapidement. Blague à part, la pénurie de chocolatines menace alors avec Marie nous restons accrochées au groupe de tête et essayons de gagner quelques milles lorsque c'est possible. Les fluctuations du vent et de la mer sont exigeantes, il faut être concentrées pour faire avancer le bateau et trouver la bonne trajectoire sur ce vaste plateau de jeu océanique. Côté rythme, nous nous reposons le plus possible la nuit. Mais ne vous inquiétez pas, lorsque l'une dort... l'autre veille ! Et pour tenir réveillées à 100% de nos capacités en pleine nuit, notre petit secret c'est le chocolat (un graaand merci aux parents de Kevin du 145 pour le chocolat offert au départ, si avec cela on n'arrive pas à rester devant lui, je ne comprends pas)." Antoine Carpentier - Redman "Ici la fusée Redman !  On bataille pour conserver l'avance qu'on a, les poursuivants ne lâchent rien, ça nous met sous pression ! Ils ont raison de le faire, il reste encore un peu moins de 1500 milles avec des jibes, donc du jeu. D'autant plus que nos fichiers météo n'ont pas l'air tout à fait exacts ! Normalement les sudistes devraient avoir plus de vent et apparemment ce sont les nordistes qui en ont le plus, difficile de faire des choix stratégiques dans ces conditions, ça fait trois jours que les routages nous disent d'aller au sud et à chaque nouveau fichier, il nous fait faire un peu plus de nord ouest avant de plonger dans le sud... bref pas facile à gérer cette fin de course... Pour l'instant, on reste dans une situation de contrôle, toute la flotte va au même endroit donc c'est assez simple et moins stressant... par contre dès que la flotte va se scinder en deux, le choix va être plus compliqué. Aujourd'hui on a fait trois repas, c'était la grosse fête à bord :) Ce qui est curieux, c'est qu'on a aussi faim que les autres jours ! Ceci dit, le déjeuner était un plat de nouilles chinoises, genre portion pour enfant en bas âge." Anne Beaugé - Milai "La journee, le matin surtout où nous ne sommes pas à l'ombre des voiles, nous cuisons à la barre. J'ai enrubanné mes jambes dans du sopalin humidifié et Masa barre les pieds dans un seau remplis d'eau de mer. On a recroisé  Croatia Full of life aujourdhui, nous avons chanté à la VHF, passé en revue les chansons dont le soleil est le sujet... Sinon, c'est un coup à l'ouest, un coup au sud, et comme tout le mode, on cherche le moins pire moment pour 'faire du sud'. Mais c'est vraiment parce qu'il faut parce que, bien sûr, tout le monde ne pense qu'à l'ouest ! Le premier 50 est  arrivé, bravo ! On se grouille nous aussi." Calliste Antoine -Croatia full of life "Vent de 12-15 noeuds de NE, mer pas top, vagues trop serrées pour être surfées. On a réussi à redescendre et à recoller à la flotte au sud, maintenant il faut gagner des places. L'amure du spi a encore lâché : la  manille textile s'est découpée sur l'anneau de friction, bref spi en vrac pour 5 mn, le temp de réparer. On a en vue Milai et Tquila qui sont les autres " vieux " bateaux de la première flotte avec nous. Il reste toujours des scows derrière nous (Crosscall, Serenis, Leclerc). Ils ont de très bonnes vitesses ça va être dur de les contenir jusqu'à l'arrivée. Demain anniversaire d'Ivica !  On a une conserve de poires au sirop  pour l'occasion." Julia Virat - Morgane Ursault-Poupon- UP SAILING Unis pour la planète "Voilà, le grand moment symbolique est passé : nous avons contourné le Cap Vert ce matin. C'est hyper motivant car maintenant on sait ce qu'il nous reste à faire : 2 200 milles nautiques (4 000 kilomètres) plein Ouest et basta : ti punch et fruits frais. Nous sommes maintenant dans le fameux et tant attendu régime des alizés ! Ce qui veut dire que le vent va nous porter par l'arrière et que les températures sont nettement plus chaudes. Pour être exacte, on pète de chaud sur le pont au soleil. On a sorti la crème solaire et il faut commencer à anticiper les repas : laisser refroidir les lyophilisés avant dégustation ! On a hissé le grand spi rose et il faut rester concentrées à la barre, car il a tendance à se faire un peu embarquer avec ses 200 mètres carrés de toile. On est toujours scotchées au poste de barre en alternance et le rythme ne change pas. Concentration, concentration. C'est exigeant et formateur."[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+15 : Au bon vouloir de l’alizé]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j15--au-bon-vouloir-de-lalize&mode=actualites&id=9145 Mon, 22 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j15--au-bon-vouloir-de-lalize&mode=actualites&id=9145 Situation complexe sur l’Atlantique et devant les étraves de la meute des Class40 entrés avec excitation dans leur grande traversée de l’océan. De vastes zones anticycloniques, peu ventées, s’étalent de l’arc antillais aux côtes d’Afrique, en bordure de la route idéalement suivie par les concurrents de la Transat Jacques Vabre, catégorie Class40. Le renforcement de l’alizé de d'Est Nord Est est attendu et de son timing et de sa virulence dépendent les choix de routes des duos. Certains, à l’instar d’Edenred (Le Roch - Quiroga ) et Banque du Léman (Gautier-Koster), ont dès le Cap Vert plongé radicalement au Sud, investissant massivement loin de la route directe, mais en faveur d’un vent mieux établi en force comme en direction. D'autres, à l‘instar de Crédit Mutuel (Lipinski-Pulvé), jouent les équilibristes en flirtant avec les calmes au vent de la flotte. Très inspiré et pour l’heure généreusement gratifié par un choix médian, Redman (Carpentier - Santurde) contrôle avec une belle maîtrise des assauts qui fusent pourtant de toute part. Le Mach 40.4 lancé l’an dernier résiste à l’envie de faire du Sud et privilégie la route directe, à 1 600 milles de Fort de France. Longtemps abonné à la 7ème place, incapable de recoller au Club des 6 qui a, de la pointe de Bretagne au Cap vert, animé la tête de la course, Crédit Mutuel a profité d’une bonne inspiration au passage de l’archipel Cap Verdien pour venir faire à nouveau valoir ses légitimes prétentions dans cette Transat Jacques Vabre. "Quand tu veux remonter sur la tête de la flotte, il faut attaquer." explique Ian Lipinski. "On a poussé le long du Maroc et de la Mauritanie et ça nous a plutôt réussi. Le timing était plutôt juste, mais on a réussi à passer. Heureusement que nous avons fait ce gain, parce que jeudi et vendredi, la flotte est revenue par derrière. Mais on a gagné le droit d’avoir des objectifs intermédiaires et accessibles qui nous aident à nous mobiliser à chaque instant." L’un des plus rapides ces dernières heures, le Max 40 à nez rond, est revenu à 36 milles du leader Redman, occuper la troisième marche du podium. Ian Lipinski et Julien Pulvé, présentés à juste titre comme des vainqueurs potentiels, sont de retour aux affaires et nul ne doute qu’il sera désormais difficile de les déloger des accessits. A moins que le Sud ne finisse par triompher. Guidi (Mourruau - Fantini), hier encore classé 3ème, Legallais (Cazenave-Péré - Bloch), Emile Henry - Happyvore (D’Estais - Le Draoulec) ou Tquila (Thompson - Richardson) plongent au Sud, délaissant momentanément la route directe, preuve de la méfiance qui habite aujourd’hui les duos quant à la capacité d’évacuation de l’anticyclone vers le Nord. 8èmes au classement, Emmanuel Le Roch et Pierre Quiroga (Edenred) cavalent depuis à belle allure sous le vent des leaders, en compagnie du Mach 40.4 Banque du Léman (Gautier - Koster), tout aussi rapide. Les deux « sudistes » affichent les meilleures vitesses moyennes de toute la flotte. Ils bénéficient d’un excellent angle de vent pour se recaller à leur rythme au plus près des leaders. La compression de la flotte au passage de l’archipel a aussi permis quelques retours discrets et pourtant comptablement fracassants. On se souvient que Serenis Consulting au duo Galfione - Péron a compté un moment plus de 550 miles de retard. Les deux hommes ont recollé, sinon à la tête de flotte, au moins au premier peloton et pointent ce matin en 18ème position, à 148 milles du leader.  La procession des Class40 au coeur de l’archipel du Cap Vert va se poursuivre toute la journée. Après le passage ce matin de Equipe Voile Parkinson (Gueguen - Auffret), ils ne seront plus que 5 voiliers à n’être pas encore franchement entrés dans la traversée de l’Atlantique. Ils ont dit : Stan Thuret - Everial "Ca fait 14 jours qu’on est mer sur la Transat Jacques Vabre. Aujourd’hui on est enfin au large du Cap Vert direction la Martinique avec un horizon d’océan devant nous. J'ai la chance de vivre sur l’eau. De voir le soleil, la lune, le vent. Les dauphins et les poissons volants. De vivre au rythme de la nature tout simplement. Et c’est seulement maintenant que je commence à ressentir le temps. Le temps long. Celui que l’on a tous perdu dans nos vies de tous les jours. Celui de la contemplation, de l’interrogation, de l’écoute de son corps et de ses émotions. L’océan permet ce vide et cet apaisement." Olivier Magré - E. Leclerc - Ville-la-Grand "Une bonne première journée et nuit depuis le Cap Vert, malgré le manque d'alizés. On a tout de même du vent et on arrive à avancer dans la bonne direction sans avoir à faire d'empannages pour aller au sud. Ca va malheureusement changer aujourd'hui avec plusieurs empannages prévus au programme dans les 24h avant d'amorcer un long bord vers le sud cette nuit et demain pour éviter une zone de molle qui se met sur notre route mercredi."  Manu Le Roch - Edenred "Au delà de la course, qu'il fait bon d'être en mer ! Quelle chance nous avons d'être sous des latitudes chaudes, de faire des glissades de nuit sous spi avec une pleine lune qui éclaire comme en plein jour, avec un ciel étoilé, en short, le bonheur d'être en mer où notre seule occupation est de faire avancer au mieux notre machine ! C'est vrai que cette course est plus longue que prévue, qu'elle pose des soucis pas envisagés comme le rationnement mais il nous faut reconnaître cette chance d'être sur l'eau avec nos magnifiques machines ! À bord d'Edenred nous savourons ces moments ! Nous sommes en pleine forme pour attaquer cette dernière semaine de course !" Enguerrand Granoux - Exploring Tech for Good "Lever de soleil magnifique, nous sommes juste devant la dernière des îles de l’archipel. Notre dernière terre a nous avant la Martinique. On empanne encore pour aller cherche un effet de site à la pointe de l’île, c’est une réussite, on déboule en sortie d’archipel pleine balle avec une forte accélération du vent et un angle super favorable ! On se fait tout de même un gros vrac juste avant le dernier empannage, notre plus gros depuis qu’on a le bateau. Rien de bien grave mais assez impressionnant d’autant plus qu’on met quelques minutes à se remettre droit. Notre souris d’ordinateur a volé quelque part dans le bateau, on l'a retrouvée mais elle a perdu la boule... on la cherche quelque part dans le bateau. Sur le bord suivant, on bat notre record de vitesse moyenne sur une heure depuis le début de la course (14,1 noeuds) et on est à ce même pointage le bateau le plus rapide de la flotte. Anecdotique mais assez kiffant sur le moment pour nous ! On va reproduire cet exploit d’être le bateau le plus rapide deux pointages plus tard. On fête ça avec un petit kinder." Frans Budel - SEC Hayai "Que fait on un dimanche paresseux ? A part naviguer, pas grand chose à faire ! Tout est en bonne forme et fonctionne normalement. Donc on fait des crêpes ! Délicieuses avec du sucre !" Antoine Carpentier - Redman "Ça y est, on est dans les sargasses ! Depuis ce matin, c'est assez souvent, peut être deux, trois fois par heure qu'on enlève des algues qui se coincent dans les safrans, là c'est assez simple, on a un outil, une canne à algues qu'on vient glisser le long du safran pour enlever les algues. On a une canne à algues top compet', on pourrait l'appeler "frappe qu'un coup" tellement elle est efficace, une seule passe suffit ! Merci à mon ami Tual et son équipe des Crazy Lobster ! Elle est légère et raide à la fois, c'est d'une simplicité à manipuler... Pour les algues qui se coincent dans la quille, c'est une autre histoire... soit on passe un bout qu'on appelle une corde à nœuds, soit on fait gîter fort le bateau de façon à ce que le haut de la quille sorte de l'eau...  Niveau stratégie, notre petit coup dans les îles a été bénéfique sur le côté sportif puisqu'on croise 4 milles devant Volvo avant de prendre cette option et qu'hier soir on croise 20 milles devant eux... soit un bon gain... par contre au niveau stress, ça n'a pas été de tout repos... mais bon au final on ne peut être que contents." [Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+14 : GO West !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j14--go-west-&mode=actualites&id=9143 Sun, 21 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j14--go-west-&mode=actualites&id=9143 Entame du 15ème jour de course pour les 75 équipages, toutes classes confondues, encore en route pour la Martinique. La flotte des 43 Class40, au terme d'une longue descente plein Sud en direction de l'archipel du Cap Vert, vient seulement de mettre le clignotant à droite et d'entamer, cap à l'Ouest, la traversée des 1 900 miles d'Atlantique qui la sépare de Fort de France.  La flotte, ou tout au moins plus d'une trentaine de ses unités environ, s'est éparpillée au passage de la marque de l'île de Sal au Cap Vert. Si le duo Franco Martiniquais Jean -Edouard Criquioche - Eric Baray (Groupe G2C La Martinique), en 31ème position, profite encore de l'alizé pour choisir la meilleure voie de passage, ils sont déjà un certain nombre à l'arrière de la flotte, Stormtech (Barkley - Schaffer), UP SAILING (Ursault-Poupon - Virat) ou Polka Dot (Mehran - Owen) à se faire happer par les calmes désespérants qui s'alanguissent en travers de l'Atlantique, là où traditionnellement souffle un alizé puissant de Nord Est. Les leaders, mais aussi le gros du peloton désormais orienté plein Ouest, toujours emmenés ce matin par le tandem Carpentier - Santurde (Redman) sont allés loin dans le Sud chercher de la pression. Emmanuel Le Roch et Pierre Quiroga (Edenred) tutoient ainsi les 10° de latitude Nord, là où  commencent à sévir les prémices du pot au Noir ! Redman continue d'avancer en défricheur de la transat. Il progresse sur le fil ténu du rasoir, aiguillonné en son tableau arrière par Jonas Gerckens et Benoit Hantzperg (Volvo), mais aussi à son vent par le surprenant troisième Guidi, au tandem Mourruau-Fantini, serré de près par deux sérieux clients, Crosscall (Ducroz - Sineau) et Croatia Full of life (Kostelic - Antoine), et sous son vent par les ténors de la classe, Banque du Léman (Koster - Gautier) et Project Rescue Ocean (Tréhin - Denis). Et que dire alors de l'immense investissement au Sud réalisé ces dernières 48 heures par Edenred ? Pointé 15ème à 75 milles du leader en distance au but, il est ce matin avec  La Manche #EvidenceNautique, l'un des plus rapide de la flotte, seulement décalé de 45 milles en latéral Ouest Est par rapport à la tête de course. On le voit clairement, à moins de 2 000 miles de l'arrivée, la bataille fait rage à tous les étages, exacerbée pour beaucoup par la crainte du rationnement en vivres et en énergie, mais aussi par l'espoir de voir enfin l'alizé regonfler devant les étraves, et procurer aux vaillants Class40 les belles journées de surfs sur la houle qu'ils sont venus chercher. Des nouvelles de Kito : en approche de Madère "On a fait le bouchon pendant 24h. Pas un souffle d’air et de la houle. Dur pour les nerfs, déjà soumis à rude épreuve depuis 2 semaines. Mais, depuis quelques heures, nous avons retrouvé du vent venant du sud, pas très fort ni très régulier mais du coup on a l’impression d’aller super vite. Il fait bon sur le pont, la lune est pleine. On essaie d’imaginer la meilleure route pour atteindre Gibraltar. Ce n’est pas simple avec notre handicap à l’avant… Cette route devrait nous situer pas loin de Madère dimanche, ce qui nous laissera une possibilité de pit-stop au cas où les prévisions météo devenaient plus défavorables. Car elles sont plutôt bonnes pendant les 5 jours prochains et donc il n’y a pas de raison de ne pas en profiter, si ce n’est qu’un petit break nous ferait le plus grand bien. On verra selon l’humeur…" Ils ont dit : Nicolas Lemarchand - Thimoté Polet - Entraide Marine. "Quelle Transat Jacques Vabre exceptionnelle ! Malgré le fait qu'elle soit exceptionnellement longue, elle reste exceptionnellement intéressante et riche en leçons. Nous sommes toujours hyper contents d'être ici. Nous oscillons entre les molles, un vrai Tetris mais c'est sympa.Nous avons calculé la nourriture et l'eau, nous n’avons pas le droit à l'erreur, le timing est parfait." Thibaut Lefevere - Free Dom "Nous devrions avoir un semblant alizée Nord Est plus soutenu que les bateaux devant, ce qui nous permettrait de faire de la route directe au début alors qu'ils ont du plonger au SUD pour toucher du vent et donc allonger leur route. Avec un peu de chance cette transat nous réserve des opportunités d'aller chatouiller leurs étraves de nouveau. Nous devons aussi rester vigilant et contenir les bateaux qui nous poursuivent et qui ne nous ferons pas de cadeaux. La transat risque d'être longue car peu de vent au milieu il faudra trouver le bon chemin.On prévoit d'arriver vers le 2-3 décembre soit 26 jours en mer. On est loin des 18 annoncés avant le départ. Nous avons 24 jours de nourriture et d'eau." Marie Riou - La Boulangère Bio "Petites galères. Nous avons notamment tapé quelques chose qui a fait sauter le safran tribord. Heureusement c'est le "fusible", un bout facile à changer qui a cassé, la pelle de safran et tout le système associé sont intacts. Nous avons seulement ralenti le bateau, le temps de réparer le bout cassé. A bord tout se passe à merveille. Aujourd'hui nous avons pris le temps de faire le point sur les quantités de gasoil et de nourriture et nos étions satisfaites de constater que nous ne manquerons de rien jusqu'à l'arrivée (sauf d'un peu de chocolat... l'angoisse !).Nous évoluons dans le groupe de tête, c'est sympa et nos concurrents sont redoutables, ils ne lâchent pas un mètre. En parallèle, une nouvelle bataille à commencé : celle des algues. Nous avons été bien embêtées par le sujet aujourd'hui et cela ne devrait pas s'arranger sur la route." Morgane Ursault-Poupon - UP SAILING Unis pour la planète "J14 Les jours et les nuits se suivent... En ce moment, c'est une magnifique pleine lune qui nous accompagne. C'est un festival de couleurs et d'ambiances, chaque soir et chaque matin invariablement... Et puis ce qui est super, c'est que la lumière de la lune éclaire si bien la nuit que nous n'avons pas besoin des frontales pour barrer. Le rythme est routinier. On fait des quarts de 2 heures la nuit, parce que la fatigue y est plus pénible que le jour : une qui barre, l'autre qui dort. On s'échange quelques commentaires sur les conditions puis on alterne sans traîner. La journée, les quarts sont un peu plus longs en fonction de notre état et de ce que nous avons à faire à côté : il y a les heures devant l'ordi à tenter d'extraire un fichier météo de cette satanée connexion satellite qui est bien susceptible... puis on lance des routages et on peaufine la trajectoire. Il y a les manoeuvres de voiles, autour desquelles on cale les siestes. Il n'y a pour l'instant pas trop de réparations, le bateau va super bien (bon, on ne revient pas sur cette histoire de spi... Il y a aussi les repas (ha ha ha, faut-il vraiment en parler ?) que l'on prend généralement entre-deux, pas vraiment besoin d'un grand cérémonial pour mettre de l'eau chaude sur un énième lyophilisé... Et puis parfois, il y a une petite toilette à base de lingettes, le grand luxe !" Pierre Louis Attwell -Vogue avec un Crohn "Les dernières 24 heures ont été plutôt productives pour Vogue avec un Crohn. Globalement on s'en sort pas trop mal même si rien n'est joué et qu'il faudra attendre d'être bien dégagé des iles pour savoir si notre stratégie s'avère payante. La bonne nouvelle du jour c'est que nous avons "mis le clignotant à droite", c'est à dire qu'on ne fait plus de sud mais de l'ouest pour rejoindre la Martinique. Dans les fait ce n'est pas significatif de grand chose mais mentalement ça fait du bien !" Enguerrand Granoux - Exploring Tech for good "Ça y est, on a passé l’île de Sal du Cap Vert ! C’est parti pour la grande traversée, clignotant à droite, let's go to Martinique ! Ce matin un petit poisson volant s’était endormi trop longtemps sur le pont il n’avais pas l’air en grande forme. On la relâché parmi les siens et donc on a eu droit à un ballet de remerciement toute la journée par ses confrères ! Aujourd’hui fait très marquant aura été la chaleur. Ça y est on est bien dedans, ici il fait très chaud, désormais pour ne pas finir comme le poisson, notre objectif est de trouver de la fraîcheur à bord. Fini les cires et les bottes, on découvre la navigation en maillot de bain - t-shirt. Prochaine île sera la Martinique!" Anna Beaugé - Milai "Il fait tres chaud, et heureusement, l'empannage en tribord nous permis d'être à l'ombre des voiles. Nous amorçons notre route vers l'ouest, dans du vent qui a faiblit en deuxième partie d'après midi, il va surement falloir faire de l'ouest, un peu de sud, de l'ouest et re un peu de sud, et ce pendant un bon millier de milles ! Canne à algues cassée puis réparée aujourdhhui et validation de la méthode de passage corde a noeud pour libérer la quille des sargasses... essentiel."[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+13 : Quel charivari ! ]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j13--quel-charivari--&mode=actualites&id=9141 Mon, 22 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j13--quel-charivari--&mode=actualites&id=9141 La marque de passage obligée des Class40 en route vers les Antilles, préfigurée par l’île de Sal dans l’Est de l’archipel du Cap Vert, a totalement relancé la course jusqu’alors dominée par un club hermétique d’une demi-douzaine de voiliers, à qui on promettait récemment encore la victoire finale.  Incidemment coordonnée avec l’arrivée des Class40, la rupture de l’alizé de Nord Est sur l'archipel, grandement perturbé par l’alanguissement sur zone d’un vaste anticyclone, a non seulement favorisé les regroupements, mais éparpillé la flotte au gré des choix de route parfois radicaux suivis par les duos pour traverser l’Atlantique. En résulte ce matin encore l’étonnante désagrégation de la flotte entre le coeur de l’archipel et son Sud où les duos se lancent, certains avec une franche détermination, à la recherche de vents plus soutenus, quitte à rallonger une route pourtant déjà interminable. Les classements s’en trouvent chamboulés et les écarts ont explosé, à l’image du débours enregistré ce matin par le troisième, Volvo (Gerckens - Hantzperg) pointé à 53 milles du leader du moment, Redman (Carpentier - Santurde) qu’il devançait pourtant voici seulement 36 heures. De route directe, plus ou peu de personnes ne parlent ce matin, à part le duo Mourruau-Fantini de Guidi, tout à la jubilation d’une belle deuxième place, ou Ducroz-Sineau (Crosscall) eux aussi totalement relancés par ce charivari Cap Verdien. Toujours leaders malgré l’énorme pression exercée de tous bords par la concurrence, le duo Franco-Espagnol Antoine Carpentier - Pablo Santurde (Redman) a fait le choix de la tactique de course plutôt que la stratégie de route : « On a réfléchi et on s’est dit qu’on allait plutôt se mettre entre le paquet qui arrive du Nord et l’arrivée, c’est plutôt un placement de marquage de flotte que de choix stratégique. Bien malin celui qui peut dire quelle route va payer le plus… » expliquait avec un certain fatalisme le skipper de Redman. Les fichiers météos, si souvent imprécis en cette partie du monde, dans leurs indications d’angle et de puissance de vent, incitent pourtant la majorité des Class40 à piquer au Sud, sur une improbable route en direction de l’équateur et en approche du pot au Noir. Un comble pour une flotte sensée faire route directe cap à l’Ouest, dans l’alizé et vers les Antilles. Mais l’alizé tarde à se reconstituer et les perspectives à court terme ne sont guère euphorisantes pour des duos bien entamés par 14 jours d’une course intense, à forts rebondissements et casse-têtes météos. Avec plus de 2 000 miles encore à parcourir, les rêves de longues cavalcades au portant dans l’alizé s’éloignent et Carpentier évoquait même ce matin des épisodes de près à venir!  Toujours étalée sur un peu plus de 700 milles en latitude, entre Redman en tête et Terre Exotique (Guiguen-Pinson) qui ferme la marche, la flotte connait aujourd’hui une certaine compression de ses différents gruppettos, les retardataires voyant clairement en ce franchissement de l’archipel moyen de revenir au contact, comme pourraient en attester le tandem Jean Galfione - Eric Péron (Serenis Consulting) qui glisse ce matin sous l’île de Maio en 21ème position. Pour tout ces protagonistes, les choix de route draconiens à l’Ouest ou au Sud constituent d’inespérées chances de revenir, ou pas, au contact de l’avant garde. Où l’on parle orques, rationnement et… pirates ! Seb Audigane - Entrepreneurs pour la planète "Le bateau va bien sans parler de l'électronique, les orques ne nous ont pas encore mangés un safran et les pirates, ma foi, ils n'ont qu'à bien se tenir. Je fais le malin mais ce matin même, une espèce de gros zodiac trafiqué s'est détourné et a mis le cap sur nous, influant sa route au fur et à mesure de notre avancement. Je le vis venir à deux ou trois milles et toute de suite pensais qu'il avait un comportement bizarre. Il s'approcha à moins d'un mille et suivit un peu timidement mais surement puis lachant les gaz il disparut au fur et à mesure confondu avec l'horizon et les vagues. Je ne serais pas étonné de le revoir surgir à la nuit mais malgré tout je pense qu'on pourrait le semer car Entrepreneurs pour la Planète a mis le turbo.  Nous marchons à douze-quinze noeuds dans les surfs. Comme tous bons compétiteurs, les vivres ont été calculées au plus juste mais pas au plus pire ce qui veut dire que nous aurons très faim et très soif en arrivant." Ils ont dit : Victor Jost - Exploring Tech for Good "Demain on passera le Cap Vert sur la Transat Jacques Vabre ! C’est cette phrase qui peut sembler anodine mais qui petit à petit nous rappelle ce que l’on fait ! Ça semble a la fois tellement normal car on prépare ça depuis très longtemps et à la fois complètement énorme et démesuré. On va sûrement réaliser un peu plus en voyant ces îles après quelques jours sans voir la terre ! Et après ça sera la dernière ligne droite…. Cap vers la Martinique!  Mise à part le futur, notre journée de vendredi 19 a commencé dans le petit temps, du tout petit temps était même prévu par les fichiers sur notre route ! Alors toute la nuit on a travaillé pour faire avancer le bateau du mieux possible ! On a eu un peu de chance car un petit filet d’air nous a accompagné toute la nuit. Maintenant on regarde vers l’avant et notre objectif est d’essayer de recoller à un nouveau groupe juste devant !" Vicitan - Didier Le Vourch / Olivier Delrieu "Tout va bien à bord. Nous sommes contents d'être au Cap Vert et d'empanner bientôt. Contrairement à d'autres, nous avons pris BEAUCOUP de nourriture... Il nous reste même du frais (radis, carottes) et de la charcuterie (viande des grisons, beurre, jambon, etc.) et BEAUCOUP de chocolat !" Stormtech - Melodie Schaffer "Nous avons eu un jour et demi de vents forts de 18-25 nœuds. Ryan et moi n'avons pas fait de sieste pendant la journée pour vraiment pousser le bateau et faire des gains avec les bons vents.  Nous voulions aussi économiser de l'énergie, car nous avons toujours des problèmes avec la production d'énergie, donc nous ne voulions pas que l'autohelm soit trop allumé car c'est la plus grande consommation d'énergie. Tenir la barre d'un bateau et garder le contrôle pendant que vous surfez sur les vagues, c'est très amusant mais cela demande une attention totale.  Nous avons tous les deux des ampoules sur l'une de nos mains à cause des nombreuses heures passées à la barre. Nous avons eu l'occasion de faire une sieste pendant un jour de repos, ce qui fait toute la différence.  L'hydrogénérateur coopère aujourd'hui, donc il produit de l'énergie pour nous, ce qui est génial. Au moment où j'écris ces lignes, nous nous déplaçons à nouveau à une vitesse raisonnable.  Dans les deux prochains jours, nous contournerons les îles du Cap-Vert." Redman - Antoine Carpentier "Un jour de plus sous les nuages ! On rage de ne pas avoir de soleil ! Pas de soleil, pas ou peu de charge grâce aux panneaux solaires, pas de charges, pas d'électronique, pas d'électronique, beaucoup de barre, beaucoup de barre grosse dépense énergétique et non on n'a pas beaucoup de nourriture. Du coup, ça se transforme en fatigue physique mais aussi mentale ! Bref c'est pas la fête ! Bon, la roue va bien finir par tourner un peu...  On devrait être sorti des dévents de la dernière île du Cap Vert dans la nuit, après on pensait que ça allait être plus simple mais les derniers fichiers chargés nous font faire du près à un moment, oui du près ! Il y a même un virement de bord ! C'est à en perdre son latin, on descent tellement Sud qu'on se retrouve dans le Pot au Noir ! On a vu nos premières sargasses et ça c'est pas bon signe, c'est le début des galères !"  Calliste Antoine - Croatia full of life "Compliqué le passage du Cap Vert, une flotte dispersée avec beaucoup d'options potentielles, pas le même vent que Project Rescue Ocean pourtant passé au même endroit 30mn avant nous. Très gris dans l'ensemble. Petite fête de mi-parcours, kalva (calva Karver), chocolat, poire en conserve, repas de luxe ! (prochaine fête pour l'anniversaire d'Ivica). il fait très chaud et humide, plus possible de dormir en intérieur en journée."  Antoine Magré - E Leclerc - Ville-La-Grand "Journée assez productive à bord de E.Leclerc VLG avec maintenant moins de 200 nm jusqu'à l'ile de Sal et à la vitesse du moment (entre 11-12nds avec des pointes a 15-16), on devrait arriver au waypoint en milieu de journeée demain ! (aujourd'hui .NDLR)). Ce qui est aussi bien c'est que l'alizé a repris et donc ca parait prometteur pour la suite, meme si comme pour la Mini, il va sûrement falloir partir très sud pour garder du vent." David Sineau - Crosscall "Passage aux Îles du Cap Vert. On se bat avec Aurelien Ducroz pour rester dans le match malgré nos avaries de spi. Et du match, il n’en manque pas tant la météo de cette Transat Jacques Vabre est compliquée… et lente !  On commence à regarder les réserves d’eau de nourriture et d’énergie, ça devrait aller, mais sans rab du tout!"[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+12 : Rififi au Cape Verde !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j12--rififi-au-cape-verde-&mode=actualites&id=9139 Fri, 19 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j12--rififi-au-cape-verde-&mode=actualites&id=9139 En plongeant très tôt plein Sud, « layline » comme disent les régatiers, soit en approche directe et sur un bord de la marque de passage préfigurée par l’île de Sal, le groupe des 11 poursuivants immédiats des leaders depuis l’entrée en Atlantique vient de faire éclater les classements et la hiérarchie de la course. Seul le duo franco-espagnol Antoine Carpentier - Pablo Santurde del Arco (Redman) préserve ce matin son leadership, ayant, après moult réflexions et cogitations, opté pour un passage au plus près de la route directe et au coeur de l’archipel du Cap vert. Si on se réjouit de voir et sans ordre de préférence les revenants Axel Tréhin et Frédéric Denis (Project Rescue Ocean), occuper la deuxième place après leur arrêt à Cascais le 12 novembre dernier, les filles de la Boulangère Bio Marie Riou et Amélie Grassi au pied du podium occupé par le joyeux duo Charles-Louis Mourruau et Andrea Fantini (Guidi), c’est bien vers le Sud de l’archipel que l’on observe les intrigantes prises de position et choix de route de nombre d’anciens leaders de la flotte. Ainsi le tandem Belgo-Français Jonas Gerckens - Benoit Hantzperg (Volvo) a-t’il délibérément choisi d’oublier pour l’heure le classement général au profit d’un investissement qui l’emmène ce matin à contourner les îles les plus australes de l’archipel, Maio et Santiago, plongeant loin de l’ortho à 90° de la route, en compagnie d’Edenred (Le Roch-Quiroga) et de La Manche#EvidenceNautique (Loison - Jossier) pointés ce matin en 18ème position. Les grands animateurs de l’épreuve depuis 12 jours disparaissent ainsi du haut des classements, Crédit Mutuel (Lipinski - Pulvé), Lamotte Module Création (Berry - Nebout)…. au profit de nouveaux venus aux ambitions retrouvées, Antoine - Kostelic (Croatia full of Life), Suzuki - Beaugé (Milai), Chateau-Mion (Seafrigo-Sogestran) ou Ducroz-Sineau (Crosscall). A 2 200 milles de la Martinique, l’échangeur du Cap Vert redistribue cartes et laissez-passer ! Ca cogite dur à bord des Class40 ! Rappelons ici que le routage depuis la terre est interdit en Class40. C’est avec les moyens informatiques embarqués et avec l’aide des fichiers Grib reçus par Internet que les navigateurs définissent leurs choix de route. Les routages informatiques qui tournent au gré des fichiers météos plongent les tandems dans des abîmes de réflexion, tant les choix de route proposés semblent parfois diverger du tout aux tout. Il va falloir patienter quelques jours pour comprendre qui des partisans de la traversée au milieu de l’archipel, des adeptes du grand contournement par le sud aura eu le nez creux. « Après si nos fichiers sont faux, on aura tout faux aussi... c'est la dure loi de la navigation au large ! » lâche, philosophe, Antoine Carpentier (Redman). Plusieurs facteurs semblent s’opposer dans ces deux philosophies de route. La force du vent est très inégale sur l’archipel où l’alizé semble petit à petit reprendre ses droits. Les sommets créent d’importants cônes de dévent à l’Ouest de certaines îles, San Felipe et Mindelo. L’angle au vent pour l’heure orienté très Est, va aussi imposer aux « insulaires », d’envisager une série d’empannages peu favorables aux gains sur la route. En investissant au Sud, les partisans du choix de Volvo rallongent certes la route, mais trouveront une fois orientés vers la marque, un angle favorable à la vitesse. Compromis, choix cornéliens, appel du pied à la chance… autant de composantes qui font le charme de la course au large, et qui pimentent de singulière manière la Jacques Vabre des Class40… Abandons : Après celui hier du duo Kito De Pavant - Gwen Gbick HBF-Reforest'Action, c'est malheureusement le tandem Tanguy Duchatelet - Fabrice Renouard (Lenzi-Lanternes de Paris) qui jette l'éponge à La Palma aux Canaries, victimes d'avaries de spis et de bout dehors. Ils ont dit : Anna Beagé - Milai "Drôle de journée, à glisser, à osciller sur une piste pas droite. Il a fallu d'abord descendre en escaliers et trouver le moment où la piste  aurait la bonne inclinaison jusqu'a l'approche de Sal. On a été un peu timides et un peu pressés, resultat Milai a une piste moins pentue que ses copains de l'ouest, mais cela aurait pu être pire. Le vent reste faible et capricieux, aussi nous sommes principalement scotchés a l'écoute du spi, mais encore une fois, vu le mic mac  sans vent annoncé, cela aurait peu être pire !  Cette nuit, les siestes auront lieu a l'avant, matosse avec les sacs. Capot ouvert a regarder le spi eclaire par la grosse pleine lune, encore une fois ... il y a pire." Simon Kervarrec - Leclerc Samsic "Ca y est, on a passé les Canaries ! Bientôt, c'est clignotant à droite, direction l'arrivée ! Mais reste encore un peu de route ! Faut vite que ça finisse quand même, parce que j'ai plus qu'un paquet de Tagada, deux de chouchous et un seul caprisun, snif... Je crois que je vais être court..." Antoine Carpentier - Redman "Encore une journée passée sous la grisaille. Du coup, les panneaux n'ont quasi pas chargé... Surtout que les routages ne sont pas des plus rassurants avec des ETA proches de début décembre, caramba ça va être long ! Le passage dans les îles du Cap Vert se fera après une très très longue hésitation dans les îles et non au Sud de toutes les îles comme les routages d'hier matin nous l'indiquaient. En effet, on a modifié nos plans, la flotte du Nord devrait passer à Sal à peine trois heures après nous, ils ont le vent en poupe. Sinon, côté paysage, on a vu des dauphins, plus gros que ceux de chez nous ! Les  poissons volant pullulent, j' espère qu'on va en attraper cette nuit, ça fera un repas ! On vient de croiser devant Volvo qui lui partait pour le Sud ... on verra d'ici deux trois jours qui a eu raison ! Encore des moments de stress à chaque pointage. " Jules Bonnier - Avanade "Todo bien à bord d'Avanade. De la à dire qu'on va de plus en plus vite, c'est beaucoup dire mais on va de moins en moins doucement, de moins en moins dans la mauvaise direction...C'est plutôt pas si mal. On donc loin d'être malheureux. Le pilote ne continue pas de ne pas marcher. C'est toujours aussi peu désagréable de ne pas naviguer en ciré. Les poissons volants sont de moins en moins pas nombreux. Bref on ne voit pas du tout la vie du mauvais côté en ce moment. Bientôt les îles du cap pas bleu." Julia Virat - UP SAILING Unis pour la planète "Le vent est monté crescendo jusqu'à s'établir à 25 noeuds constants avec des rafales à 30. On est en mode guerrières ! D'autant plus que nous avons nos amis du bateau Freedom juste à côté de nous à 2 milles nautiques, on se voit et on papote à la radio. Alors on ne lâche rien, on barre on barre on barre et on avance coude à coude. C'est grisant. Je viens de barrer un surf à 20 noeuds, faut imaginer le sourire que ça me colle jusqu'aux oreilles, c'est génial ! De la pure glisse comme je l'aime ! La vie à bord est un peu sportive à cette vitesse, ça siffle, ça cogne, ça grince, ça tape, ça accélère et ça ralentit, bref : ça secoue. Mais l'ambiance est bonne et on est bien occupées." Cedric Chateau - Seafrigo Sogestran "Nous sommes en approche du Cap Vert et d'ici deux heures, il faudra choisir quelle sortie nous prendrons... Soit, comme la plupart du groupe leader, nous prenons la rocade extérieure, soit à l'instar de Redman, LE leader, on choisit de passer par le centre-île. Ahh si Waze pouvait marcher, on pourrait mettre en pause nos deux neurones ! Mais pour l'instant, ceux ci sont concentrés à faire avancer la Seafrigo-Sogestran dans des conditions très changeantes qui ne nous auront pas permis de bien bien nous reposer cette nuit. Mais à la guerre comme à la guerre, tout le monde est logé à la enseigne. Après notre virage à droite, ce sera donc le denier chuss vers la Martinique, terminus de la ligne." Calliste Antoine - Croatia Full of Life "Horreur on a fini le pain... c'est assez ironique quand "la Boulangère" est jute devant nous. Journée calme, le pilote fait le taff, la réparation du second grand spi est quasi finie, tant que l'autre tient le coup. Les sutures au grey tape donne un petit  aspect  Frankenstein très sympathique ! Demain passage du Cap Vert on a 4cl de Kalva Karver (merci Alois) et un cadeau (du chocolat vu la forme) pour l'occasion."[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+11 : Compression Cap Verdienne !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j11--compression-cap-verdienne-&mode=actualites&id=9137 Thu, 18 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j11--compression-cap-verdienne-&mode=actualites&id=9137 La bande des six leaders « historiques » de la Transat Jacques Vabre made in Class40 est depuis hier soir venue buter contre la vaste zone de vent faible étalée sur le périmètre de l’archipel du Cap Vert et sur cette île de Sal que les concurrents de la classe des voiliers de 12,19 m de long doivent laisser à tribord avant d’entamer la traversée de l’Atlantique en direction de la Martinique. En résulte un spectaculaire bouleversement dans les classements, avec un changement de leader au profit du duo Belgo-Français Gerkens- Hantzperg du Max 40 Volvo. Les six protagonistes qui ouvraient jusqu’à présent la route du Cap Vert, auxquels se lient depuis l’aube Crédit Mutuel (Lipinski - Pulvé) et le duo britannique de Tquila, Brian Thompson et Alister Richardson, bénéficient encore d’un certain décalage dans le Sud qui va favoriser leur approche de l’archipel. Mais c’est désormais du côté du groupe élégamment baptisé « 2ème Division » par Cédric Chateau (Seafrigo - Sogestran) qu’il faut chercher pour trouver les accessits au classement, le calcul des positions se faisant par rapport à la route directe qui file plein Ouest. La 4ème place est ainsi ce matin gaillardement occupée par les revenants Axel Tréhin et Frédéric Denis (Project Rescue Ocean) et la 5ème par les épatantes filles de La Boulangère Bio, Amélie Grassi et Marie Riou. Ce remue-ménage dans les classements ne doit donc pas effacer la réalité des placements sur le plan d’eau, avec un avantage certain pour les voiliers les plus sudistes. La compression de la tête de flotte est en revanche bien réelle et 17 voiliers, en intégrant Legallais de Pierre Cazenave-Péré et Kevin Bloch, se tiennent en moins de 100 milles. Abandon : Alors que la lutte se fait de plus en plus indécise en ce 11ème jour de course, tandis que la mi-parcours vient tout juste d’être franchie, la flotte des Class40 déplore son premier abandon, celui de HBF-Reforest’Action de Kito De Pavant et Gwen Gbick. Leur bout-dehors n’a pas résisté à la longue séance de glissade au portant dans la partie la plus tonique de l’alizé. Les deux hommes remontent la mort dans l’âme vers le Nord, Gibraltar et la Méditerranée. On note aussi l’arrêt ce matin à La Palma aux Canaries du Sabrosa Lenzi - Lanternes de Paris au duo Tanguy Duchatelet - Fabrice Renouard. Un pit stop technique provisoire. Quelle route vers les alizés ? Problématique du jour, et de taille celle là, comment négocier ce passage obligé au Cap Vert. Deux options se dessinent d’évidente manière, une traversée au plus près de l’île de Sal pour une route la plus directe possible. Ou chercher un échappatoire dans le Sud, en un vaste mouvement tournant pour se dégager des effets de site, éviter les calmes qui s'alanguissent par delà l'archipel et s’engouffrer dans un alizé de Nord Est que l’on devine se reconstituer à la latitude de la Guinée Bissau. Rationnement ! Autre thématique dans l’actualité bruissante de la Class40, l’éventuel rationnement en nourriture et en gasoil. Nombres d’équipages s’émeuvent ce matin de la relative lenteur de la course depuis le départ du Havre. Ils sont un certain nombre d’optimistes à avoir tablé sur 19 jours de Transat. A l’entame du 12ème jour de course, et alors que la traversée à proprement parler de l’Atlantique n’a pas débuté, avec les perspectives d’un alizé plus paresseux que jamais, ce sont les questions d’approvisionement qui sont évoquées ici et là. Nourriture, mais aussi le gasoil nécessaire, quand hydrogénérateur et panneaux solaires ne suffisent pas, à charger les batteries du bord, pourraient venir à manquer. En conséquence, les premières restrictions et rationnement de nourriture sont révélées par quelques équipages : Lamotte Module Création : Luke Berry "Autrement côté rations : comme tous les concurrents, on commence à se dire qu’on va être limite en nourriture. Alors, de mon côté, j’ai pris les devants en sautant des repas pour préparer les jours 21-21-23? (On a que 20 jours de nourriture). Achille de son côté a une autre approche. Il bouffe tout maintenant et verra à la fin. Il se veut sec et saillant pour son beach body ready à l’arrivée (lol)!" Edenred : Emmanuel Le Roch  "Cette transat a une saveur particulière de lenteur ! Décidément chaque jour qui passe nous décale de l'arrivée. Le décompte ne se fait plus... on rajoute des jours... déjà depuis le Portugal, après avoir fait les comptes en eau, Gas Oil et gaz, on se serre la ceinture. Mais là, c'est une cure de diète!" Redman : Antoine Carpentier "On a commencé le rationnement, on n'a mangé que deux repas aujourd'hui, ça calme, on a grave faim ! Pour l'instant, on en rigole, mais dans dix jours je ne suis pas sûr que ça sera encore le cas... on a prévu que 19 jours de nourriture et pour ceux qui me connaissent, ils savent que c'est un gros problème et le pire c'est que Pablo partage avec moi la passion du bien manger. le problème de l'eau n'en est pas un, on avait prévu deux jours de plus que la nourriture, va savoir pourquoi ? Le dernier problème étant celui de l'énergie à bord ! Même si on a des panneaux solaires, on doit faire une à deux charges moteur par jour ! On a commencé à couper le maximum d'appareils à bord pour ne pas trop consommer, j'ai même coupé la centrale qui nous permet d'avoir les infos vent, le pilote auto, l'ordi du bord pendant deux heures cet après-midi... on barre beaucoup." La perf du jour : Gain de 5 place ce matin pour Freedom. Thibaut Lefevere et Thomas Bulck pointent en 32ème position après avoir tutoyé les 300 milles parcourus ces dernières 24 heures, à plus de 12 noeuds de moyenne. Un performance comparable à celle des soeurs Julia et Jeanne Courtois (Saint James - Biscuiterie de l'Abbaye) qui ont fait un bond de trois places au général.  Ils ont dit : Everial : Stan Thuret "A 50 milles du Sahara. Juste devant Dhakla. Et là sort de nulle part un bateau. Une barque plutôt. Un bien frêle canot de 7m peut-être. Au moteur. 3 pêcheurs africains à bord. Ils se rapprochent comme ils peuvent face et à mon vent. Le 147 surfe à 15nds dans des vagues de 3m. Les deux bateaux s’approchent respectueusement. Je sors Mathieu de sa sieste. On est sur le pont en cirés Cotten. Et eux aussi ont le même ciré. Les 3 pêcheurs secoués lèvent alors leurs bras en signe de salut et d’encouragement. On leur retourne de plus bel cet élan. On a le sourire et eux aussi." Avanade : Maxime Cauwe "Todo bien à bord d'Avanade et encore plus depuis que Jules a réussi à faire repartir le pilote automatique de secours. On peut enfin passer plus de temps aux réglages, passer sur des quarts plus structurés où tu fais de la nav, du réglage etc. plutôt que d'être rivé à ton siège de barre. Encore une bonne journée compliquée à tricoter dans le petit temps avant de mettre le clignotant à droite et go pour la grande chevauchée vers la Martinique!" Exploring Tech for good : Enguerrand Granoux "On a décidé de se battre. Alors on a alterné 1h à la barre, 1h à dormir ou du moins à essayer, toujours habillé si jamais il faut aller aider celui qui est dehors rapidement ! La nuit a été sportive ! 20/25 nds a 130 du vent, le bateau partait dans des accélérations impressionnantes, le tout avec la pleine lune ! Incroyable comme spectacle ! Le jeu était de comparer la vitesse du bateau sur le pos report toute les heures (relevé de la position et vitesse de la flotte toute les heures) ! Victor a parfaitement maitrisé son sujet avec un beau 13.5 noeuds de moyenne sur une heure en milieu de nuit ! Pas facile mais on a réussi à tenir jusqu’au lever du soleil ! A ce moment là le vent continue de monter, on se dit que c’est le moment de passer sous petit Spi. On a à peine eu le temps de finir notre manœuvre et de ranger que le vent tombe, ni une ni deux, on change à nouveau de voile pour un spi plus grand ! On souffle enfin et on enlève nos cirées pour respirer un peu ! Erreur ! On voit l’afficheur passer de 15 nds à 25/30nds en 2 minutes ! On se dit que ça va passer, on prend la barre est on profite, le bateau par en survitesse sur chaque vague c’est super impressionnant, une première pointes a 20nds une deuxième à 21.8nds, nouveau record validé par Enguerrand ! On se demande si le bateau va tenir, si le bout dehors ne va pas exploser ! Mais tout résiste bien, on a vraiment confiance dans le bateau !" Milai : Anna Beaugé  "Temps bizarre sur la planète mer ! A l'approche de la dépression tropicale en formation, le vent observé n'a pas grand chose à voir avec ni l'une ni l'autre des prévisions, aussi nous avançons à pas de loup, chaque longueur parcourue étant un gain bon à prendre. La flotte se tasse un peu, il y a l'effet accordéon des différents systèmes météo, on a vu le paquet de tête s'arrêter net pedant une heure ou deux et on regarde toujours dans le rétro, ceux  qui fusent derrière. Proche de la zone poissonneuse africaine, les dauphins ont fait leur réapparition : ils sont petits, presque tous gris et certains tachetés. Il fait très doux gris, plutôt humide, la journée; la lumière est très blanchâtre, le ciel  est complexe, quelques pluies  éparses..." Seafrigo - Sogestran : Cédric Chateau "Après 24h magiques, plein fer vers l'île de Sal avec des moyennes supérieures à la moyenne de nos camarades, Seafrigo-Sogestran se retrouve de nouveau dans la mêlée de la "ligue 2". L'ambiance à bord était à la concentration aujourd'hui pour éviter la sortie de route synonyme de potentielles avaries. On a vraiment tiré sur le bateau et celui-ci a bien tenu la cadence infernale que nous lui avons imposée. C'est donc du coup un peu cramés que nous rejoignons nos camarades du 2nd groupe (le groupe des leaders étant un peu détaché). Il va falloir rester lucide car la suite du scénario va jouer avec nos nerfs sur un plan d'eau des plus ouverts tactiquement. Résultat des courses dans 24/36 heures." Calliste Antoine : Croatia Full of Life "Journée plus légère niveau vent et vitesse, on a pas mal dormi. Incertitudes de la nuit, sans moteur pour énergie et avec une vitesse trop faible pour l'hyrogénérateur, ça va être compliqué (7,5knts de vitesse pour avoir du jus. On a fait le point nourriture aujourd'hui, c'est limite pour les routages à 23 jour de course. Sinon on a recollé avec la flotte de devant mais la flotte de derrière est revenue aussi, ça sent le second départ au Cap Vert." Olivier Magré : E.Leclerc - Ville-La-Grand  "48H bien actives avec ce bon vent, donc on en a bien profité ! (409 nm sur 24h ! Ca fait du milles ! Maintenant on retrouve un vieil ennemi, la pétole ! Ca devient assez calme, particulièrement dans la nuit demain soir jusqu'à vendredi matin. J'ose encore espérer que les fichiers vont s'améliorer mais il y a bien souvent peu de place pour ca malheureusement."[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+10 : Ca glisse à l'Ouest]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j10--ca-glisse-a-l-ouest&mode=actualites&id=9135 Wed, 17 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j10--ca-glisse-a-l-ouest&mode=actualites&id=9135 10 jours de course, déjà, et la flotte des 45 Class40 étalés sur plus de 750 milles entre le Nord de Madère et bientôt la latitude de Nouakchott en Mauritanie, continue de glisser le long des rivages africains, où souffle encore un alizé de force décidément bien instable. Pour 35 d'entre eux, les Canaries sont déjà reléguées au rayon des souvenirs dans les livres de bord et c'est bien le contournement de l'île de Sal au Cap Vert, marque de passage à laisser à tribord, qui occupe les esprits de chaque duo. Les Imocas, du moins ceux qui ne naviguent pas avec la tête de flotte des Class40, ont évité comme la peste la proximité de ces îles aux senteurs africaines, par crainte des forts dévents et de cette brutale rupture de l'alizé sur toute la zone. Chef de file pour l'heure indéboulonnable de la flotte Class40, Redman (Carpentier - Santurde) va pourtant devoir s'y frayer un chemin. Point d'échappatoire par l'Est pour les Class40, dispensés de pot au noir, et qui entameront passé le Cap Vert, la traversée de l'Atlantique en route directe vers Fort de France. Pointés bon dernier il y a encore trois jours seulement, bien isolés à l'Ouest de toute la flotte en compagnie exclusive de Serenis Consulting (Galfione - Péron), Antoine et Olivier Magré (E. Leclerc- Ville-La-Grand) remportent la palme de la résilience, de la patience et de l'entêtement. La pression qu'ils ont trouvée en bordure de dépressions d'Atlantique Nord, les ont propulsé en un long bord rapide à la 27ème place, performance en cours. Jean Galfione et Eric Péron, remontés à la 25ème place, lorgnent depuis sur la 24ème place chèrement défendue loin dans l'Est par Vogue avec un Crohn de Pierre Louis Attwell et Maxime Bensa. Dans une autre configuration de course et aux avant postes cette fois, le duo Belgo-Français Jonas Gerckens - Benoit Hantzperg à la barre du Max 40 Volvo s'est donné lui aussi, à la faveur d'un franc décalage occidental, les moyens de venir disputer la superbe des leaders de l'épreuve, les redoutables Antoine Carpentier - Pablo Santurde sur leur non moins redoutable Mach 40.4 Redman. Avec le ralentissement attendu lors de la traversée de l'archipel, c'est un regroupement d'une petite vingtaine de Class40 qui va offrir le spectacle inédit et éminemment excitant de voiliers en course à l'assaut des îles, et de cette entrée dans le vaste Atlantique qui constituera le long sprint final de la Transat. Le fait du jour : Luke Berry -Lamotte - Module Création Après le passage difficile de Gran Canaria hier, Luke et Achille  constataient dans la nuit que le Class40 enregistrait un gros déficit de vitesse. Au petit matin, après inspection, le verdict tombait : une énorme bâche était enroulée autour de la quille! Les deux hommes entamaient sans tarder des opérations de maintenance pour se libérer de cette bâche, affallage du spi et de nombreux demi-tours dans tous les sens. Après quelques temps, l’opération fut un succès et Lamotte-Module Création reprenait sa chasse aux leaders. La perf du jour : On a ce matin envie de citer pêle-mêle Charles-Louis Mouruau et Andrea Fantini (Guidi) à la bagarre pour la 11ème place avec Croatia Full of Life (Calliste Antoine - Ivica Kostelic), mais aussi les filles de la Boulangère Bio, Amélie Grassi et Marie Riou désormais 9èmes, ainsi que les 10 places gagnées par Antoine et Olivier Magré (E.Leclerc - Ville-La-Grand), avec 384 milles parcourus ces dernières 24 heures! Pour mémoire, le record des 24 heures pour un Class40 est de 429 milles, Crédit Mutuel de Ian Lipinski (17,9 noeuds de moyenne!). A noter : La zone interdite de Mauritanie n’est pas un DST mais une zone interdite que la Direction de Course a installée pour éviter les éventuelles pirates ou voleurs qui pourraient agresser les bateaux. De même , il existe une zone interdite pour la course, établie par la DC, le long de la côte brésilienne, où l'on rencontre d’une part pas mal de petits bateaux de pêche non éclairés mais aussi tout ce qui sort du fleuve Amazone déchets, troncs d’arbres etc… Source : Direction de course Sylvie Viant Ils ont dit : Snow boarder et poète La nuit, on dit que tous les chats sont gris. Mais l’océan l’est, lui aussi; Sous le rayon de la lune qui luit, La surface nous offre ses 50 nuances de gris. Le vent de son côté forcit Et nous prie de prend un puis 2 ris, Nous éviter ainsi de partir au tapis, Pour garder en vie notre spi. Un sommeil en dent de scie, Et voila, la nuit est fini. Mathieu Crépel - Everial Freedom - Thomas Bulcke « Dans la brafougne, le vent medium ou fort, l'instant banette est un moment unique en son genre. Allongé raide comme un piquet en essayant de se détendre pour trouver le sommeil. Collé à la cloison on peut entendre l'eau filer le long de la coque, les vagues s'écraser sur le pont suivi des écoulements d'eau qui ruisselent sur le bateau. On sent le bateau vibrer en accélerant, s'arrêter en enfournant dans la vague de devant, se cabrer, zigzaguer dans les surfs infernaux. S'ajoutent les bruit des rebondissements du bateau sur les vagues, le bruit du vent qui siffle dans le mat pour nous rappeler qu'à tout moment, il peut nous adresser une petite rafale qui fera tout basculer et nous partirons au tas. Allongé dans ma bannette, je dois accepter d’être cette petite chose vulnérable sans defense qui cherche juste quelques minutes dans les bras de Morphée avant que mon tour n'arrive pour aller défier les éléments. Ca sera alors à Thibaut de placer sa confiance dans mon bras qui avec agilité guidera notre beau bateau dans les vagues. Bref vous l'aurez compris je n'arrive pas à dormir. » La Boulangère bio - Amélie Grassi « Nous avons passé une journée de rêve, 20 nds et grand soleil, un peu de mer pour des surfs encore plus rigolos. Des conditions dont on ne se lasse jamais. Avec Marie nous nous sommes régalées à la barre toute la journée, nous avons tout donné, avions une super vitesse et cela fait plaisir ce soir d'être bien installées dans le top 10. (9èmes ce matin ndlr) Cette nuit nous essayons de bien nous reposer et de préparer la suite, comme tout le monde nous recherchons le juste passage pour exploiter au mieux le peu de vent qui nous portera vers le Cap Vert... casse tête amusant » Milai - Anne Beaugé « Aujourd'hui, on a eu bien du mal à résister aux assauts qui viennent de tous côtés,  par ceux qui ont fait le tour par l'ouest, ceux qui ont pris plus court par l'est, on se fait dévorer de plus en plus vite... La nuit dernière a été superbe, le bord de spi assez loffé nous a tenu en haleine. Ceci dit le vmg cest bien aussi pour être a plat et au sec ! Nous barrons beaucoup, et cela a pour conséquence de créer dans chacun de nos dos une crampe aigue et sournoise, entre l'omoplate et la colonne. Pour ma part, la sensation c'est que mon muscle s'est transforme en beef jerky … » On se détend avec les chansons d'Ivica Kostelic a la VHF, reprises en choeur par Charles Louis Mourruau, et avec la visite d'oiseaux sur le pont, une magnifique sterne (?) qui est venue tourner 100 fois autour du bateau, chiper le velcro du gennaker, et s'installer sur le roof. On commence à se rationner en chocolat, on a pas prévu assez, au vu de la faible vigueur des alizés ! » Seafrigo - Sogestran - Cédric Chateau « Les nuits se suivent et ne se ressemblent pas du tout, c'est le moins que l'on puisse dire. Depuis 48h, nous luttons contre des conditions météorologiques défavorables et voyons nos concurrents directs disparaître de notre radar avec des vitesses nous laissant rêveurs. Et bien cette nuit, bizarrement, alors que les prévisions n'étaient pas bien différentes de la veille, nous ne négocions plus des passages de grains avec des vents erratiques, c'est fini tout ça, bien au contraire ! Notre compteur affiche une belle moyenne et qui plus est, sur la trajectoire directe de l'île de Sal, notre prochaine target. Et il semblerait, ce qui constitue une découverte mondiale majeure, que l'état de notre moral soit directement connecté au speedomètre du bateau (bon ok peut-être aussi un peu aussi au tableau des résultats…). » Leclerc Samsic - Simon Kervarrec « Aujourd'hui,à bord, c'était bricolage ! Il y a des jours comme ça où tout décide de casser en même temps.... Donc ça a commencé par un accro dans le spi, puis un taquet qui a decidé de se dévisser et enfin, le vie de mulet qui ne voulait plus tenir la baume au mat !!! Après tout, à par la prendre dans la tête, on se demande à quoi ça sert vraiment cette baume ! A part ça, le bateau avance bien même si j'ai l'impression d'être en mode Vasymolo 3000 comparé au Magre flashé à 17,3kt au PoseReport » Croatia Full of Life - Calliste Antoine  « Nuit au contact avec Guidi, à jouer dans les dévent des Canaries. Actuellemnt dans une option Ouest sur la flotte pour descendre au Cap Vert, on recolle sur le paquet des premiers qui touche la pétole avant nous. Faudra pas qu'on traine trop pour traverser d'ailleurs : mon frère, ma soeur et ma copine repartent le 29 de Martinique… » Edenred - Emmanuel Le Roch « Journée délicate et déterminante, nuit blanche à venir ! Après une super nuit sous grand spi à plus de 16nds de moyenne c’est une autre ambiance que nous avons eu à bord toute la journée, beaucoup de mer et un vent n’affolant pas le compteur à plus de 8 nds. Téléchargement de fichiers, compréhension des systèmes, routage, encore routage, actualisation des pointages, j’use de tous les outils pour avoir le plus de cartes en main et prendre la bonne décision. Notre avance sur la flotte va fondre comme neige au soleil. De notre côté, nous allons essayer de tirer une fois de plus notre épingle du jeu pas une belle trajectoire, la nuit prochaine s’annonce comme une des plus importante de cette transat !! On est à fond ! En espérant avoir un brin de réussite. Redman nous mène toujours la vie dure niveau vitesse. Le moral est bon et sommes d’attaque pour la suite ! »[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+9 : Avantage Redman !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j9--avantage-redman-&mode=actualites&id=9132 Tue, 16 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j9--avantage-redman-&mode=actualites&id=9132 En route vers les Antilles, les voiliers de la Transat Jacques Vabre, et singulièrement les classes monocoques de l’épreuve, Imocas et Class40, tutoient depuis quelques jours les rivages africains de Mauritanie et bientôt du Sénégal. La faute, en ce qui concerne les monocoques de 12,19 m, à ce point de passage obligé de l’île de Sal, dans l’Est de l’archipel du Cap Vert. La faute aussi à une vaste zone de calme qui s’étend depuis quelques jours sur l’archipel, ne laissant vers le Sud qu’un étroit passage venté le long du Dispositif de Séparation de Trafic Mauritanien. Il va donc bien falloir, et dans l’optique éminemment stratégique du passage au Cap Vert, remettre un peu d’Ouest sur la route, comme s’y attache avec une belle réussite l’impressionnant leader de la flotte, Redman au duo Carpentier-Santurde. Les deux hommes, inspirés dans leur franchissement sans faux col hier des Canaries, se sont dotés dans leur élan d’un petit matelas d’une trentaine de milles d’avance sur leurs poursuivants les plus en réussite, Banque du Léman (Gautier-Koster) et Edenred (Le Roch-Quiroga), matelas suffisant pour déclencher sans pression l’empannage millimétré de ce matin qui les envoie sur la route du Cap Vert, destination Sal, qui marquera le début de cette grande traversée de l’Océan Atlantique en direction de l’arc Antillais et la Martinique. 25 Class40 en auront terminé à la mi-journée avec le franchissement de l’archipel des Canaries. Les 20 autres voiliers en lice amorcent dans le Nord Ouest de Madère une descente plein Sud après s’être joliment accommodés des derniers miasmes de l’alizé Portugais. Parmi eux, les deux évadés dans l’Ouest, Serenis Consulting (Galfione-Péron) et E. Leclerc Ville-La-Grand (Olivier et Antoine Magré), continuent de capitaliser sur leur si risqué investissement. Parti du diable Vauvert, Serenis Consulting lorgne avec appétit ce matin sur la 26ème place de la famille Kervarrec (Samsic E. Leclerc). Une nouvelle bataille d’empannages débute pour les leaders, dans un vent qui va au gré de la descente, prendre de plus en plus de Nord, tout en faiblissant sensiblement. Du portant dans du vent medium, de quoi remettre en selle les voiliers d’avant dernière génération, moins typés pour la brise travers au vent et qui vont de nouveau trouver ces prochain heures de quoi rivaliser avec les scows dernier cri. Lamotte Module Création (Berry - Nebout) et La Manche#EvidenceNautique (Loison-Jossier) n’ont pas dit leur dernier mot, aiguillonnés par un duo Lipinski-Pulvé (Crédit Mutuel) qui attend patiemment son heure et qui revient fort sur le Club des 6 en tête depuis l’entrée en Atlantique. Au bonheur des dames. 9 femmes disputent, en duo ou en mixte, cette 15ème édition de la Transat Jacques Vabre. Trois équipages sont 100% féminins et parmi les plus aguerris d’entre eux, celui de La Boulangère bio d’Amélie Grassi et Marie Riou, évolue avec brio dans le Top 10 de l’épreuve. Les deux marins ont de toute évidence trouvé et compris les manettes de leur Max40 millésimé 2021 qui, conjugué à une navigation propre et sans erreur, leur permet de rivaliser avec les meilleurs. Un peu plus bas dans le classement, les deux autres duos de femmes Julia et Jeanne Courtois, 35ème sur Saint James - Biscuiterie de l’abbaye et Morganne Ursault-Poupon associée à Julia Virat (UP SAILING Unis pour la planète) régalent les observateurs par leur joie de naviguer, leur capacité à trouver des ressources quelles que soient les difficultés et leur talent à partager un voyage aux accents initiatiques, fait de découvertes et de réflexions sur les choses de ce monde. Clara Fortin partage avec Martin Louchart la barre de Randstad-Ausy. Les deux jeunes skippers naviguent ce matin bord à bord avec peut-être le marin le plus expérimenté de la course, Sébastien Audigane (Entrepreneurs pour la planète). C’est peu dire qu’affirmer que le jeune duo Normand est à l’aise dans sa course. Performant depuis le départ, le duo Franco-Japonais de Milai compte avec Anne Beaugé une autre femme de l’épreuve. Pointée 14ème au côté de Masa Suzuki, Anne témoigne depuis le large et avec beaucoup d’humour de son plaisir d’être en mer. Seule femme non française, la Canadienne Melodie Schaffer navigue avec Ryan Barkey et est la moins bien classée des femmes de la course, 42ème ce matin à bord de Stormtech. La perf du jour : Avanade - Maxime Cauwe - Jules Bonnier. L’un des plus anciens voiliers de la flotte, le N°98, plan Verdier de 2010, vient aujourd’hui frapper à la porte du Top 10 de l’épreuve. Max et Jules pointent en douzième position, soit un gain de 4 places ces dernières heures. Il sont dit : Redman - Antoine Carpentier - Pablo Santurde "Le passage des Canaries s'est bien passé ! On a eu trois options différentes, le passage des Mach40.4 (Banque du Leman, Edenred, et nous) au milieu, le passage du Max40 Volvo à l'ouest et le passage des bateaux ancienne génération (les Normands et Lamotte) à l'est. Pour l'instant j'ai envie de dire que notre passage a été le meilleur. On verra qui arrivera en premier au Cap Vert. La journée a été bonne puisque nous touchons le vent en premier du coup on a réussit à creuser un peu avec nos poursuivants les plus proches. Par contre la météo a l'air de se compliquer sérieusement en approche du Cap Vert. Comme si le Pot au Noir remontait sur notre chemin. je crois qu'on a les conditions idéales pour nos bateaux, 20 noeuds de vent et une mer assez plate 1,5 mètre de houle. Ca envoie !"  Edenred - Emmanuel Le Roch - Pierre Quiroga "Petit mot de la nuit, enfin du matin ! Après un dimanche difficile où nos 2 amis nous ont largement distancé la journée d'hier et cette nuit nous ont remis dans le match !  De surf en surf sous grand spi avec les éclairs derrière nous ! Magique ! Edenred va bien dans ces conditions. Il aime cette allure... nous aussi ! Et du coup on a Banque du Léman à vue." E. Leclerc - Ville - La - Grand - Olivier Magré "Une bonne journée pour le Class40 E.Leclerc VLG aujourd'hui!  De la vitesse, du soleil et de la distance parcourue dans le bon sens ! On file plein sud vers le Cap Vert (bon il reste encore 1,244 milles nautiques mais c'est mieux qu'hier!) On a eu les dernières molles ce matin et maintenant on devrait avoir de l'air jusqu'à vendredi lorsque qu'on approchera le Cap Vert (on espère que le phénomene météo qui crée cette barrière invisible va se calmer un peu. Les gribs sont tout bleu (ca veut dire pas de vent, comme la semaine dernière LOL...)  A bord les gars vont bien, on mange bien, on profite des températures qui montent tranquillement. Seul bémol, la cheville regonfle un peu donc je garde un oeil dessus." Exploring Tech for Good - Enguerrand Granoux - Victor Jost "A l’heure où on vous écrit le plan s’est à peu près bien déroulé, on a empanné vers le sud à 21h30 TU et là on est à peu près en  route direct vers SAL ! Enfin, c’est cool ! Plus que 5 jours de tout droit sur un bord… enfin bon ça va jamais se passer comme ça ! Mais ça fait plaisir d’être sur une trajectoire très rapprochante  !  Aujourd’hui c’était aussi notre première journée où l’on ne mangeait plus les plats du chefs Ronan Kervarrec qui avait préparé tout nos repas depuis le départ. Et en fin de journée on a eu le droit à un moment assez incroyable, le soleil était déjà couché et la pleine lune bien levé. On s’est relayé à la barre pendant un bon moment, y avait du vent, toujours sous grand spi. Un moment vraiment dingue !"  UP SAILING Unis pour la planète - Morgane Ursault-Poupon - Julia Virat "Tout va bien à bord de Up Sailing qui file toujours sous 15-20 noeuds au portant. Le pouf à billes (dans lequel on dort) et le poste de barre n'ont pas l'occasion de refroidir : on s'y alterne méthodiquement toutes les deux, avec toujours un peu plus de hâte dans un sens que dans l'autre. C'est génial d'avoir la lune avec nous une grande partie de la nuit, elle aide à garder le cap et rend l'ambiance nettement plus conviviale. On continue notre descente direction SW et les températures augmentent gentiment : on n'est presque plus obligées de mettre une veste, même la nuit." Leclerc Samsic - Simon Kervarrec "Tout va bien à bord, le bateau glisse bien et la pression est de retour, ce qui devrait nous amener aux canaries d'ici 24 à 36 heures ! Histoire d'être présentable au moment de s'arrêter boire une bière là bas, on s'est douché et ça fait vraiment du bien ! Oui, je commence à rêver d'une bonne bière fraîche avec les copains... Les nuits sont de plus en plus chaudes et ça aussi c'est très agréable. Fini bonnet, cagoule et gants!"[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+8 : Déferlements insulaires]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j8--deferlements-insulaires&mode=actualites&id=9130 Mon, 15 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j8--deferlements-insulaires&mode=actualites&id=9130 De Madère aux Canaries, les 45 voiliers de la Class40 partagent en ce 8ème jour de course les mêmes problématiques liées au franchissement d’iles volcaniques, avec leur corollaire de hauts sommets responsables d’importants dévents, du trafic, des effets de sites en tout genre. A l’Ouest, à l’Est, au milieu ? Les cogitations vont bon train et ils sont déjà quelques-uns à se congratuler pour des passages sans coup férir au plus près de rivages enchanteurs que l’on se promet de visiter un jour. Ainsi le Belge Jonas Gerckens (Volvo) tire-t’il ce matin les marrons du feu entretenu depuis plusieurs jours sous la forme d’une excellente option Ouest. Il a glissé cette nuit à belle allure entre La Palma et Gomera et monte sur la troisième marche du très provisoire podium. Ses deux prédécesseurs Redman (Carpentier - Santurde) et Banque du Léman (Gautier - Koster) signent eux aussi la belle option de la nuit, au plus près de la côte orientale de Ténérife. Ils allongent ce matin la foulée et profitent à plein du ralentissement de leurs adversaires éparpillés sur toute la largeur de l’archipel, tendant en leur faveur l’élastique des écarts, portés désormais à plus de 80 milles entre les 7 leaders historiques (on inclue bien entendu Crédit Mutuel - Lipinski-Pulvé) de cette palpitante 15ème Transat Jacques Vabre. C’est une vague, un déferlement, une coulée, une irruption. Non, on ne vous parle pas ici du volcan Cumbre Vieja, mais bien de l’arrivée en masse sur l’archipel des Canaries d’une flotte de 45 Class40. Entre Lanzarote à l’Est et La Palma à l’Ouest, à l’intérieur, à l’extérieur des îles aux hauts sommets volcaniques, chacun choisit sa route, en fonction de ses adversaires directs, du vent attendu sur zone, mais aussi, déjà, en fonction de la meilleure route envisagée vers d’autres îles aussi enchanteresses, celles du Cap Vert, prochaine cible névralgique pour les Class40 qui iront y virer l’île de Sal avant de mettre cap vers les Antilles. Mais d’ici là, chaque histoire personnifiée par chaque duo poursuit son cours, plus aventureuse au Nord pour les voiliers qui, de la latitude de Lisbonne à celle de Gibraltar, profitent de belles conditions de glisse, enfin, et pour des gains significatifs sur la route, à l’image des 246 milles parcourus ces dernières 24 heures par la famille Magré dont le Mach 40.4 E. Leclerc Ville La-Grand touche enfin quelques dividendes de cette option à l’ouest de la dorsale choisie dans le sillage de Serenis Consulting (Galfione - Péron), lui aussi fort bien payé de retour avec près de 300 milles parcourus et un gain de 6 places au classement général! Avec un delta de plus de 750 miles en latitude entre les leaders et la queue du peloton, autant dire que les conditions et les développements météos ne sont plus les mêmes selon que vous profitez des derniers soubresauts de l’alizé Portugais, ou que vous vous jetez avec appétit dans les alizés Canariens qui balaient les rivages du Sahara occidental. Le chaud vent du désert plonge ainsi les protagonistes de tête dans un bien-être précurseur des voluptés tropicales à venir. Au bonheur d’une navigation en tous points idylliques, vient pourtant s’immiscer pour chaque duo la tension de la compétition, tant la proximité des concurrents exacerbe l’envie de s’aligner, voire de dépasser les performances du voisin. Difficile de tracer sereinement sa voie quand l’AIS vous renvoie en permanence l’écho lancinant d’un adversaire en approche.  Madère pour les uns, les Canaries pour d’autres, le Cap Vert déjà dans les esprits des leaders, avant les solitudes désolées de l’Atlantique, la Transat Jacques Vabre des Class40 offre de magiques senteurs insulaires. Ils ont dit : Nicolas Jossier - La Manche #EvidenceNautique : « Tout va bien à bord, les petits copains sont revenus au contact en deuxième partie de semaine et le jeu va devenir ardu face aux nouveaux scows. Mais on va chèrement défendre notre place dans le groupe de tête, qu'on se le dise. On vient de faire tomber les cirés... l'été commence ! » Anne Beaugé -Milai : "Tout va bien a bord de Milai, comme tout le monde on imagine, on a de plus en plus chaud. Est-ce que tout le monde a autant de grains aussi ?  Ils commencent a bien peupler le ciel et se jouer de notre route. Un enorme, un montagne, avec sa cheminee toute noire etalee, croise il y a 1 heure... Sinon, on vous écrit depuis les Selvagem Islands -Ile Sauvages-? deux petits cailloux, portuguais ?  Rassurez-vous on ne compte pas s'y arreter, par contre on les auraient bien croisé de jour plutot, pour avoir un petit aperçu de ces curieux monticules. Il reste 901 MN jusqu'au Cap Vert, et une depression qui nous barre la fin de la route, grrr…. » Cédric Chateau - Seafrigo - Sogestran : « Fin du weekend ! Pas d'incidents techniques ni de manœuvres exotiques à déplorer ce weekend ! Bon! rassurez-vous, il n'y a pas que dans l'approximation technique qu'on a un petit niveau, on se défend également en stratégie approximative ! Parce que oui, en embuscade de nos déboires techniques, on ne s'attendait pas à être autant à côté de la plaque sur les options tactiques. Le bilan comptable est donc assez lourd ce weekend avec pas mal de terrain perdu sur l'ensemble de la flotte qui nous côtoie. On essaie tant bien que mal de nous recaler au mieux dans la flotte depuis notre positive ouest au gré des fortes variations en direction de ce flux de Nord Est qui nous pousse vers le Cap Vert. Réponse d'ici peu... A part cela, tout va bien à bord, on s'efforce de faire avancer la machine, de contrôler les points de fatigues, de nous alimenter correctement, l'ambiance est bonne, l'entente parfaite (oui oui) mais pour parfaire ce cadre "idyllique", va falloir qu'on remonte des places! " Julia Virat - UP SAILING Unis pour la planète : "On me demande de préciser ce que veut dire notre rythme du moment : "on file sous spi au portant à 10 noeuds vers le SW avec entre 12 et 20 noeuds de vent" (je fais sacrément la maline maintenant, mais rappelez-vous que je n'avais aucune idée de ce que tout cela voulait dire il y a un an et demi !). Au portant : c'est quand le vent nous pousse par l'arrière, au lieu de remonter dans sa direction. Traduction : la panacée. On avance beaucoup plus vite, le bateau tape moins car les vagues vont dans le même sens que nous et il gîte moins donc la vie à bord est un peu plus confort. Parfois, on a même la chance de "surfer" sur les vagues, on sent les accélérations et c'est du pur bonheur ! Avancer à 10 noeuds (19 km/h), c'est plutôt cool. Un bateau de croisière ne va jamais aussi vite. On n'est loin des records de ce qu'un Class40 peut faire (aux alentours de 30 noeuds pour les plus modernes... moi j'ai décidé que je voulais faire ça dans la vie après avoir vécu une pointe à 28 noeuds sur le bateau de Ian Lipinski :-D), mais ça donne quand même la sensation de filer et la pression dans les voiles est chouette, on sent qu'il se passe des trucs et il y a du boulot au réglages des voiles pour grappiller parfois 1 ou 2 noeuds, c'est motivant. Bref, quand je dis : on file SW à 10 noeuds sous spi, c'est que la vie est belle! » Olivier Magré - E. Leclerc Ville-La -Grand : « Ca file a bord du 160 ce soir (en tout cas plus que d'habitude après déja une semaine de course!) La meétéo des prochains jours nous est plutôt favorable, demain latitude des Açores, mardi celle de Madère puis mercredi les Canaries. il y a de l’incertitude pour la zone entre les Canaries et le Cap Vert due a une bulle qui ressemble a une onde d’Est... en tous cas, on espère que ca passera sans trop de dégats ! Les marins vont bien, le bateau est agréable à vivre (ou plutôt on s’y habitue!) et le moral est bon ! » Calliste Antoine - Croatia Full of Life : « Toujours sous spi dans un vent presque mou  entre 9 et 12 knts de NO. Demain après midi passage prévu aux Canaries. A bord on a de temps pour dormir,  de longues siestes de plusieurs heures, les nuits sont toujours longues mais la lune bientôt pleine nous éclaire bien en première partie de nuit. On  a enfin sortis les shorts aujourd’hui ! J’ai commencé à réparer notre grand spi déchiré avec les moyens du bord, on espère ne pas avoir à le renvoyer. On grappille doucement du terrain sur Milai mais la moindre erreur nous fait perdre plusieurs heures de boulot (manille textile d'amure qui explose  par exemple). Le moteur est définitivement hors service pour cette fin de course, on reste sur les panneaux solaires et l'hydrogénérateur pour l'éléctricité à bord." Simon Kervarrec - Samsic E. Leclerc :  "Aujourd'hui, c'est Dimanche et le Dimanche c'est repos. Donc au programme c’était grasse mat', brunch, apéro, poulet rôti de mamie et ce soir McDo devait le film du cineclub !! Ca tombe bien ! C'est tout droit en mode "un jour sans fin". Bon hormis le McDo on a quasi tout ! Même Tom Cruise qui, une fois de plus sauve la veuve et l'orphelin. Ah oui ! Et l'apéro a été (une fois n'est pas coutume) sans alcool ! » Enguerrand Granoux - Exploring Tech for Good  Alors pour tout vous dire, aujourd’hui était une grande journée suite à deux événements ! Le premier étant que nous avons ouvert le compartiment « été » de nos sacs perso! On ajoute les penses bête « mettre de la crème solaire » et « rincer les panneaux solaires » à notre check-list journalière... ça sent bon le sud tout ça ! La journée était magnifique, on ne quitte plus notre spi qui est à poste depuis le cap Finisterre. Seuls la grand voile et mon caleçon sont à poste depuis plus longtemps. Ce matin on a également pris « la lourde » décision d’aller à l’Ouest. Ça ne paraît pas impressionnant comme ça mais pour nous ça a été une décision complexe car on avait décidé depuis notre dernière course de privilégier la tactique à la stratégie. Je pense que dans le fond on a un petit côté attaquant mais qu’on manque clairement d’expérience. Finalement on est presque assez vite rassuré car tous les bateaux ont fini par partir à l’ouest... ils nous suivent ? les fous..." Frans Budel - Sec Hayai : "Dimanche n’a pas été une mauvaise journée. On n’a rien cassé, pas de réparation à effectuer, juste à naviguer et à discuter de la route à suivre et comment nous améliorer notamment dans la gestion d’adrénaline. Une journée assez tranquille au demeurant. Ah oui, j’ai aussi pris une douche sur le pont! J’ai fait bouillir de l’eau et je me suis douché! Le grand moment de la journée! On a aussi appeler la maison, pour prendre des nouvelles et apprendre que max Verstappen a terminé deuxième du Grand Prix! » Antoine Carpentier -Redman :  "Mon Pablo , mon précieux! c' est le choix du coeur , mais aussi celui de la performance et du dévouement . Depuis hier , le vent a molli, nous pensions avoir un peu de répit , mais c'était sans compter  les caprices d'Eole, le vent a été très changeant en force et en direction (entre 8 et 15 Noeuds et en direction entre le nord et le 50°), dans ces conditions les choix de voiles de ce dimanche ont été compliqués. comment faire pour aller aux Canaries et où passer pour ne pas être englué dans les dévents des iles? après moulte changements de voiles d'avant qui nous ont privé d'un sommeil de plomb et un gros "brain storming" nous avons fait le choix du spi qui nous a permis de recoller à la tête de flotte et décidé de passer entre Ténérife et Gran Canaria, comme la plupart de nos compagnons de route. il y a toujours un concurrent qui se démarque, je pense à Volvo, qui nous ont fait hésiter longtemps, ils sont partis à l’Ouest ! Nous sommes passés aussi entre Selvagem grande et l’ile Alto, deux îles qui ont l'air inhabitées à peine à 100 milles nautiques au nord des Canaries. La lune nous éclaire encore et toujours, nous commencons à voir au sud des nuages typique des alizés , ca sent bon les grands surfs. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+7 : La folle semaine des Class40 !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j7--la-folle-semaine-des-class40-&mode=actualites&id=9128 Sun, 14 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j7--la-folle-semaine-des-class40-&mode=actualites&id=9128 Il y a tout juste 7 jours, le basketteur international Boris Diaw lâchaient 79 fauves à la conquête de la Transat Jacques Vabre 2021. 45 de ces coureurs d’océans appartiennent à la Class40 et, si les conditions de vent dans la première partie de course se sont avérées des plus tortueuses, l’absence de gros coup de chien a aussi permis à la classe des monocoques de 12,19 mètres de compter encore en course l’intégralité de son si pléthorique effectif. A part le très gros temps, les 90 hommes et femmes de la Class40 ont à peu près tout connu, au point de générer de la part des observateurs nombre d’analogies avec le Tour de Bretagne, la Solitaire du Figaro et, même, un Pot au Noir en mer d’Iroise. Les favoris de l’épreuve ont, dans leur grande majorité, su et pu tirer leur épingle du jeu, évitant les passages à niveau pour entrer rapidement dans les régimes d’alizés portugais qui les ont très rapidement remis dans le rythme trépidant de la transat. L’émulation entre concurrents navigant souvent à vue a fait le reste et les étonnantes performances des unités de dernière génération éclatent depuis au grand jour. Avec 320 miles parcourus ces dernière 24 heures, le nouveau leader de la classe, Banque du Léman (Koster - Gautier) supporte sans rougir la comparaison avec certains Imoca. 7 Class40 parmi les plus récents, les plus optimisés aussi, constituent au terme de près de 1 400 milles de course avalés depuis Le Havre, le groupe de tête de la flotte. On déplore pourtant les absences de quelques outsiders dit de luxe, que l’on se surprend à retrouver dans les profondeurs du classement. Serenis Consulting, au duo de choc Galfione-Péron pointe ainsi à la 39ème place, à… 542 miles du leader! Sébastien Audigane, associé au vainqueur 2019 de la Mini Transat François Jambou (Entrepreneurs pour la planète) est 32ème. 640 milles séparent déjà les leaders du dernier du classement, E.Leclerc Ville-la Grand de la famille Magré. Mais tous ont désormais renoué avec d’intéressantes vitesses de rapprochement, majoritairement aux allures portantes et selon des trajectoires variées désormais, avec d’importants (près de 300 milles) décalages en longitude Est -Ouest. Par le travers de Gibraltar, et alors que l’archipel des Canaries focalise un centre de haute pression moins venté, ils sont un certain nombre, depuis Groupe G2C La Martinique (Criquioche-Baray) à Everial (Thuret-Crépel) et jusqu’à Inter Invest (Perraut - Mathelin Moreaux) à se replacer d’intéressantes manières, bien décalés dans le Nord Est des 18 protagonistes de tête, tout en glissant dans un flux de Nord Est bien soutenu. La traversée des Canaries à compter de ce soir devrait nous offrir l’inattendu et singulier spectacle de bon nombre de Class40 investissant les nombreuses options de passage qu’offrent les îles de Fuerteventura, Grande Canarie, Tenerife, La Gomera, La Palma, ou El Hierro. Dévents, trafic, effets de site, trous d’air, vont peut-être favoriser un regroupement encore plus large d’une bonne moitié de la flotte. Un scenario inattendu qui, à 3200 milles de l’arrivée, rajoute au piment d’une course décidément totalement hors norme. La perf du jour : Avec Banque du Léman (Gautier - Koster) et son gain de 4 places ces dernières heures, avec 269 milles (310 sur le fond) parcourus en 24 heures, on loue la performance de project Rescue Ocean (Tréhin-Denis) remonté à la 12ème place avec 304 milles parcourus sur le fond. Is ont dit : UP SAILING Unis pour la planète : Morgane Ursault-Poupon - Julia Virat  « Le bateau file à son allure désormais préférée : au portant (le vent arrière tant convoité), à une dizaine de noeuds. Des conditions propices à la rêverie... Nous sommes encore en train de faire de l'Ouest mais ça s'oriente de plus en plus Sud et les températures montent : ça donne franchement l'impression d'avancer. Nous nous sommes installées dans un rythme à deux qui fonctionne bien (avec pas mal de fatigue tout de même car les siestes permettent moins de récupérer que les vraies nuits…) » Milai : Masa Suzuki - Anne Beaugé « On est comme sur un tapis volant ! Après la mer formée de ces 2-3 derniers jours, naviguer sur une mer quasi plate, juste avec un peu de houle fait l'effet tapis volant. Comme prévu le vent a bien molli, 12 noeuds environ (avec quelques nuages formes mais peu actifs) et la plus grande partie de la flotte pointe son étrave vers le sud. C'est course de tapis volants, du coup. Aladin a des crampes dans le dos a force de barrer avec la tête a 90 degreé du corps. Se préserver, ce bord va durer 1078 milles .... ! » Redman : Antoine Carpentier - Pablo Santurde « Aujourd'hui la mer s'est calmée, tout comme le vent. Nous venons de passer l'archipel de Madère, et le vent est passé de 20 nœuds à un petit 10 nœuds ! la mer s'est aplatie , on se croirait presque sur un lac ! C'est peut être pour ça que nos amis les Suisses sont en train de revenir sur nous à grande vitesse! Ces dernières 24 H ont été riches en manœuvres et en émotions, nous avons enfin repris la tête de flotte. La route est encore longue, très longue. La journée devrait être relativement simple direction le sud, pas de changement de bord, pas de changement de voile, un vent qui devrait se stabiliser aux alentours de 10 nks avec une direction qui ne devrait plus trop bouger. Niveau Paysage : on a vu les premiers poissons volants, la chaleur dans le bateau est agréable, dehors on doit encore mettre sa petite laine, mais je pense que d'ici un à deux jours, on pourra ranger définitivement les polaires. » La Boulangère Bio : Amélie Grassi - Marie Riou « Encore une chouette journée de boulot aujourd'hui, glissades et bonne ambiance à bord de la Boulangère bio. On se fait des noeuds au cerveau sur la route à suivre, on a décidé de se placer un peu plus à l'ouest que nos collègues ces dernières heures et on a hâte de voir ce que cela va donner (en attendant on cravache pour faire avancer le bateau, ce qui n'est pas forcément simple sous spi lorsqu'il reste un peu de mer comme cette nuit mais que le vent faibli)." Samsic E. Leclerc : Simon et Yannick Kervarrec « Tout va bien à bord de Samsic-E.Leclerc, le bateau avance correctement, même si on à la désagréable impression de se faire rattraper par ceux de derrière sans rien pouvoir faire ! Heureusement, pour se réconforter (et comme le 160 et le 115) on a des coquillettes au homard du chef 2 étoiles Ronan Kervarrec. Oui oui ! Kervarrec ! Encore une histoire de famille ! Sinon, on arrive enfin dans le chaud, et ca c'est plaisant. C'est aussi l'occasion de se laver ! Ca fait du bien après 6 jours… » Vogue avec un Crohn : Pierre-Louis Attwell - Maxime Bensa « La vie s'adoucie à bord de Vogue avec un Crohn, il fait de plus en plus chaud (ou de moins en moins froid plutôt). Nous sommes toujours sous spi depuis la fin du golf de Gascogne et ça c'est chouette ! Nous nous bagarrons contre Fullsafe depuis quelques jours et malgré nos efforts nous avons bien du mal à créer des écarts significatifs avec eux. Ils sont tenaces ces gars là ! En tout cas c'est chouette d'avoir de la concurrence direct, ça maintient la pression !  Si non nous avons fait notre première journée "à la cool" avec Maxime, beaucoup de pilote automatique, pas mal de siestes et de jolis surfs plus ou moins maitrisés. » Freedom : Thibaut Lefevere - Thomas Bulcke « Quel bonheur de toucher du vent de glisser sur les vagues au portant toutes voiles dehors, d'enchainer les empannages pour rester dans notre couloir de vent au large du Portugal. On prend même du plaisir à matosser (se balancer 400 kg de materiel d'un coté à l'autre du bateau). Les nuits sont plus douces parce qu'on a eu bien froid et les étoiles plus présentes ce qui rend les quarts de nuit plus agréables. Vous l'aurez compris le moral et bon à bord ! Nous avons enchainé 3 jours de loi de Murphy (enchainement de galeres, plus y en a plus c'est drôle). Pas le début de course rêvé d'un point de vue sportif mais nous sommes super motivés pour rattraper les copains. Heureusement cette TJV nous offre deja tant de moments intenses, de dépassement de soi, de paysages et d'instants magiques que nous ne pouvons que réaliser la chance que nous avons d'eêre là ou nous sommes (meme si il y a deux jours en cherchant les rames nous nous sommes demandés si nous allions arriver en Martinique en 2021). » Croatia full of life : Ivica Kostelic - Calliste Antoine « On a navigué toute la nuit avec le petit spi. On a attendu que le vent tombe pour envoyer le grand spi. C’est le seul qu’il nous reste et nous devons le ménager. Le spi « décédé » est à la morgue et Calliste va tenter une opération façon Frankenstein pour lui redonner vie. On a un petit problème d’alimentation gasoil sur le moteur. On va éviter de s’en servir et on va s’appuyer sur nos panneaux solaires et sur l’hydrogénérateur. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+6 : Aux basques des Vikings!]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j6--aux-basques-des-vikings&mode=actualites&id=9126 Sat, 13 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j6--aux-basques-des-vikings&mode=actualites&id=9126 Quelle bagarre ! Quel pugilat ! Quelle foire d’empoigne ! Sous les regards envieux de Ian Lipinski et Julien Pulvé, déchainés aux commandes de leur Crédit Mutuel pour revenir au contact, 6 Class40 s’étripent avec un bel entrain, en approche de l’une des trois « chicanes » de leur parcours spécifique, celle préfigurée par l’archipel de Madère, prélude aux deux autres chapelets d'îles, des Canaries et du Cap Vert. Sus aux Vikings Alexis Loison et Nicolas Jossier, excités sans doute par les couleurs rouge et or du drapeau des Plantagenêt, Redman (Carpentier-Santurde), Edenred (Le Roch-Quiroga), Lamotte Module Création (Berry-Nebout), Banque du Léman (Gautier - Koster) et Volvo (Gerckens-Hantzperg) cravachent, cherchent l’ouverture, harcèlent le leader quasi historique (4 jours en tête!) de l’épreuve. Au final, un suspens à tout casser et des performances à faire rougir le plus sophistiqué des Imoca, plus de 300 milles parcourus en 24 heures pour nombre de ces pas si « petits » Class40! Du cap Finisterre à Madère, la flotte toujours intègre des 45 voiliers de la Class40 s’étale désormais, narrant de classements en classements des histoires de mer singulières et propres à chaque projet. Grosse castagne en tête entre voiliers de dernière génération, guerre de positionnement en milieu de flotte entre cap Saint Vincent et cap Finisterre, pour les duos entêtés dans leur volonté de ne point se faire décrocher, et errances plus ou moins maitrisées pour une poignée de voiliers aux prises avec l’anticyclone et qui n’ont pas encore paré la latitude de la Corogne, à la pointe occidentale de l’Espagne. Jean Galfione et Eric Péron (Serenis Consulting) sont, hélas, de ceux là, eux que l’on voyait lutter aux avant postes. L’anticyclone a, pour l’heure, eu raison de leurs visions occidentales, matérialisées par l’approche rapide d’une puissante dépression Atlantique synonyme de salut.  De Simon et Yannick Kervarrec (Samsic E. Leclerc), à Pierre-Louis Attwell et Maxime Benda (Vogue avec un Crohn) en passant par Jean-Pierre Balmes et Laurent Camprubi (fullsave), Stan Thuret et Mathieu Crépel (Everial), on se satisfait d’avoir, au prix d’un beau déploiement d’énergie, accroché l’alizé Portugais. La glisse sous grandes voiles de portant est au programme des prochains jours, scandée par les choix toujours cruciaux du moment d’empanner. Et les classements de mettre en lumière les belles perfs du jour signées pêle-mêle par Legallais (Pierre Casenave-Péré- Kevin Bloch), 8ème ce matin, précédant d'une dizaine de milles la légende britannique de la voile, Brian Thompson associé à Alister Richardson sur Tquila. Nicolas D'Estais et Erwan Le Draoulec (Emile Henry-Happyvore) sont revenus à leur hauteur, en compagnie de l'équipage 100% féminin de La Boulangère Bio d'Amélie Grassi et Marie Riou, à l'aise dans leur Transat comme en attestent leurs mots de la nuit (voir plus bas). Chacun sa route et chacun son voyage ! George Guiguen et Morgann Pinson, à bord du tout premier Class40 et son historique N°1, ferment assez logiquement la marche, en passe d’embouquer l’intérieur du DST de Finisterre, poussant tel un berger son troupeau vers de plus riants pâturages… Ils ont dit : Milai : Anne Beaugé - Masa Suzuki "Tout va bien a bord de Milai. On a un peu creusé dans nos réserves au passage du Cap Finisterre, où l'on a empanné moult fois et passé la journée a faire des chassés croisés avec nos copains, les quincaillers pro Legallais, puis ensuite la rentrée dans l'alizé portugais, re empannages et changements de voiles ! Mais c'est super, le bateau vrombit, siffle et s'il n'atteint pas des vitesses mirobolantes des scows, on tient d'assez bonnes moyennes. La température est bien montée, l'air est humide et on a déja bien chaud a matosser et ranger le spi a l'intérieur. On a failli perdre un spi a l'eau lors d'un envoi aujourd'hui, le bout de la chaussette s’étant fait la malle, il a commencé a s'ouvrir n'importe comment. Il ne fait pas bon avoir des chaussettes un peu trop petites !! Une bonne mise en garde avant d'entrer dans les alizés atlantique. Les alizés portuguais, d'ailleurs, ressemblent vraiment a l'antichambre de leur grand frere Atlantique, en plus  disciplinés peut-être, plus stables et plus gris. C'est le debut de la grande piste de ski ! Et, il y a deja des petits poissons volants !"  Redman : Antoine Carpentier - Pablo Santurde « Quelle journée ou devrais-je dire quelles dernières 48h ! Le rythme est soutenu ! L'ambiance à bord est au top, ceci dit je vois pas comment ca peut mal se passer avec Pablo ? Le bateau va vite sur une mer assez courte (les vagues sont assez rapprochées) et donc assez régulièrement il voit sa vitesse passer de 23 nds à 12 nds en une seconde... c'est bien ces scow mais faut pas mettre le nez dans l'eau ! Pour imager un peu tout ça, imaginez que vous êtes dans un bus et, pas de bol, vous êtes tombés sur le chauffeur qui conduit par à-coups, passant de 50 km à 20 en montant sur le frein, après il redémarre plein pot, pour freiner de nouveau pour redémarrer et ainsi de suite. Sauf que dans ce bus, il faut se faire à manger et c'est le sketch ! Il faut se laver les dents, dormir,  s'habiller.... Bref tous ces gestes du quotidien qui paraissent anodins et qui deviennent une vraie galère ! Pour réaliser cette remontée vers la tête de flotte, il a fallu barrer, barrer, barrer et, comme on est que deux à bord, je vous laisse faire le calcul ça fait un bon paquet d'heures de barre chacun : 20 h pour Pablo et 4 pour moi, LOL... en vrai, on fait moite moite. Du coup, le temps de dispo on dort, on mange, on étudie la météo. Barrer douze heures demande une grande concentration et nous oblige à dormir plus." Vicitan : Didier Le Vourch - Olivier Delrieu « Tout va bien à bord. Nous avons percuté une poutre cet après-midi sous spi à 8/10 noeuds environ. Elle a heurté la coque puis s'est cassée en deux sur le safran tribord. Le safran n'a rien. Nous n'avons pas fait d'inspection de la coque en plongeant mais tout à l'air en ordre. Nous avons passé une heure à changer le dyneema de rappel du safran qui avait cassé net sous le choc avant de repartir. En 24 ans de voile professionnelle, Didier n'avait jamais vu ça ! Probablement plus de peur que de mal mais beaucoup de peur quand même. Nous longeons l'Espagne et ses cargos et le moral est bon. » Sec Hayai - Frans Budel-Ysbrand Endt "Encore unejournée passée à chercher le vent, d’où une certaine frustration. Souvent on a cru l’avoir trouvé, mais il a disparu de nouveau. Et la quête s’est ainsi poursuivie. La nuit dernière n’a pas été différente., sauf que cette fois nous avons été accompagnés par de nombreux dauphins. Nous longeons actuellement la côte espagnole, en empannant pour accompagner la rotation du vent et on continue de chercher où se trouve le plus de pression. Frans et moi entrons de mieux en mieux dans le rythme et on s’installe dans notre routine de vie." Vogue avec un Crohn : Pierre-Louis Attwell - Maxime Bensa « Cette nuit on a plutôt bien bossé ! Des bons surfs sous spi, le tout éclairés par la lune de l’Atlantique qui semble nous ouvrir le chemin.  Même si on a un petit peu mal a l'épaule a force de barrer non stop, on est contents.  Nous avons vu nos premiers poissons volants sur le pont ! C'est bon signe, on est dans la bonne direction ! » La Boulangère Bio : Amélie Grassi -Marie Riou  « Pleine forme à bord de la Boulangère bio. La mer est bien formée ces dernières heures, ça plante pas mal. Pour nous, c'est la piscine à bord... pareil pour les autres j'imagine. Les glissades sont vraiment sympas, on profite des surfs tout en pensant à la suite qui s'annonce encore bien tordue, elle va être longue cette course ! Heureusement on adore être en mer donc ce n'est pas un problème d'y passer du temps (à condition d'y passer quand même un peu moins de temps que les autres bien sûr..) » UP SAILING Unis pour la planète : Morgane Ursault-Poupon - Julia Virat « Aujourd'hui à bord de UP SAILING, nous avons envoyé le spi. La nuit dernière était plus rock'n roll, au près dans 20 noeuds de vent, un ris-solent; on a même failli mettre la trinquette mais comme on savait que ça allait mollir et adonner (dans ce contexte ca veut dire que le vent tourne du près au portant), on ne s'est pas énervées. Le bateau était bien gité, pour notre plus grand bonheur, on retrouvait enfin des conditions sportives, ça nous avait manqué ! Maintenant le près, c'est terminé, nous sommes au portant pour un bon bout de temps. Toute la journée les 200 mètres carré de voile rose ont illuminé le ciel qui avait revêtu de belles teintes grises. Les safrans sifflent, la mer argentée ondule par une longue et régulière houle d'Ouest, on glisse vers le Sud. Ces conditions sont vraiment cool. Certes on pourrait dire que c'est trop mou (ce qui n'est pas faux) mais, moi, à l'instant présent, vu les conditions des jours précédents, je trouve que ces 10/15 noeuds de vent au portant c'est quand même la classe. Il est important de rappeler que des conditions pareilles sont extrêmement rares en navigation. Car au delà des fantasmes, c'est quand même souvent galère de faire du bateau. Entre les phases avec trop ou trop peu de vent, les problèmes techniques, les mutineries (sans parler du prix que ça coute !). Bref, il peut s'en passer des choses sur l'eau, faire du bateau, ce n'est pas tous les jours facile. Mais là je peux vous dire que nous sommes au Paradis! Et c'est pour cela que l'on aime ça, c'est parce que les moments de grâce n'ont pas de prix, oui vous l'aurez compris: j'aime être en mer , c'est mon Univers :) Non non, ne vous inquiétez pas, je n'oublie pas que nous sommes en course et ce n'est pas pour autant que l'on se tourne les pouces. Avec Julia ont cogite dur, les cerveaux chauffent et les muscles aussi. » Avaries… Message de Ivica Kostelic (Croatia Full life) « Le grand spi vient de se déchirer dans 25 noeuds (46 km/h) de vent. Nous avons un deuxième grand spi de rechange car nous nous attendions à ce que celui-ci craque. Pour l'instant nous restons sous spi, jusqu'à ce que le vent retombe (demain). Nous allons essayer de réparer ce spi déchiré autant que possible (Calliste commence à avoir l'habitude). Nous regrettons seulement qu'il ait craqué dans la première partie de la régate. » Project rescue Ocean de nouveau en course Après un arrêt express de 4h à Cascais pour réparer son safran endommagé, le Class40 Project Rescue Ocean est reparti en course hier à 16h38 ![Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+5 : Ecrémage et étirement]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j5--ecremage-et-etirement&mode=actualites&id=9124 Fri, 12 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j5--ecremage-et-etirement&mode=actualites&id=9124 Au terme de 5 jours d’une course au scenario totalement imprévisible, la flotte des 45 Class40 engagés s’étire du Golfe de Gascogne à la latitude de Lisbonne. Les favoris de l’épreuve, à quelques exceptions près tant ils sont nombreux dans cette classe, occupent désormais les places d’honneur et s’en donnent à coeur joie dans cet alizé dit portugais très orienté au Nord et qui impose force virements de bords au vent arrière. L’anticyclone qui barre depuis l’entrée en Atlantique la route de la flotte vient s’écraser contre la pointe occidentale de la péninsule ibérique et soumet une nouvelle fois l’arrière garde des Class40 aux affres de la pétole au plus près des cailloux de Galice. Le goulet d’étranglement du cap Finisterre et sa DST connait ainsi un sauve qui peut pour grand nombre de concurrents en lutte pour accrocher les derniers miasmes du vent de Nord, tandis qu’un petit gruppetto parti dans l’Ouest va lui aussi flirter avec un nouveau centre de haute pression remonté des Açores. Désormais éparpillée sur près de 400 milles en latitude, la flotte des Class40 connait des destins profondément contrastés : pétole au Nord, glissades au portant au Sud. Les riches deviennent plus riches selon l’adage bien connu en voile et un petit groupe dans lequel on reconnaît nombre de favoris de l’épreuve cravache dans un petit couloir de vent compressé par l’anticyclone. Dans le sillage des impressionnants Alexis Loison et Nicolas Jossier (La Manche #EvidenceNautique) s’affairent cinq ténors de la flotte attachés à tirer le meilleur de montures récentes, taillées pour très exactement les allures du jour. Les Mach 40.4 Banque du Léman (Koster-Gautier) et Edenred (Le Roch-Quiroga), le Max 40 Volvo (Gerkens-Hantzperg) et l’autre Mach 40.4 Redman au duo Franco Espagnol Carpentier - Santurde, à plus de 15 noeuds sur la route, font le trou. Un « gap » que Ian Lipinski et Julien Pulvé (Crédit Mutuel) s’évertuent à combler. En incluant Avanade (Cauwe- Bonnier), ils sont ainsi 18 voiliers en moins de 120 milles, à surfer le long du Portugal. La course contre la montre et l’établissement des calmes de l’anticyclone sur la pointe de Galice est lancée pour la famille Kervarrec, père et fils (Samsic- E. Leclerc), bord à bord avec Jean Edouard Criquioche et le Martiniquais Eric Baray (Groupe G2C - La Martinique) qui visent un trou de souris pour parvenir eux aussi à glisser plein sud. On s’inquiète en revanche pour les voiliers toujours aux prises avec le Golfe de Gascogne et que l’anticyclone ne lâche décidément plus, Rennes.Saint-Malo/Rêves (Hulin- Bachmann), les Canadiens de Stormtech (Barkey-Schaffer) ou Lenzi - Lanternes de Paris (Duchatelet - Renouard). A l’Ouest, du nouveau. Parvenue à passer de l’autre côté de la dorsale, une petite dizaine de Class40, dont l’un des outsiders souvent plébiscité, Serenis Consulting (Galfione-Péron), a touché du vent d’Ouest et va déborder loin au large le cap Finisterre. Moins de trafic pour ces téméraires, mais la lourde menace de l’anticyclone qui remonte sur leur route. A moins, à l’instar de ce que réalisent Clara Fortin et Martin Louchart (Randstad-Ausy) et Seb Audigane et François Jambou (Entrepreneurs pour la planète), de parvenir à glisser dans l’étroit couloir de vent qui subsiste à l'Ouest du DST. En résumé, du vent au sud, parfois tonique à plus de 20 noeuds, menace de pétole au Nord. La flotte va continuer de s’étirer toute la journée, au point, peut-être, de se scinder franchement en deux groupes de taille quasiment égale, l’un dans l’alizé, l’autre dans la molle. Vintage !  Quatre Class40 méritent l’appellation vintage et vont se livrer au coeur de la Transat à leur petit challenge personnel. Il s’agit naturellement du vénérable N°1, Terre Exotique de Georges Guiguen et Morgann Pinson, du 30 UP SAILING Unis pour la planète de Morgane Ursault-Poupon et Julia Virat, du 44 SEC HAYAI des Néerlandais Frans Budel et Ysbrand Endt et enfin du 103 G2C GROUPE - Martinique de Jean Edouard Criquioche et Eric Baray. Avaries : Le Class40 Project Rescue Ocean fait route vers Cascais pour une escale technique. Le bateau déplore une casse au niveau de la rotule et de la ferrure haute du safran tribord. Après avoir un temps envisagé une escale technique sur un port portugais plus Nord , Axel Tréhin et Frédéric Denis ont réussi à réaliser une réparation de fortune leur permettant de bénéficier du vent fort plus longuement. Ils envisagent une réparation express à Cascais et un retour en course au plus vite. OFNI pour Everial Stan Thuret et Mathieu Crépel ont touché un Objet Flottant Non Identifié cette nuit. Une pièce structurelle d'un safran est cassée. Les deux marins d'Everial ont effectué une réparation de fortune qui a l'air de tenir. La course continue, avec toujours cette indéfectible bonne humeur affichée par le jeune duo! Ils ont dit : Pierre Louis Attwell - Vogue avec un Crohn "Enfin des vitesses a deux chiffres ! Ca faisait longtemps !  Cette longue traversée du golf de Gascogne nous aura au moins permis de faire des vraies et longues nuits sans tourner autour d'un caillou. Nous renouons avec notre passion favorite cette nuit avec le passage du cap Finisterre en tirant des bords entre la côte et le DST et en essayant de rattraper le flux d'air qui s'échappe par le sud.  On espère creuser l'écart avec nos poursuivants en espérant bien réduire celui qui nous sépare des copains de devant."Luke Berry - Lamotte Module création "Encore une journée intense hier. En plus de notre spi tombé à l’eau, nous avons eu un soucis de pilote qui a entraîné un très gros départ a l’abatée. On a eu un peu peur pour le matos et surtout le spi mais on a réussi à tout remettre dans l’ordre et réparer ce qui avait à réparer… ça y est la mer se forme pas mal et on a un bon 22-25 nds ce qui donne un avantage à nos copains scows. En plus on a fait toute la nuit avec un poisson dans la quille et ça faisait vibrer le bateau des qu’on depassait 16 noeuds. On a dû attendre le jour pour le voir à la caméra dessous le bateau. On essaie de se reposer mais ça change des 1ers jours sans vent avec le bateau qui ne tapait pas. J’ai du faire un bon black out lors d’une de mes siestes car à priori Achille a mis plusieurs minutes pour me réveiller et je demandais où j’étais et où on allait comme ça." Maxime Cauwe - Avanade "Apres une journée et un début de nuit quasi parfaits au portant avec du vent (surtout!) les choses se re compliquent un peu (beaucoup!) les routages suggéraient l'option Ouest avec 24h d'avance à Sal sur l'option Est, mais beaucoup de route et des conditions de mer qui peuvent beaucoup ralentir les bateaux, donc au final on prend le risque de ne pas y aller. Ce qui nous laisse l'option Est et, là encore, il y avait un choix Est ou Ouest du DST, on a pris l'Ouest car la porte à l'Est avait l'air de se refermer, mais au vu des positions des gars ce matin, ca donne un petit gout de regret!" Emmanuel Le Roch - Edenred "Ça va bien, tout roule, nous sommes sous spi, ça glisse bien, c’était un peu chaud tout à l’heure car le vent est bien monté mais là ça va. Nous sommes dans le groupe de tête, nous croisons à chaque empannage, discutons à la VHF. Nous nous sommes croisés avec Luke à 1 mille à l’empannage, avec Volvo et Banque du Léman à 200 mètres. Le  début de course était difficile les deux premiers jours. Nous faisions face à des gros passages à niveaux avec les marées dans la Manche. Nous avons trouvé notre rythme à bord, nous avons la vitesse par rapport aux autres et Pierre nous fait de belles trajectoires donc tout va bien. Il y a beaucoup de vent le long du Portugal, l’idée est de rester dans cette bande de vent. L’idée est de bien se placer par rapport aux autres de la flotte, nous sommes plus rapides que Luke et Achille (Lamotte-Module Création) et Alexis et Nicolas (La Manche #Evidence Nautique), nous voulons les dépasser. Il y a des zones de transition à venir et tout n’est pas encore clair, d’ici deux jours tout peut revenir par derrière. Tant que nous pouvons engranger nous n’allons pas nous gêner !" Seb Audigane - Entrepreneurs pour la planète : "Tout va bien à bord malgré le classement, nous n'avons néanmoins toujours pas résolu notre problème de girouette. Depuis la sortie du port du Havre nous n'avons aucune information de vent, direction et force. Nous ne savons pas pourquoi , mystère tout marchait très bien. Mes brins de laine installés sur le hauban fonctionnent bien mais n'indiquent pas de chiffres précis pour l'angle du vent"[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+4 : Les gros bras se replacent !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j4--les-gros-bras-se-replacent-&mode=actualites&id=9121 Thu, 11 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j4--les-gros-bras-se-replacent-&mode=actualites&id=9121 Passé l’incroyable épisode « marasmique » des trois premiers jours de course et avec le retour du vent par l’Est, les 45 Class40 toujours en course ont, dans leur grande majorité, retrouvé des allures et des vitesses conformes à leurs capacités et repris une route en rapport avec les exigences de la compétition.  Et dans ce contexte de « normalité » retrouvée, les gros bras, les ténors, les favoris n’ont guère tardé à pointer le bout de leurs nez souvent arrondis aux avant postes. En approche du Cap Finisterre et de son délicat Dispositif de Séparation de Trafic encombré de cargos, les Normands Alexis Loison et Nicolas Jossier (La Manche #Evidence Nautique) continuent de faire le bonheur de leurs supporters, au premier rang desquels leur entraineur Benoit Charron. Ils ouvrent la voie devant tous les favoris et ils sont nombreux dans cette Class40 décidément hautement compétitive. On retrouve ainsi regroupées en une quinzaine de milles les « pointures » Berry-Nebout (Lamotte Module Création), Le Roch - Quiroga (Edenred), Gerkens-Hantzperg (Volvo) et le duo Suisse Gautier-Koster (Banque du Léman). Crédités d’une des plus belle progression de la nuit, Axel Tréhin et Frédéric Denis ont ramené depuis leur trajectoire orientale leur Project Rescue Ocean de la 30ème à la 6ème place. On le voit, les gros bras jouent des coudes pour aborder la délicate descente le long du Portugal et profiter tant qu’il est encore possible de cet étroit couloir de vent cerné par les hautes pressions au large de la péninsule ibérique. Place à la grande sarabande et à la valse des empannages sous spi! Avec le retour aux avant postes des voiliers potentiellement les plus rapides de la flotte, on loue une fois de plus les belles prestations de bateaux plus anciens Tquila (Richardson-Thompson -  2014) et Milai (Beaugé-Suzuki - 2011) que l’on n’attendait pas à pareille fête à ce stade de la course. On observe aussi les réactions d’orgueil de rapides voiliers trop longtemps piégés par les calmes de la pointe du Finistère et qui mettent depuis force charbon dans leur machine pour revenir au contact des leaders. Redman (Carpentier - Santurde), Crosscall (Ducroz -Sineau) et Crédit Mutuel (Lipinski-Pulvé) n’amusent pas la galerie et font le nécessaire, à 12 ou 13 noeuds de moyenne sur la route, pour venir peut-être dès aujourd’hui, jouer avec leurs petits camarades de tête. Une tête de flotte qui taquine à présent les retardataires de la Classe Imoca. Si la majorité de la flotte profite de belles glissades souvent sous spi et sur mer plate, ils sont encore un certain nombre à ne pas jouir de ces privilèges. De Entrepreneurs pour la planète (Audigane-Jambou), 30ème ce matin à Rennes Saint Malo-Rêves (Hulin-Bachmann) 44 ème, on peine encore à s’extirper de la vaste langue anticyclonique qui, à l’arrière de la flotte de cette Transat Jacques Vabre, reprend son alanguissement en travers du Golfe de Gascogne. Un mot enfin sur les échappés de l’Ouest. Le tandem Americano-Britannique Mehran-Owen (Polka Dot), seul voilier de toute la flotte, multicoques compris, à être passé de l’autre côté ouest de la dorsale, peine à concrétiser son option. Pointé 27ème ce matin, le duo affronte au près la bordure d’une forte dépression océanique, pour le plus faible gain de rapprochement de toute la flotte, avec seulement 195 milles parcourus ces dernières 24 heures. La perf du jour : Project Rescue Ocean (Axel Tréhin - Frédéric Denis) 244 milles parcourus en 24 heures, à près de 11 noeuds de moyenne, et un retour fracassant de la 30ème à la 6ème place. Le duo du jour : Improbable, et si attachant duo, celui du Normand Calliste Antoine et du champion de ski alpin croate Ivica Kostelic (Croatia full of life), auteur d’un excellent début de course : " Nous sommes fiers de nos performances jusqu'à présent. Être dans le top 12 après 4 jours de course sur la Transat Jacques Vabre est au-delà de nos attentes." Ils ont dit Luke Berry - Lamotte Module Création "Hello. On espère qu’il y aura du nord avec les Alizés portugais pour descendre après le cap Finistère. Autrement, il fait un peu frais la nuit mais ça va. On mange bien, on a pu commencer à faire des vrais quarts et essayer de récupérer un peu de ces 1ers jours de course . Nous avons vu plein d’animaux marins, des dauphins, des thons et même une baleine." Antoine Carpentier - Redman  "Ça fait du bien de ne plus entendre les voiles battre par manque de pression... que c'était dur de voir les concurrents de l'ouest décoller en même temps que nous, mais on ne va pas se plaindre. Le Golfe de Gascogne aura vite défilé et ce, dans un confort absolu, on n'a même pas mis les cirés, pas une goutte sur le pont, ni de pluie. Que du bonheur. On voit que les plans Manuard on bien fait le ménage, il faut dire que, même si la houle était assez grosse, l'angle que l'on avait avec les vagues n'était pas gênant pour de belles accélérations sans planté d'étrave en bas de surf... Les dauphins nous ont quitté quand le vent est rentré. Côté sportif, on s'accroche même si les leaders sont encore loin, la mer à l'air de se lisser un peu, le vent reste assez instable en force et en direction, ce qui rend la navigation exigeante : il faut sans arrêt modifier les réglages des voiles et du pilote pour rester rapide." Manu Le Roch -Edenred "Hello ! Bientôt le cap Finistère en approche ! Belle journée à bord d'Edenred. D'abord instable, le vent s'est installé petit à petit en forçant ce qui nous offre nos premières belles glissades ! On retrouve avec plaisir les vitesses à 2 chiffres ! On a croisé l'Imoca groupe Setin ce matin, ce qui nous fait dire que nos Class40 sont vraiment rapides ! Le classement fait plaisir à voir ça nous donne la pêche ! À très vite !" Mathieu Crépel - Everial "On a commencé à toucher du vent heir dans la journée. Nuit sympa. On a bien glissé sous spi au début avec 10-15 noeuds de vent qui a commencé à tourner un peu. On est repassé sous gennaker. On avance bien. Stan n’a toujours pas ouvert de paquets de bonbons, un bon indicateur de l’ambiance. On espère passer le cap Finisterre dans la journée, pour bien gérer les cargos de jour… »[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+3 : Le changement, c'est maintenant!]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j3--le-changement-c-est-maintenant&mode=actualites&id=9119 Wed, 10 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j3--le-changement-c-est-maintenant&mode=actualites&id=9119 Le vent, c'est maintenant. La vitesse, c'est maintenant. La Transat, c'est maintenant ! Ou du moins à en croire les fichiers météos qui voient les concurrents de la Class40 imiter aujourd’hui l’évasion nocturne des trois autres classes en direction de l’Espagne. Le vent attendu de secteur Est commence à se manifester pour les leaders des voiliers de 12,19 m, La Manche #EvidenceNautique (Jossier-Loison), Volvo (Gerkens-Hantzperg) et Lamotte Module Création (Berry-Nebout), qui vont d’heure en heure s’enrichir d’un joli magot d’avance sur le gros d’une flotte toujours aux prises avec les calmes désespérants avachis au sud de la baie d’Audierne. Dernière à entrer en Atlantique, la flotte des 45 Class40 de la 15ème Transat Jacques Vabre a connu trois jours quelque peu « lunaires », ésotériques, hors du temps et totalement inattendus! Du rase cailloux dans les courants bretons et normands, façon Solitaire du Figaro, une ambiance plombée bien dans l’esprit d’un Pot au Noir polaire et les affres des renverses de courant intempestives, pour un gain désespérant sur la longue route qui mène à la Martinique. 355 milles de parcourus sur la route depuis dimanche pour les leaders du jour, les Normands Nicolas Jossier et Alexis Loison (La Manche #EvidenceNautique). Une misère ! Alors que les trois autres classes en lice, Ultimes, Ocean Fifty et Imoca s’ébrouent avec délice dans un régime d’Est allant forcissant à la pointe occidentale de l’Espagne, les Class40 commencent seulement, et pour les plus Sudistes ou orientaux d’entre eux, à sentir monter la pression dans leurs voiles. Les trajectoires se tendent avec l’augmentation des vitesses et, un par un, les protagonistes de la Classe vont enfin avoir le doux sentiment de débuter véritablement leur transat. Une sélection s’est pourtant opérée durant ces trois jours et l’on retrouve sans grande surprise nombre de favoris aux avant postes. Des outsiders se mêlent pourtant à ces luttes attendues et l’on souligne avec plaisir la présence en position flatteuse du duo Franco-Japonais Anne Beaugé - Masa Suzuki (Milai) ou des Britanniques de Tquila, Brian Thompson associé à Alister Richardson. Et que penser des échappés dans l’Ouest ? Seul voilier de toute la flotte à avoir choisi la route Ouest, en contournant par le Nord le DST de Ouessant, le duo Americano-Britannique de Polka Dot, Alex Mehran Jr. et Merfyn Owen, pointe à la 9ème position et provoque à n’en pas douter l’incrédulité de leurs pairs. Passera? Passera pas? Le coup mérite en tous les cas d’être salué. Hats off Gentlemen! Etirée sur une centaine de milles, avec le duo 100% féminin Morgane Ursault-Poupon - Julia VIrat (UP SAILING Unis pour la planète) en arrière garde, la flotte demeure relativement compacte au regard des 4 300 milles encore à parcourir. La délivrance est proche pour ces protagonistes et cette quatrième journée devait enfin prendre une tournure hauturière, avec du large, de la vitesse et des performances véliques et stratégiques. Ils ont dit : Maxime Cauwe (Avanade) : « On a oublié le pain, ça aurait pu être pire. Je suis preneur de vos recettes de sandwich sans pain ! » Emmanuel Le Roch (Edenred) "Hello ! Ici les Red boys ou plutôt les EDENRED boys ! Depuis Sein on retrouve du plaisir à naviguer après cette descente de la Manche compliquée. Le vent n'est pas fort mais on exploite la moindre risée pour grappiller le moindre mètre. On est dessus à bloc. Le temps est doux, à peine humide. Le ciel étoilé et les dauphins nous accompagnent depuis hier soir... what else ?" Antoine Carpentier (Redman) "Troisième jour de course et troisième jour sous gennak de tête ! Depuis le départ, nous avons dû naviguer sous J1 une dizaine d'heures au départ et on a fait deux heures de spi, peu concluant dans la molle cette nuit. Les écarts latéraux commencent à être conséquents ! Le vent est d'une instabilité déconcertante, que ce soit en force et en direction, ce qui nous met à rude épreuve ! On est sans arrêt sur la marche du bateau, on joue avec la télécommande du pilote et les réglages des voiles. Les voiles battent par manque de vent assez souvent, ce qui rend la vie à bord assez inconfortable." Le duo du jour : Baptiste Hulin - Christophe Bachmann - Rennes.Saint-Malo/Rêves Après l'annonce du démâtage de Bureau Vallée, Baptiste Hulin et Christophe Bachmann ont souhaité faire une petite vidéo de soutien à Louis Burton autour du monde et Davy Beaudart. Les marins de Rennes.Sain-Malo / Rêves pensent fort à eux. La perf du jour : Polka Dot -Alex Mehran Jr. - Merfyn Owen : Classé 42ème à l’approche du DST de Ouessant, les deux hommes pointent ce matin en … 9ème position.[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+2 : Les Class40 font la Manche]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j2--les-class40-font-la-manche&mode=actualites&id=9117 Tue, 09 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j2--les-class40-font-la-manche&mode=actualites&id=9117 Avec moins de 250 milles parcourus en 44 heures ce matin, les 45 Class40 engagés dans la 15ème Transat Jacques Vabre sont réduits à la mendicité, à implorer Eole de leur octroyer quelques maigres risées et à supplier Neptune d’en finir avec la puissance des courants qui imposent aux duos depuis la pointe du Cotentin d’innombrables marches arrières et les forcent à dessiner sur un plan d’eau parfaitement immobile d’invraisemblables arabesques.  Des Héaux de Bréhat à la mer d’Iroise, la flotte des Class40 s’alanguit en désespérantes quêtes de la moindre risée. Les Normands Nicolas Jossier et Alexis Loison (La Manche #Evidence nautique) entrent en Atlantique à la faveur, semble-t’il, d’une belle économie de manoeuvres et de marches arrière, au moins en comparaison avec certains concurrents. Après les cailloux des Côtes d’Armor, ils passent ce matin en revue les plages du Finistère avec, dans leur sillage, les quelques favoris de l’épreuve, au premier rang desquels Ian Lipinski et Julien Pulvé (Crédit Mutuel) ou Axel Tréhin et Frédéric Denis (Project Rescue Ocean), parvenus à s’extirper de la Manche. Certes les écarts sont ténus mais la flotte s’étire ce matin de l’île de Batz à la presque’île de Crozon. Les trajectoires se tendent, à la faveur d’un petit souffle d’Ouest immédiatement mis à profit par les duos pour progresser plein Sud. L’addition pour les retardataires, et l’on pense à Morgane Ursault-Poupon et Julia Virat (UP SAILING Unis pour la planète) et à Clara Fortin et Martin Louchart (Randstad-Ausy) toujours en lutte avec les courants à l’Ouest de Batz, pourrait augmenter d’heure en heure.  Le Golfe de Gascogne, toujours barré par l’anticyclone, devrait à la mi journée s’animer sous l’effet de flux de Sud Sud Est. Dans cette perspective, la flotte va demeurer au plus près des côtes de Bretagne, profiter de courants favorables pour franchir le raz de Sein, avant de filer bâbord amure vers le Cap Finisterre et lancer véritablement cette Transat Jacques Vabre de toutes les exceptions. Et si Polkat Dot? L’Américan Alex Mehran et l’architecte naval Britannique Merfyn Owen (Polka Dot) sont, pour l’heure, le seul équipage de toute la flotte, toutes classes confondues, à tenter le diable en passant au nord de la DST d’Ouessant. Les routages indiquent en effet l’existence d’un trou de souris dans l’Ouest, que les deux hommes semblent bien enclins à aller chercher, en affrontant gaillardement et au près le front en circulation sur le lointain Atlantique. Un coup extrêmement culotté à observer ces prochaines heures et dont les dividendes comptables n’apparaitront pas avant la nuit prochaine, voire demain matin…. L’équipage du jour : Clara Fortin et Martin Louchart (Ranstad-Ausy) se sont arrêtés cette nuit durant 4 heures à Roscoff pour régler un problème électronique.  La perf du jour : Equipe Voile Parkinson - Florian Gueguen - Raphael Auffret. Repartis dans les courants du raz Blanchard après un arrêt express à Cherbourg, Florian et Raphael sont parvenus cette nuit à réintégrer l’arrière garde de la flotte. Ils pointaient ce matin à la 41ème place. « On avait cassé notre bout dehors qui nous permet d’envoyer notre spi, lors du bord vers Etretat. Il s’est cassé en deux. Sans cette pièce, on ne peut pas envisager de poursuivre la course. Toute notre équipe s’est démenée toute la nuit pour aller chercher la pièce à Lorient. Tout est rentré dans l’ordre. Le but pour nous est de partir en chasse. » Ils ont dit : Banque du Léman, Valentin Gautier - Simon Koster : « Navigation affolante (Rires). Pas facile de faire du près dans moins de 10 noeuds, avec nos carène taillées pour la vitesse; On a bien navigué au départ! Moins bonne nuit avec tricotage dans les courants. On bataille pour rester au contact. » Sébastien Audigane, Entrepreneurs pour la planète :  « Bon, nous ne sommes pas muets comme des carpes mais à vrai dire depuis le départ nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour vous écrire et à peine pour dormir... Bref après une nuit de « merde » dans pas de vent et du courant, c’est la même pour tout le monde, nous ne lâchons rien. Des retournements, il y en aura d’autres. » Gwen Gbick, HBF Reforestation : « Je récupère un peu de salade pour le déjeuner! On dirait qu’il y a des algues dans les safrans…. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH, J+1 : arrêt buffet aux Anglo-Normandes]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j1--arret-buffet-aux-anglo-normandes&mode=actualites&id=9115 Mon, 08 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh-j1--arret-buffet-aux-anglo-normandes&mode=actualites&id=9115 C’est une flotte compacte - Equipe Voile Parkinson de Florian Gueguen et Raphael Auffret désormais à hauteur de La Hague après leur départ de Cherbourg, bout dehors réparé - qui tamponne depuis le lever du soleil dans les courants des îles Anglo-Normandes, entre Jersey et Guernesey. Les Class40 sont quasiment tous à l’arrêt voire, pour certains, en marche arrière, le courant dépassant en puissance le faible souffle de vent qui subsiste en Manche. Le scenario annoncé dès le départ du Havre hier à 13 heures 27 se concrétise pour les 45 duos.  La traversée de la baie de Seine a été rapide, travers au vent de Nord Ouest et chaque équipage s’est employé à demeurer au contact des leaders, parmi lesquels on a pu admirer la belle prestation de La Boulangère bio et son équipage 100% féminin, Marie Riou et Amélie Grassi, décidément très à l’aise jusqu’au contournement de la presque’île du Cotentin. « On ne s’est pas mis la pression, on est parties comme pour une course de dériveurs » expliquait Amélie Grassi au petit matin, en plein tricotage dans les cailloux. Si les favoris, Redman (Carpentier - Santurde), Crosscall (Ducroz-Sineau) ou Project Rescue Ocean (Tréhin-Denis) sont bien présents dans l’animation tonique de ce début de Transat, les Normands font aussi la démonstration de ce que jouer à domicile veut dire. Nicolas Jossier et Alexis Loison (La Manche #Evidence nautique) naviguent en un « jardin » qu’ils connaissent par coeur et c’est en défricheur de courants qu’ils ont, en tête, négocié le passage sous Guernesey.  La flotte est désormais empétolée et subit les courants orientés contre la marche de leurs Class40. « Ca flap flap flap » comme le décrit avec un humour teinté de fatalisme  Luke Berry (Lamotte-Module création) en contemplant ses voiles avachies par le manque de vent. Guère d’espoir de redécoller avant la mi-journée, quand un léger flux d’Ouest viendra enfin regonfler les voiles des Class40. A la pétole succédera le près, prélude à l’heure fatidique du choix de route pour entrer en Atlantique. Plein Ouest, au près et dans du vent fort, ou Sud Ouest, au plus près de la route directe dans les petits airs du Golfe de Gascogne ? Routages et matières grises carburent à plein en ce premier matin de Transat Jacques Vabre alors que les marins luttent contre le flux. 8 200 km restent à parcourir avant les sables Martiniquais.  L’équipage du jour : Equipe Voile Parkinson Sujet à un soucis sur le bout dehors, cet espar qui permet d’envoyer les grandes voiles d’avant, Florian Gueguen et Raphael Auffret sont repartis de Cherbourg vers 6 heures ce matin après 4 heures d’arrêt. Ils affrontent depuis les terribles courants du raz Blanchard. La perf du jour Dans la pétole et face aux courants contraires, c’est l’équipage de Samsic E. Leclerc, de la famille Kervarrec, Simon le fils et Yannick le père qui, avec 21,6 milles parcours ces dernières 4 heures, tirent le mieux leur épingle du jeu…[Lire la suite]]]> <![CDATA[TJVNLH : Class40, 40 raisons de la suivre !]]> https://www.class40.com/?titre=tjvnlh--class40-40-raisons-de-la-suivre-&mode=actualites&id=9113 Thu, 04 Nov 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=tjvnlh--class40-40-raisons-de-la-suivre-&mode=actualites&id=9113 Ce n’est peut-être pas la classe de tous les superlatifs esbaudissants dont la course au large se repait bien souvent, mais la Class40 coche, elle, toutes les cases qui font depuis 40 ans la magie de la voile hauturière. Mixité, internationalisation, haute technologie, mais aussi aventure humaine, familiale parfois, elle concentre une diversité d’expériences sportives et véliques tout à fait étonnante, de l’Olympisme à l’amateur le plus pur. Avec 45 unités au départ dimanche prochain, elle n’offre pas seulement le nombre mais la diversité absolue des expériences maritimes, soudée par une conviction puissante de sa cohérence, de sa lisibilité. Loin du gigantisme technologique et budgétaire, la Class40 s’épanouit en équité sportive, avec un niveau de performances exponentiel, en accessibilité et en développement maitrisé de ses technologies. Pour toutes ces raisons, elle offre course après course, en solitaire, comme en équipage ou équipage réduit, tous les ingrédients du suspens, du bouleversement et de l’inconnu qui ont fait les légendes des grands traversées océaniques en course. Elle écrit pour chacun de ses marins des tranches d’aventures majuscules pour lesquelles les foules sentimentales se pressent immanquablement à chaque départ de transat. Au grand rendez-vous de l’émotion pure, il y en a pour tous les goûts. Choisissez votre saveur. Des affaires de famille “J’ai très vite su que je participerai à ma prochaine Transat Jacques Vabre avec mon père”.  Simon Kervarrec, 22 ans, embarque son papa, Yannick (Leclerc Samsic N°141). Ils sont trois tandems père / fils,  à s’élancer vers la Martinique en Class40 et ainsi faire de cette course une aventure familiale hors-normes. Et quand on parle complémentarité, la relation père fils est sans égale : “J’ai passé un bon nombre d’années sur des cargos, donc je maîtrise la navigation”, explique Jean-Jacques Le Borgne (Recycleurs Bretons -Navaleo N°88). Son fils Kieran manie davantage les nouveaux modèles d’accastillage et la partie technologique. Le duo familial Magré l’affirme aussi : “A bord, mon père a une très bonne connaissance de la voile offshore” explique Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand N°160), “Moi je suis plutôt engagé sur les manœuvres et l’analyse météo”. Confiance, respect et, oui, disons le, amour scellent des complicités uniques à bord des Class40 de la Transat. Les femmes aussi "C’est un objectif que l’on recherche avec le projet, constituer des équipages 100% féminins et se donner les moyens de performer". Amélie Grassi  forme avec Marie Riou (La Boulangère Bio N°170) un des trois tandems de femmes engagés sur la course des Class40. Objectif avoué, performer avec  un  équipage 100% féminin. Morgane Ursault-Poupon et Julia Virat sur UP Sailing N°30 partagent cette ambition, tandis que les jumelles Julia et Jeanne Courtois (Saint James Biscuiterie de l’Abbaye N°139) s’élancent pour la première fois sur cette transat. Elles sont les lauréates du programme "Cap pour Elle", porté par la Transat Jacques Vabre et Saint-James, visant à encourager un nouvel équipage féminin. Anne Baugé partagera la barre de Milai (101) avec le Japonais Masa Suzuki, tandis que la Canadienne Mélodie Schaffer se lance dans le grand bain de la course au large en compagnie de son compatriote Ryan Barkey à bord de Stormtech N°128. Clara Fortin s’associe elle aussi à un compatriote, Normand celui-ci, Martin Louchart pour une transat plus qu’initiatique à bord de Randstad-Ausy (N°155). Au total, 8 femmes parmi les 90 marins de la Classe. Des ambitions contrastées Au départ d’une transat aussi exigeante que la Jacques Vabre, avec ce plateau si relevé, les ambitions sont naturellement aussi contrastées qu’il y a d’équipages. Au rayon des partants pour la victoire en Martinique, on relèvera en vrac et sans ordre de préférence, tant la lutte s’annonce acharnée entre voiliers d’avant dernière et de dernière génération, les noms de Banque du Léman (Valentin Gautier - Simon Koster N°159), Serenis Consulting (Jean Galfione - Eric Péron N° 163), Crédit Mutuel (Ian Lipinski - Julien Pulvé N°158), Crosscall (Aurélien Ducroz - David Sineau N°166), Lamotte Module Création (Luke Berry - Achille Nebout N°153), Project Rescue Ocean (Frédéric Denis - Axel Tréhin N°162), ou Redman (Antoine Carpentier - Pablo Santurde N° 161), Volvo (Jonas Gerckens Benoit Hantzperg N°164)…  Nombre d’outsiders de luxe frappent à la porte de cet antichambre de la victoire, à l’instar d'Edenred (Emmanuel Le Roch/Pierre Quiroga N° 165), La Manche #EvidenceNautique (Nicolas Jossier et Alexis Loison N°154) ou encore Seafrigo - Sogestran (Cédric Chateau/Jérémie Mion N°172), le Max40 La Boulangère Bio (Amélie Grassi/Marie Riou) ou le Clak40 Emile Henry Happyvore, de Nicolas d’Estais et Erwan Le Draoulec N°167, Entrepreneurs pour la planète (Audigane -Jambou N°151)…. En route pour la grande aventure d’une vie… Compétition majuscule, transatlantique complexe et exigeante dans sa durée (4800 milles), cette Jacques Vabre 2021 sera aussi le baptême du feu océanique pour nombre de marins au sein de la Class40, à l’instar de Renaud Courbon et Guillaume Pirouelle (Clown Hop N°133). Ivica Kostelic a, comme Jean Galfione, connu les podiums Olympiques et mondiaux, dans sa spécialité, le ski Alpin. La Jacques Vabre sera sa première traversée, en course de surcroit. De la neige à la mer, Mathieu Crépel, snowboarder professionnel, partage le même univers et la même démarche qu’Ivica. Sa soif d’aventures l’a mené jusqu’à l’Everial (N°147) de Stan Thuret. Aventure et amitié riment aussi très fort en Class40, à l’image du projet Exploring Tech for Good des deux ingénieurs Victor Jost et Enguerrand Granoux. Histoires d’hommes, de marins, d’amitié… celle de Thibaud Lefevre et Thomas Bulcke (Free Dom 157) vaut le détour et rejoint celles  de Nicolas D’Estais et Erwan Le Draoulec, vieux potes de la Mini, ou encore Maxime Cauwe et Jules Bonnier (Avanade N° 98), Jean Pierre Balmes et Laurent Camprubi (fullsave N°148) amateurs bon teint en route pour la grande aventure. International... Les vacations de la Transat résonneront des accents de la dizaine de nationalités représentées au sein d'une classe éminemment internationale, Belge (Jonas Gerkens), Américain (Alex Mehran), Canadiens (Ryan Barkey - Mélodie Schaffer), Britanniques (Merfyn Owen, Alister Richardson, Brian Thompson) , Néerlandais (Ysbrand Endt - Frans Budel), Italien (Andrea Fantini), Espagnol (Pablo Santurde del Arco), Suisses (Valentin Gautier, Simon Koster) mais aussi Croate (Ivica Kostelic) et Japonais (Masa Suzuki) sont les ambassadeurs émérites d’une classe qui attirent hors de l’hexagone tous les regards. Sans oublier les Méditerranéens... Kito de Pavant, Achille Nebout, Jean Pierre Balmes, Laurent Camprubi, Pierre Quiroga.... La guerre des nez ronds! Avec la grande diversité d’architectes et de designers penchés sur leurs berceaux, David Raison (Max 40), Sam Manuard (Mach 40.4), Marc Lombard (Lift 2), Guillaume Verdier (Pogo S4) ou VPLP (Clak 40), ils ne sont pas moins de 12 scows de génération post Route du Rhum 2018 au départ dimanche sur les 45 engagés. Ces carènes appelées scow étaient très populaires au début du XXe siècle sur les Grands Lacs américains. Avec un avant volumineux et spatulé comme un ski, une largeur modérée, ces voiliers ne piquent pas du nez. Ils restent au sommet des vagues et engagent moins d’eau sur le pont. Redoutables au vent de travers, à 60 et jusqu’à 110° du vent réel.  Les Class40 de la Transat Jacques Vabre en chiffres : 4 800 milles entre Le Havre et Fort de France via Sal au Cap Vert 45 voiliers au départ 10 Nationalités 8 femmes dont trois équipages 100% féminins 7 bateaux millésimés 2021 Présence du voilier répertorié N°1, lancé en 2004, Terre Exotique de Georges Guiguen et Morgann Pinson  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Création du Trophée Méditerranée Class40]]> https://www.class40.com/?titre=creation-du-trophee-mediterranee-class40&mode=actualites&id=9106 Fri, 08 Oct 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=creation-du-trophee-mediterranee-class40&mode=actualites&id=9106 Depuis quelques mois, la Class40 réfléchit à son engagement en Méditerranée, sollicitée par ses propriétaires et skippers italiens, espagnols, croates… et français. Après son championnat annuel, le trophée Europe et le trophée Amérique, la Class40 crée son trophée Méditerranée dont la première édition aura lieu dès 2022. Round Italy, un galop d’essai en 2021 Encouragée par ces navigateurs du « Sud » prêts à se coordonner pour se retrouver sur les mêmes courses, la classe a eu dans le même temps la possibilité de travailler sur une nouvelle course, Round Italy (Genoa – Trieste). Adhérant pleinement à l’idée de cet événement, la Class40, par le biais de son vice-président Pietro Luciani, a donc travaillé pour faire revenir au sein de la classe elle-même des Class40 italiens de 2ème et 3ème génération, bateaux qui courraient depuis plusieurs années en temps compensé. En collaboration avec le Yacht Club Italiano et Societa Velica Barcola e Grigano, une session de jauge a donc été organisée et a permis cette grande « répétition générale », tenue en septembre, qui a sacré vainqueur Karnak, skippé par Stefano Raspadori. Un événement clé dans ce nouveau trophée : une course au large, de longue distance, en équipage réduit, représentative de ce qu’est la navigation en Class40. La Méditerranée, idéale pour la Class40 Naviguer en Méditerranée est un exercice particulier de par ses vents changeants rendant la navigation très technique. Cela représente un terrain de jeu engagé sur lequel les bateaux de toute génération peuvent prétendre à la victoire car si sur certains parcours en Atlantique, la cadence des scows est difficile à maintenir, naviguer en Méditerranée représente un vrai intérêt sportif pour toutes les typologies de bateaux. Il ne serait d’ailleurs pas si étonnant de voir des bateaux d’ancienne génération monter sur la plus haute marche du podium… Autre point clé, la réunification des flottes : les Italiens participaient principalement à des courses italiennes, les Français à des courses françaises, les Espagnols à des courses espagnoles… quelques Class40 donc sur de nombreuses courses mais le plus souvent en IRC ou HN, rarement à leur avantage. L’un de principaux desseins de ce nouveau trophée est de réunir ces quelques bateaux, en attirer d’autres et créer une émulation sur ce nouveau terrain de jeu pour la classe. Et l’objectif final n’est pas nécessairement que cette nouvelle flotte vienne participer aux transats de fin d’année, l’objectif est que chaque projet ait une offre de courses à proximité et qu’il puisse faire son programme en conséquence. La fin d’un cercle vicieux Le dilemme est le même pour toutes les classes de course au large : sans course, pas de bateaux et pas de bateaux… pas de courses. Etat des lieux frustrant pour les navigateurs basés dans le Sud mais aussi pour les autres projets motivés pour « descendre » mais en manque d’événements. Il y avait donc quelque chose à faire, il fallait tenter de briser ce cercle. Espérons que le Trophée Méditerranée y parviendra en réunissant anciens et nouveaux Class40, professionnels et amateurs. Ce nouveau trophée s’annonce intéressant à tous les points de vue. Le programme du trophée Méditerranée Class40 : Roma Per Due (Double) - avril Corsica med (double) -  mai Au Large de St TropEZ (400 nm - solo) - juin Giraglia Rolex cup Race (Offshore de 240nm - equipage) - juin Duo max (Double) -   juin Palermo Montecarlo (Equipage) -  aout Genoa Trieste (Equipage) -  septembre Middle Sea Race (Equipage) - octobre Pietro Luciani : « La Méditerranée est une mer difficile : la météo est moins prévisible que dans l'océan et il est rare de garder la même voile pendant plus de deux heures. Mais néanmoins, la Società Velica Barcola e Grignano et le Yacht Club Italiano, avec le soutien de Class40, ont pu organiser la première édition de la plus longue course de la Med, la Rounditaly, qui s'est avérée parfaite pour notre bateau. J'ai hâte de voir combien de bateaux participeront au Med Trophy l'année prochaine, je suis sûr que ce sera un succès ! » Kito de Pavant : « La Class40 est en plein boom. Ces bateaux intéressent de plus en plus de monde aux quatre coins du monde. La Méditerranée n’est pas en reste. Je croise beaucoup de coureurs excités de venir naviguer sur ces fantastiques bateaux et des organisateurs qui rêvent de les accueillir mais il manquait un circuit sur ce bassin pour les encourager à acheter des bateaux car le programme actuel n’était pas suffisamment adapté. 2022 est le moment pour nous organiser et rassembler les flottes « italienne » et « française », sans oublier l’Espagne qui lorgne aussi sur nos bateaux. »  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Antoine Carpentier (Redman), vainqueur du Trophée Européen !]]> https://www.class40.com/?titre=antoine-carpentier-redman-vainqueur-du-trophee-europeen-&mode=actualites&id=9091 Thu, 30 Sep 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=antoine-carpentier-redman-vainqueur-du-trophee-europeen-&mode=actualites&id=9091 Malheureusement annulé en 2020 faute de courses, le Trophée Européen Class40 sacre cette année Antoine Carpentier sur son Mach 40.4 Redman ! Terminant sur le podium de chacune des courses auxquelles il a participé depuis le début de l’année, à l’exception de la Rolex Fastnet Race, Antoine Carpentier remporte ce titre pour la première fois à bord de son Class40 Redman face à une flotte encore plus compétitive qu’elle ne l’était auparavant. Le duo suisse Valentin Gautier et Simon Koster (Banque du Leman) termine deuxième. Luke Berry (Lamotte – Module Création) complète le podium. “Nous sommes très contents d’avoir remporté le Trophée Européen. C’est une grande première pour moi ! Nous avons été assez constants sur le podium à l’exception de la Rolex Fastnet race où nous finissons quatrièmes mais nous terminons sur le podium de la CIC Normandy Channel Race, des Sables – Horta ainsi que sur la 40 Malouine Lamotte. Cela montre une belle régularité, récompensée par cette victoire sur le Trophée. Nous sommes très contents. C’est la première saison avec notre bateau donc c’est de bon augure pour la suite…” résume A. Carpentier. La saison a débuté fin mai par la très disputée CIC Normandy Channel Race, une boucle de 1000nm en double en Manche et Mer Celtique, remportée par Axel Tréhin et Fred Denis (Project Rescue Ocean) qui signent ainsi leur première victoire sur le circuit Class40. A peine un mois plus tard, la flotte des Class40 se retrouvait pour Les Sables- Horta. L’escale ayant dû être annulée, les bateaux ont parcouru les 2450nm d’une seule traite mais, afin de garder la spécificité du trophée avec un nombre suffisant de courses, un classement était établi pour ce trophée sur chacun des deux tronçons. C’est à nouveau le duo de Project Rescue Ocean qui s’impose à l’aller mais ce sont Valentin Gautier et Simon Koster les plus rapides au retour. La Rolex Fastnet Race, rendez-vous estival des années impaires, sacre Antoine Magré et son équipage franco-britannique après un peu plus de trois jours de course. Dernière épreuve du trophée, la 40 Malouine Lamotte allait donc, pour sa deuxième édition, départager les cinq bateaux de tête. En l’emportant à Saint-Malo, Antoine Carpentier remporte le Trophée Européen 2021. Il faut également noter la belle performance de Mathieu Claveau et de son Akilaria de 2009, Prendre la Mer Agir pour la Forêt, 19ème du Trophée et premier Vintage.   Rendez-vous le 7 novembre prochain pour le départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, sur laquelle s’aligneront 45 Class40. A l’issue de cette transat, sera sacré le Champion Class40 2021.   Classement du Trophée Européen Antoine Carpentier (Redman) – 374 points Valentin Gautier & Simon Koster (Banque du Leman) – 363 points Luke Berry (Lamotte – Module Création) – 357 points Olivier & Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand) – 332 points Axel Tréhin & Fred Denis (Project Rescue Ocean) – 306 points. L’intégralité du classement : https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/1europeantrophy2021.pdf   CIC Normandy Channel Race: 1. Axel Trehin & Fred Denis (Project Rescue Ocean) 2. Luke Berry & Achille Nebout (Lamotte – Module Création) 3. Antoine Carpentier & Pablo Santurde del Arco (Redman) Les Sables – Horta: 1. Axel Trehin & Fred Denis (Project Rescue Ocean) 2. Antoine Carpentier & Mikael Mergui (Redman) 3. Ian Lipinski & Ambrogio Beccaria (Crédit Mutuel) Horta – Les Sables: 1. Valentin Gautier & Simon Koster (Banque du Leman) 2. Ian Lipinski & Ambrogio Beccaria (Crédit Mutuel) 3. Antoine Carpentier & Mikael Mergui (Redman) Rolex Fastnet Race: 1. Antoine Magré (E. Leclerc Villa-la-Grand) 2. Valentin Gautier & Simon Koster (Banque du Leman) 3. Luke Berry (Lamotte – Module Création) La 40 Malouine Lamotte: 1. Antoine Carpentier & Pablo Santurde del Arco (Redman) 2. Jean Galfione & Alan Pennaneac’h (Serenis Consulting) 3. Luke Berry & Ronan Floch (Lamotte – Module Création)[Lire la suite]]]> <![CDATA[40 Malouine LAMOTTE : la victoire pour Redman]]> https://www.class40.com/?titre=40-malouine-lamotte--la-victoire-pour-redman&mode=actualites&id=9050 Sat, 11 Sep 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=40-malouine-lamotte--la-victoire-pour-redman&mode=actualites&id=9050 Partis de Saint-Malo à 12h08 ce vendredi, les 22 duos auront mis bien moins de vingt quatre heures pour boucler le parcours de 155 milles, concocté par Franck-Yves ESCOFFIER. Premiers à franchir la ligne de départ, Antoine CARPENTIER et Pablo SANTURDE DEL ARCO auront mené la course de bout en bout malgré la prise d'un casier comme quelques autres participants. Antoine CARPENTIER, skipper REDMAN : "Nous étions 2 ou 3 bateaux à franchir la ligne de départ en même temps avec SEAFRIGO - SOGESTRAN (Cédric CHATEAU et Jérémie MION) et LAMOTTE - MODULE CREATION (Luke BERRY et Ronan FLOCH) qui sont bien partis aussi. On a fait un choix de voile différent d'eux, sur le premier bord, ça a fait la différence  car on avait une voile d'avant un peu plus grande que la leur. Ça a payé parce qu'on passe la première marque devant. Au fur et à mesure, on a pris de l'avance et l'écart s'est creusé. Il y avait de la tactique sur certains bords où nous étions pas mal. Le bateau va bien,  on le connaît bien, donc dès qu'il y a un changement de vent, on sait quelle voile mettre et comment la régler, ça va assez vite. Sinon il y a l'histoire des casiers ! SERENIS CONSULTING (Jean GALFIONE et Alan PENNANEAC'H) a été le premier à en prendre un, je crois que SEAFRIGO-SOGESTRAN a suivi, LAMOTTE-MODULE CREATION aussi. On sait qu'entre Chausey et Jersey on navigue sur des hauts fonds propices aux casiers.  Il y a avait beaucoup de courant qui nous faisait marcher en crabe. Il fallait être attentif. En tout cas, c'est la première fois que je cours sur  la 40'Malouine LAMOTTE, on a eu une belle météo, de belles conditions, un beau parcours avec des endroits assez sympa et l'ambiance est bonne. Il y encore la journée de demain où nous allons courir en équipage et ça va être sympa aussi."L'équipage vainqueur de ce parcours devance sur la ligne d'arrivée Jean GALFIONE et Alan PENNANEAC'H sur SERENIS CONSULTING de 15 minutes. Luke BERRY et Ronan FLOCH (LAMOTTE - MODULE CREATION) complètent le podium. Mathieu CLAVEAU et Christophe FIALON  l'emportent dans la catégorie Vintage en terminant à la 12ème place.   source: SNBSM - 40 Malouine Lamotte[Lire la suite]]]> <![CDATA[Rolex Fastnet Race : victoire de Palanad III après une fin de course tendue]]> https://www.class40.com/?titre=rolex-fastnet-race--victoire-de-palanad-iii-apres-une-fin-de-course-tendue&mode=actualites&id=8987 Fri, 13 Aug 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=rolex-fastnet-race--victoire-de-palanad-iii-apres-une-fin-de-course-tendue&mode=actualites&id=8987 Juste devant le leader de l'IRC One, a eu lieu un autre finish très serré entre les Class40, les six premiers franchissant la ligne d'arrivée en l'espace d'une heure après une compression survenue lorsque le vent est devenu irrégulier juste avant la ligne. La compétition entre les 33 Class40 a été intense et a donné lieu à plusieurs changements de leader au cours de la course. Le Max 40 Project Rescue Ocean d'Axel Trehin est le premier leader, après avoir plongé le plus au sud en direction du DST du Casquet la première nuit, puis avoir pris une avance faible mais significative en jouant sur les changements et la marée entre Start Point et le Lizard. Cependant, après avoir semblé en bonne forme en passant le Lizard, Project Rescue Ocean a démâté à Mounts Bay. Leur abandon a permis au Lamotte - Module Création de Luke Berry de prendre la tête du côté est du DST de Land's End, suivi par l'Italien Andrea Fornaro sur le Tales 2 conçu par Botin. Au Fastnet, Lamotte - Module Création avait une avance de 20 minutes, mais les nouveaux voiliers plus puissants ont dévoré cette avance. En route vers Bishop Rock, Berry a été dépassé par le Mach 40.4 Palanad 3 d'Antoine Magre. A partir de là, Palanad 3 s'est maintenu en tête malgré une compression au sud d'Aurigny qui aurait pu permettre à n'importe lequel des trois premiers Class40 de prendre de l'avance, puis le vent s'est encore arrêté au petit matin au nord de la péninsule du Cotentin. "Le plus dur a été l'approche d'Aurigny", raconte Magre. "Il y avait cinq nœuds de marée, et comme nous étions plus tôt que prévu, cette marée était encore négative pendant quelques heures. Nous pouvions voir Luke [Berry] revenir - il n'était qu'à 200 mètres et nous nous attendions à un finish serré." "Nous l'avons joué finement alors que les autres bateaux tournaient en rond", raconte le navigateur britannique de Palanad 3, Will Harris. "Mais ensuite, nous n'avions plus de vent et nous avons vu toute la flotte nous rattraper. Puis nous avons eu de la chance, nous avons pris le vent en premier et c'était tout - nous devions juste nous accrocher." Le champion en titre de la Rolex Fastnet Race Class40, Luke Berry, a continué à souffrir en se faisant coiffer au poteau par le Banque Du Leman de Valentin Gautier et Simon Koster. Plus tôt dans la course, le Class40 suisse avait perdu en allant vers l'ouest à la DST de Land's End et avait ensuite passé les traversées de la mer Celtique à essayer de le rattraper. "Au sud d'Aurigny, n'importe qui aurait pu gagner", a expliqué Koster. "Pour les deux premiers bateaux, il n'y avait pas de vent. Avec le scow, le vent léger est un défi, mais nous avons des voiles pour cela, comme un Code Zéro en tête de mât pour le faire avancer. Mais le gain est tellement important sur les bords de reaching - on est alors plus rapide de quelques nœuds que les bateaux pointus". Berry s'est résigné à son sort à bord de son Mach 40.3 conçu par Sam Manuard, tout en reconnaissant qu'il devrait recevoir un nouveau bateau l'année prochaine qui le rendra compétitif face aux 40.4. "Le nôtre est très bon au portant mais dès que c'est un peu serré, ils sont très rapides. Nous avons quand même terminé avec deux Mach 40.4 devant et deux derrière." Classement général : Rolex Fastnet race - Class40 Source : www.rolexfastnetrace.com [Lire la suite]]]> <![CDATA[LS-H: victoire de Redman (presque) sur le fil !]]> https://www.class40.com/?titre=ls-h-victoire-de-redman-presque-sur-le-fil-&mode=actualites&id=8955 Tue, 20 Jul 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=ls-h-victoire-de-redman-presque-sur-le-fil-&mode=actualites&id=8955 Trois minutes et 14 secondes : voilà donc l’écart, infime, qui a finalement séparé les deux leaders de cette Les Sables – Horta – Les Sables 2021 sur la ligne d’arrivée, ce matin. Un écart dérisoire au terme de 2 540 milles de course et près de onze jours de mer. Onze jours éprouvants autant qu’intenses lors desquels Antoine Carpentier et Mikaël Mergui (Redman) puis Axel Trehin et Frédéric Denis (Project Rescue Ocean) ont pris l’avantage dès le début avant de franchement faire le break lors du troisième jour, au passage d’un col barométrique, au large du cap Finisterre. Dès lors, seuls Ian Lipinski et Ambrogio Beccaria (Crédit Mutuel) ont réussi à les inquiéter.  Une météo complexe, de la bagarre à tous les étages, une victoire à l’arrachée, des records battus… la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables, qui s’est tenue du 28 juin au 13 juillet 2021, a tenu toutes ses promesses. Voici ce qu’il faut en retenir en cinq points : Un format revisité Si habituellement l’épreuve se dispute en deux étapes sous forme d’aller et retour entre la Vendée et les Açores, pour cette édition 2021, les organisateurs ont été contraints de s’adapter et de modifier le format de la compétition. En cause : le contexte pandémique lié à la COVID-19. Les autorités locales et sanitaires portugaises ont, en effet, fait le choix de ne pas accueillir d’évènement cet été. Par conséquent, la traditionnelle escale n’a pu avoir lieu. La course s’est ainsi jouée en une seule grande étape de 2 540 milles avec pour unique marque de parcours une bouée mouillée devant l’entrée de la marina de Horta. Une météo aussi variée que complexe La première moitié de la course s’est révélée compliquée, avec notamment le passage d’une dorsale dans le golfe de Gascogne, d’un axe barométrique en large du cap Finisterre puis de trois fronts successifs ensuite. Un contexte météo qui a d’une part, créé d’importants écarts dès le deuxième jour de course entre les concurrents, et d’autre part, mis à rude épreuve les bateaux et les organismes. Patience et longueur de temps ont donc marqué le premier tronçon de la course alors qu’à l’inverse, le retour a été réalisé en express, en tous les cas pour les cinq premiers. Pour preuve, si le meilleur chrono sur les 1 270 milles entre les Açores et la Vendée appartenait, depuis l’édition 2015, au duo Yannick Bestaven – Pierre Brasseur avec un temps de 4 jours 17 heures et 38 minutes, le tandem Ian Lipinski – Ambrogio Beccaria sur Crédit Mutuel, a mis 4 jours 3 heures et 56 minutes pour avaler la distance, imposant ainsi un nouveau temps de référence. Un scénario aussi improbable qu’incroyable qui a étalé la flotte sur plus de 1000 milles ! Des écarts minimes Trois minutes et 14 secondes : voilà l’écart, infime, qui a finalement séparé les deux leaders de cette Les Sables – Horta – Les Sables 2021 sur la ligne d’arrivée. Un écart dérisoire au terme de onze jours de mer. Onze jours éprouvants autant qu’intenses lors desquels Antoine Carpentier et Mikaël Mergui (Redman) puis Axel Trehin et Frédéric Denis (Project Rescue Ocean) ont pris l’avantage dès le début avant de franchement faire le break sur le reste du peloton lors du troisième jour, au large du cap Finisterre. Dès lors, seuls Ian Lipinski et Ambrogio Beccaria (Crédit Mutuel), auteurs d’un retour tonitruant, ont réussi à les inquiéter. « Il y a eu du match du début à la fin, mais plus une victoire est dure à obtenir, plus elle est belle », a commenté Antoine qui s’est ainsi offert la toute première victoire de sa carrière en tant que skipper. Reste qu’il n’y a pas qu’en tête de flotte que les places ont été âprement disputées, en témoignent les arrivées en rafales de neuf bateaux entre 00h56 et 7h55 le lundi 12 juillet, et notamment les cinq minuscules minutes d’écart entre les duos Pierre-Louis Attwell – Aloïs Kerduel (Vogue avec un Crohn) puis Charles-Louis Mourruau – Andrea Fantini (Guidi). Au passage, mention spéciale pour ce dernier qui est parvenu à pendre la 14e place après avoir marqué une escale technique de douze heures à Horta ! Le record des 24 heures battu ! Après avoir battu une première fois son propre record de la plus grande distance parcourue en 24 heures à bord d’un Class40 (415,86 milles réalisés le 6 novembre 2019 en double avec Adrien Hardy lors de la Transat Jacques Vabre) dans le cadre de cette 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables dans journée du lundi 5 juillet, Ian Lipinski a ensuite régulièrement amoncelé sa performance pour finir par littéralement exploser la distance de référence avec 428,82 milles enregistrés le mardi 6 juillet. Associé à Ambrogio Beccaria, le skipper de Crédit Mutuel a amélioré son record de 12,96 milles en réussissant à tenir la moyenne supersonique de 17,9 nœuds sur 24 heures ! Petits et gros « bobos » Sur une course de 2 540 milles (l’équivalent des deux tiers d’une transatlantique) avec des conditions aussi complexes, les petits pépins – techniques ou physiques – ont naturellement égrainé la flotte. Si Fred Denis, victime d’une côte cassée trois jours avant l’arrivée, est parvenu à boucler sa course et à se hisser sur le podium, d’autres ont été malheureusement contraints à l’abandon. Le duo Charles de Coquet – Thierry Duprey du Vorsent (Concise 8) est rentré au port seulement quelques minutes après le départ suite à sa collision avec un autre concurrent. Le binôme Hervé Thomas – Gérald Veniard (Saint Yves Services) a mis un terme à sa course à la suite d’un souci de palier de fausse mèche. Même chose pour le binôme Emmanuel Le Roch – Christophe Cremades (Edenred), confronté, pour sa part, à un problème de cloison, ou encore de la paire Simon – Yannick Kervarrec (Samsic – E. Leclerc), victime d’une voie d’eau dans un caisson arrière. Victor Jost et Enguerrand Granoux ont, eux aussi, dû renoncer à finir la course, le premier s’étant luxé l’épaule. source: Les Sables Vendée Course au Large[Lire la suite]]]> <![CDATA[Nouveau Record des 24h pour Ian Lipinski et Crédit Mutuel !]]> https://www.class40.com/?titre=nouveau-record-des-24h-pour-ian-lipinski-et-credit-mutuel-&mode=actualites&id=8944 Tue, 06 Jul 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=nouveau-record-des-24h-pour-ian-lipinski-et-credit-mutuel-&mode=actualites&id=8944 Ian Lipinski est décidemment impressionnant sur son Max 40 Crédit Mutuel : une victoire dans la Transat Jacques Vabre en 2019 avec Adrien Hardy durant laquelle ils battent le record de distance parcourue en 24 heures sur un Class40, auparavant détenu par le duo Maxime Sorel / Antoine Carpentier, un nouveau temps de référence sur le Tour des Îles Britanniques en 2020 et voilà un nouveau record pour 2021, réalisé pendant la course Les Sables Horta, avec Ambrogio Beccaria ! Crédit Mutuel a en effet parcouru 428,82 milles nautiques entre le lundi 5 juillet 0h00 et ce mardi 6 juillet (0h00) à la vitesse moyenne de 17,9 nœuds. Ce record était jusque-là détenu par le même binôme skipper – bateau ; ils avaient effectué 415,86 milles à la vitesse moyenne de 17,3 nœuds entre le 5 et le 6 novembre 2019. Vivement la prochaine transat lors de laquelle s'affronteront les Max 40, les Mach 40.4, les Lift v2, les Pogo S4, les Cape 40 scow ou les Clak 40... les courses n'ont pas fini d'être belles![Lire la suite]]]> <![CDATA[CIC NCR: Victoire de Project Ocean Rescue ]]> https://www.class40.com/?titre=cic-ncr-victoire-de-project-ocean-rescue-&mode=actualites&id=8925 Mon, 07 Jun 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=cic-ncr-victoire-de-project-ocean-rescue-&mode=actualites&id=8925 22 bateaux sur 23 partants ont coupé la ligne d’arrivée de cette 12ème CIC Normandy Channel Race. Si aux premiers abords cette donnée semble anecdotique, elle est en fait révélatrice d’une édition assez exceptionnelle sur plusieurs points. Outre un scénario aux multiples rebondissements et au suspens insoutenable devenu la marque de fabrique de cette course, la météo variée mais toujours aux allures portantes sur presque l’ensemble du parcours et le timing globalement favorable aux passages à niveau sont des faits qui sortent des standards de cette grande classique normande. Des conditions qui cumulées auront eu deux rares causes à effet : le parcours a été réalisé dans son intégralité, seulement la 2ème fois en 12 éditions et un nouveau record de l’épreuve en moins de 5 jours a été établi. C’est dans des conditions toniques que le départ de cette édition 2021 a été donné, obligeant le comité de course à supprimer le parcours côtier initialement prévu devant l’embouchure de l’Orne et envoyer les 23 duos en lice enrouler une bouée de dégagement située à 2,5 milles nautiques de la ligne de départ mouillée en Baie de Seine avant de mettre le cap sur la première marque de parcours de Saint-Marcouf. À ce moment précis, personne ne pouvait imaginer que nous assistions à l’unique bord de près de cette édition. Mais très vite, on a compris que les skippers allaient atteindre des vitesses exceptionnelles et faire tomber les records un à un aux différentes marques de parcours. La traversée de la Manche a été avalée en quelques heures à peine. La flotte a foncé le long des côtes anglaises enchainant les passages à niveau dans le bon timing à l’image du Solent et de Land’s End. Les équipages ont continué leur progression très rapide en Mer Celtique pour atteindre Tuskar Rock en moins de 48h… 45 heures 22 minutes et 13 secondes exactement pour le premier à enrouler ce phare emblématique de l’épreuve Crédit Mutuel (158). Un chrono record ! Après avoir passé le fabuleux Fastnet, le retour en Manche est également allé très vite jusqu’aux anglo-normandes où le passage à niveau s’est refermé pour nous offrir un final torride. Une fois de plus la CIC Normandy Channel Race a accouché d’un scénario incroyable avec une issue indécise jusqu’aux derniers milles de ce parcours théorique de 1000 milles nautiques. Si le vainqueur Project Rescue Ocean (162) coupe la ligne d’arrivée une heure avant son dauphin, ce n’est en réalité qu’une fois la pointe de Barfleur enroulée au petit matin du vendredi 4 juin qu’il a pu s’échapper de quelques milles après une nuit à batailler contre le courant du Raz Blanchard. Derrière, les quatre poursuivants se seront livrés un sprint final en mode match race à travers la Baie de Seine pour finalement couper la ligne avec 6 petites minutes d’écart entre le 2ème Lamotte Module Création (153) et le 5ème Banque du Léman (159). C’est Redman (161), 3ème, qui complète le podium. À tous les niveaux d’une flotte regroupée, les skippers ont dû faire preuve d’un engagement de tous les instants à l’image d’Avanade (98), Équipe Voile Parkinson (104) et Prisme (131) qui eux aussi passent la ligne d’arrivée dans un mouchoir de poche de seulement 20 minutes. Idem en queue de flotte entre Gustave Roussy (133) et Eärwen (88) qui sont séparés d’une minuscule minute seulement. Sur cette épreuve normande, rien ne sera jamais joué d’avance. C’est un fait dont les skippers ont consciences et c’est ce qu’ils viennent chercher chaque année. À la conclusion, cette édition 2021 aura marqué les esprits. Un nouveau record a été établi sur le parcours complet de la CIC Normandy Channel Race. Axel Trehin et Frédéric Denis le détiennent en 4 jours 17 heures 49 minutes et 50 secondes. On peu facilement parier qu’il sera très difficile à aller chercher tant il aura fallu des accumulations de facteurs positifs (météorologiques, timing des passages à niveau,…) pour atteindre ce chrono. Effectivement, les conditions météorologiques exceptionnellement favorables auront permis d’établir un autre record : celui du très faible nombre d’abandon. Seulement un seul équipage aura renoncé d’aller au bout, fait inédit. La conséquence directe est que le village de course d’arrivée n’aura jamais été aussi beau et rempli de Class40 pour célébrer la remise des prix et couronner les vainqueurs et leurs dauphins. Une épreuve qui a acquis ses lettres de noblesse Ils sont unanimes à ce sujet, c’est une course exigeante dans la stratégie et intense dans le rythme. Les skippers placent la CIC Normandy Channel Race parmi les plus grandes épreuves de course au large françaises. Achille Nebout, 2ème sur Lamotte Module Création (153), ne tarissait pas d’éloges au sujet de l’épreuve normande à son arrivée à Ouistreham : « J’avais beaucoup entendu parler de cette course, tout le monde disait que c’était un truc de malade et c’est effectivement le cas, au même titre que la Solitaire du Figaro ». Idem pour Maxime Cauwe, skipper d’Avanade (98), qui qualifie la course d’intense avant d’ajouter « je pense que c’est la plus dure du championnat avec les transats ». Nils Boyer (Le Choix Funéraire – 139) quant à lui raconte « Toujours un superbe accueil au départ et à l’arrivée, c’est vraiment l’une des seules régate que je connaisse où c’est le cas comme ça ». Ce bilan, la CIC Normandy Channel Race le doit avant tout à tous ces ingrédients qu’elle regroupe et qui font d’elle une épreuve si particulière dans le calendrier de la Class40. Un parcours unique, un niveau international, des scénarios sportifs incroyables, l’esprit Class40, … forment un savant mélange qui attire chaque année les spécialistes de la discipline en Manche et mer Celtique. Vivement 2022 ! Le classement Normandy Channel Race - Class40 Source: Sirius Evenements [Lire la suite]]]> <![CDATA[Le Défi Atlantique 2023 confirmé !]]> https://www.class40.com/?titre=le-defi-atlantique-2023-confirme-&mode=actualites&id=8911 Thu, 27 May 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=le-defi-atlantique-2023-confirme-&mode=actualites&id=8911 Notez dans vos agendas qu’une nouvelle édition du Défi Atlantique réservée aux bateaux de la Class40 en équipage sera proposée par Grand Pavois Organisation avec le soutien de la Class40 au départ de La Guadeloupe, début avril 2023, à destination de La Rochelle (France), via une escale à Horta (Les Açores – Portugal). Cette course retour Atlantique inscrite officiellement au calendrier de la Class40 permettra aux concurrents de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2022 d’effectuer un retour en course, avec deux membres d’équipage minimum à bord. Dans le timing important à noter, les Class40 inscrits au Défi Atlantique prendront le départ le samedi 1 avril. Une escale est prévue à Horta aux Açores afin d’optimiser le créneau des conditions météo d’arrivée sur la façade Atlantique et permettra aux skippers de changer, s’ils le souhaitent, de membre(s) d’équipage (à noter qu’il sera proposé et possible d’embarquer un journaliste en tant que membre d’équipage pour faire la deuxième étape afin de faire vivre une dernière étape en course et en live). La date d’arrivée programmée à La Rochelle se situera entre le vendredi 21 et le dimanche 23 avril. Un dispositif d’accueil spécifique sera mis en place Bassin des Chalutiers, comme lors de la dernière édition de 2019 organisée par Grand Pavois Organisation. Halvard Mabire, président de la Class40 : « Défi Atlantique, deuxième édition. La Class40 se réjouit de l’annonce de la deuxième édition du Défi Atlantique. Cette épreuve, réservée aux seuls Class40, a démontré sa pertinence lors de sa première édition en 2019 et s'inscrit désormais régulièrement dans le programme de la Class40. En effet, quelle meilleure façon de revenir vers l'Europe pour les Class40 après la Route du Rhum? Les retours par la mer s'imposent de plus en plus. D'une part, les Class40 sont des bateaux à vocation océanique et fait pour naviguer, et d'autre part les retours par cargo deviennent de plus en plus coûteux et complexes, et aussi de moins en moins compatibles avec une certaine éthique de la course au large, qui se veut la plus vertueuse possible sur le plan environnemental. Donc, une course au retour des Antilles représente une opportunité formidable pour transformer ce qui ne pourrait être qu'un simple convoyage individuel en une épreuve palpitante, capable de séduire une bonne partie de la flotte de la Route du Rhum, ainsi que certains bateaux basés en ouest Atlantique et désireux de venir faire la saison européenne 2023. Le départ du Défi Atlantique fin Mars permet de profiter des eaux antillaises après la Route du Rhum et de participer ainsi à certaines épreuves de la saison Caraïbes. L'arrivée à La Rochelle, vers la mi-Avril, anticipe les courses du programme Class40 2023 : Normandy Channel Race, Les Sables Horta, Fastnet, Transat Jacques Vabre... Aussi, le parcours du Défi Atlantique, avec une escale aux Açores, à Horta, offre l'opportunité aux équipage de découvrir ou de retrouver avec plaisir un lieu apprécié de tous les marins, mais autorise également des changements d'équipage et éventuellement une meilleure adaptation de la chronologie de la course en fonction des conditions météo. Bon vent au Défi Atlantique, bientôt une "classique"… » L’avis de course et le dossier de participation seront disponibles courant octobre 2021 auprès d’Etienne HARDY de Grand Pavois Organisation ehardy@grand-pavois.com.   Retour sur l’édition 2019 12 monocoques appartenant à la Class40, soit 39 marins de 7 nationalités différentes prennent le 23 mars 2019 le départ de la première étape entre Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) vers l’île d’Horta aux Açores, distante de 2 300 milles. Une première partie de traversée Atlantique retour qui sera remportée par Aïna Enfance et avenir, skippé par Aymeric Chappellier, en 9 jours, 15 heures, 46 minutes et 19 secondes à la moyenne de 9,60 nœuds. Le monocoque bleu sera suivi par Earendil de Catherine Pourre et par Kito de Pavant sur Made in Midi. A noter sur cette première étape, l’avarie de Loïck Fequet sur Tibco qui rejoindra les Bermudes, pour réparer une avarie de safran avant de repartir et le démâtage de Luke Berry sur Lamotte – Module Création le lendemain du départ, à 180 milles des côtes guadeloupéennes. Le départ de la deuxième étape entre Horta (Açores) et La Rochelle est donné le lundi 8 avril, pour les 1 300 derniers milles à parcourir. Si Earendil coupera en tête la ligne d’arrivée de cette deuxième étape, le Class40 de Catherine Pourre n’arrivera pas à combler les 10 heures de retard aux Açores sur Aïna Enfance et avenir d’Aymeric Chappellier qui remporte ainsi cette première édition du Défi Atlantique. Kito de Pavant sur Made in Midi termine 3e de l’étape et 3e du général. Classement Défi Atlantique 2019 Guadeloupe / Horta / La Rochelle : 1er – Aïna Enfance et avenir – Aymeric Chappellier : 15 jours, 03 heures, 42 minutes et 48 secondes, à la moyenne de 9,67 noeuds. 2e – Earendil Catherine Pourre / Pietro Luciani : 15 jours, 12 heures, 24 minutes et 15 secondes, à la moyenne de 9,44 noeuds. 3e - Made in Midi – Kito de Pavant : 16 jours, 13 heures, 22 minutes et 05 secondes, à la moyenne de 8,85 noeuds… 12 bateaux au départ, 11 bateaux classés, 1 abandon   Source: Grand Pavois Organisation[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Class 40 fait le plein et Halvard Mabire, réélu président ]]> https://www.class40.com/?titre=la-class-40-fait-le-plein-et-halvard-mabire-reelu-president-&mode=actualites&id=8898 Thu, 22 Apr 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=la-class-40-fait-le-plein-et-halvard-mabire-reelu-president-&mode=actualites&id=8898 L’Assemblée Générale annuelle de la Class40 s’est tenue le samedi 17 avril, de façon dématérialisée. L’occasion de dresser un bilan de l’année écoulée et de se projeter sur la saison 2021 mais aussi de procéder au renouvellement du Conseil d’Administration. 2020 : une année perturbée mais positive 2020 n'a pas été un modèle sur le plan sportif et a créé beaucoup de frustration pour chacun. A l'exception de la Normandy Channel Race et de la Drheam Cup, le programme de course fût bien maigre. Ce fut cependant l’occasion pour plusieurs projets de mener, avec succès, différentes campagnes de record. 2020 fut toutefois révélatrice des forces de la Class40 : une fidélité et un soutien de ses adhérents permettant d’assurer un équilibre aux finances de la classe en 2020, un marché de l’occasion toujours aussi dynamique avec 25 bateaux vendus et une vitalité sans faille puisque deux nouveaux bateaux furent mis à l’eau et qu’une quinzaine de projets de construction sont en cours malgré une ambiance générale mondiale relativement morose. 2021 : en plein boom L’intérêt croissant pour la Class40 ne peut se démentir. Si la Class40 ne vole pas, elle laisse des domaines de développement raisonnés et attractifs sur le plan sportif et porteurs d’intérêt pour les professionnels comme pour les amateurs. Pour preuve, une participation aux courses de la saison très prometteuse. C’est en effet une trentaine de Class40 qui se retrouvera à Caen fin mai pour la CIC Normandy Channel Race signant très probablement un record de participation sur cette incroyable course. Le mois suivant, presqu’autant de duos devraient participer à la tant appréciée Les Sables-Horta. Que Horta se prépare, jamais autant de Class40 ne s’y seront retrouvés ! La course en équipage ne connait pas non plus la crise puisque le RORC annonce 37 Class40 sur la Rolex Fastnet Race. Dans toute l’histoire de la Class40, jamais un tel engouement pour les courses du programme ne s’était matérialisé aussi tôt en saison. La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre clôturera le championnat 2021 et de quelle façon ! Ce sont plus de cinquante Class40 qui ont fait part de leur intention de participation, soit presque le double du précédent record… 70 unités sont annoncées sur la Route du Rhum 2022 ! A n’en pas douter, la Class40 plait toujours plus et poursuit son développement sur un rythme soutenu. Halvard Mabire, reconduit dans sa fonction de Président Plusieurs paramètres à cette bonne santé de la classe : le succès incontesté du dernier Vendée Globe, ouvrant la course au large au plus grand nombre quand la planète était confinée ; un support de plus en plus attractif avec la nouvelle génération de bateaux qui détonnent en terme de performance, une volonté sans faille de conserver des coûts raisonnables et de maintenir l’équilibre entre amateurs et professionnels, qui est sa marque de fabrique, et pour cela une implication constante du Conseil d’Administration sur de nombreux fronts. Les adhérents ne pourront le démentir puisque, comme chaque année, ils ont renouvelé leur confiance aux candidats sortants, le Normand Halvard Mabire et l’Italien Pietro Luciani, réélus par le Conseil d’Administration à l’unanimité Président et Vice-Président, alors que Kito de Pavant intègre pour la première fois le CA. Le programme 2021 : https://www.class40.com/fr/calendrier/ La Composition du Conseil d’Administration : -          Halvard Mabire, Président -          Pietro Luciani, Vice-Président -          Catherine Pourre, Trésorière -          Cédric de Kervenoael, Secrétaire Général -          Michael Hennessy -          François Angoulvant -          Luke Berry -          Jörg Riechers -          Kito de Pavant[Lire la suite]]]> <![CDATA[The Race Around ouvre une catégorie en solitaire en plus du double]]> https://www.class40.com/?titre=the-race-around-ouvre-une-categorie-en-solitaire-en-plus-du-double&mode=actualites&id=8878 Wed, 10 Mar 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=the-race-around-ouvre-une-categorie-en-solitaire-en-plus-du-double&mode=actualites&id=8878 Les organisateurs de The Race Around, le tour du monde officiel de la Class40, ont le plaisir d’annoncer la création d’une catégorie solitaire aux côtés de la catégorie en double déjà annoncée. Ces deux classements feront de The Race Around le digne successeur du courses historiques telles que le BOC Challenge et Around Alone. Les organisateurs ont également profité de l'occasion pour augmenter le nombre d'inscrits de 25 à 35, dont cinq "wild-cards" dont les critères seront bientôt dévoilés. Sam Holliday, directeur général de The Race Around : "Depuis le lancement de The Race Around fin de 2019, nous avons été impressionnés par l'intérêt suscité par la course. Nous avons pris le temps de parler avec un certain nombre de ceux qui cherchent à concourir et il est devenu clair que vu l'essor de la Class40, nous devions prendre en compte la tendance croissante de ceux qui veulent participer à cette course en solitaire. The Race Around est donc parfaitement adapté aux coureurs qui ont terminé la Mini Transat et la Route du Rhum, et qui auront peut-être un jour le souhait de courir un jour le Vendée Globe." L'inclusion de la catégorie solo a créé une course avec deux trophées : la catégorie solitaire courra pour le Race Around Trophy et la flotte en double pour le Race Around Cup. Hugh Piggin, co-fondateur de The Race Around : "Notre idée a toujours été de fournir une course aux standards internationaux pour des amateurs et des professionnels, et The Race Around est exactement cela. La possibilité de choisir la catégorie qui convient le mieux aux concurrents respectifs permettra un mélange varié et intéressant entre des professionnels en quête de performance et des amateurs chevronnés à la recherche d'une aventure hors du commun face à des skippers reconnus." Les organisateurs ont également signé un accord de partenariat sur le long terme avec la Class40. Cet accord garantira à The Race Around une continuité au-delà de la première édition en 2023. Il prévoit aussi une collaboration approfondie et constructive entre les coureurs de la classe et l'organisation de course concernant la R&D, la durabilité, la sécurité, la qualification pour la course et plus encore. Halvard Mabire, président de l’association Class40 : "Nous sommes très heureux d’avoir signé un accord de partenariat à long terme entre nos deux organisations. Il est clair que The Race Around cherche à s'imposer comme l'une des grandes courses au large et nous, en tant qu'association de classe, sommes fiers de travailler à leurs côtés dans un véritable partenariat. L'inclusion d'une classe solitaire permet de rêver à un retour de l'âge d'or des courses autour du monde avec escales comme le BOC Challenge et Around Alone, des courses difficiles aux aventures incroyables. Cette catégorie solo offrira une opportunité aux concurrents professionnels de rester dans la classe, aux partenaires et aux sponsors de se faire connaître à l’échelle mondiale tout en offrant aux coureurs amateurs la possibilité d’atteindre leur rêve : faire le tour du monde." source: https://fr.theracearound.com/ [Lire la suite]]]> <![CDATA[Le Carré d'As]]> https://www.class40.com/?titre=le-carre-d-as&mode=actualites&id=8865 Wed, 27 Jan 2021 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=le-carre-d-as&mode=actualites&id=8865 Yannick Bestaven -          Vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2015 -          Vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2011 -          Vainqueur des Sables Horta 2015 -          Deuxième des Sables Horta 2011 -          Deuxième de la Normandy Channel Race 2015   Boris Herrmann -          Vainqueur de la Global Ocean race 2008-2009 -          Deuxième de l’Artemis Transat 2008 -          Troisième de la Rolex Fastnet Race 2009 -          Septième de la Normandy Channele Race 2013   Louis Burton -          Deuxième de la RORC Caribbean 2018 -          Vingtième de la Route du Rhum 2010 -          Constructeur des Tizh 40   Thomas Ruyant -          Vainqueur de la Route du Rhum 2010 -          Vainqueur de la Normandy Channel race 2010 -          Vainqueur du record SNSM 2010 -          Troisième de la Normandy Channel race 2014 -          Cinquième du Mondial Class40 2012   La seule certitude à cette heure est que la Class40 est très fière de ses anciens adhérents et souhaite une belle fin de course à ses nombreux autres représentants : Damien Seguin, Giancarlo Pedote, Maxime Sorel, Armel Tripon, Arnaud Boissières, Alan Roura, Stéphane Le Diraison, Pip Hare, Manuel Cousin, Miranda Merron et Alexia Barrier. [Lire la suite]]]> <![CDATA[ ]]> https://www.class40.com/?titre=-----&mode=actualites&id=8826 Tue, 10 Nov 2020 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=-----&mode=actualites&id=8826 [Lire la suite]]]> <![CDATA[BANQUE DU LÉMAN VAINQUEUR DE LA 11ème NORMANDY CHANNEL RACE]]> https://www.class40.com/?titre=banque-du-leman-vainqueur-de-la-11eme-normandy-channel-race&mode=actualites&id=8809 Sat, 19 Sep 2020 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=banque-du-leman-vainqueur-de-la-11eme-normandy-channel-race&mode=actualites&id=8809 Après un final de gros bras, c’est finalement Banque du Léman qui remporte la 11ème Normandy Channel Race. Valentin Gautier et Simon Koster coupent la ligne d’arrivée à 15 heures 30 minutes 30 secondes après 4 jours 20 heures 25 minutes et 30 secondes de course. Ils devancent Crédit Mutuel de 6 petites minutes seulement. Ian Lipinski et Julien Pulvé décrochent l’argent sur cette course indécise jusqu’au dernier mille. La hiérarchie sera restée longtemps indécise sur cette édition 2020 tant la flotte aura été compacte et les leaders différents tout au long de ce parcours les menant jusqu’au sud de l’Irlande. Ce n’est qu’une fois Cap Lizard enroulé sur la route retour, que Banque du Léman (158) et Crédit Mutuel (159) se sont échappés ensemble et ne se sont plus quittés. Après un duel insoutenable en Manche au près et dans une mer formée, c’est finalement les suisses Valentin Gautier et Simon Koster qui s’adjugent la victoire finale de cette 11ème édition.  «  On a eu toutes les conditions pour finir avec 35 nœuds au près dans la Manche, c’était vraiment rude. On savait à quoi s’attendre en venant sur la Normandy Channel Race surtout quand Carpentier (Antoine) disait que c’était un combat de rue pendant 5 jours, ça résume bien le course. Cette épreuve est vraiment magnifique avec des passages côtiers, hauturiers, des passages très tactiques et des paysages magnifiques. C’est une immense satisfaction d’aller gagner cette course dans ces conditions là. Il a fallut aller la chercher cette victoire ! On ne peut pas nous dire que c’était une étape de suisse celle-ci. » déclarent Valentin Gautier et Simon Koster à l’arrivée à Ouistreham. Une issue cruelle pour le duo loriento-rochelais, Ian Lipinski et Julien Pulvé tant cette course fut indécise et leur navigation belle. « Ce fut une course sportivement enrichissante et dure. On s’est vraiment battu du début à la fin, c’était vraiment intense avec beaucoup de rebondissements. C’est la réputation de la Normandy Channel Race, on le sait avant le départ. » déclarent les magnifiques dauphins de cette Normandy Channel Race 2020. Redman (161) complète le podium.  Source: Normandy Channel Race[Lire la suite]]]> <![CDATA[Bon départ pour la Normandy Channel Race 2020]]> https://www.class40.com/?titre=bon-depart-pour-la-normandy-channel-race-2020&mode=actualites&id=8803 Mon, 14 Sep 2020 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=bon-depart-pour-la-normandy-channel-race-2020&mode=actualites&id=8803 Ils trépignaient d’impatience d’en découdre ! « Ils », ce sont les 26 duos qui se sont élancés aujourd’hui sur la 11ème Normandy Channel Race, seule course exclusivement Class40 maintenue en cette année 2020 au contexte si particulier. C’est avec une météo quasiment parfaite, digne des plus belles journées estivales, que le comité de course a libéré avec ponctualité les Class40 en lice dès 19 heures 05 et une boucle en forme de huit d’environ 7 milles en baie de Seine devant l’embouchure de l’Orne entre les cardinales de Luc sur mer et Ouistreham. Après un bon départ, c’est dans un flux de nord-est de 10 nœuds, conditions presque idéales pour une mise en jambe, que les Class40 ont livré un magnifique spectacle au soleil couchant tout au long du parcours côtier proposé. Un préambule vivement disputé qui donne un avant-gout alléchant de la bagarre qui va se jouer durant les 1 000 milles théoriques de l’épreuve. Redman, skippé par Antoine Carpentier et Nicolas Groleau s’est rapidement imposé sur son Class40 flambant neuf avant d’enrouler en premier la dernière bouée et de mettre le cap, au portant, vers la prochaine marque de passage des îles Saint Marcouf mouillée à quelques 36 milles du départ, dans la baie des Veys. Le duo Ian Lipinski et Julien Pulvé à bord de Crédit Mutuel, un des grands favoris de cette édition 2020, a signé des virements de bord d’une impeccable propreté, lui permettant de se glisser second au pointage. Suit le duo père-fils, Antoine et Olivier Magre à bord d’E. Leclerc Ville La Grand. Les conditions aux allures portantes alliées au talent des skippers à bord, auront permis aux unités les plus récentes de la Classe de s’illustrer sur ce parcours côtier tout en démontrant la puissance de ces montures. Saint-Marcouf en ligne de mire 36 milles séparent la dernière bouée du parcours côtier devant Ouistreham de la marque qui doit être obligatoirement contournée dans l’ouest de Saint-Marcouf. Les concurrents vont bénéficier d’un léger courant favorable pour atteindre le premier passage à niveau qui, comme c’est souvent le cas dans cette grande classique Normande, devrait déjà redistribuer les cartes. Transmanche Pour s’attaquer à un épisode certainement moins réjouissant pour les duos, la traversée de la Manche et de son fort trafic maritime, la flotte devrait toujours bénéficier de conditions favorables au reaching dans des airs se renforçant autour des 15 nœuds de secteur Est-Sud/Est. Après une première nuit en mer, les premiers Class40 devraient atteindre théoriquement l’île de Wight demain matin autour des 8h heure française, avant de s’atteler à un nouveau gros morceau mythique de l’épreuve : le passage du Solent. Les photos du départ: https://normandy-race.com/photos/ Source: Normandy Channel Race  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Normandy Channel Race : J-3 !]]> https://www.class40.com/?titre=normandy-channel-race--j-3-&mode=actualites&id=8799 Thu, 10 Sep 2020 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=normandy-channel-race--j-3-&mode=actualites&id=8799 Le grand rendez-vous annuel des Class40 se rapproche : c’est en effet ce dimanche que les 27 Class40 engagés sur la course prendront le départ de la boucle de 1000nm. Réunis dans le bassin Saint-Pierre à Caen depuis mercredi soir (à l’exception des deux bateaux britanniques qui rallieront directement la ligne de départ), les sourires masqués sont sur les visages de chacun : quel plaisir de tous se retrouver et de retourner à la compétition ! Car de la compétition, il y aura ! Les 9 derniers-nés de la classe sont présents sur l’épreuve et des unités plus anciennes mais encore très compétitives auront également leurs places à défendre. La liste des inscrits : https://normandy-race.com/les-equipages/ En attendant le départ, et jusqu’aux arrivées, retrouvez la Minute de la Normandy Channel race sur France 3 Bretagne et France 3 Normandie après les éditions de 12h et 19h.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Crédit Mutuel (Ian Lipinski), vainqueur de la Drheam Cup]]> https://www.class40.com/?titre=credit-mutuel-ian-lipinski-vainqueur-de-la-drheam-cup&mode=actualites&id=8759 Mon, 27 Jul 2020 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=credit-mutuel-ian-lipinski-vainqueur-de-la-drheam-cup&mode=actualites&id=8759 Pour un retour à la compétition, les Class40 nous auront offert une belle course, pleine de suspense ! En tête de flotte, le duel Crédit Mutuel (Ian Lipinski) / Palanad 3 (Nicolas Groleau) aura été intense depuis la marque Irish Sea, suite à laquelle les deux Class40 sont parvenus à créer un écart conséquent avec leurs concurrents. C’est finalement le plan Raison qui l’a emporté hier soir, au terme d’un mano à mono acharné. Ian Lipinski et son équipage (Gwenolé Gahinet, Sébastien Picault et Ambrogio Beccaria) ont coupé la ligne d’arrivée au large de La Trinité sur Mer à 23h30 ce mardi 21 juillet, devançant de 44 minutes et 36 secondes le Mach 40.40, Palanad 3, dernier né de la classe, mené pour cette course par Nicolas Groleau, Sam Manuard, Alan Pennaneac’h et Ludovic Aglaor. C’est un trio composé de Lamotte Module Création (Luke Berry), Everial (Stan Thuret) et Virgin Media Business (Ian Hoddle) qui les poursuivait. Les deux premiers ont finalement réussi à devancer le Class40 anglais et c’est Luke Berry et son équipage qui complètent le podium après avoir franchi la ligne d’arrivée vers 2h du matin, seulement quelques minutes devant Everial. Les arrivées se sont ensuite poursuivies au fil de la nuit. Black Mamba (Nicolas Jossier) termine en 6ème position aux alentours de 4h, suivi de Vogue avec un Crohn (Pierre-Louis Attwell), Milai (Masatomo Suzuki) et Vicitan (Didier Le Vourch). Ian Lipinski : « On s’amuse tout le temps, en mer, mais c’est plaisant de gagner après une belle bataille. C’est chouette de s’imposer après tant de rebondissements. Ce n’était pas de tout repos, j’ai très peu dormi, mais on s’est bien entendu, on s’est bien amusé et ce fut très enrichissant. En termes d’apprentissage, on a fait le plein, puisque le champ des erreurs est infini. On n’a jamais reproduit la même, mais on a su trouver des variantes. C’est de l’expérience qui servira pour la suite ! » Luke Berry : "On est encore tombé dans un trou d'air à Penmarch. Nos 4 petits milles d'avance sur Stan, Bilou et Lionel (Everial) se sont transformés en 4 milles de retard. C'était très dur pour les nerfs mais on s'est battu jusqu'au bout pour reprendre la distance et finir quelques secondes devant eux ! Du stress jusqu'au bout mais on est très heureux d'arriver 3èmes. Les 1ers se sont échappés dans des systèmes météo un peu différents donc on n’a pas vraiment pu se battre contre eux. Dans l'ensemble nous sommes très contents : une très bonne régate, une belle reprise car il ne faut pas oublier qu'on a pas vraiment régaté depuis la Transat Jacques Vabre. Ça fait du bien ! Merci à Fred Denis et Jb Daramy avec qui l'entente est toujours au top ! » Le Classement Crédit Mutuel Palanad 3 Lamotte Module Création Everial Virgin Media Business Black mamba Vogue avec un Crohn Milai Vicitan Gustave Roussy DNF Banque du Leman[Lire la suite]]]> <![CDATA[Les affaires reprennent ]]> https://www.class40.com/?titre=les-affaires-reprennent-&mode=actualites&id=8744 Thu, 09 Jul 2020 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=les-affaires-reprennent-&mode=actualites&id=8744 Le moins que l’on puisse dire est que la saison a été fortement perturbée cette année ! Même si la période a été mise à profit à la classe pour traiter de tous les sujets de court terme et d’avenir et par les skippers qui ont pu peaufiner ou préserver leur projet à terre, avec plus de 15 bateaux qui ont changé de mains et 5 bateaux neufs construits ou en commande ferme en 2020, il était plus que temps que les navigations reprennent. Alors que Ian Lipinski tente de battre le record en solitaire du Tour des îles Britanniques en monocoque 40 pieds à bord de son Crédit Mutuel, record détenu par Phil Sharp depuis 2018, les Class40 de la façade Atlantique se sont donnés rendez-vous à Cherbourg pour un retour très attendu à la compétition à l’occasion de la Drheam Cup, dont le départ sera donné le 18 Juillet grâce à l’opiniâtreté de son organisateur, pour une boucle de 736 milles nautiques entre le Cotentin et La Trinité sur Mer en passant par le Fastnet. Le Trophée Europe, très amputé cette année, pourrait être validé si la participation est au rendez-vous sur au moins 2 courses sur les 3 à son calendrier que sont le Tour d’Irlande, dont le départ sera donné le 22 août à Wicklow, la Normandy Channel Race, grande classique du circuit Class40 qui compte déjà plus de vingt inscrits - Le départ de la NCR confirmé sans hésitation par son organisateur sera donné le 13 septembre à Caen – et enfin la Rolex Middle Sea race, très belle course en Méditerranée.   Pour terminer la saison en beauté de ce côté de l’Atlantique, certains ont prévu d’enchainer ensuite avec le Spi Ouest France. Enfin, plusieurs projets ont annoncé vouloir mener en parallèle des campagnes de records sur le Tour des Îles Britanniques, le Record SNSM, le Défi Pure Océan ou les Griffes du Lion. Trophée Europe : -          Round Ireland Race (22 août) -          Normandy Channel race (13 septembre) -          Rolex Middle Sea Race (17 octobre)[Lire la suite]]]> <![CDATA[Catherine Pourre et Pietro Luciani remportent le championnat Class40 2019]]> https://www.class40.com/?titre=catherine-pourre-et-pietro-luciani-remportent-le-championnat-class40-2019&mode=actualites&id=8612 Fri, 29 Nov 2019 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=catherine-pourre-et-pietro-luciani-remportent-le-championnat-class40-2019&mode=actualites&id=8612 Le duo mixte Franco-Italien Catherine Pourre et Pietro Luciani succède au Britannique Phil Sharp en tête du championnat Class40 2019. A la barre du Mach3 dessiné par Sam Manuard le n°145 Eärendil, Catherine et Pietro ont fait preuve tout au long des 6 épreuves de ce championnat très international d’une belle régularité au plus haut niveau pour en prendre la tête. Seule la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, particulièrement relevée cette année, échappe à leur boulimie de podiums. Très bien placés après une option ouest inspirée, leur progression stoppée sur casse matérielle, ils nous ont offerts une spectaculaire remontada terminant dans le Top 10 de la Route du Café. En bonne position sur le championnat toute la saison avec pas moins de 3 victoires, Aymeric Chappellier termine deuxième, payant ainsi son impasse sur la Rolex Fastnet Race. C’est Charles-Louis Mourruau, nouveau venu sur le circuit, qui complète le podium malgré son abandon sur la Transat Jacques Vabre. C’est une saison particulièrement riche que la Class40 proposait cette année à ses protagonistes. Avec deux Transats, le Défi Atlantique et la Transat Jacques Vabre, et quatre grandes épreuves classiques de la voile hauturière, l’intérêt sportif et la performance étaient au rendez-vous. 45 bateaux ont pris le départ d’au moins l’une des 6 épreuves au programme, témoignages tangibles de ce dynamisme de la classe qui ne se dément pas. De nouveaux bateaux continuent de sortir des chantiers, mais les voiliers plus anciens demeurent compétitifs, comme en atteste notamment la belle troisième place du Pogo 40 S2 Colombre XL n°101 de Charles-Louis Mourruau et Estelle Greck, auteur d’un  remarquable début de Transat Jacques Vabre avant son démâtage. Eärendil s’est montré performant tout au long de cette longue saison débutée dès février avec sa victoire sur la RORC Caribbean 600, une course très appréciée de Catherine Pourre qui l’a emportée à deux reprises. Face à une concurrence toujours renouvelée et particulièrement affutée, Catherine Pourre et Pietro Luciani ont su jouer les premiers rôles lors du Défi Atlantique, la Normandy Channel race, Les Sables Horta et la Rolex Fastnet race. Ce titre de champion est le reflet du bel engagement et de la constance au plus haut niveau de ce duo très représentatif de l’esprit de la Class40, où internationalisation et mixité de sont pas de vains mots. Catherine Pourre – Eärendil « Je suis très fière de ce résultat : 2019 aura été pour Eärendil l’année du grand chelem. Après avoir remporté cette année les trophées Class40 Amérique et Europe et le trophée Class40 du RORC, nous mettons le championnat Class40 à notre tableau de chasse. Cette consécration est le résultat d’un engagement réussi dans toutes les composantes du projet que nous avons initié à partir du printemps 2018. Nos ambitions étaient élevées. Nous avons travaillé pour améliorer les capacités techniques du bateau qui s’est avéré à la fois robuste et très véloce et nous avons bien fonctionné en navigation avec Pietro, qui est un marin très talentueux. Objectif atteint. Je reste un peu sur ma faim pour la Transat Jacques Vabre. A défaut de courir aux avant-postes, nous avons essayé de mettre du panache face à l’adversité de cette malencontreuse casse. Membre de la Class40 depuis 9 ans, je reste fan absolue du format qui offre beaucoup de possibilités pour des budgets raisonnables et de la convivialité de la classe dans sa diversité. Nous sommes (presque) au bout d’une histoire avec le #145, au moins jusqu’à la Québec St Malo l’été prochain. Relancer un nouveau projet me plairait bien. » Pietro Luciani - Eärendil « Je suis très heureux de ce résultat, qui est le fruit d’un travail d’équipe et d’un bel engagement en compagnie de Catherine. La Transat Jacques Vabre, où nous prenons la 10ème place, nous laisse quelques regrets. Mais nous avons su faire preuve d’une belle constance et d’une belle application qui sont reconnus avec ce titre. Ce championnat est très exigeant. Il est très complet, avec des transats, des classiques reconnues, de l’équipage et du double. Sa grande caractéristique reste son niveau sportif qui ne cesse d’augmenter année après année. Je suis un fervent supporter de la Classe qui parvient à conserver son esprit Pro-Am tout en continuant de progresser sur le plan sportif et de la performance. Témoin cet incroyable record de distance parcourue en 24 heures par Ian Lipinski et Adrien Hardy (416 milles ndlr). La course au large s’internationalise et la Class40 est une belle porte d’entrée vers les grandes classiques océaniques pour des coureurs étrangers. Le Britannique Phil Sharp s’est imposé ces deux dernières années. C’est un marin que j’admire beaucoup et je suis très fier de lui succéder. On me verra encore en Class40 en 2020. Mon rêve personnel serait de disputer la Route du Rhum. » Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et Avenir) « Ce fut une très belle saison, marquée par des podiums sur chacune des 5 courses que nous avons disputées, dont trois victoires. Je félicite Pietro et Catherine. Cette deuxième place est méritoire, dans une classe en constante évolution depuis 10 ans. Son niveau ne cesse d’augmenter et elle procure à la fois du plaisir et de la performance. De nouveaux bateaux arrivent, tous fidèles aux exigences de jauge de la classe, avec un niveau de performance comparables aux Imocas d’il n’y a pas si longtemps. Ce championnat propose de très belles compétitions et les bateaux demeurent abordables. Je sais que les acteurs de la classe continuent de réfléchir aux possibles développements, et on pense naturellement aux foils pour l’heure non autorisés. Mais la question des coûts induits demeure prépondérante. Et c’est une bonne chose. Mon partenariat avec Aïna se termine. Je réfléchis à la suite. On me reverra certainement en Class40… » En bref  Le championnat Class40 est un classement en points qui récompense à la fin de la saison les teams du circuit Class40. Le calendrier de la Class40 comprend des courses transatlantiques et des courses de moindre distance ou côtières. Ce calendrier est établi chaque année par le Conseil d’Administration et diffusé sur le site www.class40.com. Palmarès 2019 1- Eärendil - Catherine Pourre - Pietro Luciani : 1003 points 2- Aïna Enfance et Avenir : Aymeric Chappellier : 953 points 3- Colombre XL : Charles Louis Mourruau - Estelle Greck : 615 points Le classement général : https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/championnat2019final.pdf 6 courses comptaient pour le championnat 2019 RORC CARIBBEAN 600 (10 inscrits) DÉFI ATLANTIQUE (12 inscrits) NORMANDY CHANNEL RACE (13 inscrits) LES SABLES - HORTA (13 inscrits) ROLEX FASTNET RACE (19 inscrits) TRANSAT JACQUES VABRE NORMANDIE LE HAVRE ( 27 inscrits)[Lire la suite]]]> <![CDATA[Record battu ! Crédit Mutuel améliore le record de distance parcourue en 24 heures en Class40 !]]> https://www.class40.com/?titre=record-battu--credit-mutuel-ameliore-le-record-de-distance-parcourue-en-24-heures-en-class40-&mode=actualites&id=8566 Wed, 06 Nov 2019 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=record-battu--credit-mutuel-ameliore-le-record-de-distance-parcourue-en-24-heures-en-class40-&mode=actualites&id=8566 Ian Lipinski et Adrien Hardy sont décidemment impressionnants sur cette Transat Jacques Vabre ! Après une option ouest assumée et réussie, le duo du Class40 Crédit Mutuel a non seulement pris la tête de la flotte de cette 14ème Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre mais il vient aussi de battre le record de distance parcourue en 24 heures sur un Class40. Crédit Mutuel a en effet parcouru 415,86 milles nautiques entre le mardi 5 novembre 3h30 (heure française) et ce mercredi 6 (3h30) à la vitesse moyenne de 17,3 nœuds. Ce record était jusque-là détenu par l’équipage de V and B, Maxime Sorel et Antoine Carpentier. Ils avaient effectué 377,7 milles à 15,7 nœuds de moyenne le 9 novembre 2017 lors de la Transat Jacques Vabre qu’ils avaient remportée. Le nouveau Max40 prouve une nouvelle fois, avec ce nouveau record, que les Class40 de dernières générations sont désormais aussi performants que les IMOCA d’anciennes générations ![Lire la suite]]]> <![CDATA[American Trophy 2019 Class40 : le doublé pour Catherine Pourre (Eärendil #145) et son équipage]]> https://www.class40.com/?titre=american-trophy-2019-class40--le-double-pour-catherine-pourre-earendil-145-et-son-equipage&mode=actualites&id=8547 Fri, 11 Oct 2019 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=american-trophy-2019-class40--le-double-pour-catherine-pourre-earendil-145-et-son-equipage&mode=actualites&id=8547 Si seulement deux événements ont attiré les Class40 outre Atlantique cette année, ce fut deux belles courses ! Antigua a traditionnellement lancé la saison avec la RORC Caribbean 600. Avec Dix Class40 au départ, une belle participation avec des bateaux ayant participé à la RdR 2018 et restés aux Antilles, un trio a animé la course aux avant-postes dans une bataille intense du début jusqu’à la fin de cette course de 600 milles entre les iles antillaises de Saint Martin et de La Guadeloupe. Catherine Pourre et son équipage, qui comptait comme en 2018 Pietro Luciani, Pablo Santurde, Carlos Ruygomez et nouveau venu en 2019 Massimo Juris, sortiront finalement vainqueur de cette joute, trois minutes devant Aïna Enfance et Avenir (#151) mené par Aymeric Chappellier, lui-même arrivé deux minutes devant son poursuivant, Lamotte-Module Création (#153) de Luke Berry. C’est entre Newport et les Bermudes, à l’occasion de de la Bermuda 1-2. Une superbe épreuve en solitaire pour les 600 milles aller et en double pour le retour, que l’américain Jonathan Green (Privateer #102) remporte l’épreuve au temps cumulé des 2 manches devant 4 de ses compatriotes, dont en particulier Micheal Hennessy, vainqueur de la Route du Rhum destination Guadeloupe en catégorie Vintage en 2018, et son célèbre Dragon (#54), arrivé premier de la manche aller en solitaire et 2ème sur l’épreuve au général.   Eärendil gagne ainsi le Trophée Américain, devant Privateer, Deuxième du Trophée à égalité de points avec Eärendil, Aîna d’Aymeric Chappelier complétant le podium. American Trophy 2019 et 2020 L’American Trophy 2019 aura vu s’affronter 15 Class40, dont 8 Français, 5 Américains, 1 Allemand et 1 angolais. Traditionnellement moins bien doté en évènements les années impaires, l’American Trophy aura vu sa participation quasiment stable par rapport à 2018 avec un beau plateau en augmentation sensible sur la RORC Caribbean 600 et un nombre de nouveaux projets américains en forte croissance présents sur la Bermuda one-two. Traditionnellement plus actif les années paires, l’American Trophy 2020 verra les Class40 s’affronter à l’occasion de la RORC Caribbean 600 comme chaque année, mais également sur l’Atlantic Cup, course en double, de Charleston (South Carolina) à Portland (Maine) via New York en Juin. Cette épreuve emblématique du Trophée Américain, sera idéalement placée en 2020 entre The Transat, transat en solitaire d’Est en Ouest arrivant à Charleston (Départ le 10 mai) et la maintenant légendaire Québec Saint Malo (Départ prévu le 12 Juillet 2020). Gageons que ceci devrait booster la participation des Européens au Trophée Américain l’an prochain.   Commentaire Michael Hennessy, Vice-Président de la Class40 Félicitations à Catherine pour sa seconde victoire dans le Trophée Américain. Une victoire bien méritée ! Nous sommes ravis d’accueillir Eärendil dans les eaux américaines. Son niveau de compétition est devenu le nouveau standart. 2020 verra de belles compétitions en Amérique du Nord en Class40 avec The Transat, l’Atlantic Cup puis la Québec Saint-Malo. » Le classement de l’American Trophy 2019 : https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/americantrophy2019.pdf [Lire la suite]]]> <![CDATA[Eärendil (#145) (Catherine Pourre – Pietro Luciani), vainqueur du Trophée Européen Class40 2019]]> https://www.class40.com/?titre=earendil-145-catherine-pourre--pietro-luciani-vainqueur-du-trophee-europeen-class40-2019&mode=actualites&id=8544 Fri, 04 Oct 2019 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=earendil-145-catherine-pourre--pietro-luciani-vainqueur-du-trophee-europeen-class40-2019&mode=actualites&id=8544 « C’est vraiment fantastique pour le team Eärendil de remporter le Trophée Européen cette année, après l’American Trophy en 2018 et 2019. C’est le résultat de beaucoup d’investissements et d’efforts du team et cela a payé. C’est une victoire collective, en particulier celle de Pietro (Luciani) qui s’est investi largement dans le projet depuis 2 ans à la fois pour améliorer les qualités techniques du bateau, un plan Mach 3 de 2015 très rapide, et au plan de la performance en navigation, mais aussi celle de Pablo (Santurde del Arco) et d’autres excellents équipiers assidus. Je les en remercie et leur dédie cette victoire. » commente Catherine Pourre, skipper d’Eärendil. Rentré en Europe en Avril lors du Défi Atlantique dont la première édition a eu lieu en mars 2019, Eärendil enchaîne avec la Normandy Channel Race, course pour laquelle l’Espagnol Pablo Santurde del Arco remplace Catherine Pourre au coté de Pietro Luciani. Bien qu’en tête sur la majorité du parcours, le bateau noir terminera finalement en deuxième position, derrière le duo rochelais d’Aïna (Aymeric Chappelier et Pierre Brasseur), Beijaflore signant une belle 4ème place sur l’épreuve. Les Sables Horta, superbe course en double des Sables d’Olonne aux Açores en 2 étapes aller-retour verront ensuite s’affronter les duos sans merci avec une égalité de points au final entre Eärendil (Catherine Pourre – Pietro Luciani) et Beijaflore (William Mathelin-Moreau – Amaury François et Marc Guillemot) respectivement 4ème et 3ème sur la première étape et 2ème et 3ème sur l’étape Retour, Aïna (Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz) terminant en tête de l’épreuve et Volvo (Jonas Gerkhens – Benoit Hantzberg – Sophie Faguet), vainqueur magistral de la 1ère étape, terminant 4ème au général. Et alors qu’à la fin des Sables-Horta, William Mathelin-Moreaux et son Beijaflore (#154) sont en tête de ce trophée, grâce à sa participation au Grand Prix Guyader, ce sera la Rolex Fastnet Race qui arbitrera. Alors que Beijaflore termine en 2ème position juste devant lui, Eärendil, grâce à sa belle régularité sur ses quatre meilleures courses, s’empare du Trophée Européen. Beijaflore termine deuxième devant le duo mixte Charles-Louis Mourruau et Estelle Greck sur Colombre XL (#101), troisième du Trophée Européen Class40 2019 et qui aura fait une saison très remarquée sur son excellent mais plus tout jeune Pogo S2 de 2011. Il faut également noter la bonne performance de Grizzly Barber Shop de Cédric de Kervanoel, 6ème du Trophée et premier vintage pour une deuxième année consécutive. Rendez-vous le 27 octobre prochain pour le départ de la Transat Jacques Vabre sur laquelle s’aligneront 27 Class40, un record pour une année post Rhum, qui démontre s’il en était besoin la bonne santé de la Class40. A l’issue de cette transat sera classé le champion Class40 2019. Classement du Trophée Europe Class40 2019 1.       Catherine Pourre (Eärendil) – 254 points 2.       William Mathelin-Moreau (Beijaflore) – 250 points 3.       Charles-Louis Mourruau (Colombre XL) – 212 points 4.       Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et Avenir) – 189 points 5.       Jonas Gerkhens (Volvo) – 160 points L’intégralité du classement : https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/1europeantrophy2019final.pdf [Lire la suite]]]> <![CDATA[La Class40 autour du monde en 2021 et 2023]]> https://www.class40.com/?titre=la-class40-autour-du-monde-en-2021-et-2023&mode=actualites&id=8415 Fri, 12 Jul 2019 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=la-class40-autour-du-monde-en-2021-et-2023&mode=actualites&id=8415 Deux Tours du Monde ! Les annonces sont séduisantes et la Class40 s’en réjouit puisqu’elle militait depuis plusieurs années pour convaincre les organisateurs de l’opportunité d’une telle course. Elle soutient ainsi avec enthousiasme ces projets. Le succès de la classe, les qualités maritimes des bateaux et l’accessibilité d’un tour du monde pour de nombreux navigants venus du monde entier fait que deux évènements de qualité se positionnent. Ces projets, à la fois en date et en parcours, ouvrent une offre correspondant bien à la mixité pro-am de nos adhérents. Ce sera donc une option par le « Nord » en 8 étapes en 2021 et une option par le Sud en 4 étapes (et un prologue) en 2023. Deux ambitions différentes Le Globe 40 en 2021, organisé par Sirius Evènements, porte des valeurs d’aventures et de voyages, privilégiant un parcours très « nord » reliant huit villes étapes inédites comme l’ile Maurice ou Papeete en Polynésie Française en passant par le cap Horn et Ushuaia. L’aspect sportif reste cependant au cœur de la course du fait d’un parcours engagé. The Race Around, dont la première édition est prévue en 2023, organisé par Manuka SEM et 5 Ocean Sports Marketing, reprend le parcours des grandes Classiques autour du Monde en 4 étapes (Europe, Cape Town, Nouvelle-Zélande et Brésil) amenant les skippers de la Class40 à s’affronter dans les 50èmes hurlants pour passer le mythique Cap Horn. Les organisateurs se proposent de doter les vainqueurs de prix conséquents en numéraire.  Un tour du monde, un projet à part entière En parallèle de ces tours du monde, la Class40, maintenant forte de presque 160 bateaux et d’un nombre d’adhérents en constante progression, continuera d’animer son calendrier de courses du Championnat ainsi que des Trophées Européens et Américains sur les années considérées, avec les maintenant classiques Normandy Channel race, les Sables-Horta, la Rolex Fastnet race ou la Transat Jacques Vabre. Ces deux projets s’adressent à des publics à la recherche d’un événement exceptionnel, de l’aventure d’une vie, tant sur le plan personnel que sportif, sur un support rapide et efficient tout en maintenant le budget d’un tel engagement à un niveau contenu. Pour plus d’info  www.globe40.com www.theracearound.com    [Lire la suite]]]> <![CDATA[Communiqué: 12.000 milles pour les 15 ans !]]> https://www.class40.com/?titre=communique-12000-milles-pour-les-15-ans-&mode=actualites&id=8182 Fri, 15 Feb 2019 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=communique-12000-milles-pour-les-15-ans-&mode=actualites&id=8182 Un anniversaire bilan 15 ans, 157 unités – bientôt 159 -, presque 600 adhérents depuis sa création, une place bien méritée dans le paysage nautique international et quelques belles histoires… mais il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers ! Si la saison dernière s’est terminée par une Route du Rhum record (53 Class40 au départ, temps de course tombé à 16 jours…), tout est mis en œuvre pour que les années à venir soient tout aussi réussies. 12.000 milles pour 2019, juste pour le championnat      C’est en réalité à la suite de 12.573 nm théoriques programmés sur 6 épreuves et 10 mois que sera sacré le Champion Class40 2019. Il faudra donc être présent et constant pour performer encore une fois cette année et ce, dès la semaine prochaine. La saison débute en effet par la très tactique RORC Caribbean 600 à laquelle 10 Class40 vont participer. Il sera ensuite temps de revenir en métropole grâce à la première édition du Défi Atlantique (Pointe-à-Pitre / La Rochelle via Horta), qui réunira une quinzaine de bateaux. Un programme plus « classique » s’enchaînera ensuite avec la Normandy Channel Race, Les Sables-Horta et la Rolex Fastnet Race. La Transat Jacques Vabre sera le point d’orgue final. De belles années à venir Les saisons suivantes s’annoncent tout aussi passionnantes puisqu’en 2020, l’ « Atlantic Tour » quadriennal revient avec The Transat, l’Atlantic Cup, Québec Saint-Malo puis la NCR. Puis il sera à nouveau temps de préparer la prochaine édition de la Route du Rhum destination Guadeloupe qui accueillera, nous l’espérons, une soixantaine de Class40.   Championnat 2019 : -          RORC Caribbean 600 (600nm) – 18 février -          Défi Atlantique (3500nm) – 23 mars -          Normandy Channel Race (1000nm) – 19 mai -          Les Sables Horta (2500nm) – 30 juin -          Rolex Fastnet race (600nm) – 3 août -          Transat Jacques Vabre (4350) – 27 octobre Le programme complet : https://www.class40.com/fr/calendrier/ [Lire la suite]]]> <![CDATA[Le Britannique Phil Sharp remporte le Championnat Class40 2018]]> https://www.class40.com/?titre=le-britannique-phil-sharp-remporte-le-championnat-class40-2018&mode=actualites&id=8080 Fri, 30 Nov 2018 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=le-britannique-phil-sharp-remporte-le-championnat-class40-2018&mode=actualites&id=8080 Le navigateur Britannique natif de Jersey Phil Sharp (37 ans), en terminant à une remarquable 3ème place de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, s’est adjugé, pour la deuxième année consécutive, le titre de Champion de la Class40. En montant sur le podium de chacune des quatre courses du championnat qu’il a disputées, Phil a totalement dominé ce championnat pourtant de plus en plus sélectif, avec les arrivées cette année de nouveaux bateaux et de nouveaux coureurs. Tous s’accordent à reconnaitre au skipper d’Imerys Clean Energy non seulement le talent, mais un tempérament de combattant teigneux et accrocheur, qui lui vaut sur les pontons le très amical surnom de « Bulldog ».   Le final de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe en ce qui concerne la Class40, a été à l’image de la saison 2018, terriblement disputé. Pas moins d’une quinzaine de solitaires, à bord de monocoques de 40 pieds dernier cri ou parfaitement aboutis, pouvaient, le 4 novembre dernier, prétendre à la victoire. La physionomie de la course a été à l’image de ce que la Class40 propose aujourd’hui, une lutte à couteaux tirés, incertaine et à rebondissements. Yoann Richomme (Veedol AIC) a fait triompher un savoir naviguer ciselé par des années de pratique en Figaro. Dans son sillage, la régate entre les principaux prétendants au titre final a été d’une rare intensité et on retrouve sans surprise parmi les 10 meilleurs à Pointe à Pitre, les ténors du championnat, Aymeric Chappellier, Luke Berry, Jack Trigger… et Phil Sharp ! Le Britannique, à bord de son Mach 40 N°130 Imerys Clean Energy de 2013 aura fait mieux que tenir tête aux voiliers de la toute dernière génération. C’est bien grâce à son extraordinaire ténacité qu’il a su garder le rythme de bateaux réputés plus puissants. Dès le printemps dernier, avec une belle troisième place en solitaire lors des 1000 milles des Sables, épreuve non comptabilisée pour le championnat, Phil annonçait la couleur et ses ambitions pour l’année et son épreuve reine, la Route du Rhum. Il confirmait le mois suivant en dominant ses principaux rivaux, Louis Duc (Carac) et Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et Avenir) lors d’une Normandy Channel Race particulièrement âpre et disputée, associé pour l’occasion à Julien Pulvé. Deuxième de la Drheam Cup-Destination Cotentin, c’est bien lors de la Sevenstar Round Britain and Ireland race, qu’il enfonçait le clou et faisait déjà valoir avec autorité ses ambitions sur le titre final. Rejoint par ses complices de toujours, Pablo Santurde, Julien Pulvé et Sam Matson, Phil Sharp y signait sa seconde victoire de l’année et pulvérisait de 15 heures le précédent record de l’épreuve.   La Route du Rhum-Destination Guadeloupe demeurait pourtant son objectif de la saison. Vainqueur en 2006, Phil savait qu’il aurait cette année affaire à une toute autre opposition. Derrière la supériorité d’un Yoann Richomme et son redoutable Lift 40, Phil Sharp a livré un combat comme seul il en a le secret, à l’énergie, à l’envie, à la persévérance. Il a surmonté, comme nombre de ses concurrents, son lot d’avaries pour arracher un magnifique podium, moins de deux heures derrière Aymeric Chappellier.   Après son succès de 2017, cette victoire dans le championnat 2018 comble le skipper: « Gagner le championnat pour la deuxième année consécutive prouve que par-dessus tout, nous avons été constants. Nous avons terminé sur le podium de chaque course disputée ces deux dernières années, à bord d’un bateau d’ancienne génération. Pour réussir ceci, il a fallu beaucoup travailler sur l’eau comme à terre, techniquement et commercialement. En plus de nos résultats sportifs, notre plus grande satisfaction est d’avoir développé des solutions énergétiques non fossiles qui, nous l’espérons, serviront d’exemple à l’industrie nautique afin de réduire la pollution de l’air sur nos océans. Nous n’aurions jamais pu accomplir ces résultats sportifs et environnementaux sans l’incalculable soutien de nos fidèles partenaires. J’espère qu’ils prennent conscience du rôle crucial qu’ils ont joué et qu’ils partagent nos succès en étant fiers de ce qu’ils ont contribué à accomplir à travers l’Energy Challenge ».   C’est Aymeric Chappellier (Aïna-Enfance et Avenir) qui logiquement monte sur la deuxième marche du podium, suivi du nouveau venu en Class40, Luke Berry et son Mach40 N°153 Lamotte-Module Création.   Classement 2018 : 1-     Phil Sharp – Imerys Clean Energy  2-     Aymeric Chappellier – Aïna Enfance et Avenir 3-     Luke Berry- Lamotte-Module Création 4-     Jack Trigger – Concise 8 5-     Loic Féquet – Tibco 6-     Louis Duc – Carac 7-     Jonas Gerckens – Volvo 8-     Yoann Richomme – Veedol AIC 9-     Miranda Merron – Campagne de France 10-  Olivier Cardin – Région Normandie LMAX   Le Classement complet  : https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/championnatclass402018postrdr.pdf    [Lire la suite]]]> <![CDATA[Phil Sharp (Imerys Clean Energy), vainqueur du Trophée Européen !]]> https://www.class40.com/?titre=phil-sharp-imerys-clean-energy-vainqueur-du-trophee-europeen-&mode=actualites&id=8010 Wed, 03 Oct 2018 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=phil-sharp-imerys-clean-energy-vainqueur-du-trophee-europeen-&mode=actualites&id=8010 Déjà vainqueur du Trophée Européen 2017, Phil Sharp avait pour objectif cette année de défendre son titre. Terminant sur le podium de chacune des courses auxquelles il a participé depuis le début de l’année, c’est chose faite ! Phil Sharp est sacré vainqueur du trophée pour la deuxième année consécutive et ce, malgré l’arrivée de quatre nouveaux bateaux sur le circuit, rendant la flotte encore plus compétitive qu’elle ne l’était auparavant. Luke Berry (Lamotte – Module Création), pour sa première saison à bord de son Mach40.3 tout neuf, termine deuxième. Louis Duc (Carac) complète le podium. « C'est vraiment fantastique de remporter le trophée européen cette année, d'autant plus qu'il y avait deux fois plus de compétition qu'en 2017. Plusieurs nouveaux bateaux ont été mis à l’eau cette saison, qui ont été rapides dès leurs premières courses et m’ont maintenu, toute la saison, sur le fil du rasoir », commente Phil Sharp, skipper d’Imerys Clean Energy. La saison a débuté en avril par un échauffement en solo sur les 1000 Milles des Sables, une course aller/retour des Sables d’Olonne à Gijón, remportée par Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et Avenir). Il s’agissait de la première opportunité pour les skippers de tester à la fois l'homme et le bateau en solitaire et en mode course depuis The Transat bakerly en 2016. Le Grand Prix Guyader et l’Armen race, courses en équipages, ont ensuite suivies début mai, avant le RDV annuel des Class40, la Normandy Channel race, qui a sacré le duo d’Imerys Clean Energy. 5 bateaux ont, fin juin, participé au Tour d’Irlande (victoire de Nicolas Troussel – Corum) avant de retrouver, à La Trinité sur Mer, une grande partie de la flotte de la Route du Rhum destination Guadeloupe à l’occasion de la Drheam Cup destination Cotentin, remportée par Yoann Richomme (Veedol). La dernière épreuve du trophée, la Sevenstar Round Britain and Ireland Race, avait lieu mi-août. Rejoint par Pablo Santurde, Julien Pulvé et Sam Matson, Phil Sharp signe sa seconde victoire de l'année tout en battant de 15 heures le précédent record du monde. « Le Trophée Européen comprenait deux épreuves en solitaire, ce qui a rendu la saison difficile, mais si importante pour l’entraînement et la préparation à la Route du Rhum. Je suis vraiment ravi que nous ayons pu être cohérents dans différentes configurations, solo, duo et équipage, ce qui signifie que nous avons une équipe solide et que notre plateforme, Imerys Clean Energy est polyvalent et compétitif. Jusqu'à présent, nous avons parcouru quelques 4 200 milles. L'intensité de la saison a été une excellente référence pour la vitesse des bateaux, la performance et l'efficacité des système", poursuit Phil. Il faut également noter la belle performance de Cédric de Kervenoael, 19ème du trophée et premier Vintage. Rendez-vous le 4 novembre prochain pour le départ de la Route du Rhum sur laquelle s’aligneront 53 Class40. A l’issue de cette transat, sera sacré le Champion Class40 2018. Classement du Trophée Européen 1.     Phil Sharp (Imerys Clean Energy) – 309 points 2.     Luke Berry (Lamotte – Module Création) – 279 points 3.     Louis Duc (Carac) – 277 points 4.     Loïc Féquet (Tibco) – 251 points 5.     Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et Avenir) – 243 points. L’intégralité du classement : https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/europeantrophy2018.pdf    [Lire la suite]]]> <![CDATA[Catherine Pourre (Eärendil) vainqueur de l’American Trophy 2018 !]]> https://www.class40.com/?titre=catherine-pourre-earendil-vainqueur-de-lamerican-trophy-2018-&mode=actualites&id=7879 Tue, 03 Jul 2018 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=catherine-pourre-earendil-vainqueur-de-lamerican-trophy-2018-&mode=actualites&id=7879 Cette première édition du trophée américain Class40 (Class40 American Trophy permettant de récompenser les teams participant aux courses de la façade est-américaine, hors transatlantiques) aura largement été dominée par le team européen* de la française Catherine Pourre sur son plan Manuard Mach40.3 Eärendil, devant les 2 teams américains Dragon (le plan Owen Clarke skippé par Michael Hennessy, vainqueur de Miami to Havana 2018) et Privateer, le plan Farr de Jonathan Green, son nouveau propriétaire. Au total 16 teams (dont 3 Vintage) ont participé aux courses du Trophée 2018 : un plateau très international avec 7 bateaux américains, 4 bateaux français, 1 angolais, 1 allemand, 1 anglais, 1 sud-africain et 1 suédois. Eärendil termine grand vainqueur de la RORC Caribbean 600 en Class40 et bat le record de l’épreuve dans cette catégorie sur une édition 2018 particulièrement ventée et à forte composante de reaching où la flotte des 8 Class40 engagés s’est particulièrement illustrée dans des conditions de mer difficiles, notamment BHB, le Tizh40 malouin (plan Verdier) arrivé deuxième, skippé par Louis Burton, et le PogoS3 Iskareen de l’Allemand Arnt Bruhns complétant le podium. Catherine Pourre et Pietro Luciani ont également dominé les 2 étapes offshore en double de l’Atlantic Cup (Charleston-New York et New York-Portland (Maine)), et a ainsi remporté la 1ère place de cette superbe épreuve réservée aux Class40, qui a vu s’affronter 11 Class40 de tous horizons pendant plus de 15 jours sur la façade Est des Etats-Unis, où le Gulf Stream avec ses 4 à 6 nœuds portants mais aussi ses contre-courants sur plus de 500 milles de long et 20 milles de large sur le parcours de la 1ère étape offshore est une expérience exceptionnelle et une difficulté tactique notoire. L’American Trophy Class40 Lancé en même temps que l’European Trophy Class40 en 2017, le trophée américain a trouvé son démarrage cette année avec un nombre croissant de bateaux américains participant aux courses et des Européens qui viennent trouver de ce côté de l’Océan Nord-Atlantique après la course transatlantique de l’hiver, des épreuves offshore particulièrement adaptées aux Class40 et très bien organisées, un niveau intense de compétition et une convivialité à toute épreuve que ce soit aux Antilles ou aux Etats-Unis, sans parler des conditions climatiques sympathiques qui permettent de naviguer tous les mois d’hiver sous les alizés. Les courses du trophée américain sont principalement constituées de courses offshore de 300 à 1000 milles de long, comme la Miami to Havana, la RORC Caribbean 600, l’Atlantic Cup (leg 1 et 2) et l’an prochain la Pineapple Cup de Miami à la Jamaique et la Bermuda 1-2 (de Newport aux Bermudes : aller en solo et retour en double), avec 2 épreuves davantage typées in-port que sont les Voiles de St Barth et La Grenada Sailing Week aux Antilles. Pour les Européens, les retours en Europe en course transatlantique ne manquent pas avec cette année la Bermuda – Hamburg en Juillet et en juin-juillet 2019 la « Transatlantic Race 2019 » de Newport à Cowes, organisé par le New York Yacht Club, et le Quebec – Saint Malo en 2020. Michael Hennessy, Vice-Président de la Class40 « Le programme de course 2018 en Amérique du Nord a réellement mis en scène les atouts du Class40. De nouveaux skippers ont rejoint la classe ces 2 dernières années avec des bateaux rachetés sur un marché de l’occasion dynamique et les bateaux Vintage concourent efficacement aux cotés des bateaux de nouvelle génération. La compétition est devenue vraiment internationale ici avec la participation de bateaux de sept pays différents et des skippers de douze nationalités différentes qui s’affrontent au plus haut niveau sportif. Catherine a gagné sa victoire contre d’excellents compétiteurs. Je lui tire mon chapeau. » Catherine Pourre, vainqueur du trophée 2018 « Je suis ravie de notre saison américaine en 2018 après la transat Jacques Vabre 2017, d’autant qu’elle m’a permis de naviguer dans un environnement très international avec Pietro, Pablo, Puro et Benoit, et nous avons été très réguliers. La participation ici commence à s’étoffer sur les plus belles épreuves (la RORC Caribbean 600 et l’Atlantic Cup) et cela fait plaisir car elles le méritent vraiment. On a une vision un peu idyllique de cette partie du globe vu d’Europe, mais la 600 Caribbean a été très dure cette année, tout comme l’étape New-York Portland sur l’Atlantic Cup avec des vents moyens de 25 à 30 nœuds et une mer difficile. Le terrain de jeu est plus grand aussi. Cela permet de naviguer beaucoup et il y a d’excellents marins qu’on ne rencontre jamais en Europe. Ce fut un réel plaisir de se frotter à nos concurrents, américains et européens, sur ces rives. La Class40 devrait se réaliser en Amérique autant qu’en Europe. Le terrain de jeu est fantastique et l’ambiance est magique. J’ai bien l’intention de revenir l’an prochain et ne peux qu’inciter les skippers européens qui vont faire la Route du Rhum ou qui auront leurs bateaux en Guadeloupe à l’issue de celle-ci de venir se faire plaisir ici. Ils ne le regretteront pas : « Friendly Class, Fierce Racing » trouve également tout son sens de ce côté de l’Atlantique. » Classement du Trophée Américain 2018 1.       Catherine Pourre (Eärendil #145) 2.       Michael Hennessy (Dragon #54) 3.       Jonathan Green (Privateer #102) https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/americantrophy.pdf   * Eärendil RORC CARIBBEAN 600 : Catherine Pourre, Benoit Hochart (FRA), Pablo Santurde del Arco, Carlos Ruygomez (ESP), Pietro Luciani (ITA) * Eärendil ATLANTIC CUP : 1. Offshore Legs 1 and 2: Catherine Pourre (FRA), Pietro Luciani (ITA) 2. In-port series Portland: Catherine Pourre (FRA), Pietro Luciani (ITA), Allison Gray, Sam Fitzgerald, Chris O’Toole (USA), Andres Guerra (ESP) [Lire la suite]]]> <![CDATA[Championnat Class40 2018, une affluence massive !]]> https://www.class40.com/?titre=championnat-class40-2018-une-affluence-massive-&mode=actualites&id=7731 Mon, 14 May 2018 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=championnat-class40-2018-une-affluence-massive-&mode=actualites&id=7731 Décidemment, 2018 sera l’année de tous les superlatifs pour les Class40 :une pré-saison très dynamique grâce à la RORC Caribbean 600 et aux 1000 milles des Sables, la  flotte la plus nombreuse sur les courses multi-classes, la plus homogène, la plus difficile à gagner… mais elle sera aussi l’année de l’apothéose en terme de mixité.   A retenir : -          6 courses au programme du championnat -          Des participations massives -          Altérité et diversité   Le Championnat 2018 Il y en aura pour tous cette saison et bien malin celui qui saura briller sur tous les formats de courses proposés cette année ! Le Grand Prix Guyader ouvrira la saison début mai en proposant de grands parcours côtiers  en équipage. En parallèle, fin mai, se disputeront deux courses en double de 1000 milles : la Normandy Channel Race au départ de Caen et l’Atlantic Cup sur la côte Est des Etats-Unis. Après quelques semaines de répit, RDV fin juillet pour la Drheam Cup destination Cotentin, course en solitaire. Puis retour à l’équipage pour 1800nm en août avec le Tour des Îles Britanniques Sevenstar. Enfin, la Route du Rhum destination Guadeloupe, transatlantique en solitaire, clôturera cette folle saison. La Class40 en force La Class40 sera massivement représentée cette année : 15 Class40 participeront au Grand Prix Guyader, 31 s’aligneront au départ de la Normandy Channel Race quand, le même weekend, 11 autres prendront le départ de l’Atlantic Cup. A 3 mois du départ de la Drheam Cup, déjà 26 solitaires sont inscrits ! Sur le Tour des Îles Britanniques sont également attendus une quinzaine de Class40, une première pour cette difficile épreuve estivale. Le futur vainqueur de la Route du Rhum en Class40 pourra lui s’enorgueillir de sa future consécration acquise face à plus de 50 concurrents (Ils sont aujourd’hui 57 inscrits dont 7 sur liste d’attente)… Une flotte hétérogène Une mixité incroyable se retrouve cette année en Class40 : plusieurs femmes prendront le départ des courses, 12 étrangers sont inscrits à la Route du Rhum (2 Italiens, 1 Allemand, 4 Britanniques, 1 Belge, 3 Américains et 1 Japonais). Après plus de 10 ans d’existence, la classe a également su préserver son ADN car la flotte présente sur les différentes courses de la saison se compose à part quasi égale de professionnels et d’amateurs. Du côté des Vintage, on peut également se réjouir puisqu’une dizaine d’unité sera au départ de Saint-Malo, promettant une belle bataille à suivre ! A noter le retour sur le circuit du Class40 n°1 après de nombreuses années d’absence. Ce sera un beau spectacle que de le voir s‘aligner aux côtés des 4 derniers nés de 2018. Rendez-vous donc vendredi 4 mai pour le lancement de cette belle saison ! Plus d’infos sur le calendrier et les inscrits aux courses  https://www.class40.com/fr/calendrier/    [Lire la suite]]]> <![CDATA[2018 : une saison intense en perspective]]> https://www.class40.com/?titre=2018--une-saison-intense-en-perspective&mode=actualites&id=7632 Mon, 15 Jan 2018 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=2018--une-saison-intense-en-perspective&mode=actualites&id=7632 A retenir : -          6 courses au Championnat Class40 2018 -          De nouveaux bateaux en construction -          Des courses partout dans le monde Championnat 2018 Fière de sa mixité Pro-Am et des ambitions très éclectiques de ses navigants, la Class40 propose cette année un championnat composé de courses très variées afin de satisfaire le plus grand nombre et de couronner, à la fin de la Route du Rhum destination Guadeloupe, un projet complet. Le Grand Prix Guyader, The Atlantic Cup, la Normandy Channel Race, la Drheam Cup destination Cotentin, the Sevenstar Round Britain and Ireland Race et la Route du Rhum* seront donc les 6 épreuves-phares de la saison. Le championnat 2018 s’annonce d’ores et déjà comme un succès puisque si 40 places étaient réservées pour les Class40 sur la célèbre transatlantique en solitaire, déjà plus d’une dizaine de bateaux sont inscrits en liste d’attente et ce, à 10 mois du départ de la course ! A n’en pas douter, les courses d’avant-saison devraient également faire carton plein face à cet enthousiasme. 4 bateaux en construction Le dernier né de 2017 était le troisième Tizh40, bateau portant le numéro 152, mis à l’eau en fin d’été, skippé par Tom Laperche et christophe Bachmann. Dès ce début d’année, le nombre de Class40 devrait croître puisque 4 bateaux sont actuellement en construction : un Cape40 5G pour le Sud-Africain Andrew Thomson, un Lift40 optimisé pour Yoann Richomme, un Mach40.3 pour Luke Berry. Quant au second Mach en construction, c’est encore confidentiel… Des Class40 sur toutes les eaux du monde Si la majorité de la flotte se trouve en Europe bien occupée entre le championnat et l’European Trophy**, 2018 sera, comme chaque année paire, une année Atlantic Cup. Cette course américaine réservée aux Class40 entre Charleston/New York/Portland est épreuve principale de l’American Trophy*** et  fait suite à la Miami to Havana Race  et aux traditionnelles courses hivernales antillaises. Côté Pacifique aussi, ça navigue en Class40 ! En effet,  plusieurs sont inscrits à Melbourne-Osaka et, le marché des occasions fonctionnant aussi bien en 2017 que les années précédentes (15 bateaux vendus), on compte dorénavant 7 Class40 basés  dans cet océan lointain ! Aujourd’hui, rien à signaler côté Indien mais le futur Tour du Monde sera l’occasion d’aller également y naviguer ! *Championnat 2018 -  Grand Prix Guyader (France – en équipage – coeff 1) -  The Atlantic Cup (Etats-Unis – double – coeff 2) -  Normandy Channel Race (France – double -  coeff 2) -  Drheam Cup destination Cotentin (France – solitaire -  coeff 2) -  Sevenstar Round Britain and Ireland Race (Grande Bretagne – équipage -  coeff 2) -  Route du Rhum destination Guadeloupe (France – solitaire – coeff 4) **European Trophy -          Les 1000 milles des Sables -          Grand Prix Guyader -          Armen race -          Normandy Channel Race -          Round Ireland Race -          La Drheam Cup destination Cotentin -          Sevenstar Round Britain and Ireland Race *** American Trophy -          Grenada Sailing Week -          Miami to Havana -          RORC Caribbean 600 -          Les Voiles de St Barth -          The Atlantic Cup -          Newport to Bermuda[Lire la suite]]]> <![CDATA[Championnat 2017 Class 40 : Phil Sharp sacré champion]]> https://www.class40.com/?titre=championnat-2017-class-40--phil-sharp-sacre-champion&mode=actualites&id=7593 Wed, 29 Nov 2017 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=championnat-2017-class-40--phil-sharp-sacre-champion&mode=actualites&id=7593 Logique et méritée compte tenu de la régularité de ses résultats au plus haut niveau, la victoire de Phil Sharp célèbre un grand champion, présent sur le circuit depuis de nombreuses années. Colombre XL de Massimo Juris et V and B de Maxime Sorel complètent ce podium très international.  Retour sur une fin d’année en fanfare.  Grand Prix Guyader, Normandy Channel Race, Les Sables Horta, Rolex Fastnet Race, Transat Jacques Vabre,  telle était la liste des épreuves comptant cette année pour le championnat des Class40. Equipage, ou double, sprints ou épreuves de fond, il fallait encore une fois être régulier et complet pour l’emporter. Comptant coefficient 4, la Transat Jacques Vabre était de ce point de vue le clou de la saison. Le plateau resserré mais très homogène, le faible taux d’abandons et l’exceptionnel niveau d’engagement sportif atteint, sont autant de signes de la maturité de la classe. En tête de course, la bagarre a été âpre et indécise jusqu’au bout avec pas moins de 15 changements de leaders sur les 4350 milles du parcours entre Le Havre et Salvador de Bahia, bouclé en 17 jours. Si Phil Sharp, associé à Pablo Santurde, n’ont rien pu faire en vitesse pure après le Pot au noir, ils ont été incontestablement les grands animateurs de cette transat en double. Les vainqueurs V and B (Maxime Sorel, Antoine Carpentier) comme leur dauphin Aïna Enfance et Avenir (Aymeric Chappellier, Arthur Le Vaillant) le reconnaissaient volontiers à l’arrivée : connu pour son approche radicale de la compétition et son appétence pour la brise, Phil Sharp a encore une fois imprimé un rythme incroyable dans toute la descente de l’Atlantique nord et a été dur à suivre. Les moyennes réalisées par les vainqueurs (10,4 nœuds) les font talonner les Imoca d’ancienne génération. La preuve de l’évolution architecturale des Class40 et de leur capacité à naviguer à un rythme soutenu dans des conditions difficiles. De la à rêver d’une grande épreuve autour du monde réservée aux Class40, il n’y a qu’un pas. Autant dire que l’année 2018 sera sans doute riche en débats et annonces à ce sujet. Phil Sharp : « C’est vraiment fantastique de brandir le trophée du Championnat Class40 après une telle saison de courses diverses et éprouvantes ! Nous avons eu une sacrée compétition et c’était loin d’être facile ! Des courses côtières du Grand Prix Guyader au marathon océanique des Sables-Horta et de la Transat Jacques Vabre, il y a eu des batailles mémorables sur chacune des 5 courses du championnat pour mener la flotte. Des courses si serrées prouvent bien la force de la Class40 de même que le niveau et la qualité des teams. Finir chacune des épreuves du championnat dans le top 3 prouve que l’Energy Challenge fonctionne bien. Nous avons utilisé un nouveau prototype de technologie solaire pour accomplir notre objectif d’émission zéro, afin d’accélérer le changement vers les énergies renouvelables dans le nautisme. Notre succès cette année est le témoignage de l’aide et de la collaboration de tous les partenaires de l’Energy Challenge envers qui nous sommes très reconnaissants. Toutes les personnes impliquées dans ce projet peuvent être très fières de ce résultat ! » Phil Sharp, une saison au plus haut niveau : -          Vainqueur du  Trophée Guyader (coef 1) -          Vainqueur  de la Normandy Chanel Race (coef 2) -          Deuxième de Les Sables-Horta (coef 3) -          Deuxième de la Rolex Fastnet Race (coef1) -          Troisième de la Transat Jacques Vabre (coef 4) Championnat Class40 1.      Phil Sharp (Imerys) – 871 pts 2.      Massimo Juris (Colombre XL) – 624 pts 3.      Maxime Sorel (V and B) – 620 pts[Lire la suite]]]> <![CDATA[Record battu ! V and B améliore le record de distance parcourue en 24 heures en Class40 !]]> https://www.class40.com/?titre=record-battu--v-and-b-ameliore-le-record-de-distance-parcourue-en-24-heures-en-class40-&mode=actualites&id=7519 Fri, 10 Nov 2017 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=record-battu--v-and-b-ameliore-le-record-de-distance-parcourue-en-24-heures-en-class40-&mode=actualites&id=7519 Après avoir dû réparer une des cloisons étanches à l’avant du bateau qui s’était fissurée sur  1 mètre en début de semaine, le duo du Class40 V and B a décidé de se battre pour remonter jusqu’aux avant-postes de la course. Et l’on peut dire que c’est chose faite puisque non seulement les voilà en deuxième position, à 26nm du leader Imerys (Phil Sharp et Pablo Santurde), mais ils viennent aussi de battre le record de distance parcourue en 24 heures sur un Class40. V and B a en effet parcouru 377,7 milles nautiques entre le jeudi 9 novembre 8h30 (heure française) et ce vendredi 10 (8h30) à la vitesse moyenne de 15,7 nœuds. Ce record était jusque-là détenu par l’équipage espagnol de Tales 2, skippé par Gonzalo Botin (et Pablo Santurde !). Ils avaient effectué 373,3 milles à 15,56 nœuds de moyenne le 16 juillet 2016 lors de la transat Québec-Saint-Malo. Le Mach40.3 de 2015 prouve, avec ce nouveau record, que les Class40 de dernières générations sont désormais proches des performances des IMOCA d’anciennes générations (2007) !e[Lire la suite]]]> <![CDATA[Campagne de France, vainqueur du championnat du RORC 2017 !]]> https://www.class40.com/?titre=campagne-de-france-vainqueur-du-championnat-du-rorc-2017-&mode=actualites&id=7506 Fri, 27 Oct 2017 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=campagne-de-france-vainqueur-du-championnat-du-rorc-2017-&mode=actualites&id=7506 Vainqueur de la Transatlantic Race, première des 10 épreuves de ce championnat, et de la Morgan Cup, deuxième de la Caribbean 600 et troisième du Myth of Malham ainsi que de la célèbre Rolex Fastnet Race, le Drakkar 40 vert et bleu du président de la Class40 se voit récompenser de son assiduité sur le circuit et de ses nombreuses navigations depuis la mise à l’eau du bateau en 2016. A leurs côtés sur le podium, deux Class40 anglais. Phorty, skippé par Peter Harding, termine en deuxième position. Le Class40 Vintage Arwen d’Austen Clark complète ce podium 2017. 26 bateaux sont classés cette année sur ce championnat. « Je suis naturellement ravie de ce titre » souligne Miranda, sociétaire du RORC. « Les courses du RORC sont formidablement organisées, tant à terre que sur mer, et toujours pour un coût très abordable. C’est toujours un grand plaisir d’y participer. Ces épreuves attirent énormément de coureurs, y compris dans notre class de monocoques de 40 pieds. Les français ne s’y trompent pas, qui viennent de plus en plus nombreux sur ces épreuves en Manche ou en Atlantique. Nous avons énormément navigué cette année, avec plus de 20 000 milles au compteur, dont la majeure partie en compétition. Nous sommes fiers d’offrir ce succès à notre partenaire Campagne de France. » Plus d’informations http://www.rorc.org/[Lire la suite]]]> <![CDATA[Phil Sharp ( Imerys), vainqueur de l’European Trophy 2017 !]]> https://www.class40.com/?titre=phil-sharp--imerys-vainqueur-de-leuropean-trophy-2017-&mode=actualites&id=7473 Fri, 08 Sep 2017 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=phil-sharp--imerys-vainqueur-de-leuropean-trophy-2017-&mode=actualites&id=7473 Vainqueur du Grand Prix de Douarnenez, vainqueur de la Normandy Channel Race, deuxième de chacune des deux étapes des Sables-Horta et encore deuxième de la Rolex Fastnet Race… une domination sans appel avec plus de 100 points d’avance sur son dauphin, Campagne de France, skippé par Halvard Mabire et Miranda Merron. Jean Galfione, sur Serenis Consulting, termine troisième de ce trophée. A souligner également la jolie performance de l’équipage finlandais de Fuji qui termine 6ème et l’emporte chez les Vintage (bateaux d’anciennes générations). Ce trophée met une nouvelle fois en évidence le caractère international de la Class40 puisque, s’il est remporté par un Britannique, l’Allemand Burkhard Keese est 4ème, le duo Italien de Colombre XL termine à la 6ème place, Oman sail est 7ème et le Japonais Hiroshi Kitada s’adjuge la 8ème place ! Phil Sharp, vainqueur du trophée 2017 «C’est vraiment satisfaisant pour toute l’équipe, y compris nos partenaires, d’être récompensés par  l’European Trophy. Cela démontre que nous n’avons pas seulement  fait de bons résultats mais que nous avons fait preuve d’une belle régularité, grâce à l’implication et l’enthousiasme de chacun. C’est de bon augure et stimulant pour l’événement majeur de la saison, la Transat Jacques Vabre, bien que je sache que le niveau sera élevé et la compétition intense sur cette transat-marathon. Nous avons encore du travail pour optimiser le bateau et le fiabiliser afin d’aller décrocher la meilleure place possible. » Halvard Mabire, président de la Class40 « L'European Trophy met bien en évidence le dynamisme et les diverses possibilités de programme qu'offre la Class40. En effet, bien qu'à vocation essentiellement transocéanique, les Class40 sont aussi des bateaux très attractifs pour tout type de courses hauturières ou semi hauturières et donc capables de séduire bon nombres de skippers et équipages, qui ne peuvent pas forcément intégrer des transats dans leur programme de courses, pour des questions d'emploi du temps, de budget, ou tout simplement par goût. Au fil des ans, nous constatons une présence de plus en plus forte des Class40 dans des événements exclusivement Class40 de relativement courte durée et dans les eaux européennes, (NCR, GP Guyader, Les Sables Horta...), et aussi dans des courses hauturières multi classes, comme celles du RORC. Le niveau en Class40 ne cessant de grimper dans ces épreuves, il apparaissait donc comme une évidence qu'un Trophée sur l'ensemble de la saison récompense à la fois la performance et l'assiduité dans ces épreuves européennes. Félicitations au team Imerys pour sa victoire sur la première édition de ce trophée ! » Le classement complet du trophée https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/europeancoastaltrophy2017.pdf Plus d’informations https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/reglementtropheeclass402017europe.pdf *Grand Prix Guyader : Phil Sharp (GBR), Pablo Santurde del Arco (ESP), Robin Marais, Arthur Le Vaillant, Corentin Douguet (FRA) Normandy Channel Race : Phil Sharp (GBR), Pablo Santurde del Arco (ESP) Les Sables-Horta : Phil Sharp (GBR), Corentin Douguet, Adrien Hardy (FRA) Rolex Fastnet Race : Phil Sharp (GBR), Pablo Santurde del Arco (ESP), Pietro Luciani (ITA), Robin Marais (FRA)[Lire la suite]]]> <![CDATA[Imerys (Phil Sharp), en tête du championnat 2017 Class40 à mi-saison !]]> https://www.class40.com/?titre=imerys-phil-sharp-en-tete-du-championnat-2017-class40-a-mi-saison-&mode=actualites&id=7083 Fri, 04 Aug 2017 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=imerys-phil-sharp-en-tete-du-championnat-2017-class40-a-mi-saison-&mode=actualites&id=7083 La devise de la Class40 Friendly Class-Fierce racing a été très à propos en ce début d’année : un niveau sportif de plus en plus élevé, de l’enjeu entre chaque génération de bateaux et particulièrement chez les Vintage, de nouveaux Class40 mis à l’eau… le tout dans une ambiance amicale, pour le plus grand plaisir des nouveaux venus dans la série.   A retenir : -          Participation très internationale confirmée -          6 coefficients sur 11 ont déjà été attribués -          Une avant-saison réussie -          La classe la plus représentée sur la Rolex Fastnet Race et la Transat Jacques Vabre -          Un tour du monde en 2019 ?   Le point sur la saison Class40 à mi-championnat   Premier événement de la saison 2017, le Grand Prix Guyader. Peu ensoleillé mais très venté, il offrait aux 9 bateaux engagés une rentrée des classes sportive. Remporté par Imerys (Phil Sharp, Corentin Douguet, Arthur Le Vaillant, Robin Marais et Pablo Santurde) sur la dernière course devant Serenis Consulting (Jean Galfione) et V and B (Maxime Sorel), cette première épreuve annonçait une saison forte intéressante.                   Mi-mai, 24 duos se retrouvaient à Caen pour la devenue classique Normandy Channel Race. 1000 milles  de course à batailler entre les courants du Solent, la mer d’Irlande, un long bord de près chaotique de Tuskar Rock au Fastnet, puis un long bord de reaching pour revenir à Caen en passant par les îles Anglo-Normandes, faisant oublier les difficultés de ce parcours. C’est une nouvelle fois Imerys, mené par le tandem britanico-espagnol Phil Sharp-Pablo Santurde qui l’emporte, suivi des mêmes dauphins qu’à Douarnenez quelques semaines plus tôt. Du côté de la catégorie Vintage, la victoire revenait à Christophe Souchaud et François Lassort (Montres Herbelin).                   Les Sables-Horta, dont le départ de la première étape était donné début juillet, rassemblait, elle, 19 Class40, dont 6 Vintage et 8 nationalités. Il faut noter la belle bagarre entre le tandem espagnol de Tales II-Pablo Saturde/Gonzalo Botin-vainqueur  de la première étape et du général et  la performance d’Imerys - Phil Sharp/Corentin Douguet/Adrien Hardy - deuxième des deux étapes et du classement général, à seulement 13 minutes  du vainqueur  après 2500 milles de course. Aïna Enfance et Avenir - Aymeric Chappellier /Arthur Le Vaillant, mis à l’eau seulement 2 semaines avant le départ, pointe son étrave dans ce combat entre les deux leaders des saisons 2016 et 2017 : il remporte la deuxième étape et monte sur la troisième marche du podium au général. C’est Transport Hénault Cabinet Z –Cedric Kervenoael/Robin Marais/Rémi Beauvais qui gagne la belle bagarre très animée chez les Vintage.     Et ce n’est pas fini…                   Le 6 août prochain sera donné le départ de la Rolex Fastnet Race, Cowes-Fastnet-Plymouth. Une petite trentaine de Class40 est attendue sur la ligne de départ, ce qui promet un bel événement, tant pour les participants sur l’eau que pour les accros de la carto ! En effet, les ténors de la série seront bien sûr présents pour remporter cette course mythique mais l’on retrouvera également d’autres grands noms de la course au large française : Alex Pella (vainqueur de la Route du Rhum 2014 et détenteur du Trophée Jules Verne sur Idec) embarque sur Oman Sail, Jean-Pierre Nicol (victoire overall du Fastnet 2015, trois fois vainqueur du Tour de France à la Voile, trois fois champion de France en équipage…) épaulera Maxime Cauwe sur Azeo, l’architecte Eric Levet naviguera sur Carac, les voiliers Rémi Aubrun et Eric Varin seront eux sur Campagne de France et Evernex…                   Dernier événement du calendrier officiel 2017, la Transat Jacques Vabre. Déjà 20 Class40 sont inscrits pour cette transatlantique en double entre Le Havre et Salvador de Bahia, représentant cette fois 10 nationalités ! (France, Angleterre, Italie, Espagne, Japon, Oman, Suisse, Brésil, Angola, Allemagne).  A n’en pas douter, la saison se terminera en beauté avec un tel plateau.   Une envie de Tour du monde                   Certains pourraient penser qu’un tour du monde en Class40 ne serait qu’un tour du monde trop long et une circumnavigation de plus. Mais quid de pouvoir réaliser son rêve sur des bateaux sécurisant et proposer à ses partenaires un projet gagnant à un prix raisonnable ? L’envie d’un tour du monde en Class40 est un sujet de plus en plus récurrent sur les pontons et pas uniquement en France : pas moins de 5 étrangers (1 Anglais, 1 Chinois, 1 Italiens et 2 Américains) se sont élancés ces dernières années pour réaliser leur rêve. 2019 étant le bon créneau, la classe travaille d’ores et déjà sur l’organisation de cet événement.   Le Championnat 2017 :   -          Grand Prix Guyader (équipage) coefficient 1   -          Normandy Channel Race (double) coefficient 2   -          Les Sables-Horta (double) coefficient 3   -          Rolex Fastnet race (équipage) coefficient 1   -          Transat Jacques Vabre (double) coefficient 4   Le classement du championnat 2017 :   https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/championnatclass402017aplsh.pdf   L’intégralité des résultats 2017 :   https://www.class40.com/fr/resultats/  [Lire la suite]]]> <![CDATA[2017, une saison riche en évènements !]]> https://www.class40.com/?titre=2017-une-saison-riche-en-evenements-&mode=actualites&id=6817 Wed, 22 Feb 2017 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=2017-une-saison-riche-en-evenements-&mode=actualites&id=6817 Un championnat et 2 trophées                 Deux nouveaux trophées seront présentés en 2017, en plus du traditionnel championnat annuel qui mixe courses inshore et transatlantiques (au programme cette année : GP Guyader, Normandy Channel Race, Les Sables-Horta, Rolex Fastnet Race, Transat Jacques Vabre). L’objectif est de renforcer l’attrait pour le programme de courses des skippers ou équipages n’ayant pas la disponibilité nécessaire pour participer aux parcours transocéaniques, leur absence sur les transats étant très pénalisante pour leur classement au championnat. Un premier trophée sera remis sur le bassin européen, un second en Amérique. Le premier comprend six courses, le second huit. Seules les quatre courses attribuant le plus grand nombre de points seront retenues car en 2017, le système d’attribution de points  au sein de la classe évolue !  Dorénavant, le nombre de participants à chaque course est pris en compte pour l’attribution des points ; pour cela, le tableau de Cox-Sprague sera utilisé. Ainsi, par exemple, pour le championnat, une course coefficient 4 avec 8 bateaux ne vaudra pas forcément plus qu’une course coefficient 2 avec 30 bateaux.   Une forte participation attendue La saison Class40 s’annonce riche en participation. A ce jour, déjà 20 bateaux sont inscrits à la Normandy Channel  Race représentant 6 nationalités. A n’en pas douter, l’édition 2017 s’annonce intense !                 Autre moment fort de la saison, la traditionnelle course du Fastnet : 35 Class40 sont d’ores et déjà inscrits ; un véritable succès pour cette course bisannuelle !                 Les Sables-Horta, reprise par l’association Les Sables Vendée Course au Large, laisse également présager d’une bonne participation en préambule à la Transat Jacques Vabre qui vient d’annoncer sa destination. Espérons que le record de 2013 de 26 participants sera battu. Rendez-vous le 5 novembre !   5 nouveaux bateaux en construction en 2017 Symbole fort d’une classe en bonne santé, la construction de nouveaux bateaux ; et de ce côté-là, la Class40 peut être fière ! En 12 ans, 148 bateaux ont été construits et ce ne sont pas moins de 5 nouveaux bateaux dont la  mise à l’eau est confirmée durant le premier semestre 2017. Le Chantier Cape Racing Yacht, basé au Cap (Afrique du Sud) construit actuellement deux exemplaires du nouveau modèle conçu par le cabinet Owen Clarke Design. Il s’agit de Cape 40 5G. Le premier, qui porte déjà le numéro 149, devrait être mis à l’eau d’ici la fin du mois. Son propriétaire, le norvégien Henrik Bergesen espère être au départ de la prochaine NCR. Le second Cape 40 appartient au propriétaire du chantier constructeur, Andrew Thomson. Ce bateau devrait participer aux saisons 2017 et 2018 en Europe. Le rochelais Aymeric Chappellier sera de retour en Class40 à bord d’un nouveau Class40, un Mach40 version 3 revisité, tout juste signé. Il devrait ainsi pouvoir s’aligner au départ des Sables-Horta et de la TJV. Un troisième Tizh40 est en construction chez BG Race. Il sera skippé par le futur Espoir malouin sur la prochaine Transat Jacques Vabre, aux côtés de Christophe Bachmann.                 Enfin, c’est Louis Duc qui, grâce à ses excellents résultats lors des deux dernières saisons et à la confiance de son partenaire Carac, aura le privilège d’être à la barre d’un nouveau Class40, un Lift 40 (plans du cabinet Lombard, une coque construite chez Gepeto Composite, un pont Halvard Mabire et des appendices fabriqués chez V1D2). Mise à l’eau prévue début juin pour le Class40 n°150 pour participer en juillet à Les Sables-Horta.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Championnat 2016 : le podium !]]> https://www.class40.com/?titre=championnat-2016--le-podium-&mode=actualites&id=6771 Wed, 14 Dec 2016 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=championnat-2016--le-podium-&mode=actualites&id=6771 Pour la deuxième année consécutive, Thibaut Vauchel-Camus mène le team Solidaires En Peloton-ARSEP à la victoire. L’équipe espagnole Tales II (Gonzalo Botín/Pablo Santurde del Arco) monte sur la deuxième marche du podium. Phil Sharp, sur Imerys, s’octroie la 3e place.   Rendez-vous en 2017 ![Lire la suite]]]> <![CDATA[Championnat 2016: un podium internationnal, le doublé pour Solidaires en Peloton ARSEP!]]> https://www.class40.com/?titre=championnat-2016-un-podium-internationnal-le-double-pour-solidaires-en-peloton-arsep&mode=actualites&id=6737 Mon, 03 Oct 2016 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=championnat-2016-un-podium-internationnal-le-double-pour-solidaires-en-peloton-arsep&mode=actualites&id=6737 Une saison très disputée   Le championnat 2016 était composé de 4 courses : The Transat bakerly (coefficient 4), The Atlantic Cup (coefficient 2), la Transat Québec Saint-Malo, (coefficient 4) et la Normandy Channel Race (coefficient 2).   Grâce à une victoire sur la plus difficile des transatlantiques en solitaire, The Transat bakerly, et une belle régularité sur le reste de la saison, le team Solidaires en Peloton ARSEP s’impose en grand vainqueur du championnat Class40 2016. Si Thibaut Vauchel-Camus est seul à bord de son bateau bleu pour la première course, Victorien Erussard, Fabien Delahaye et Martin Bazin le rejoignent sur la Transat Québec-Saint-Malo qu’ils terminent à la quatrième place, à seulement quelques secondes du podium. Thibaut forme ensuite un binôme avec Frédéric Duthil pour la Normandy Channel Race, course à laquelle il termine une nouvelle fois quatrième. L’équipe espagnole de Tales II, pénalisée au classement par son absence sur The Transat, aura quant à elle gagné toutes les courses auxquelles elle aura participées, peu importe l’équipage à bord ! Gonzalo Botin aura ainsi gagné The Atlantic Cup aux côtés de Pablo Santurde del Arco. Ils réitèrent l’exploit sur la Transat Québec Saint-Malo, aidés pour l’occasion d’Antonio Piris et Carlos Ruigomez. A Caen, pour la dernière de la saison, c’est une nouvelle fois le plan Botin qui franchit la ligne d’arrivée en première position ; ce sont cette fois Pablo Santurde et Fidel Turienzo qui montent sur le podium. Bien qu’initié seulement quelques semaines avant le départ de la première course, le projet Imerys aura également fait preuve d’une belle régularité : 3ème à New York, Phil Sharp signe un retour prometteur en Class40 après sa victoire sur la Route du Rhum 2006. Pour la Québec-Saint-Malo, il embarque Adrien Hardy et Milan Kolacek. Ensemble, ils terminent 6e. Puis ce sera Sam Manuard, l’architecte du bateau, qui accompagnera Phil Sharp sur Imerys pour la NCR. Ils termineront deuxièmes, à seulement 2 minutes et 49 secondes du vainqueur… 41 projets sont classés au championnat 2016. Malgré son abandon dans The Transat, Isabelle Joschke parvient à hisser Générali – Horizon mixité au pied du podium. Louis Duc se classera finalement 5ème sur Carac, un bateau d’ancienne génération, grâce à sa belle performance sur la Transat anglaise (2ème). La saison 2016 aura vu l’arrivée de nouveaux adhérents de renom, provenant d’horizon divers tel que Alain Gautier, co-skipper de Générali – Horizon Mixité, Robert Stanjek (Champion du Monde de Star en 2014, 5ème au JO de Londres..), les Figaristes Fabien Delahaye, Jean-Pierre Nicol, Fred Duthil, Claire Pruvot, Pierre-Loïc Berthet (multiple vainqueur du Tour de France à la Voile)… Il faut également noter le retour de grands animateurs de la classe : Armel Tripon, Jorg Riechers.   Thibaut Vauchel-Camus, skipper du team Solidaires en Peloton – ARSEP « Je suis très content de gagner une nouvelle fois le championnat Class40 et d’être le premier, depuis sa création, à être double vainqueur ! J’ai participé à trois des quatre courses comptant cette année ; j’en gagne une et termine deux fois quatrième. Le titre fait du bien ! Il prouve la régularité et la présence sur le circuit. Cela aura été l’occasion de naviguer contre des bateaux différents et aussi de découvrir de nouveaux concurrents et de retrouver d’anciennes têtes, c’est top ! La Class40 brasse du monde, c’est bien. Même si mon bateau est relativement récent, d’autres, plus récents encore, étaient présents cette année et malgré tout, mon bateau de 2ème génération reste fiable et performant face aux nouvelles montures. »   L’intégralité du classement : http://www.class40.com/modules/kameleon/upload/championnatclass4020163.pdf   RDV en 2017  avec une nouvelle dynamique             Dès le mois de mai, la saison redémarrera pour les Class40. Au programme du Championnat 2017 : GP Guyader (en équipage – coefficient 1), Normandy Channel Race (en double – coefficient 2), Les Sables-Horta (en double – coefficient 3) et la Transat Jacques Vabre (en double – coefficient 4).             De nouveaux trophées seront remis pour la première fois en 2017 car l’éclectisme de la Class40 fait que certains teams n’ont pas vocation à participer aux transatlantiques chaque année mais participent activement à la vie de la classe en prenant le départ de nombreuses courses dites « inshore ». Un premier trophée sera remis sur le bassin européen. Un second aux Etats-Unis où une dizaine de Class40 navigue chaque année. Toujours aussi dynamique, La class40 est en droit d’espérer une participation record à la Route du Rhum 2018 !   Le calendrier 2017 : http://www.class40.com/fr/calendrier/annee-2017.html[Lire la suite]]]> <![CDATA[Une saison haletante !]]> https://www.class40.com/?titre=une-saison-haletante-&mode=actualites&id=6711 Fri, 19 Aug 2016 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=une-saison-haletante-&mode=actualites&id=6711 A l’aube de la Normandy Channel Race, la Class40 se réjouit du beau succès de la saison 2016 : animatrice majeure des deux transatlantiques multi-classes de l’année, présence sur de nombreux plans d’eau, belle mixité entre professionnels aguerris et propriétaires éclairés, calendrier diversifié mêlant solitaire /double /équipage, championnat disputé…   A retenir  -          Une saison offshore intense : deux transatlantiques en 3 mois -          Succès d’un calendrier à 3 niveaux -          Participation record à la Normandy Channel Race -          Qui sera le champion 2016 ?     Transats : de la course au large à la régate au large Ils étaient 10 Class40 à prendre le départ de the Transat Bakerly le 2 mai à Plymouth et à s’élancer pour 3050nm en solitaire. Après 17 jours de lutte acharnée pour une place sur le podium et 5 dépressions, c’est Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton ARSEP) qui s’impose devant Louis Duc (Carac) et Phil Sharp (Imerys). Pour rappel, Isabelle Joschke (Generali Horizon mixité) avait dû abandonner à cause d’une voie d’eau alors qu’elle était en tête de la flotte. La bataille faisait également rage entre les suivants, à l’image d’Edouard Golbery (Région Normandie) et de Robin Marais (Esprit Scout) qui franchissent la ligne d’arrivée avec seulement 1h30 d’écart. A noter également, Anna-Maria Renken termine 6ème pour sa première transat en solitaire et Hiroshi Kitada, le nouveau venu japonais, clôt la transat printanière. Le 10 juillet, 19 équipages se présentent sur la ligne de départ de la très appréciée Québec Saint-Malo. Le plateau représente très bien le succès voulu de la Class40 : une mixité à tous les niveaux. Equipages professionnels et propriétaires expérimentés qui vivent leur rêve, 8 nationalités représentées, deux femmes sur le podium, un classement Vintage… La Transat Québec Saint-Malo est devenue une « classique » du calendrier mais cela n’est pas seulement dû aux extraordinaires paysages rencontrés, c’est une nouvelle fois une course qui se transforme en « régate au large » et ce, aux différents niveaux de classement : Gonzalo Botin aura su mener son équipage à la victoire mais ils ne devancent leur poursuivant que de 90 minutes. 9 minutes seulement séparent le 2ème Generali Horizon Mixité du 5ème Cora Moustache Solidaire. Le podium n’était pas établi jusqu’au passage de la ligne grâce au suspens orchestré par l’équipage malouin de T. Vauchel-Camus qui tente le tout pour le tout à quelques milles de l’arrivée en passant par la passe Nord de Saint-Malo, laissant cependant la 3ème place à Catherine Pourre sur Eärendil, son nouveau Mach40.3 ! Le jeu continue également après : 5 minutes séparent le 6ème Black Pepper / Les P’tits doudous by Moulin Roty du 7ème Imerys. Seulement 5 heures entre le 9eme Carac et le 12ème Kiho…  et seulement 1h15 entre le 18ème Obportus et le 19ème Sirius. Fidèle à sa réputation, la Transat Québec Saint-Malo aura marqué tous les marins par son intensité mais également  par son ambiance et son parcours atypique. Si ces deux courses ont été appréciées par les participants, la Class40 est fière d’en être l’animatrice principale tant par le nombre de bateaux présents (40% de la flotte de The Transat Bakerly et 75% de la Québec Saint-Malo) que par l’intérêt sportif. Elle  a aussi conforté son image d’une classe dynamique et prouvé le niveau sportif de ses épreuves. De nouveaux adhérents de qualité exceptionnelle provenant de divers horizons tels que l’Imoca, le Figaro, le Tour de France, le Mini 6.50 l’ont découverte avec gourmandise et en seront de bons promoteurs grâce la satisfaction qu’ils en ont éprouvé.     Une classe, 3 calendriers L’éclectisme du plateau Class40 signifie aussi que les attentes diffèrent : si beaucoup s’adonnent au Class40 pour pouvoir participer à des courses de renoms à un coût maitrisé, certains préfèrent les événements plus courts et/ou en équipage. C’est pourquoi il avait été proposé cette année 3 programmes de courses : Américain, Offshore (celui comptant pour le championnat) et Européen. Les Class40 se sont ainsi retrouvés à la RORC Carribean 600, au Grand Prix Guyader,  aux Voiles de Saint-Barth, à l’Armen Race, lors du tour d’Irlande… L’Atlantic Cup, qui a eu lieu entre fin mai et début juin, a réuni 9 bateaux, la moitié d’Américains, l’autre d’Européens venus découvrir cette course combinant inshores et offshores entre Charleston et Portland (Maine) dans cet environnement exceptionnel qu’est la Côte Est des Etats-Unis, combinant les surfs dans le Gulf Stream et une étape à Brooklyn sous les tours de Manhattan. Une grande majorité des concurrents se retrouvera dans un mois à Caen pour la dernière course de la saison.     Une trentaine de participants à la Normandy Channel Race             Final exceptionnel de la saison 2016, la NCR réunira les différents plateaux de l’année. Sur cette course en double de 1000nm, qui parviendra à monter sur la plus haute marche du podium, les duos ayant fait de nombreux milles au large ou ceux qui auront privilégiés des courses côtières plus proche de cet exercice ? Une chose est sure, cette course sera passionnante et clôturera  la saison avec brio.     Championnat Class40 2016, un final captivant Le choix avait été d’axer le championnat 2016 sur la course au large ; The Transat, The Atlantic Cup, Québec-Saint-Malo et Normandy Channel allaient donc être les 4 courses valorisées cette année. Au terme des 3 premières épreuves, le team Solidaires en Peloton ARSEP est largement en tête avec 20 points d’avance sur ses 2 poursuivants, l’équipe espagnole Tales 2 à égalité de points avec les Anglais d’Imerys. Mais rien n’est encore joué puisque Carac  n’a que 4 points de retard sur le podium, soit 2 places au classement général de la NCR. Eärendil, 5ème pour l’instant, n’est que 6 points derrière… RDV en septembre pour connaître le dénouement !   L’intégralité du classement : http://www.class40.com/modules/kameleon/upload/championnatclass402016.pdf[Lire la suite]]]> <![CDATA[Transat bakerly: Eclectisme et réussite]]> https://www.class40.com/?titre=transat-bakerly-eclectisme-et-reussite&mode=actualites&id=6372 Thu, 02 Jun 2016 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=transat-bakerly-eclectisme-et-reussite&mode=actualites&id=6372 Mais ils étaient 10 au départ de The Transat Bakerly. 10 skippers et 10 projets différents avec chacun une personnalité, une histoire différente.     Louis Duc (Carac) termine deuxième de cette transat qui, avec son parcours Nord, est considérée comme la plus difficile. S’il avait déjà impressionné en terminant 3e de la Transat jJcques Vabre 2013 avec Christophe Lebas, le skipper a su faire évoluer son plan Lombart de 2008 tout en acquérant une expérience considérable de la course au large : sachant que son bateau plus ancien ne pouvait être aussi performant au reaching que ceux de nouvelles générations, il a optionné en choisissant une route plus sud que ses concurrents. Stratégie qui lui a offert ce superbe podium.     Vainqueur de la Route du Rhum en Class40 en 2006, Phil Sharp (Imerys) a décidé de revenir sur le circuit au dernier moment : il achète le #130 (ex GDF SUEZ, ex Zetra) en avril et part dans la foulée faire sa qualification. Dès les premiers milles, Phil fait partie de la tête de la flotte, qu’il mène à plusieurs reprises. Mais un enchaînement malheureux de problèmes techniques ne lui permet plus de mener le bateau à 100%. Il parvient, malgré sa Grand-voile déchirée, à monter sur la 3e marche du podium.     Edouard Golbery (Région Normandie) et Robin Marais (Esprit Scout) participaient tous les deux à leur première transat en Class40, après avoir participé à la Mini Transat. Leur parcours est relativement similaire : ils parviennent à s’aligner au départ de la course grâce aux coups de main amicaux et familiaux. Un budget limité mais qui n’entrave en rien leur compétitivité.  Jusqu’au bout, la bataille aura été rude entre ces 2 skippers qui terminent, après 19 jours de course, à seulement 1h30 l’un de l’autre.     Le 6ème Class40 à franchir la ligne d’arrivée est celui de l’Allemande Anna-Maria Renken (Nivea), première femme à terminer cette transatlantique réputée pour sa difficulté. C’était également la première transat en solitaire pour Anna-Maria qui, malgré des nombreux soucis techniques et quelques problèmes de santé,  s’y préparait depuis de longs mois. Elle avoue avoir connu des moments difficiles, soucis techniques qu’elle est parvenue à résoudre mais également soucis de santé. Sa joie à l’arrivée est incontestable : elle est heureuse et fière !     Hiroshi Kitada termine 7ème de The Transat. De tous les participants à la course, il est celui qui intrigue le plus : de nationalité japonaise, la communication n’est pas aisée puisqu’il ne parle pas français et seulement quelques mots d’anglais. L’échange passe donc nécessairement  par Patrizia, sa traductrice et JC, le préparateur du bateau. Il vient au Dinner Gala en costume traditionnel et impressionne le monde de la course au large européenne qui a déjà du mal à enfiler une veste pour l’occasion. Mais surtout, The Transat est sa première course en solitaire en Class40 à bord d’un bateau tout neuf, dont ce sera également la première course. Il avoue, à l’arrivée, avoir compris qu’il avait choisi l’une des courses des plus difficiles du calendrier pour son baptême du feu en Class40 et n’en est que plus fier d’être arrivé jusqu’au bout. Tous (organisation, concurrents, classe…) se réjouissent également pour lui et espèrent le retrouver très prochainement sur d’autres courses.     S’ils ne sont que 7 à être arrivés à New York, ils étaient 10 à prendre le départ à Plymouth et les 3 skippers contraints à l’abandon méritent également qu’on ne les oublie pas.   Isabelle Joschke, nouvelle venue sur le circuit Class40, à bord de Generali-Horizon Mixité a mené la course plusieurs jours durant. Malheureusement les conditions météo ont éprouvé le bateau (voie d’eau), contraignant la navigatrice à abandonner et faire route vers Saint-Pierre-et-Miquelon.   Armel Tripon (Black Pepper / les Ptits doudous par Moulin Roty) signait son retour en Class40 et choisit une route extrême, plein sud, très rapidement. Malheureusement une accumulation de soucis techniques (plus de pilote automatique, voile d’avant déchirée etc.) l’oblige à faire escale à Horta. Compétiteur dans l’âme, il reconnait ne pas avoir envie de repartir avec plus de 1000nm de retard sur la tête de la flotte.   Maxime Sorel (V and B) en aura lui été quitte pour une belle frayeur qui, heureusement, se termine bien pour lui et pour son bateau : le lendemain du départ, il est entré en collision avec un cargo au large de Penmarc’h. Il a donc préféré faire route vers La Trinité sur Mer pour sortir le bateau et le faire expertiser en vue de la suite de la saison plutôt que de prendre le risque de continuer sans maîtriser des dégâts non visibles.       Toutefois The Transat bakerly n’est pas la seule course courue en Class40 depuis le début de l’année et de nombreux autres skippers prouvent sur les différents plans d’eau, en France, en Angleterre, aux USA ou aux Antilles, que tous les profils, tous les budgets, tous les caractères trouvent leur place en Class40 !      [Lire la suite]]]> <![CDATA[Solidaires en Peloton ARSEP, vainqueur du championnat Class40 2015!]]> https://www.class40.com/?titre=solidaires-en-peloton-arsep-vainqueur-du-championnat-class40-2015&mode=actualites&id=6075 Wed, 16 Dec 2015 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=solidaires-en-peloton-arsep-vainqueur-du-championnat-class40-2015&mode=actualites&id=6075 Un championnat disputé !                 Deuxième du Grand Prix Guyader et des Sables-Horta-Les Sables, troisième de la Normandy Channel Race, vainqueur du Record SNSM et quatrième de la Transat Jacques Vabre, Solidaires en peloton ARSEP, skippé par Thibaut Vauchel-Camus et co-skippé par Victorien Erussard, est sacré champion 2015 de la Class40. La régularité du bateau bleu (un Mach 40 de 2014) est indiscutable cette année et confirme sa superbe deuxième place à la Route du Rhum destination Guadeloupe en 2014.                 Yannick Bestaven et Pierre Brasseur, vainqueurs de La Transat Jacques Vabre et des Sables-Horta-Les Sables et deuxièmes de la Normandy Channel Race sur leur Tizh de 2014 Le Conservateur, s’adjugent quant à eux, la deuxième place du championnat. N’ayant pu participer à toutes les épreuves de la saison, ils ont été de grands animateurs de la saison Class40 2015.                 Louis Duc, skipper de Carac Advanced Energies, signe lui une superbe performance en s’adjugeant la troisième place de ce championnat avec son Akilaria MK2 de 2008 ! Terminant cinquième de la NCR, quatrième des Sables-Horta-Les Sables (et troisième de la seconde étape) et enfin troisième du Record SNSM et de la Transat jacques Vabre, il nous démontre que les bateaux d’ancienne génération sont encore compétitifs, face aux redoutables nouveaux plans.                   Rendez-vous en 2016                 La saison 2016 s’annonce bien remplie pour les Class40 !                 Le championnat 2016 s’articulera autour d’un grand triangle Atlantique : The Transat (Plymouth- New York, en solitaire -  départ le 2 mai), l’Atlantic Cup (Charleston- New-York- Portland, en double -  départ le 28 mai), la Transat Québec Saint-Malo (en équipage -  départ le 10 juillet) où environ 25 Class40 sont attendus et enfin la Normandy Channel Race qui, cette année en fin de saison (départ le 11 septembre), sera l’ultime épreuve pour déterminer le nom du champion !                 Toutefois, avec une flotte qui s’étoffe outre-Atlantique, quatre courses promotionnelles sont également proposées aux bateaux basés en Atlantique Est (RORC Caribbean 600, Newport to Bermuda, Ida Lewis Race et Vineyard Race).                 Enfin, pour ceux qui privilégieront le bassin européen, le calendrier sera également bien rempli puisque le premier rendez-vous sera le Grand Prix Guyader, suivi de l’Armen race, du Myth of Malham, du Record SNSM, du Tour de l’Irlande puis du Tour de l’Ile de Wight et de Cowes-Dinard.                 Différentes solutions de calendrier, donc, pour une flotte éclectique répartie sur plusieurs bassins de navigation dans le Monde !     Un marché d’occasion florissant                 Enfin, pour preuve que la Class40 est en excellente santé, le marché florissant et international des Class40 d’occasion : 26 ventes ont été conclues en 2015 ! A noter également que quatre nouveaux bateaux ont été construits (2 Mach 40.3, 1 Pogo S3, 1 OCD 40) et deux autres sont en cours de construction. Dorénavant, 2 Class40 sont au Brésil, un au Monténégro, un en Afrique du Sud, un en Chine, deux au Canada, deux en Slovénie, deux au Japon, quatre au Pays-Bas, quinze en Angleterre, deux en Australie, un en Nouvelle Zélande, dix en Italie, quarante-cinq en France, quinze aux Etats-Unis…     Classement du Championnat Class40 2015 : Solidaires en Peloton ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus / Victorien Erussard) – 49 points Le Conservateur (Yannick Bestaven / Pierre Brasseur) – 59 points Carac Advanced Energies (Louis Duc) – 66 points TeamWork 40 (Bertrand Delesne) – 84 points Bretagne Crédit Mutuel (Nicolas Troussel) – 113 points Groupe Setin (Manuel Cousin / Gérald Quéouron) – 113 points Zetra (Eduardo Penido / Renato Araujo) – 114 points V and B (Maxime Sorel / Sam Manuard) – 129 points Concise 2 (Phillippa Hutton-Squire) -  139 points CRENO Moustache Solidaire (Thibault Hector / Morgan Launay) – 145 points Club 103 (Alan Roura) – 146 points Serenis Consulting (Jean Galfione) – 152 points SNBSM Espoir Compétition (Valentin Lemarchand / Arthur Hubert) – 153 points Colombre XL (Massimo Juris / Pietro Luciani) -  156 points L’Express (Pierre-Yves Lautrou) – 162 points *Sont cités skipper et co-skipper lorsqu’il n’y a pas eu de changement de co-skipper dans la saison.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Le team Solidaire en Peloton ARSEP en tête du championnat à mi-saison!]]> https://www.class40.com/?titre=le-team-solidaire-en-peloton-arsep-en-tete-du-championnat-a-mi-saison&mode=actualites&id=5882 Fri, 24 Jul 2015 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=le-team-solidaire-en-peloton-arsep-en-tete-du-championnat-a-mi-saison&mode=actualites&id=5882 Vainqueur du Record SNSM, deuxième des Sables-Horta et du Grand Prix Guyader et troisième de la Normandy Channel Race, le bateau bleu n'en finit plus de truster les podiums!   Pourtant, dès la première course de la saison, Nicolas Troussel s'emparait de la tête du championnat grâce à sa victoire à Douarnenez. Une seconde victoire dans la Normandy Channel Race venait conforter cette place mais l'absence  du Class40 Bretagne Crédit Mutuel à la course Les Sables-Horta-Les Sables a fait rétrograder son skipper à la deuxième place.   Louis Duc, skipper de Carac Advanced Energies, complète pour l'instant le podium, un seul petit point derrière Nicolas. Une belle place provisoire pour le skipper d'un bateau d'ancienne génération qui, lui aussi, est abonné aux podiums cette année (3ème du Record SNSM et de l'étape Horta-Les Sables)!   Mais pour autant, rien est encore joué! Le duo Yannick Bestaven et Pierre Brasseur (Le Conservateur) n'est lui aussi qu'à un seul point du podium et Bertrand Delesne sur son TeamWork 40, peut également espérer un podium pour finir sa deuxième saison sur le circuit Class40.   A l'issue de la Transat Jacques Vabre, prochaine et dernière course du calendrier officiel, sera donc connu le vainqueur du championnat Class40 2015!   Le classement provisoire: http://www.class40.com/fr/classement/    [Lire la suite]]]> <![CDATA[La Class40 confirmée dans ses choix stratégiques]]> https://www.class40.com/?titre=la-class40-confirmee-dans-ses-choix-strategiques&mode=actualites&id=5200 Tue, 16 Dec 2014 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=la-class40-confirmee-dans-ses-choix-strategiques&mode=actualites&id=5200 - Bilan de la Route du Rhum : attractivité et intérêt sportif largement confirmés pour la Class40.- « Campagne de France » co-skippé par Halvard Mabire et Miranda Merron, remporte le classement 2014 de la Class40.- Présentation du calendrier prévisionnel 2015   Participation exceptionnelle avec 43 skippers au départ. Traversée record en 16 jours, 17 heures, 47 minutes et 8 secondes, pour le vainqueur, l'espagnol Alex Pella (Tales 2 Santander). Un podium totalement inédit. Un top ten à l'image de la diversité de la Class40, qu'il s'agisse des profils des skippers comme des carènes de leurs bateaux. Bref, sur cette Route du Rhum - Destination Guadeloupe, la Class40 a montré qu'elle était riche. Riche de son ouverture, riche de son attractivité, riche de sa sportivité : la Class40 tire un bilan positif de sa 3e Route du Rhum et peut confirmer ses choix stratégiques, notamment en terme de jauge.   Quel bilan la Class40 peut-elle tirer de cette Route du Rhum - Destination Guadeloupe ? François Angoulvant, Président de la Class40 : « La première grande satisfaction de cette Route du Rhum - Destination Guadeloupe est la preuve de l'attractivité de la classe et du succès de la rigueur de sa jauge. Dans les 10 premiers, on a neuf bateaux différents, six architectes représentés et un gap de date de conception de ces plans de 6 ans !    Côté skippers, là encore, ce top ten est franchement éclectique, avec des coureurs de 53 à 34 ans issus du circuit Mini, de l'Imoca, de l'olympisme... Ce top ten est révélateur de l'ouverture de la Class40. Grâce à cette belle homogénéité de la flotte, c'est, plus que jamais, le skipper ou l'équipage qui font la différence. Notre objectif est donc de travailler à maintenir cette homogénéité, pour garantir l'intérêt sportif des compétitions à venir. » Autre fait marquant de cette Route du Rhum : la présence de coureurs de renoms...François Angoulvant : « Le retour de Nicolas Troussel est une excellente nouvelle, l'arrivée de Kito de Pavant, le passage d'Arnaud Boissière, sont très valorisants et nous sommes heureux d'attirer des skippers connus au sein de la classe. Kito de Pavant a, en plus, fait une belle course et a vraiment apprécié son passage en Class40. » Il y avait aussi de nombreux jeunes coureurs parmi ces 43 solitaires au départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe.François Angoulvant : « Cela confirme encore l'attractivité et l'accessibilité de la classe. C'était, de loin, la flotte la plus intéressante à suivre sportivement sur cette Route du Rhum. Il y a eu un véritable match en mer pendant ces trois semaines de course et aucun pronostic n'était possible avant le départ. » Alex Pella (Tales 2 Santander) a bouclé sa transat en un temps record, juste derrière les derniers Imoca François Angoulvant : « Le premier Class40 est effectivement arrivé juste derrière le dernier Imoca. L'an dernier, déjà, sur la Transat Jacques Vabre, les Class40 étaient restés proches des derniers Imoca. Certains skippers Imoca commencent à regarder notre flotte d'un œil attentif... Bref, ça évolue dans le bon sens en terme de performances, cela fait partie des paramètres indéniables d'attractivité de la classe, à nous de continuer à veiller à la rigueur de la jauge. » ____________________________________ Campagne de France vainqueur du classement Class40 2014 Le Pogo S2 « Campagne de France », skippé par Halvard Mabire et Miranda Merron (6e de la Route du Rhum) remporte le Classement Class40 2014 devant l'Akilaria RC3 de Damien Seguin et le Mach40 TeamWork40 de Bertrand Delesne, bizuth de la classe et déjà sur le podium !  Ce classement récompense l'assiduité et la régularité des résultats tout au long de la saison.   Classement du Championnat 2014 visible ici.   Calendrier 2015: cliquez ici.   Classement La Route du Rhum - Destination Guadeloupe ici.[Lire la suite]]]> <![CDATA[42 Class40 inscrits : une attractivité rare !]]> https://www.class40.com/?titre=42-class40-inscrits--une-attractivite-rare-&mode=actualites&id=4872 Tue, 30 Sep 2014 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=42-class40-inscrits--une-attractivite-rare-&mode=actualites&id=4872 A l’occasion de cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe, la Class40 vient de franchir un nouveau cap. Avec plus de 40 bateaux inscrits, elle fait preuve d’une attractivité jusqu’ici inégalée. Du skipper Imoca au pur amateur, des ex-ministes diablement affûtés aux pointus régatiers de tous bords, du plus jeune solitaire de la course aux fidèles pionniers de la classe, cette flotte, belle et riche, présente un plateau humain et technique (13 bateaux neufs) extrêmement ouvert, doté d’un excellent niveau de compétition.   Expérience de la course au large, maîtrise de l’art de la régate, connaissance de son bateau, fougue de la jeunesse… chaque skipper Class40 apporte sa pierre à l’édifice « performance » et compétition de la flotte.   Les confrontations en solitaires étant rares en Class40, et la Route du Rhum ayant ce pouvoir attractif qui lui est si particulier, la flotte qui s’élancera le 2 novembre prochain de St-Malo ne se connaît pas vraiment, pas complètement… d’autant que pas moins de 7 bateaux flambant neufs seront au départ.   Alors, entre ces montures à découvrir, le paramètre « solitaire » qui nivèle sensiblement les gaps potentiels de performance des machines et, inversement, la puissance cachée d’un couple skipper/bateau qui se connaît parfaitement, nombreux sont les solitaires qui peuvent tirer leur épingle du jeu sur cette traversée de l’Atlantique nord.   Des favoris émergent… au cœur d’une escouade de sérieux outsiders Au regard des deux superbes saisons qu’il vient d’enchaîner (que des victoires), Sébastien Rogues (GDF SUEZ) part grand favori : il maîtrise parfaitement son plan Manuard dont les qualités ne sont plus à démontrer et ses années Mini le rendent à l’aise en solitaire. Le nom de l’excellent régatier espagnol Alex Pella (Santander 2014) et de son plan Botin, résonne aussi sur les pontons. Le talentueux et battant Halvard Mabire (Campagne 2 France) sera doté d’une monture de l’année, le tout nouveau Pogo S3. Yannick Bestaven (Le Conservateur), notamment s’il arrive à qualifier son plan Verdier flambant neuf. Conrad Humphreys (Cat® Phone) est un bizuth de la Class40, mais peut prétendre à un podium à la barre de son Akilaria 2013. Kito de Pavant (Otio - Bastide Médical), également bizuth de la Class40, a choisi de mettre son expérience à la barre d’un bon bateau (le plan Verdier de Bruno Jourdren). Bertrand Delesne (TeamWork40) talentueux ministe aussi bien préparé qu’il est discret. Préparation poussée également pour Pierre-Yves Lautrou (L’Express – Trepia) et son Pogo S3. Attention à Nicolas Thomas (Guadeloupe Grand Large) 2e de « La Qualif’ » avec son Mach 40. Marc Lepesqueux et son Sabrosa tout juste mis à l’eau, Damien Seguin (ERDF - Des pieds et des mains), Miranda Merron (Campagne de France), Stéphane le Diraison (IXBlue – BRS) qui revient en Class40 avec de légitimes ambitions, Giancarlo Pedote (Fantastica) brillant ministe, Pierre Brasseur (Matouba) lui aussi talentueux ministe qui, comme l’expérimenté Arnaud Boissières (du Rhum au Globe), devra composer avec une carène de la première génération, le fin régatier Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en peloton), l’expérimenté Jean-Christophe Caso (Picoty – Lac de Vassivière), le fougueux Brieuc Maisonneuve (Groupement Flo), le talentueux et intuitif Louis Duc (Advanced Energies – Carac), le journaliste Fabrice Amédéo (SNCF Geodis - Newrest)…   Bref, une quinzaine de solitaires peut prétendre au podium de cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe, et une vingtaine au top 5 à 10...  Ça va se bousculer au portillon de l’Atlantique Nord !   C’est extra ! Mais, la Class40, c’est bien plus qu’une victoire, un podium ou un top ten ! La Class40, c’est une aventure… Pour une belle moitié de la flotte, cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe relève surtout de l’expérience inédite, du véritable défi. Ce sera notamment le cas pour le plus jeune skipper de la course, Paul Hignard (Bruneau) 19 ans, le célèbre perchiste Jean Galfione (Serenis Consulting) qui s’élance sur sa toute première transat en solitaire, la vétérinaire Juliette Pétrès qui s’est donné un an et se donne à fond pour préparer sa course, l’ingénieur basé à Dakar Emmanuel Hamez (Terranga), Valentin Lemarchand (Maison Tirel Guerin) sélectionné parmi plusieurs jeunes malouins pour vivre cette grande première, le suisse Alan Roura (Exocet) tout droit venu du Mini, Olivier Roussey (Obportus 3) un lorrain qui s’engage pour 3 ans sur le circuit, l’ingénieur Maxime Sorel (MS Saling Team) et Antoine Michel (Setti LTD) qui jouent tous deux le classement vintage, Dominique Rivard (Marie-Galante), Michel Kleinjans (Brusails for Belgium), Vincent Lantin (Chagabang) et Rodolphe Sepho (Voile 44 AAEA Cava)...   Attractivité rime aussi avec fidélité Au cœur de cette flotte, un remarquable noyau de pionniers de la Class40 prouve qu’attractivité rime aussi avec fidélité. Grâce à la Class40, ils se sont élancés dans la grande aventure de la course au large en participant à leur première Route du Rhum, en 2006. Trois éditions plus tard, ils sont toujours là, avec la même étincelle dans les yeux : le président de la Class40 François Angoulvant (Team Sabrosa MK2) et son tout nouveau Sabrosa, Lionel Regnier (April / Formacoupe), Jean-Edouard Criquioche, Patrice Bougard (Kogane) et Thierry Bouchard (Wallfo.com). Ils ne sont pas des pionniers de la classe, mais l’animent fidèlement depuis plusieurs saisons : la Sud-Africaine tourdumondiste  Philippa Hutton-Squire, le plus célèbre des skippers guadeloupéens Philippe Fiston (Ville Ste-Anne Guadeloupe), Eric Darni (Sea Shepherd Fantronic).     Save the dates ! Les 42 skippers de la Class40 vous donnent rendez-vous le 25 septembre à Paris pour la conférence de presse de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe puis le 29 octobre à Saint-Malo pour un pot de l’amitié et de l’aventure partagée et, bien sûr, à partir du 2 novembre pour la vivre vraiment cette « fierce and friendly » transat en solitaire.   13 bateaux neufs !... et 5 « vintage » Au cœur d’un contexte économique difficile, la flotte des Class40 compte pas moins de 7 bateaux de 2014 et 6 de 2013. Ensuite, c’est assez équilibré : 3 bateaux 2012, 5 de 2011, 6 de 2010, 6 de 2009, 3 de 2008, 4 de 2007, 2 de 2006.   Avec 13 bateaux neufs, cette flotte présente un intérêt architectural et technique exceptionnel (15 architectes représentés sur les 42 inscrits).   François Angoulvant, président de la Class40 : « Avec 13 bateaux neufs, la flotte est résolument compétitive. Ces 13 nouvelles carènes tendent toutes vers la recherche d’un maximum de puissance. Ce qui est intéressant, c’est que chaque architecte a exploré des pistes différentes, cela ouvre encore de nouvelles perspectives… Mais les bateaux intermédiaires, parfaitement fiabilisés et maîtrisés par leurs skippers, restent très bien placés en terme de performance. Il ne faut pas oublier qu’en solitaire, la complicité du couple skipper/bateau est un atout majeur. Ce beau développement de la classe avec cette quinzaine de carènes neuves en 2 saisons et les performances toujours bien réelles des bateaux de 2010 – 2009 prouvent que la jauge Class40 fonctionne plutôt bien ! »     Cette évolution des carènes a récemment conduit la classe à mettre en place un classement « vintage » pour valoriser les performances des skippers sur des carènes de la première génération. Sur cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe, cinq bateaux sont concernés (sont classés « vintage » les bateaux de la première génération répondant à certains critères de performance) : le n°10 d’Eric Darni, le n°22 de Rodophe Sepho, le n°31 de Vincent Lantin, le n°45 de Maxime Sorel et le n° 57 d’Antoine Michel. La classe a par ailleurs décidé de récompenser le vainqueur de cette catégorie d’une prime de 2000€.   ____________________________________     François Angoulvant, président de la Class40 : «  42 bateaux : c’est une grande et double satisfaction : - d’un point de vue quantitatif, réunir plus de quarante bateaux surtout dans le contexte actuel est une très belle réussite et la preuve de l’attractivité de la classe, - d’un point de vue qualitatif : le niveau de compétition dû au caractère éclectique de cette flotte qui rassemble des skippers très expérimentés comme Kito de Pavant, Alex Pella, Halvard Mabire, Arnaud Boissières, Yannick Bestaven… des talents de la course au large issus du Mini comme Sébastien Rogues, Bertrand Delesne… Entre expérience, talent, maîtrise du bateau, énergie des plus jeunes, une quinzaine de couples bateau/skipper peut prétendre au podium : bien malin qui peut donner le futur tiercé gagnant de cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe en Class40 ! »    ____________________________________     La flotte en chiffres Le plus jeune skipper : Paul Hignard (Bruneau), 19 ans, un malouin tout sourire, à la barre d’un Mach40 2011…   10 cinquantenaires : Thierry Bouchard, Patrice Bougard, Eric Darni, Kito de Pavant, Emmanuel Hamez, Michel Kleinjans, Halvard Mabire, Lionel Regnier, Olivier Roussey, Bruno Rzetelny.   13 bizuths de la Class40 et de la Route du Rhum pour presque tous sauf bien sûr Kito de Pavant, mais double bizuth pour les 12 autres : Emmanuel Hamez, Paul Hignard, Conrad Humphreys, Vincent Lantin, Valentin Lemarchand, Antoine Michel, Giancarlo Pedote, Alex Pella, Juliette Petrès, Alan Roura, Maxime Sorel, Nicolas Thomas.   3 skippers issus de la classe Imoca : Kito de Pavant, Arnaud Boissières, Yannick Bestaven.   11 skippers issus de la classe Mini : Arnaud Boissières, Yannick Bestaven, Pierre Brasseur, Jean-Christophe Caso, Bertrand Delesne, Louis Duc, Pierre-Yves Lautrou, Stéphane Le Diraison, Giancarlo Pedote, Sébastien Rogues, Alan Roura.   15 architectes représentés : Guillaume Verdier, Finot-Conq, Sabrosa rain, Sam Manuard, Conq, Marc Lombard, Botin partners, Farr Yacht Design, Elie Canivenc, Groupe Finot, Jacques Valer, Owen Clarck Design, François Lucas, Rogers Yacht Design, Humphreys Yacht Design.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Déjà de beaux vainqueurs!]]> https://www.class40.com/?titre=deja-de-beaux-vainqueurs&mode=actualites&id=4595 Tue, 17 Jun 2014 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=deja-de-beaux-vainqueurs&mode=actualites&id=4595 Rappel des résultats:   Grand Prix Guyader (Parcours côtiers, en équipage): 1. GDF SUEZ 2. Matouba 3. TeamWork 4. Campagne de France 5. Serenis Consulting 6. L'Express - Trepia 7. ERDF Des Pieds et des Mains 8. MS Sailing team 9. Stella Nova 10. OFI 11. Concise2 12. Setti   Atlantic Cup (Offshore & Inshore races, en double & en équipage): 1. Gryphon Solo 2 (Joe Harris & Patrick O'Connor) 2. jeffreymacfarlane.com (Jeffrey MacFarlane & Jake Arcand) 3. Pleiad racing (Edward Cesare & Chad Corning) 4. Dragon (Michael Hennessy & Rob Windsor) 5. Flatline (Kyle Hubley & Frederic de Mesel)   Normandy Channel Race (1000nm, en double): 1. GDF SUEZ (Sébastien Rogues & Bertand Castelnerac) 2. Groupement Flo (Brieuc Maisonneuvre & Rémi Aubrun) 3. L'Express - Trepia (Pierre-Yves Lautrou & Thomas Ruyant) 4. ERDF Des Pieds et des Mains (Damien Seguin & Jeanne Grégoire) 5.TeamWork (Bertrand Delesne & David Raison) 6. Campagne de France (Miranda Merron & Halvard Mabire) 7. Groupe Picoty - Lac de Vassivière (JC Caso & Aymeric Chappellier) 8. Serenis Consulting (Jean Galfione & Roland Jourdain) 9. Le Conservateur (Yannick Bestaven & Pierre Brasseur) 10. Advanced Energies Carac (Louis Duc & Damien Rousseau) 11. MS Sailing Team (Maxime SOrel & Pascal Quintin) 12. La Belle Equipe 2 (Bruno Rzetelny & Loïc Coudret) 13. Obportus (Olivier Roussey & Philippe Burger) 14. Kogane (Patrice Bougard & Richard Tolkien) 15. Swich (Roderick Knowles & Paul Peggs) 16. Concise 2 (Juliette Petres & Phillippa Hutton-Squire) DNF. Romerike Elektro AS (Rune Aasberg & Simen lovgren)  [Lire la suite]]]> <![CDATA[2013 s’achève… 2014, 2015, 2016, 2017 vous attendent ! ]]> https://www.class40.com/?titre=2013-sacheve-2014-2015-2016-2017-vous-attendent--&mode=actualites&id=3613 Tue, 17 Dec 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=2013-sacheve-2014-2015-2016-2017-vous-attendent--&mode=actualites&id=3613 Cette longue transat menée tambour battant a sacré un podium international, mais la bagarre s'est jouée à couteaux tirés à tous les étages. Pendant trois semaines, les Class40 se sont livrés à une passionnante régate océanique. Et ce n’est pas fini ! 2014, 2015, 2016, 2017... un calendrier des courses pérenne et varié est proposé aux coureurs Class40 et à leurs partenaires : de quoi monter de solides projets !GDF SUEZ (Rogues/Delahaye), leader incontesté de ces 5 450 milles entre Le Havre et Itajaï, a été talonné par deux duos qui se sont livrés une lutte acharnée jusqu’au Brésil : Tales Santander 2014 (Pella/Santurde) termine sur la deuxième marche du podium, suivi de près par Mare (Riechers/Brasseur).La gestion du matériel a été un facteur clé de la réussite de cette transat disputée presque exclusivement au portant. La garde-robe et l’état général du bateau (et notamment du bout dehors) ont sensiblement influé sur les performances de chacun, donnant lieu à des duels inédits entre des bateaux récents et des Class40 de 2e génération, et/ou entre des équipages chevronnés vs des duos de challengers. Tous à bon port23 des 26 Class40 ayant pris le départ du Havre le jeudi 7 novembre dernier sont arrivés à Itajaï. Seuls trois Class40 ont été contraint à l’abandon (problèmes techniques à bord de Marie Galante (Rivard/Clerton) et de Concise 8 (Collier Wakefield/Goodchild) et raisons médicales pour Dunkerque - Planète enfants (Jourdren/Ruyant)).Une fois encore, cette Transat des Class40 fut ouverte et passionnante. Et, à l’image de la mixité de la classe, le top 10 regroupe 6 architectes et 4 nationalités.Classement annuel*Fort de son parcours presque sans faute (6 victoires sur 7 épreuves disputées) cette saison, GDF SUEZ skippé par Sébastien Rogues remporte haut l’étrave le championnat Class40 2013. Campagne de France (Halvard Mabire) est 2e et Groupe Picoty (Jean-Christophe Caso) complète le podium.  2014 – 2017 : la Class40 a de la suite dans ses calendriers ! Désormais, les coureurs de la Class40 et leurs partenaires peuvent s’appuyer sur un programme de course pérenne. Un programme varié, conçu pour satisfaire les coureurs au long cours comme les adeptes de la course côtière. Un programme à géométrie variable dans lequel les marins pourront piocher en fonction de leur budget, de leurs disponibilités ou des objectifs de leurs partenaires.   C. Ecarlat__________________________________________CALENDRIER DES COURSES CLASS40 PREVISIONNEL 2014 - 201720142 – 5 mai : Grand Prix Guyader9 – 24 mai : The Atlantic Cup25 mai – 1er juin : Normandy Channel Race22 – 29 juin : Record SNSM et parcours de 1000 milles en solitaire entre Saint-Nazaire, l'Espagne, l'Irlande et Saint-Nazaire18 – 21 sept. : Mondial à Douarnenez5 – 23 novembre : Route du Rhum2015 (dates à confirmer)28 avril – 1er mai : Grand Prix de Douarnenez14 – 21 mai : Normandy Channel Race23 – 31 mai : The Atlantic Cup21 – 23 juin : Record SNSM4 – 26 juillet : Les Sables – Horta – Les Sables16 – 23 août : Fastnet Race1er – 29 nov. : Transat Jacques Vabre2016 (dates à confirmer)27 mars - 23 avril : La Solidaire du Chocolat28 avril – 1er mai : Grand Prix de Douarnenez15 – 29 mai : The Atlantic Cup19 – 21 juin : Record SNSM3 – 24 juillet : Québec – Saint Malo27 août – 4 sept. : Normandy Channel Race2017 (dates à confirmer)4 – 7 mai : Grand Prix de Douarnenez13 – 24 mai : The Atlantic Cup25 – 27 juin : Record SNSM2 – 24 juill. : Les Sables – Horta – Les Sables13 – 20 août : Fastnet Race29 oct. – 26 nov. : Transat Jacques Vabrewww.class40.com/fr/calendrier__________________________________________* Le Championnat Class40 2013 regroupait 7 coursesNormandy Channel Race (coefficient 2)Grand Prix Guyader (coefficient 1)Atlantic Cup (coefficient 2)Record SNSM (coefficient 1)Les Sables-Horta (coefficient 2)Rolex Fastnet Race (coefficient 1)Transat Jacques Vabre (coefficient 4)49 participants[Lire la suite]]]> <![CDATA[En mode transat]]> https://www.class40.com/?titre=en-mode-transat&mode=actualites&id=3592 Tue, 12 Nov 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=en-mode-transat&mode=actualites&id=3592 Les conditions météo du moment ont fait jouer aux organisateurs de la transat Jacques Vabre la carte de la prudence en décalant le départ de quelques jours, afin que la flotte des quatre classes engagées bénéficie de conditions météo plus clémentes pour s’élancer sur ce parcours de plus de 5300 milles. Néanmoins, une mise à l’abri météorologique a été prévue pour les Class40, afin de faire le dos rond, à l’abri, pendant le fort coup de vent annoncé. Un arrêt au stand de près de 40h pour les 26 voiliers. GDF SUEZ, 1er arrivé le vendredi après-midi a donc été le premier à reprendre sa route à 4h le dimanche 10 novembre. ECOELEC FANTRONIC fermant la marche 9h plus tard. Alors que les Mod70 cravachent à des allures folles vers Itajaí, le match des Class40 a donc repris au large des côtes bretonnes, certes à des allures moindres, mais avec des skippers tout aussi motivés pour réduire rapidement la distance qui les sépare de la ligne d’arrivée au Brésil. Toutes les brèves, informations, photos et vidéos sont à suivre en ligne : http://www.transat-jacques-vabre.com[Lire la suite]]]> <![CDATA[Transat Jacques Vabre 2013, on y est enfin !]]> https://www.class40.com/?titre=transat-jacques-vabre-2013-on-y-est-enfin-&mode=actualites&id=3585 Mon, 28 Oct 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=transat-jacques-vabre-2013-on-y-est-enfin-&mode=actualites&id=3585 Cette 11ème édition qui marque les 20 ans de la Transat Jacques Vabre s’annonce mythique : un évènement de classe international, un parcours unique, un plateau d’exception regroupant les plus grands noms de la voile, des voiliers d’ancienne génération et d’autres bénéficiant des dernières innovations technologiques, bref ça va être du grand spectacle en mer comme à terre et nous y sommes enfin, la Transat Jacques Vabre 2013 est lancée ! Une fois de plus, la Class40 fait belle figure parmi la flotte des 44 bateaux. Ils seront 26 duos à la représenter en coupant la ligne et en parcourant la route historique qui fait le lien entre la France et les terres de cafés. Des beaux palmarès. Les 26 duos inscrits forment une flotte de haut niveau. Après une saison riche en évènements, on trouve un favori qui sort des rangs, le team du Mach40 GDF SUEZ skippé par le lorientais Sébastien Rogues. Il signe 5 victoires consécutives cette saison. Des victoires dues, bien sûr, à un bateau puissant. Mais celui-ci ne fonctionnerait pas si bien sans une parfaite maitrise de son skipper et de ses équipiers, à l’image de son co-skipper pour la transat, Fabien Delahaye, qui n’est plus à présenter dans le milieu. Mais la victoire est loin d’être acquise, d’autres duos font figure de favoris. Le dernier vainqueur de cette épreuve, Yannick Bestaven, revient défendre son titre toujours sur la même monture. Il est accompagné cette fois-ci d’un champion également, mais dans une autre discipline, Aurélien Ducroz, qui s’est illustré dans le ski freeride. Il ne faut pas oublier non plus le vainqueur du championnat Class40 de l’année passée, l’Allemand Jörg Riechers, qui reste un candidat sérieux à la victoire. Suite à une saison partagée entre les circuits Mini 6.50, Class40 et Imoca, il s’aligne sur son Mach40 secondé par Pierre Brasseur avec qui il a remporté la Normandy Channel Race en avril dernier. L’incontournable couple à bord de Campagne de France, Halvard Mabire et Miranda Merron, reste également à l’affut du titre. Malgré une saison à côtoyer les podiums sans victoire, leurs innombrables transats et tours du monde pourraient être la clef pour rafler la victoire sur un parcours aussi long et exigeant. Enfin, à bord du Tyker 40 Évolution 3 Dunkerque – Planète Enfants, l’expérimenté Bruno Jourdren et le vainqueur de la Route du Rhum 2010, Thomas Ruyant, ont des arguments pour faire parler d’eux sur cette édition. Ils seront aussi de la partie. Une flopée d’outsiders pouvant créer la surprise viennent également souligner à quel point cette édition risque d’être passionnante. Un autre vainqueur sera présent parmi les rangs des Class40. L’architecte Sam Manuard, premier en Multi 50 lors de l’édition 2011, sera à bord de Bet1128 et secondera l’italien Gaetano Mura, un sacré duo qui a démontré son potentiel sur Les Sables-Horta cet été, à surveiller.Il faudra se méfier de l’amatrice Catherine Pourre et de l’excellent marin Goulven Royer à bord d’Eärwen. Ils ont été la grande surprise de la saison, notamment sur Les Sables-Horta en accrochant une superbe 2nd place.Idem pour le duo de sportifs de haut niveau, Victorien Erussard et Thibaut Vauchel Camus, qui comptent bien ne pas relâcher la pression sur cette épreuve phare.Les teams Caterham Challenge et ERDF – Des Pieds et Des Mains sur leurs Akilaria RC3, les anglais de Concise 8 sur le Forty 1 Design, les espagnols sur un plan Botin et les autrichiens sur une nouvelle production du cabinet d’architecte Humphreys Design débarquent avec des bateaux flambant neuf. S’il ne s’agissait que des machines… or, leurs skippers ont des arguments à faire valoir sur l’eau.Avec une belle performance lors du Record SNSM, la paire Fabrice Amedeo et Armel Tripon peut nourrir des espoirs pour venir titiller le podium.Les habitués du circuit sont aussi au rendez-vous, Jean-Edouard Criquioche et Denis Van Weynbergh sur Proximedia – Sauvez Mon Enfant ainsi que Jean-Christophe Caso et Aymeric Chappellier sur Groupe Picoty pourraient venir jouer les troubles fêtes. Un plateau varié. À l'image de l'Association Class40, la Transat Jacques Vabre rassemble une flotte de skippers internationaux. 9 pays seront représentés lors de cette édition 2013 : la France (34), le Royaume-Uni (6), l’Italie (3) dont le duo Stefano Raspadori et Pietro D’Ali sur Fantastica, l’Australie (2) avec le couple Michelle Zwagerman et Patrick Conway sur Croix du Sud, l’Espagne (2) avec Alex Pella et Pablo Santurde sur Tales Santander 2014, l’Autriche (2) avec Christof Petter et Andreas Hanakamp, l’Allemagne (1), les États-Unis (1) et la Belgique (1).À noter que seule la Class40 compte parmi ses rangs des équipages mixtes (5) tel que le duo américano-britannique Hannah Jenner et Rob Windsor sur 11TH Hour Racing ainsi que le tandem Louis Duc et Stéphanie Alran sur Phoenix Europe.Un plateau varié également en termes de génération, sur April Deltacalor, jeunesse et expérience feront la paire. Le plus jeune des concurrents de cette édition 2013, Tim Darni (19 ans) sera associé à l’expérimenté Lionel Régnier.La Class40 ne failli pas à sa réputation : on y trouve aussi bien des professionnels que des amateurs. Par exemple les skippers sur Marie Galante, Mr Bricolage et Obportus 3 n’ont pas vocation à faire de la course au large leur métier. Ainsi que sur Ecoelec et Matouba où professionnalisme et amateurisme s’allient. Un parcours unique et exigeant. Jamais les organisateurs de la Transat Jacques Vabre n’ont proposé un parcours aussi long et difficile. Les marins devront parcourir 5 400 milles pour rallier la ville d’Itajaí au Brésil depuis Le Havre, soit environ 3 semaines à un mois de navigation pour les Class40. Un parcours qui leur réserve des passages mythiques mais aussi truffés de pièges, où la tactique sera un élément clef pour en sortir indemne au classement. La sortie de Manche, la traversée du golfe de Gascogne et de l’anticyclone des Açores, le passage du Pot au Noir et de l’Équateur pour terminer par la descente le long des côtes Brésiliennes seront à négocier avec rigueur. Une grande fête à terre. Les villes du Havre et d’Itajaí ont à cœur de proposer au grand public un évènement unique à la hauteur de cette Transat. Au départ comme à l’arrivée l’ambiance sera festive, animée par un programme varié :    À voir sur le village de la course au Havre : - 25 octobre, 12h00 : heure limite d’arrivée des bateaux au Havre - 26 octobre : inauguration du village de la Transat Jacques Vabre - 26 octobre, 19h00 : présentation officielle des équipages - 26 et 27 octobre : Régate exhibition Virtual Regatta Inshore - 2 novembre, 20h00 : feu d’artifice - 3 novembre, 9h00 : sortie des bateaux - 3 novembre, 13h02 : départ de la 11ème Transat Jacques Vabre   L’arrivée à Itajaí, Brésil : - Prévision d’arrivée : 3e semaine de novembre - Un village présentant les traditions musicales, la gastronomie locale, les actions des associations de développement durable, avec un centre de tri directement installé sur le village, ainsi que de nombreuses animations.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Bientôt la transat]]> https://www.class40.com/?titre=bientot-la-transat&mode=actualites&id=3216 Tue, 20 Aug 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=bientot-la-transat&mode=actualites&id=3216 L'avant-dernière course de la saison vient de s'achever. Place aux derniers préparatifs avant la transat Jacques Vabre.   Après trois de jours de course intense, 17 Class40 sont arrivés au port de Plymouth le week-end du 15 août. Parfois dans un mouchoir de poche, tels Rune Aasberg (Solo) qui devance l’Akilaria d’Olivier Magré (Palanad 2) de 36 courtes secondes, mais tous en moins de 18h. Sébastien Rogues et ses équipiers (Fabien Delahaye, Arthur le Vaillant et Bertrand Castelnérac) ont bataillé dur contre le nouveau Class40 de Gonzalo Botin (Tales II) et ont réussi à hisser GDF SUEZ sur la plus haute marche du podium, 20 minutes devant l’équipage espagnol. Le nouveau plan Humphreys, mené par l’équipage autrichien d’Andreas Hanakamp complète le trio de tête de cette superbe édition, talonné par Bruno Jourdren (Lord Jiminy) et Mathias Blumencron (Red) qui signe là une très belle course, après sa 4ème place sur Les Sables-Horta en juillet. Un abandon à déplorer parmi la flotte des Class40, celui du JPK Obportus 3 d’Olivier Roussey, survenu en tout début de course.   Le Mondial 2013 ayant été annulé, faute d'un nombre suffisant de participants, Gonzalo Botin reste champion en titre pour une année supplémentaire. Les Class40 se concentrent maintenant vers l’ultime épreuve de la saison, la transat Jacques Vabre, course en double qui mènera les quelques 25 Class40 déjà inscrits du Havre à Itajai, soit 5395 milles sur l’Atlantique, avec un passage obligatoire de l’équateur… et du tant redouté Pot au Noir.   D’ici le 3 novembre, les skippers auront fort à faire. A l’image de Ned Collier-Wakefield qui attend avec impatience la mise à l’eau de son tout nouveau Forty1Design, premier du nom. Ned et son coskipper Sam Goodchild exploiteront au maximum les quelques semaines qui séparent la mise à l’eau du bateau du départ de la transat Jacques Vabre pour prendre en main le voilier. Cas similaire pour un autre duo Britannique, Mike Gascoyne et Brian Thomson, dont l’Akilaria RC3 navigue depuis quelques jours seulement. D’autres équipages ayant acquis récemment un Class40 continuent de découvrir leur nouvelle monture: Bertrand Guillonneau et Sébastien Audigane sur le plan Owen/Clarke n°79 rebaptisé Matouba, ou Denis Van Weynbergh et Jean-Edouard Criquioche sur le Mach40 n°104 Proximedia.   A l’issu de cette ultime course du calendrier, le Champion Class40 2013 sera enfin connu. GDF SUEZ, encore invaincu cette année (exception faite de son abandon sur la Normandy Channel Race), est en tête du classement, talonné de très près par Campagne de France. Quel que soit le résultat, le plateau international et très diversifié des Class40 sur la Transat Jacques Vabre offrira de beaux moments aux passionnés des courses à la voile.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Rolex Fastnet Race]]> https://www.class40.com/?titre=rolex-fastnet-race&mode=actualites&id=3196 Sat, 10 Aug 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=rolex-fastnet-race&mode=actualites&id=3196 "La Rolex Fastnet Race, organisée par le RORC, est a plus grande course à la voile offshore du monde. La flotte de 347 bateaux, dont 20 nations, met les voiles ce dimanche 11 août . C'est la première fois qu'autant de bateaux sont réunis sur cette course bisannuelle de 611-mile entre Cowes et Plymouth via le Fastnet, phare au large du sud-ouest de l'Irlande."   Parmi ces centaines de bateaux, 18 Class40 de différents horizons et niveaux de compétition, la plupart en entrainement pour la transat Jacques Vabre.   Infos et cartographie : http://fastnet.rorc.org[Lire la suite]]]> <![CDATA[Mondial 2013 : changement de programme]]> https://www.class40.com/?titre=mondial-2013--changement-de-programme&mode=actualites&id=3193 Mon, 05 Aug 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=mondial-2013--changement-de-programme&mode=actualites&id=3193 Face aux 6 bateaux inscrits les organisateurs ont préféré, pour des raisons financières, annuler l'épreuve.Toute la logistique maritime étant en place, à la demande des concurrents, le Royal Western Yacht Club a décidé malgré tout de maintenir un évènement sur 4 jours, comme prévu, pour les bateaux engagés.Même si le titre de "Champion du monde", détenu par Gonzalo Botin et son équipage, ne sera pas défendu cette année, les Class40 sauront batailler comme il se doit sur le plan d'eau britannique.Liste des inscritsFRA88 - Eärwen (C. Pourre)GBR90 - 40 Degrees (H. Jenner)GBR93 - Momentum Ocean Racing (E. Creighton)ESP123 - Santander 2014 (G. Botin)FRA124 - Al Bucq (A. Lower)AUS125 - Vaquita (C. Petter)[Lire la suite]]]> <![CDATA[Retour sur l'édition 2013 des Sables - Horta]]> https://www.class40.com/?titre=retour-sur-l-edition-2013-des-sables---horta&mode=actualites&id=2970 Fri, 26 Jul 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=retour-sur-l-edition-2013-des-sables---horta&mode=actualites&id=2970 Indécise, fertile en rebondissements, cette édition 2013 des Sables – Horta – Les Sables a franchi un cran en terme de niveau sportif. Des équipages de haut vol, quelques belles surprises, un port de départ et d’arrivée mythique, un accueil d’exception aux Açores, tous les ingrédients étaient réunis pour faire que cette quatrième édition prenne une nouvelle dimension.   La course démarre le jeudi 4 juillet sur un tempo plutôt paresseux. Le vent est aux abonnés absents et les concurrents peinent à se dégager, dans un golfe de Gascogne dont on ne compte plus les trous d’air. Si le vent somnole, les équipages sont, a contrario, contraints de veiller en permanence pour traquer les risées. Et le 5 juillet, un petit quatuor emmené par Gateano Mura et Samuel Manuard (BET 1128) mène la danse. Les favoris ne sont pas loin et rapidement GDF SUEZ et Mare vont prendre les commandes de la course. Mais ils sont talonnés par quelques équipages qui émergent du lot, comme Catherine Pourre et Goulven Royer (Eärwen) ou bien encore Louis Duc et Stéphanie Alran (Phoenix Europe Carac)   Un Finisterre pour gros bras A compter du samedi 6, ça se corse. Petit à petit le vent rentre et les Class40 commencent à débouler à grande vitesse sur une mer qui tend à se creuser. A ce petit jeu, l’expérience parle. A bord de GDF SUEZ et Mare, on trouve deux équipages professionnels. Sébastien Rogues s’est adjoint les services d’Armel Tripon, ancien vainqueur de la Mini-Transat et habitué du circuit Figaro, quand Jörg Riechers a fait appel à une des plus fines barres de la planète voile, en la personne de Sébastien Audigane. Le jeu consiste à descendre suffisamment près de la côte pour tenter de bénéficier des bonnes veines de vent, sans pour autant venir raser les falaises de Galice, où l’état de la mer et l’instabilité du vent peuvent vite provoquer des situations scabreuses. Derrière ce tandem, pointe l’équipage d’Eärwen qui a choisi une trajectoire plutôt nord, mais qui a su placer judicieusement ses empannages. Goulven Royer et Catherine Pourre s’empare de la troisième place au nez et la barbe de quelques ténors comme Halvard Mabire et Miranda Merron (Campagne de France) ou bien encore Jean-Christophe Caso et Aymeric Chappellier (Groupe Picoty).   Route directe  avant pétole Une fis le cap Finisterre dans le sillage, les conditions météo deviennent franchement plus maniables et c’est en rangs serrés que la flotte progresse vers l’archipel des Açores. Pendant deux jours, les positions varient peu. Tout le monde progresse à bonne allure sous spinnaker jusqu’à la nuit du 9 au 10 juillet qui va tourner au cauchemar pour certains concurrents. Aux abords des îles, le vent tombe brusquement et la flotte n’avance plus qu’au gré de risées éparses. C’est la nouvelle lune et la nuit est d’encre. Dans ces conditions piégeuses GDF SUEZ parvient à s’échapper et remporte l’étape le 10 juillet à midi, malgré un final asthmatique dans un vent proche du zéro. Mare limite les dégâts en s’appropriant la deuxième place à un peu plus d’une heure et demie du leader. Eärwen bouscule les pronostics et les a priori en prenant la troisième place après avoir osé la traversée du canal entre Pico et Sao Jorge, un passage d’habitude plus synonyme de punition que de victoire. A bord de Campagne de France, Halvard Mabire et Miranda Merron ont joué la carte de la prudence en passant sagement au nord de l’archipel. Au final, ils concèdent près de trois heures et trente minutes à Catherine Pourre et Goulven Royer et sept heures au vainqueur de l’étape.   Escale à géométrie variable Derrière eux, les arrivées se succèdent en rafale, dans un vent un peu plus soutenu. Cinquièmes, Mathias Blumencron et Axel Strauss (Red), font le trou sur un peloton groupé composé de BET1128, Phoenix Europe Carac, Groupe Picoty, Solidaires en Peloton, Mr Bricolage et Marie-Galante. Tous ces bateaux se tiennent en un peu plus de deux heures, témoignant de l’âpreté de la bagarre. A bord de Groupe Picoty, Jean-Christophe Caso et Aymeric Chappellier font grise mine. La nuit précédente, ils étaient, dans la pétole,  bord à bord avec les Allemands de Red, quand ils ont vu leur adversaire partir à la faveur d’une risée et s’éloigner inexorablement. Avec au final, un débours de plus de cinq heures. Le dernier concurrent à franchir la ligne sera l’équipage de Croix du Sud. Michelle Zwagerman et Patrick Conway, un peu plus de 24 heures avant le départ de l’étape retour. Les charmes des Açores resteront avant tout maritimes pour le couple australien.   La longue route Dimanche 14 juillet, à 17h02 (GMT), la flotte prend le chemin du retour. Enfin presque… puisque les premiers bords les emmènent cap au nord-ouest, c’est à dire à 90° de la route. Une dorsale anticyclonique barre la route directe et les tandems se préparent à faire un grand détour  pour la contourner. La flotte navigue relativement groupée et la hiérarchie met du temps à se mettre en place, à l’exception de l’équipage de GDF SUEZ qui, en l’espace d’une nuit, parvient à creuser un petit écart d’une dizaine de milles. Les deux coéquipiers ont parfaitement géré une transition sous grand gennaker à la limite de la puissance du bateau et ont réussi à faire la différence. A bord Fabien Delahaye a remplacé Armel Tripon et va se révéler le maitre stratège qui propulsera le bateau jaune et gris vers une deuxième victoire d’étape. Il faudra attendre quatre jours pour voir les premiers équipages tenter de traverser cette dorsale quand d’autres opteront pour le grand tour. Certains concurrents comme La Belle Equipe ou Mr Bricolage infléchiront leur route à quelques cinquante milles à peine du célèbre phare du Fastnet, à la pointe sud-ouest de l’Irlande.   Manche gagnante Au large de l’entrée de la Manche, la flotte doit néanmoins tirer des bords pour redescendre vers les côtes françaises. Et c’est le 20 juillet, que se joue la deuxième étape. Le vent tourne à l’est et plusieurs concurrents sont alors tentés de faire route au sud-est, le bord étant le plus rapprochant vers l’arrivée. C’est le moment que choisit GDF SUEZ pour repartir, dans un bord au nord-est, vers la côte anglaise. C’est le bon choix. Les deux compères gardent de la pression et avancent à bonne vitesse. Quand ils décident de repartir vers le sud-est, leur route les mène vers la pointe de la Bretagne. En arrivant près de la côte, ils bénéficient des effets de site à l’entrée de la Manche et continuent de garder du vent quand leurs concurrents plus au large s’engluent dans des molles. Le dimanche 21 juillet, le leader possède plus de 40 milles d’avance des tenants de l’option sud. Sur une route nord, mais un peu moins radicale, Eärwen, BET 1128, Solidaires en Peloton et Phoenix Europe Carac tirent aussi leur épingle du jeu. A bord de Mare, le podium est en danger. Le lundi 22 juillet, alors que GDF SUEZ n’est plus qu’à une dizaine de milles de la ligne d’arrivée, Mare signifie son abandon et décide de rentrer sur Lorient. Jörg Riechers a un programme chargé à suivre et craint de ne pouvoir être dans les délais pour ses navigations à venir. Il reste que cette décision provoque l’incompréhension d’une grande partie des équipages. L’occasion faisant le larron, c’est Eärwen qui prend la deuxième place au terme d’une navigation, une fois de plus, pleine de maîtrise. BET 1128 prend la troisième place, suivi par Solidaires en Peloton. Victorien Erussard et Thibault Vauchel-Camus découvraient le Class40 : ils ont payé leur inexpérience durant la première étape mais ont démontré sur la seconde qu’ils apprenaient vite, très vite. Suivront Phoenix Europe Carac puis Mr Bricolage. Cette étape est un peu une revanche sur les déconvenues de l’aller, même si elle ne modifiera pas grand-chose au classement final, compte tenu des écarts aux Açores. A bord de Campagne de France, Halvard Mabire et Miranda Merron finisse septième après avoir passé de longues heures empétolés sur une route sud. Mais leur ténacité paiera, puisqu’ils sauveront leur troisième place sur le podium. C’est bien à la fin de la foire qu’il faut compter les bouses…   PFB[Lire la suite]]]> <![CDATA[Direction les Açores pour la flotte des Class40]]> https://www.class40.com/?titre=direction-les-acores-pour-la-flotte-des-class40&mode=actualites&id=2953 Mon, 28 Oct 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=direction-les-acores-pour-la-flotte-des-class40&mode=actualites&id=2953 Jeudi 4 juillet 2013, à 19h02, une flotte de 19 Class40 s’élancera à travers le Golfe de Gascogne, à la découverte (ou redécouverte) du magnifique archipel des Açores. Mais avant de pouvoir découvrir cette destination de rêve, les participants de cette 4ème édition vont devoir composer avec une flotte de haut niveau et un parcours tactique qui comporte de nombreux pièges. Un parcours exigeant Les skippers vont s’affronter sur un parcours technique et varié de 2 540 milles où les conditions météorologiques peuvent changer du tout au tout, d’une édition à une autre. Si les régimes de nord-est s’installent en restant suffisamment puissants, l’affaire peut être bouclée en cinq jours à peine. À l’inverse si un régime dépressionnaire s’installe sur l’Atlantique, la route peut se transformer en un long purgatoire. Un parcours qui exige une concentration maximale jusqu’à l’arrivée, ce que connaissent très bien Jean-Christophe Caso et Aymeric Chappellier, pour avoir rejoint le port d’Horta à la voile à plusieurs reprise : « Sur les 150 à 200 derniers milles, avant l’arrivée sur les Açores, il faudra est très vigilant. Cette dernière portion du parcours est particulièrement délicate à négocier à cause des dévents causés par les îles et les effets de site autour de l’archipel... Il y a souvent des rebondissements à l’arrivée ! ». Bref, une bonne étude des fichiers météos et une préparation tactique détaillée avant le départ, est essentielle aux marins pour espérer côtoyer les podiums. Les meilleurs spécialistes de la classe L’incertitude météo fait aussi partie du sel de cette course. Le nombre de récidiviste en est bien la preuve. On aura le plaisir de retrouver pas moins d’une dizaine de connaisseurs du parcours. Tel que le local de l’épreuve, Lionel Régnier, les rochelais Jean-Christophe Caso, Stéphanie Alran et Olivier Grassi, le duo Patrice Bougard / Gilles Dadou ou encore le marin normand Christophe Coatnoan, pour ne citer qu’eux. Cette édition sera aussi celle du retour des champions. Aymeric Chappellier du Groupe Picoty en est le récent vainqueur l’été dernier en Mini 6.50. Ainsi que Stéphane Le Diraison en Class40 qui l’avait emporté sur Yannick Bestaven de 25 secondes seulement en 2011. Une revanche dans la course ? Nul doute que les deux skippers auront fort à faire pour résister au tandem Halvard Mabire / Miranda Merron, Jörg Riechers / Sébastien Audigane ou bien encore le surprenant duo Victorien Erussard / Thibaut Vauchel-Camus. Sébastien Rogues, qui a fait le plein de confiance après ses trois victoires consécutives, s’associe aux expérimentés Armel Tripon (aller) et Fabien Delahaye (retour), bref encore du costaud ! Comme à chaque édition, la course reste fidèle à l’esprit Class40 en proposant un plateau international (7 nationalités différentes) parmi lesquelles le Sarde Gaetano Mura associé à Samuel Manuard, le duo Australien Michelle Zwagerman / Patrick Conway, ou encore le couple américano-britannique Emma Creighton / Dan Dytch, représenteront leur pays. Course fidèle de l’esprit Class40 également par son plateau équilibré entre coureurs professionnels et amateurs. Une bonne moitié de la flotte peut prétendre au podium quand les autres viendront dans l’espoir de créer la surprise et surtout de naviguer proprement, de se faire plaisir en respectant les fondamentaux de la course au large : persévérance, ténacité et dépassement de soi. Une destination à fort caractère maritime Un lieu réputé de par son anticyclone mais finalement peu connu du grand public. Et pourtant, quand on écoute les histoires océaniques racontées par les marins, on ressent toute l’envergure maritime historique que prend cet archipel. Devenu aujourd’hui une place forte de la course au large moderne, si l’archipel des Açores est autant apprécié des navigateurs, c’est avant tout grâce à son fort caractère maritime. Des îles chargées d’histoires avec une vraie signification sur le plan des routes océanique à la voile. Ces terres au beau milieu de l’Atlantique offrent des paysages volcaniques exceptionnels. On y retrouve des climats tempérés, souvent pluvieux, qui favorisent le développement d’une flore d’une extraordinaire richesse, notamment grâce à son positionnement entre deux continents. Les marins en escale peuvent jouir de la gentillesse et de l’hospitalité inouïe des locaux. Entre la visite de l’île, l’ascension du volcan Pico et l’ambiance du Peter’s Cafe Sport, une réelle complicité se crée sur les pontons comme en témoignent les éternelles fresques dessinées par les passants en escale, sur les digues de la marina. Rendez-vous au public vendéen Tous ces bateaux de course sont présents aux Sables d’Olonne et visible au public depuis le dimanche 30 juin au ponton du Vendée Globe à Port Olona. Les skippers sont conviés à une réception à l’Hotel de Ville le lundi 1er juillet au soir. Les sablais auront du spectacle vu du remblai l’après-midi du mercredi 3 juillet à l’occasion du prologue de l’évènement. Enfin le départ, moment tant attendu, sera donné le jeudi 4 juillet à 19h02 avec une traversée du chenal et une présentation sonorisée des tandems à partir de 17h. La tête de la flotte est attendue aux Açores à partir du mercredi 10 juillet avec une remise des prix prévue le samedi 13. Les tandems prendront la direction du retour le dimanche 14 juillet au large de la marina d’Horta. L’arrivée des Class40 en Vendée est estimée à partir du vendredi 19 juillet avec une remise des prix fixée pour l’instant au dimanche 21 juillet. Pour suivre la flotte des Class40 rendez sur le site officiel de la course www.lessables-horta.com. L’actualité de la course est également à suivre sur la page Facebook et le compte Twitter de la Class40. [Lire la suite]]]> <![CDATA[Record SNSM, une 9ème édition sur les chapeaux de roues]]> https://www.class40.com/?titre=record-snsm-une-9eme-edition-sur-les-chapeaux-de-roues&mode=actualites&id=2945 Wed, 26 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=record-snsm-une-9eme-edition-sur-les-chapeaux-de-roues&mode=actualites&id=2945 Les voiliers de la 9ème édition du Record SNSM se sont élancés dimanche soir peu après 17h devant la ville de St Nazaire. 10 Class40 ont coupé la ligne de départ et sont partis tambour battant sur un parcours finalement réduit à 180 milles (au lieu de 230), dans un flux de nord-ouest de 25-30 nœuds et une mer formée. Pour ne rien gâcher, le soleil était aussi de la partie pour saluer les équipages qui ont composé avec des conditions variées sur ce nouveau parcours au départ et à l'arrivée de Saint Nazaire, via Quiberon, Hoëdic, Belle Île, Yeu et Noirmoutier. Le Class40 « Phoenix Europe-Carac » de Louis Duc et Stéphanie Alran a dû rapidement jeter l'éponge suite à une collision avec un autre Class40, « Norma Concept TW ECO ». Plus de peur que de mal. L’incident ne remet pas en cause la participation aux Sables-Horta du n°65.Une édition rapide, puisque les voiliers se sont élancés dimanche soir après 17 heures, et que les trois premiers Class40 ont terminé leur parcours entre les îles un peu plus de 24 heures plus tard. Dans des conditions météos difficiles, avec un fort vent de nord-ouest, et surtout une mer très formée, les équipages ont été mis à rude épreuve, comme le racontait à l’arrivée Miranda Merron, co-skipper du Class40 Campagne de France :« Un départ assez musclé, tout le monde était trempé, il y avait pas mal de bords à tirer (matossage inclus dans l'offre - ceci dit, nous courons à 4 donc, gâtés avec l'assistance), des hauts fonds à éviter ou à effleurer... Nous avons eu un peu de répit pendant quelques milles sous spi après la bouée Sud Quiberon au milieu de la nuit, suivi à nouveau de près pour contourner Belle Île. Enfin la récompense avec le long bord jusqu'à l'Ile d'Yeu : spi, soleil, bateau et équipage en train de sécher, et diner lyophilisé pour le petit déjeuner... ».L’équipage de GDF-SUEZ, skippé par Sébastien Rogues, l’a emporté avec une belle avance sur ses concurrents après avoir mené la flotte du début à la fin. Il a coupé la ligne mouillée aux abords du pont de Saint-Nazaire peu après 24 heures et 10 minutes de course à 7,55 nœuds de moyenne. Après ses succès sur le Grand Prix Guyader et l’ArMen Race, c’est une troisième victoire d’affilée de bon augure pour le jeune skipper Lorientais dont l’objectif principal reste la Transat Jacques Vabre en fin d’année.« Dès le coup de canon donné, ça a été la bataille dans notre classe. On s’est bien amusé sur la remonté, à faire des virements de bord dans 20-30 nœuds avec des rafales à 35, le long des côtes du Croisic et de La Baule. C’était d’autant plus intéressant pour nous car le bateau est tout neuf, c’était sa première sortie dans 35 nœuds, on est content, le bateau a tenu et on a pu commencer à regarder son comportement dans ce type de condition. On a passé une super course, on s’est bien amusé et on a gagné, c’est génial ! » Raconte Sébastien à l’arrivée. Avec un chrono de 1 jour et 1 heures c’est  Geodis (mené par le duo Amedeo/Tripon et leur équipage) qui vient ravir la seconde place de l’épreuve, acquise dans la douleur comme nous le raconte Fabrice Amedeo à son arrivée : « C’est la première fois que nous terminons devant Halvard Mabire et Miranda Merron, références du circuit Class 40. C’est donc une satisfaction. Voilà une belle deuxième place acquise dans la douleur car je me suis luxé l’épaule en faisant une manœuvre à l’avant du bateau. J’ai réussi à la remettre mais je vais évidemment chez le médecin. Et puis, Pascal Alain, notre maître – voilier – équipier s’est vraisemblablement fait une entorse au genou. Les conditions de navigation ont été musclées hier et pour le début de ce record SNSM. Nous étions groupés. C’est cette nuit que nous avons réussi à prendre l’avantage sur les Class40 d’Halvard Mabire et Bruno Jourdren. Ensuite, nous avons contrôlé malgré la pression constante de nos adversaires ». Campagne de France (Mabire/Merron et leurs deux équipiers) complète le podium avec seulement 8 minutes d’écart sur le 2ème. Comme à leurs habitudes, les Class40 ont proposé du spectacle jusqu’à la dernière seconde. C’est le cas pour les équipages à bord de SETTI Ltd et d’Ecoelec qui se sont battus tel un Match Race de fin de course pour couper la ligne avec 40 secondes d’écart. Ils enregistrent ainsi des chronos respectivement de 1j 08h 40min 15sec et de 1j 08h 41min 05sec pour se positionner 7ème et 8ème de la flotte des Class40.À noter aussi l’abandon de Damien Seguin, sur ERDF-Des Pieds et Des Mains, dès le premier soir vers 23h00 après avoir talonné au niveau de la Chimère en baie de Quiberon. Le skipper nantais et son équipage ont fait route vers La Trinité sur Mer.Tous les classements et chronos complets sont à découvrir ici  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Les Class40 à St Nazaire pour soutenir les sauveteurs en mer]]> https://www.class40.com/?titre=les-class40-a-st-nazaire-pour-soutenir-les-sauveteurs-en-mer&mode=actualites&id=2880 Mon, 24 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=les-class40-a-st-nazaire-pour-soutenir-les-sauveteurs-en-mer&mode=actualites&id=2880 Comme depuis le début de la saison, les membres de l’Association Class40 n’ont pas pu résister à l’appel du large et répondent une fois de plus présent pour s’affronter lors de cette course du calendrier officiel, le Record SNSM. Née d’une initiative de soutient envers la Société Nationale des Sauveteurs en Mer, cette épreuve regroupe tous les grands supports de la course au large : G-Class, Imoca, Multi 50, Multi 2000, Class40 ou autres IRC. En 2013, le Record SNSM invite aussi d'autres pratiquants de sports nautiques, les rameurs et les voiles légères, à venir se mêler à cette grande fête de la sécurité sur un parcours de 7 milles en direction de la plage de Saint-Marc.Pour cette 9ème édition, les figures fortes de la Class40 seront présentes pour naviguer sur une boucle de 230 milles entre Saint-Nazaire et Sainte-Marine (Bénodet) via l’île d’Yeu. S’aligneront sur la ligne de départ des équipages tels que Campagne de France (101) et son duo très expérimenté Halvard Mabire et Miranda Merron accompagné pour l’occasion de Brieuc Maisonneuve ; Sébastien Rogues et son équipage à bord de GDF SUEZ (130), déjà vainqueur cette année du Grand Prix Guyader et de l’Armen Race, ou encore l’inséparable tandem Fabrice Amedeo et Armel Tripon sur Geodis (81). On peut s’attendre à ce que Lord Jiminy (119), ERDF-Des Pieds et Des Mains (111), Phoenix Europe-Carac (65) et Deltacalor (105) jouent également les avant-postes de la flotte. Quelques équipages moins expérimentés tenteront de créer la surprise : c’est le cas d’Eric Darni en recherche d’expérience à bord d’Ecoelec (10), d’Antoine Michel sur son Class40 vintage SETTI Ltd (57) ou encore La Belle Équipe II (55) de Bruno Retzelny. La Class40 aura aussi le plaisir de compter parmi ses rangs un champion dans son domaine, le montagnard au pied marin, double Champion du Monde de ski Freeride, Aurélien Ducroz skipper de Latitude Neige/Longitude Mer (30). Aurélien retrouve avec plaisir ce bateau sur lequel il a déjà traversé l’Atlantique lors de la dernière édition de la Québec-St Malo.La SNSM a donné rendez-vous au public dès le vendredi 21 juin au bassin de Saint-Nazaire pour admirer les magnifiques voiliers et vous invite le dimanche 23 pour assister au départ de l’épreuve. Il sera aussi possible de suivre la course directement sur le site web et les réseaux sociaux officiels (Facebook & Twitter) du Record SNSM.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Bodacious Dream remporte l’Atlantic Cup 2013]]> https://www.class40.com/?titre=bodacious-dream-remporte-latlantic-cup-2013&mode=actualites&id=1587 Mon, 17 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=bodacious-dream-remporte-latlantic-cup-2013&mode=actualites&id=1587 À Newport, le Class40 118, Bodacious Dream (USA), skippé par Dave Rearick et Matt Scharl, s’est accroché à la première place du classement général de l’Atlantic Cup 2013 après un week-end intense d’Inshores Races. Coté météo, le vent soufflant jusqu’à 20 nœuds avec des rafales à 30 nœuds, a rendu les deux jours d’Inshores Races en baie de Narragansett assez difficiles. Icarus Racing (116) a dominé les Inshores Series en remportant trois des cinq courses, terminant deuxième dans les deux autres, confortant ainsi sa troisième place au classement général. Bodacious Dream a été tout aussi impressionnant durant les courses offshores, surclassant la flotte pendant l’étape 1 (Charleston, Caroline du Sud à New York) et l’étape 2 (New York à Newport, RI). Bodacious Dream a terminé avec un total de 51 points sur les deux étapes offshores et les parcours Inshores en baie de Narragansett. Lecoq Cuisine (121) obtient quant à lui un total de 45 points. Dave Rearick, co-skipper de Bodacious Dream: « Nous sommes ravis. Nous voulions vraiment gagner la course et faire de bons résultats dans les Inshores Series ... aujourd'hui était un peu un défi avec les vents forts, mais nous avons réussi à tenir le coup. Évidemment Lecoq Cuisine était notre principal concurrent et nous voulions vraiment faire mieux qu’eux, ce que nous avons réussi aujourd'hui, c’était formidable. »   Pour la suite de l’actualité des Class40, retour en Europe. Avec tout d’abord début juin une course en Angleterre, la Round the Island Race autour de l’île de Wight. Six équipages représenteront l’Association Class40 sur cette course du calendrier promotionnel. Parmi eux nous retrouverons des habitués du circuit avec la Sud-Africaine Phillippa Hutton-Squire à bord de son fidèle Akilaria première génération, Phesheya Racing (23), ainsi que le couple de navigateurs Américano-Britannique, Emma Creighton et Dan Dytch, sur leur Akilaria RC2, Momentum Ocean Racing (93). Fin juin, direction St Nazaire du 21 au 25, où une jolie flotte de 12 équipages Class40 viendra soutenir l’action de la Société Nationale des Sauveteurs en Mer lors du Record SNSM édition 2013. Cette épreuve du calendrier officiel réunira les cadors du circuit sur un parcours St Nazaire-St Marine aller-retour. Effectivement, les teams tels que GDF SUEZ (130), Campagne de France (101), Geodis (81), Groupe Picoty (85), Lord Jiminy (119), Solidaire en Peloton (107) et bien d’autres encore, seront présents et prêts à en découdre. Damien Seguin, en attente de son tout nouvel Akilaria RC3, naviguera à bord du non moins performant Akilaria RC2 n°111, rebaptisé pour l’occasion « ERDF Des Pieds et Des Mains ».[Lire la suite]]]> <![CDATA[Bon départ pour l’Atlantic Cup 2013]]> https://www.class40.com/?titre=bon-depart-pour-latlantic-cup-2013&mode=actualites&id=446 Fri, 07 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=bon-depart-pour-latlantic-cup-2013&mode=actualites&id=446 Une flotte de 7 Class40 a coupé la ligne direction New-York puis Newport (Rhode Island) poussée par des vents de sud-ouest de 10-15 nœuds. Au programme, le parcours mènera les 7 équipages sous pavillon des États-Unis et d’Angleterre au port de Manhattan avec une arrivée estimée le mercredi 15 mai dans la matinée. Après une courte escale de 3 jours, la flotte dira au revoir à la statue de la liberté à 14h le samedi 18 mai pour continuer de remonter les côtes est-américaines en direction de Newport lors de la 2ème étape. Pour conclure cette édition 2013, les skippers devront garder leur concentration jusqu’au bout pour assurer un bon résultat lors des deux jours d’Inshore Races prévus les 25 et 26 mai en baie de Newport.C’est donc 7 équipages qui participent cette année à la seule course 100% Class40 du circuit américain dont 5 récidivistes de l’édition passée. Sans la présence des teams européens, c’est bien Dave Rearick à bord du 118, le Kiwi FC40 Bodacious Dream, à qui revient la place de favori suite à sa seconde position en 2012 derrière l’Allemand Jörg Riechers (Mare 115). Bien sûr il devra se méfier des équipages à bord de Gryphon Solo II (106), d’Icarus (116) et de Dragon (54) qui connaissent désormais le parcours. Peter Harding à bord du 90, 40 Degrees, revient sur cette course avec espoir cette fois-ci de pouvoir aller jusqu’au bout après son démâtage en baie de Charleston en 2012. Eric Lecoq, accompagné de l’expérimenté Conrad Colman, et à bord du flambant neuf 121 LeCoq Cuisine (Tyker 40 dernière génération) risque d’être un candidat redoutable avec pareille monture. Enfin, Pleiad Racing, l’Akilaria numéro 39 va tenter de rivaliser avec ses confrères plus récents. Toutes les infos sur le site officiel. Pour suivre la course rendez-vous sur le Page Facebook, le compte Twitter et la cartographie.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Sous le soleil de Douarnenez]]> https://www.class40.com/?titre=sous-le-soleil-de-douarnenez&mode=actualites&id=374 Fri, 07 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=sous-le-soleil-de-douarnenez&mode=actualites&id=374 Comme on dit, le meilleur partenaire d’une course, c’est le beau temps. Et quel temps sur cette édition 2013 ! Les rayons du soleil auront réfléchi sur les voiles des magnifiques bêtes de course présentes durant ces quatre jours de festivité à la cité Penn Sardin. Un temps parfait, enfin presque : c’était sans compter sur les caprices de notre bon vieux Éole. Les participants auront effectivement souffert du manque de vent, ne pouvant pas exploiter au maximum le potentiel de leurs montures sur les épreuves de dimanche et lundi. À terre, le public s’est déplacé en masse et en famille pour profiter du beau temps, des animations au village de Treboul et du spectacle sur la digue du Rosmeur. Durant quatre jours, bateaux de course au large, M34, Dragon, Kitesurf, Pen Duick, etc. se sont entrecroisés sur ce magnifique plan d’eau, enchainant régates côtières et runs de vitesse. Un regroupement exceptionnel de voileux, parmi lesquels étaient réunis les meilleurs de chacune des catégories.Côté Class40, ils auront bataillé jusqu’au bout pour se départager et trouver un vainqueur. C’est finalement l’équipage de Sébastien Rogues embarqué à bord du Mach40 GDF SUEZ (130) qui s’impose après 8 manches disputées. Un Grand Prix qui aura permis de tester le potentiel de ce nouveau bateau, il ne reste plus qu’à le confirmer sur des épreuves au large. Une fois de plus le 107 vient créer la surprise. Cette fois-ci avec un nouveau nom « Solidaire en Peloton » et des nouveaux skippers, Victorien Erussard / Thibaut Vauchel-Camus et leur équipage, qui se sont hissés sur la deuxième marche du podium malgré le peu d’expérience dans cette catégorie. A surveiller pour la suite de la saison ! Enfin c’est Bruno Jourdren, fidèle de l’épreuve, qui vient compléter le podium avec son équipage à bord de son Tyker40 dernière génération, Norma Concept-Lepal, alias Lord Jiminy (119). Eärwen (88), qui n’avait jusqu’alors jamais quitté le podium sur cette épreuve, reste dans la première moitié du classement en venant se placer 4ème du général. On pourra féliciter le reste des équipages, qui auront su venir jouer les trouble-fêtes en tête de flotte, comme c’est le cas de Groupe Picoty (85) et Deltacalor (105). Ou encore féliciter la persévérance qu’ont montrée les Sud-Africain de Phesheya Racing (23) et le sympathique équipage d’Antoine Michel à bord de SETTI Ltd (57).La participation au Grand Prix des plus gros bateaux s’est conclue hier, lundi 6 mai, par la remise des prix au port de Trèboul. À peine cette 13ème édition terminée, que déjà on pense à la prochaine édition avec l’envie d’y retourner. Le classement général ici Pas le temps de souffler pour 3 des 8 équipages présents à Douarnenez ! Eärwen (88), GDF SUEZ (130) et Solidaires En Peloton (107) repartent de jeudi à samedi sur une course en équipage au départ de la Trinité sur Mer, l’Armen Race. Cette course, inscrite au calendrier promotionnel, va regrouper une petite flotte de 9 Class40 au milieu des 120 équipages et plus au départ. Le parcours de 360 milles qui longe les façades Atlantique françaises est qualificatif pour la Rolex Fastnet Race qui aura lieu au mois d’aout. Site officiel de la course Page Facebook et Compte Twitter Sous le soleil de Douarnenez Par Maxime Falcone - Association Class40[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Transat Jacques Vabre au calendrier de la Class40 jusqu'en 2017]]> https://www.class40.com/?titre=la-transat-jacques-vabre-au-calendrier-de-la-class40-jusqu-en-2017&mode=actualites&id=314 Fri, 03 May 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=la-transat-jacques-vabre-au-calendrier-de-la-class40-jusqu-en-2017&mode=actualites&id=314 Depuis plusieurs mois, des offres de transatlantiques en double sont venues s'ajouter à la Transat Jacques Vabre et à la Solidaire du Chocolat. En vue d'établir un calendrier des courses pérenne et équilibré, la Class40 a lancé, en mars dernier, un appel d'offres pour choisir une transat en double biennale. Parmi les dossiers déposés, c'est celui de la nouvelle association Transat Jacques Vabre qui a été retenu. Les Class40 sont donc attendus en force en octobre 2013 au Havre pour les 20 ans de la Route du Café. Une année type du circuit Class40 est constituée d'une course transatlantique à l'automne. Une à deux courses de 1000 milles, ou plus, sont proposées au cours du printemps/été (les Sables-Horta-Les Sables, la Normandy Channel Race, l'Atlantic Cup...) auxquelles s'ajoutent quelques courses côtières (le Grand Prix Guyader, le record SNSM, le Mondial...).  Un engagement dans la duréeAu calendrier des années paires, les Class40 disputent, en alternance, la Route du Rhum et la Transat Québec-St Malo. L'appel d'offres lancé par la classe a permis de faire un choix parmi les différentes offres de transat en double proposées à l'automne des années impaires. Ce choix est associé à un engagement sur trois éditions, jusqu'en 2017. En s'engageant ainsi dans la durée, la Class40 permet aux coureurs, aux sponsors et aux organisateurs de planifier et de pérenniser au mieux leur investissement et leur préparation. François Angoulvant, président de la Class40 : « Notre choix s'est finalement porté sur la Transat Jacques Vabre pour plusieurs raisons. Sa notoriété est tout d'abord un atout indéniable. L'étude des bilans média des différentes courses en lice de notre appel d'offres montre d'ailleurs bien les atouts de la Transat Jacques Vabre. Dans son ensemble, la proposition de l'association Transat Jacques Vabre répondait bien à notre cahier des charges. Nous voulions notamment raccourcir le parcours, ou tout du moins éviter une arrivée dans un port mal desservi par les cargos ou situé dans des zones météo difficiles : nous avons été entendus sur ce point. Nous avons également mesuré les efforts réalisés lors de la précédente édition sur un traitement équitable des différentes classes, même s'il y a encore des points à améliorer, notamment à l'arrivée des premiers concurrents en temps réel.À ce titre, les commanditaires de la Transat Jacques Vabre proposent un véritable dialogue avec les classes engagées sur cette course (Imoca, Multi 50 et Class40 notamment), ce qui nous semble primordial. Enfin, après réflexion, nous considérons qu'une épreuve multi classes ne nuit pas à la Class40. Elle attise la curiosité du public et attire les médias.Tous ces arguments ont fait pencher la balance du côté de la Transat Jacques Vabre. Nous tenons cependant à remercier tous les autres organisateurs qui ont fait l'effort de répondre à notre appel d'offres. » Gildas Gautier, délégué général de l'association Transat Jacques Vabre : « Nous sommes très contents que la Class40 ait choisi la Transat Jacques Vabre. Nous nous sommes battus pour cela et c'est une très bonne chose, d'autant que 2013 devrait être une belle édition pour les Class40, car, comme à chaque saison post-Vendée Globe, nous manquons de visibilité sur les programmes des coureurs Imoca. Or, s'il y a une forte mobilisation en 40 pieds, ils bénéficieront d'un bel éclairage médiatique. » Alors, désormais, pour les skippers Class40 et leurs partenaires : en octobre, les années impaires, « the place to be », c'est au Havre !  D'ici là, les skippers de la Class40, tout juste rentrés de la Transat Québec Saint Malo, ont rendez-vous à Caen, du 2 au 9 septembre, pour la « Normandy Channel Race » avant de conclure en beauté cette longue saison 2012 par le Mondial de la classe, à La Rochelle, du 3 au 6 octobre. Calendrier prévisionnel 2013 - (dates à confirmer)7 - 14 avril                        Normandy Channel Race (double)3 - 5 mai                          Grand Prix de Douarnenez (équipage)9 - 12 mai                        Armen Race (équipage) 12 - 26 mai       Atlantic Cup (double et équiage)23 - 25 juin                       Record SNSM (équipage)8 - 28 juillet                      Les Sables - Horta - Les Sables (solitaire ?)11 - 17 août                      Rolex Fastnet Race (équipage)29 sept - 24 octobre           Transat Jacques Vabre (double)[Lire la suite]]]> <![CDATA[Joerg RIECHERS, Champion Class40 Saison 2012 !]]> https://www.class40.com/?titre=joerg-riechers-champion-class40-saison-2012-&mode=actualites&id=313 Mon, 17 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=joerg-riechers-champion-class40-saison-2012-&mode=actualites&id=313 Après une superbe saison pleine de régularité, c’est logiquement que le Class40 numéro 115 MARE skippé par Joerg RIECHERS s’impose sur cette saison 2012. Victorieux à deux reprises sur les courses de prestige que sont La Solidaire du Chocolat et l’Atlantic Cup, le marin allemand n’aura quitté le podium qu’à une seule reprise sur cinq épreuves lors de la Normandy Channel Race (abandon). Il a effectivement atteint la seconde place sur la Transat Québec-St Malo et la troisième place sur le Mondial Class40 ! Ces performances viennent souligner un professionnalisme et une constance sportive assez exceptionnels pour celui qui vient de lancer sa campagne Vendée Globe édition 2016.Sébastien ROGUES impressionne sur Eole Generation GDF Suez (105) en grimpant sur la seconde marche du podium ! Cinq courses, cinq Top 10 et un podium (3ème lors de la Transat Québec-St Malo), voilà ce qu’il aura fallu au jeune skipper lorientais pour se faire remarquer lors de sa première saison sur le circuit Class40. A 24 ans seulement, Sébastien vient de taper un grand coup à la porte des favoris et démontre clairement qu’il sera un client sérieux pour le titre la saison prochaine.Avec seulement trois participations durant la saison, Aloys LE CLAQUIN, skipper du 104 Jack in the Box, inscrit une belle performance en grimpant sur la dernière marche du podium. Ses bons résultats en course (6ème Solidaire du Chocolat, 8ème Transat Québec-St Malo et 2ème Mondial Class40) lui permettent d’atteindre la troisième place du Championnat Class40 Saison 2012 mais surtout montrent que malgré une présence moins élevée que les deux premiers sur le circuit, Aloys reste parmi les favoris.Une remise des prix officielle Championnat Class40 Saison 2012 aura lieu lors du Salon Nautic de Paris ! En attendant retrouvez le classement complet en téléchargement ici !   Joerg RIECHERS, Champion Class40 Saison 2012 ! Par Maxime FALCONE - Association Class40  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Témoignages de partenaires du circuit Class40]]> https://www.class40.com/?titre=temoignages-de-partenaires-du-circuit-class40&mode=actualites&id=312 Mon, 17 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=temoignages-de-partenaires-du-circuit-class40&mode=actualites&id=312 Interviews par Maxime FALCONE – Association Class40   Eole Generation – GDF SUEZ Partenaire de Sébastien ROGUES – Class40 N°105   Pourquoi cet engagement dans la voile ? « Eole Generation, filiale à 100% de GDF SUEZ, est à la fois un développeur et opérateur de projets éoliens et hydroliens produisant de l’électricité. C’est donc tout naturellement qu’elle s’est tournée vers la voile qui est un sport avec lequel elle a naturellement beaucoup de points communs, et notamment la connaissance du milieu maritime et l’utilisation respectueuse de l’énergie du vent, du soleil, des courants. Plus généralement, l’activité d’Eole Generation est très proche de la pratique de cette discipline avec laquelle nous partageons des valeurs fortes : le respect des sites naturels, le dynamisme, une activité en harmonie avec la nature, ou encore le dépassement de soi. Sébastien Rogues est un skipper qui incarne parfaitement toutes ces valeurs. En tant qu’entreprise engagée en faveur du développement durable et implantée au cœur des territoires, Eole Generation a donc souhaité soutenir sa démarche. » « Le groupe GDF SUEZ  accompagne des jeunes dans sa politique  « JEUNES TALENTS » quel que soit le sport. Sébastien rentre dans cette catégorie et nous l’accompagnons pour l’aider à démarrer sa carrière » Pourquoi la Class40 et ce skipper ? « La Class40 est la suite logique dans la carrière de Sébastien qui est issu du circuit Mini. Elle a permis à Eole Generation et GDF SUEZ de poursuivre le projet avec un bateau sûr, solide, et qui reste dans un budget raisonnable après celui  de la classe 6.50 en prototype. Sur le plan sportif les bateaux Class40 ont fait leurs preuves et l’association qui régit cette classe est très bien organisée et professionnelle. » Comment l’exploitez-vous en interne et en externe ? « Du côté d’Eole Generation qui est une petite structure, cela nous a permis de faire  naviguer  et  découvrir  la  voile  à  tous  nos  collaborateurs.  De manière  générale, ce partenariat suscite une forte mobilisation et un soutien sans faille des collaborateurs de GDF SUEZ. Nous nous associons en effet aux filiales du Groupe en régions afin d’offrir des moments privilégiés à nos invités auxquels nous proposons des moments inoubliables lors de départs de courses notamment, comme ce fut le cas au départ de la Normandy Channel Race. De plus pour le groupe GDF SUEZ, la communication interne est activée sur le suivi des courses. Cela permet de réunir les collaborateurs derrière un challenge commun, humain, sportif et qui reflète les valeurs de l’entreprise. En externe, c’est l’opportunité de développer des animations comme par exemple le baptême du bateau à Saint Nazaire en mars dernier avec sa marraine Amélie Mauresmo. » Quel est le bilan que vous en tirez ? « Un très bon bilan. Sébastien est exemplaire dans sa manière de gérer ses projets et dans la volonté dont il fait preuve pour atteindre ses objectifs. Il est en cela emblématique de l’ambition de chacun des salariés d’Eole Generation. Sa progression est maîtrisée, et nous sommes fiers de le soutenir dans le franchissement des étapes contribuant à son essor au sein de cette belle discipline qu’est la voile. De plus, il met ses qualités humaines au service de son ambition. En un mot, il cumule performance et éthique, tout comme Eole Generation. Nous sommes très sensibles à son parcours, à ses valeurs et à sa conception du sport où performance rime avec respect des autres et de l’environnement. »     Gaël TEMPIER – PDG de COMIRIS Group Partenaire de Thierry BOUCHARD – Class40 N°83 Pourquoi cet engagement dans la voile ? « Deux raisons principales, la première raison est la rencontre avec un homme, Thierry Bouchard, qui était à la recherche de sponsors et qui a su nous donner envie de le suivre. La deuxième raison est que la voile par rapport à notre activité, reprend les valeurs que nous souhaitons véhiculer du point de vue technologique, d’esprit d’équipe et de développement durable car c’est quand même un moyen de navigation écologique. Ce sont des valeurs qui nous correspondent tout à fait. » Pourquoi la Class40 et ce skipper ? « À l’origine nous n’avions pas du tout de projet afin de sponsoriser un bateau, c’est  vraiment l’homme qui nous a séduit lorsqu’on l’a rencontré. Et puis quand on a réfléchi à l’opportunité d’investir dans le projet de Thierry et ce que cela pouvait nous apporter on a trouvé pas mal de points intéressants pour véhiculer l’image de la société. En ce qui concerne la Class40, c’est un support qui nous a paru abordable financièrement, on n’aurait pas pu le suivre sur une Classe supérieure. » Comment l’exploitez-vous en interne et en externe ? « Nous mettons en place des évènements aux départs et arrivées des courses. Quand on a l’opportunité d’inviter des partenaires ou des clients, par exemple à Pointe à Pitre, c’est très intéressant. Par ailleurs l’autre aspect essentiel est que nous l’avons exploité de manière de relais presse. On a effectivement eu énormément de retombées et parutions dans la presse car notre société était associée à la Class40, c’est intéressant pour nous du point de vue de la visibilité. En sachant que nous ne recherchons pas de reconnaissance grand public car nous travaillons en B to B, mais en l’occurrence cela a permis de confirmer notre notoriété auprès de nos clients. De plus, ce qui est intéressant pour nous, c’est que plus notre société apparait sur le web, plus nous sommes dans les premiers rangs sur les moteurs de recherche, c’est un point à ne pas négliger dans notre argumentaire. Enfin nous l’avons aussi exploité en interne afin de regrouper nos salariés autour d’un projet commun.  » Quel est le bilan que vous en tirez ? « Pour moi, c’est un bilan mitigé, on n’a pas pu exploiter ce partenariat comme on aurait dû le faire. On devait poursuivre avec Thierry jusqu’en 2014 pour la Route du Rhum, pour des raisons économiques et au vu de la conjoncture actuelle cela ne se fera pas. Comme beaucoup d’entreprises on a dû réduire les budgets communications. Tous ces éléments ont fait qu’on n’a pas pu organiser tous les évènements que l’on souhaitait autour des régates qui ont eu lieu. Je suis personnellement déçu car ça correspondait vraiment bien à ce que voulait véhiculer et mettre en place la société, il y avait du potentiel à exploiter. »     Jean-Yves PIERCHON – PDG de Poenix Europe Express Partenaire de Stéphanie ALRAN – Class40 N°98   Pourquoi cet engagement dans la voile ? « Tout simplement parce que je suis personnellement un passionné de voile depuis toujours (un voileux comme l’on dit !). » Pourquoi la Class40 et ce skipper ? « La Class40 permet à des PME comme la nôtre de réaliser du sponsoring, d’avoir son nom sur un bateau avec un budget abordable, et toutefois de participer à des évènements de classe internationale comme la Transat Jacques Vabre ou la Transat Québec - St Malo. Nous ne pouvons pas nous engager sur des classes du type Imoca ou Multicoque qui sont inabordables pour nous. Les catégories plus petites, comme la Classe Mini, nous paraissent moins intéressante  pour l’évènementiel. Le choix du  skipper, c’est une rencontre un peu par hasard au départ, mais un projet qui nous a plu. Stéphanie ALRAN est un personnage à part dans le monde de la voile, depuis   peu   de   temps   sur   le   parcours,   mais   avec   une   telle  envie, une telle passion, que nous avons rapidement adhéré à son projet. Elle a su s’adapter à nos besoins et à nos moyens limités. » Comment l’exploitez-vous en interne et en externe ? « Pour nous, c’est surtout une recherche de retombées en interne. Pour les collaborateurs qui ont tous adopté Stéphanie comme si elle faisait partie de la société, c’est vite devenu une aventure qu’ils se sont appropriée. Je pense que c’est une certaine fierté d’avoir le nom de notre société sur un bateau et sur des voiles qui participent à un grand évènement médiatisé. C’est aussi l’occasion d’organiser des sorties, de participer au départ des courses avec les familles. Et cela crée une certaine émulation dans notre équipe. En externe, bien entendu, nous avons aussi accueilli quelques-uns de nos clients au départ des courses, mais nous n’attendons pas vraiment de retombées commerciales de ce sponsoring. Par contre, nous pensons que cela nous donne plus de notoriété auprès de nos partenaires et fournisseurs. » Quel est le bilan que vous en tirez ? « Il est très positif et nous ne regrettons pas notre investissement. Nous continuerons certainement à participer à des évènements en Class40, mais toutefois du fait de la conjoncture nous serons sans doute contraints de limiter cette participation à quelques évènements, voire à des courses ayant lieu tous les 2 ou 3 ans. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Rolex Fastnet Race : un succès monstre !]]> https://www.class40.com/?titre=rolex-fastnet-race--un-succes-monstre-&mode=actualites&id=311 Mon, 17 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=rolex-fastnet-race--un-succes-monstre-&mode=actualites&id=311  Amis adhérents, pas de panique ! Il est toujours possible de s'inscrire et de participer à cette 8ème édition de la Rolex Fastnet Race. Effectivement, cette année les organisateurs n'ont pas fixé de nombre limite d'inscriptions pour les coureurs de la Class40 et de la Classe Imoca ! Petit rappel de ce qu'est cette course promotionnelle de notre calendrier, dont la dernière édition (2011) a été remportée en Class40 par l'équipage du skipper d'exception, Tanguy de Lamotte, actuellement engagé sur le Vendée Globe 2012 -2013 sur Initiatives-cœur : Edition 2013, -          Organisateur : RORC -          Dates : 11 au 17 août -          Parcours : Île de Wight (Cowes) / Fastnet / Plymouth -          Format : 608 milles en équipage -          Engagés édition précédente : 20 (Résultats) -          Toutes les infos & inscriptions : ICI     Retour sur l'édition 2011 : (Tiré du Guide Class40 2012 P12-13) 20 CLASS40 AU DEPART ET UN FINAL D'ANTHOLOGIE Avec 20 engagés représentant 9 nations et une flotte composite du bateau dernier cri aux pionniers de la Class40 conduits par des équipages habitués du circuit et des nouveaux venus, la Rolex Fastnet Race a été tout simplement la plus fréquentée des compétitions de Class40 en 2011. Outre les Français et notamment un skipper tricolore féminin, Catherine Pourre récemment victorieuse du Grand Prix Guyader à bord de son Tyker 40 Evolution, l'ex Destination Dunkerque, on notait la présence des Américains Michael Hennessy à commencer par le redoutable Ned Collier-Wakefield, d'Italiens, de Suisses, d'Allemands, de Belges, de Norvégiens, de Hollandais, de Bermudiens... Bref un plateau exceptionnel. 7 MINUTES ENTRE LES 5 PREMIERS Tanguy de Lamotte et ses équipiers ont remporté la course après 86 heures, 17 minutes et 28 secondes de navigation. L'arrivée s'est jouée à couteaux tirés avec seulement 2 minutes d'avance sur les poursuivants Peraspera. Cette course fut extrêmement disputée mais le skipper d'Initiatives-Alex Olivier et son équipage entouré de Tanguy Leglatin, David Sineau, Thomas Gavériaux n'ont rien lâché jusqu'à la ligne d'arrivée. Coup double pour Tanguy qui signe son deuxième succès de la saison après la Normandy Channel Race en mai et une deuxième victoire sur la Rolex Fastnet Race remportée en 2009. La course a démarré au louvoyage le long des côtes britanniques puis s'est poursuivie en majeure partie au débridé en direction du Fastnet. Pour le dernier tronçon, de retour vers Plymouth, le vent a graduellement molli. La course s'est achevée au près et dans les petits airs.                   Les mots du vainqueur. Tanguy de Lamotte : « On est resté très longtemps en tête mais, à 2 milles de l'arrivée, on s'est fait dépasser par Peraspera. À 0,5 mille de la ligne, nous étions 4ème. C'était une bagarre de folie. On a eu de la réussite mais on a fait tout ce qu'il fallait pour l'emporter. Cela s'est joué à trois fois rien. C'était un finish d'anthologie. Il y a deux ans, on avait vu la victoire venir alors que cette fois-ci, elle s'est jouée dans les toutes dernières minutes. Nous étions 5 bateaux en moins de 7 minutes à l'arrivée. C'était incroyable ! C'est la première fois que je vois cela en Class40. C'est la deuxième fois consécutive cette année qu'il y a une flotte très regroupée, c'est vraiment intéressant. De même, cette course était très internationale. Le niveau était très élevé. Ils ont tous bien navigué ».  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Nos cousins d'Amérique !]]> https://www.class40.com/?titre=nos-cousins-d-amerique-&mode=actualites&id=310 Mon, 17 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=nos-cousins-d-amerique-&mode=actualites&id=310 Le partage, l'entraide, la convivialité, l'esprit d'équipe, l'accessibilité, l'ouverture internationale, sont autant de termes qui définissent les valeurs de la Class40. L'ouverture internationale se caractérise en partie par la mixité des origines des adhérents qui composent la classe (16 nationalités en 2012), mais aussi par son circuit de courses à travers plusieurs continents. Un circuit qui va bien au-delà du programme officiel et promotionnel. Nous vous proposons un zoom sur ces courses outre Atlantique dont on parle peu, ici, en Europe : le circuit de la côte Est des États-Unis. En nommant, en 2008, Michael Hennessy (skipper du 54 - Dragon) représentant des États-Unis, la Class40 montre une volonté pour un développement international de plus en plus fort. Ce statut au sein du Conseil d'Administration vient mettre en avant un circuit et une flotte souvent méconnus du public. Cette flotte regroupe une dizaine de skippers naviguant sous pavillon des « USA » dans laquelle s'ajoute des marins québécois et des Bahamas. C'est sur un circuit de six épreuves, cumulant pas moins de 3 500 milles, que cette flotte s'affronte chaque année. Ce circuit est mis en avant grâce à sa course phare de 900 milles, dédiée uniquement aux Class40, « l'Atlantic Cup », qui relie Charleston à Newport, via une escale inoubliable à Manhattan (New York). Cette course, qui figure au calendrier officiel de la Class40, voit débarquer tous les quatre ans une partie de la flotte Européenne lors du tour de l'Atlantique. Elle est l'étape intermédiaire, qui permet de remonter les côtes Est-Américaines, entre les deux Transats, « La Solidaire du Chocolat » et « La Québec-Saint Malo ». La simple évocation des ports d'accueil, de départ et d'arrivée, en font rêver plus d'un. La « Pineapple Cup », course de 811 milles entre port Everglades au sud de la Floride et Montego Bay en Jamaïque ou encore la « Bermuda One-Two » qui propose un aller-retour de 1 270 milles entre le port de Newport et l'archipel des Bermudes en sont les exemples parfaits. Plus au Nord, la « Marblehead to Halifax », d'une distance de 363 milles, permet d'aller naviguer dans des eaux plus fraiches le long des magnifiques côtes Canadiennes.   La « Key West Feeder Race », 160 milles le long des côtes de la Floride, et la « Rolex St. Thomas », parcours côtiers en mer des Caraïbes, font parties des petites courses locales qui viennent compléter ce circuit. Le Conseil d'Administration tient tout particulièrement à entretenir et à développer la relation avec ces courses qui mettent en avant la Class40 à l'international. L'Atlantic Cup mis à part, les courses du circuit américain auxquelles participent les Class40 sont également ouvertes aux IRC. Un des objectifs de cette année est de mettre en avant la Class40 auprès de ces skippers afin qu'ils découvrent ce support et contribuent, pourquoi pas, au développement de la flotte américaine.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Normandy Channel Race : Entrée musclée dans la saison !]]> https://www.class40.com/?titre=normandy-channel-race--entree-musclee-dans-la-saison-&mode=actualites&id=6 Mon, 17 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=normandy-channel-race--entree-musclee-dans-la-saison-&mode=actualites&id=6 Ils étaient nombreux, vendredi dernier, 19 avril,  à venir assister à la remise des prix de La Normandy Channel Race. Celle-ci s’est poursuivi par un barbecue tout en festivité pour conclure cette édition 2013. Retour sur cet acte 4 qui a quitté les côtes normandes dimanche 14 avril à 17h, sous le soleil. 24h après le départ, de nombreux abandons sont à déplorer en raisons de divers problèmes techniques (pilote automatique,  surchauffe moteur, hauban défectueux…). Le lendemain, au vue de la météo peu clémente prévue par les fichiers, la Direction de course annonce une réduction de parcours aux 11 bateaux encore en course. Tous arriveront ensuite à bon port. Après un abandon en 2012, il a pris sa revanche de la plus belle des manières ! Jörg Riechers, dont c’était la 3ème participation, s’est imposé en duo avec Pierre Brasseur au terme de 3 jours 7 heures, 57 minutes et 30 secondes de course. C’était pourtant mal parti pour le Mare Racing Team, comme nous l’explique le skipper Allemand : « C’est génial de gagner, surtout après avoir démâté juste avant la course. C’est vraiment une épreuve dure et technique. La navigation en mer celtique a été chaotique. Nous n’avons jamais rien lâché, malgré un passage difficile de Barfleur à l’aller ». Grâce à un Mach40 parfaitement optimisé et un tandem bourré d’expérience, les deux navigateurs ont pris les commandes de la course la 3ème nuit pour ensuite réaliser un sans-faute. « Nous sommes revenus au fur et à mesure grâce à notre vitesse et notre détermination ». En franchissant la ligne d’arrivée jeudi 18 à 00h 57mn, l’actuel champion Class40 peut inscrire une victoire de plus à son palmarès. Ils ont créé la grande surprise de cette édition. Aligné au départ sans trop d’ambition hormis celle de terminer, le team Made in Normandy, habitué du Tour de France à la voile et de la Solitaire du Figaro n’avait jamais navigué en course ensemble. C’était également leur première Normandy Channel Race et première expérience en Class40. « Nous sommes contents de notre performance car c’était une première pour nous. Nous avons pris la mesure du Class 40. Sur un petit parcours comme ce dernier, nous passons beaucoup de temps à changer nos voiles, c’est sacrément physique » nous explique Alexandre Toulorge. Et pourtant ce sont bien eux qui ont été les grands animateurs de cette édition en tenant les rênes dès le 1er soir avant de lâcher prise face au duo germano-picard. « Mare allait plus vite au reaching. Ils se sont échappés dans le raz Blanchard. Nous avions travaillé la météo sur la première partie de course. Cela a porté ses fruits » raconte Nicolas Jossier. En coupant la ligne à 1h 53 mn, les deux marins normands obtiennent une seconde place bien méritée après la grosse frayeur de voir Campagne de France remonter sur eux comme une flèche pour couper la ligne 1 minute et 3 secondes plus tard. À un fil de la 2ème place, Campagne de France grimpe donc sur la troisième marche du podium. Plutôt positionné au cœur de la flotte des Class40 sur l’ensemble du parcours, le duo Halvard Mabire / Miranda Merron est l’auteur d’une remontée spectaculaire la dernière journée, ce qui en laisse certain encore bouche bée. « Nous sommes revenus du diable vauvert. C’est une belle troisième place. Encore quelques milles et nous prenions la deuxième position. C’est une minute de trop » lâche Halvard arrivé sur les pontons ! À Ouistreham, dans la nuit de mercredi à jeudi, le rythme intense des arrivées n’a pas cessé. Se sont succédés pour couper la ligne : Geodis, Akilaria RC2 skippé par Fabrice Amedeo et Armel Tripon, en quatrième position (à 3h06) suivi d’Al Bucq, Akilaria RC3 flambant neuf de Brieuc Maisonneuve co-skippé par Ned Collier-Wakefield (à 3h09). Revenus de loin, le Rogers Class40 Red du duo allemand Mathias Blumencron et Boris Herrmann (à 3h18), puis Jean-Christophe Caso et Aymeric Chappellier sur le Pogo40 S² Groupe Picoty (à 3h27). Red perdra ensuite une place en raison d’une pénalité de 14 minutes (plomb d’un bidon d’eau absent et plomb du mouillage cassé). Cette décision de Jury joue ainsi en la faveur de Groupe Picoty qui se hisse à la 6ème place du classement général. Une petite demi-heure plus tard, arrivée des deux derniers bateaux de la nuit : Dan Dytch et Emma Creighton à bord de l’Akilaria RC3 Momentum Ocean Racing (à 4h00) et Phoenix Europe – Carac avec Louis Duc et Stéphanie Alran (à 4h07) sur l’Akilaria MK2 proto récemment acquis. Des arrivées en cascade qui démontrent l’homogénéité croissante du plateau de la Class 40. L’unique équipage 100 % féminin, Philippa Hutton-Squire et Pip Hare à bord de Phesheya Racing, termine en 10ème position dans la matinée (à 11h09), suivi d’Olivier Roussey et Philippe Burger sur Obportus 3, qui clôture cette édition 2013 au terme de 4 jours 08 heures 22 minutes et 22 secondes de navigation et beaucoup de persévérance. La qualification pour la Transat Jacques Vabre est en poche ! Le classement complet ici !   Normandy Channel Race : Entrée musclée dans la saison ! Par Maxime FALCONE - Association Class40[Lire la suite]]]> <![CDATA[Normandy Channel Race acte 4 : Un plateau digne des plus grandes courses !]]> https://www.class40.com/?titre=normandy-channel-race-acte-4--un-plateau-digne-des-plus-grandes-courses-&mode=actualites&id=5 Fri, 03 May 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=normandy-channel-race-acte-4--un-plateau-digne-des-plus-grandes-courses-&mode=actualites&id=5 On y est enfin, Caen s'apprête à accueillir dès mercredi prochain (10 avril 2013) 22 Class40 participants à la Normandy Channel Race. Eh oui, la première course du calendrier officiel de l'Association Class40 va rassembler au ponton du bassin Saint Pierre un plateau de concurrents vraiment alléchant qui promet une édition 2013 passionnante. Le départ est prévu le dimanche 14 avril à 12h00 de Caen et à 17h00 en mer !                 Duel de vainqueurs. Les 1000 milles nautiques de l'épreuve devraient être le théâtre d'une bagarre océanique de haut niveau. En effet, vainqueur de la dernière édition en septembre, le Britannique Ned Collier-Wakefield sera présent pour défendre son titre. Cette fois-ci il troque son statut de skipper pour endosser la tunique de co-skipper du Français Brieuc Maisonneuve propriétaire d'Al Bucq n° 124, premier Akilaria RC3 sorti des chantiers en Novembre dernier. Quand on parle de vainqueurs, on ne peut pas passer à côté du retour de celui qui a gagné en 2010 la première édition et la dernière Route du Rhum, Thomas Ruyant. Il fera équipe avec le second de l'édition 2011, Bruno Jourdren, sur son Tyker evolution 3, Lord Jiminy (n°119). Ils font aussi figure de favoris. L'incontournable skipper Allemand, Jörg Riechers, vient prendre sa revanche sur une édition 2012 décevante. Il avait été contraint à l'abandon durant les premières 24h après avoir cassé le bout dehors du Mach40 n°115 Mare. Accompagné cette fois-ci par Pierre Brasseur, le champion Class40 2012 et meilleur navigateur allemand la même année, est bien décidé à montrer qu'il est là pour jouer les avants postes. Son dauphin, Sébastien Rogues, débarque quant à lui aux commandes d'une toute nouvelle monture, le Mach40 n°130 GDF SUEZ mis à l'eau le mois dernier. Après sa première saison sur le circuit, le jeune skipper Lorientais a démontré qu'il a tous les arguments nécessaires pour rafler une place sur le podium. L'éternel duo Halvard Mabire / Miranda Merron, second de la dernière édition, sera bien présent avec toujours autant d'ambition. Un podium de Ministe. Les skippers issus du cru 2012 de la Classe Mini, Aymeric Chappellier et Nicolas Boidevezi, se retrouveront une fois de plus pour livrer bataille sur les eaux. En effet, ils seront respectivement co-skipper de Jean Christophe Caso sur Groupe Picoty (n°85) et de Thibault Reinhart sur Jasmine Flyer (n°112). De plus, le fait qu'ils aient partagé le podium à quatre reprises la saison dernière, donne comme un gout de rivalité symbolique qu'ils disputeront cette fois-ci en Class40. Une course dans la course. Un plateau varié. À l'image de l'Association Class40, la Normandy Channel Race rassemble une flotte de skippers internationaux, aussi bien professionnels qu'amateurs. 7 pays seront représentés lors de cette édition 2013 : France, Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis, Afrique-du-Sud, Nouvelle-Zélande et Suisse. Parmi les inscrits, beaucoup sont des récidivistes de l'épreuve qui viennent de nouveau gouter aux joies de cette course exclusive Class40. Comme c'est le cas de Catherine Pourre, Goulven Royer, Olivier Roussey, Phillippa Hutton-Squire, Boris Herrmann, Christophe Coatnoan, Louis Duc, Stéphanie Alran, Thibault Reinhart, Mathias Blumencron, etc. À noter que l'unique équipage féminin sera représenté par un duo anglophone, avec à la barre la Sud-Africaine Philippa Hutton-Squire et en tant que co-skipper, l'Anglaise Pip Hare.                 Si la météo actuelle persiste ces prochains jours, une mer aux conditions plutôt musclées serait au rendez-vous. Les deux précédentes éditions s'étaient déjà vu amputer d'une partie de leur parcours à cause d'une météo capricieuse (mauvaises conditions en 2011, pétole en 2012). Les coureurs avaient alors été privés d'une visite du rocher du Fastnet et de son phare légendaire. Il ne reste plus qu'à espérer que le briefing météo de la semaine prochaine vienne démentir les prévisions de froid actuelles.   Le parcours raconté par Halvard Mabire* (2010)             "La première partie, jusqu'à l'Isle de Wight, est une bonne Transmanche classique, avec un parcours côtier intéressant devant les plages du Débarquement et une traversée bien perpendiculaire des "rails", comme il se doit pour respecter les règles  de trafic. Ensuite...tiens... voilà qui me rappelle bien un départ de Fastnet. Les Needles, Portland, Lizard, Land 's End... Les magnifiques côtes sud de l 'Angleterre ont vu défiler tant de joutes nautiques depuis tant de siècles que si les falaises pouvaient parler, on aurait une véritable encyclopédie de la Course au Large. Un petit bonjour à Wolf Rock et l'on retrouve avec délectation la Mer Celtique, que nous avons sillonnée moult fois durant nos Figaro et divers Fastnet. Une grande ligne pour toucher les Côtes d 'Armor comme pour marquer la limite de "tchez nous" (parcours 2010) et nous voici dans nos chères "Anglos" avec comme juges de paix les plus fortes marées, les plus forts courants... et quelques cailloux bien familiers. Le terrible Raz Blanchard en passage à niveau, avec le phare de Goury en garde barrière, en espérant que les vents et la marée soit avec nous, car on sait qu'avec "Vent d 'Amont" (NE) contre le courant, c'est l'enfer liquide s'il y a plus de 25 nœuds de vent! Comme si un Raz ne suffisait pas, celui de Barfleur sera là pour nous rappeler que la Manche n'est pas une plaisanterie, et que c'est bien la Marée qui décide. La Baie de Seine ne nous épargnera pas coté courants, et jusqu'au bout il faudra s'accrocher et "être malin" pour boucler avec succès la "Normandy Channel Race"... Le Channel a connu bien des courses, il lui fallait "sa" course, pour rendre hommage aux eaux qui nous ont ouvert les portes du Monde. J'espère que dans quelques décennies on parlera de la Normandy Channel Race comme de ses grandes sœurs et que le sillage que nous allons ouvrir en cette année 2010 restera tracé pour toujours." *Halvard Mabire est un des marins français les plus titrés de la course au large avec à son actif 5 tours du monde en équipage, 7 solitaires du Figaro et 33 transats ; il a notamment remporté la Course de l’Europe, la Transat Anglaise Twostar (2 fois vainqueur) et la Transat Quebec Saint-Malo en Class 40.   Suivez la course sur le site officiel et les réseaux sociaux : Facebook & Twitter ! Ainsi que sur la page Facebook & le compte Twitter de l'Association Class40 !   Normandy Channel Race acte 4 : Un plateau digne des plus grandes courses ! Par Maxime FALCONE - Association Class40[Lire la suite]]]> <![CDATA[De retour en Angleterre pour le Mondial Class40 : Plymouth hôte de l'évènement !]]> https://www.class40.com/?titre=de-retour-en-angleterre-pour-le-mondial-class40--plymouth-hote-de-l-evenement-&mode=actualites&id=3 Mon, 17 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=de-retour-en-angleterre-pour-le-mondial-class40--plymouth-hote-de-l-evenement-&mode=actualites&id=3 Malgré un dépôt de dossier tardif, le Royal Western Yacht Club a réussi à obtenir l’accord de l’ISAF et de la Royal Yachting Association : l’évènement se déroulera bien sous l’égide de l’ISAF. Le mondial Class40 2013 sera organisé par le RWYC soutenu, pour la partie presse et évènementielle, par Sport Environment, la société de Conrad Humphreys.Le mondial Class40 2013 se disputera à Plymouth, du 17 au 20 août, dans la foulée de la Rolex Fastnet Race. Une vingtaine de Class40 est attendue dans la marina de Queen Anne’s Battery. Le skipper espagnol et double tenant du titre (2010 et 2012), Gonzalo Botin, sera fort probablement au rendez-vous pour défendre son statut de « World Champion ». Il s’alignera en revanche cette année avec une toute nouvelle monture : le Class40 n°123, un plan Botin Partners, dont la mise à l’eau est prévue fin avril, à Valence. Gonzalo et son équipage de régatiers le testeront pour la première fois en course à l’occasion des Sables-Horta, en juillet prochain.Le plateau sportif de ce cinquième Mondial Class40 s’annonce particulièrement relevé et, sur ces petits parcours très tactiques et techniques, rien n’est jamais acquis d’avance ! Catherine Pourre, Emma Creighton, Peter Harding, Sébastien Rogues, Bruno Jourdren, Victorien Erussard… : autant de skippers et d’équipages (de 3 à 7 personnes) qui comptent bien monter sur la plus haute marche du podium.Après un 1er Mondial (reconnu comme tel par l’ISAF) à Hamble, en 2009, la flotte des Class40 aura de nouveau le plaisir de batailler le long des côtes anglaises à l’occasion de cette ultime épreuve de la saison avant la très attendue Transat Jacques Vabre, dont le départ sera donné au Havre le dimanche 3 novembre.François Angoulvant, Président de la Class40 : « Nous sommes très heureux d’être accueillis à Plymouth pour cette 5ème édition du Mondial Class40. Le timing du calendrier est parfait et nous espérons pouvoir construire un partenariat avec le RWYC pour revenir régulièrement pour le Mondial. La flotte des Class40 connaît plutôt bien cette zone pour y venir tous les deux ans à l’occasion de la Rolex Fastnet Race mais aussi pour ceux ayant participé à The Transat en 2008. Nous attendons une grande mobilisation des skippers d’Europe et des Etats-Unis pour participer à ce bel évènement ».John Lewis, Commodore du Royal Western Yacht Club : « Le RWYC est ravi d'être le club d’accueil pour ce Mondial de prestige, en particulier parce qu’il a établi une relation étroite avec la classe lors de nos deux derniers événements de course au large. Je souhaite bienvenue à tous les concurrents et leur souhaite tout le succès possible sur l'eau. »Gonzalo Botin, tenant du titre : « “Tales Santander 2014” sera là pour défendre son titre, cela ne sera pas facile car le niveau monte chaque fois depuis le premier mondial en 2009. Notre nouveau bateau est moins adapté que l'ancien pour les courses bananes typiques du mondial, car plus orienté course au large, comme la plupart des bateaux 3ème générations. Quoiqu’il arrive, le spectacle est garanti ! »     Toutes les infos sur : - Le site officiel - La page Facebook - Le compte Twitter[Lire la suite]]]> <![CDATA[Le Grand Prix Guyader, un spectacle avant tout, mais pas que … !]]> https://www.class40.com/?titre=le-grand-prix-guyader-un-spectacle-avant-tout-mais-pas-que--&mode=actualites&id=2 Mon, 17 Jun 2013 00:00:00 GMT https://www.class40.com/?titre=le-grand-prix-guyader-un-spectacle-avant-tout-mais-pas-que--&mode=actualites&id=2 Du 2 au 12 mai 2013, la cité Penn Sardin va se voir envahir par une foule d’amoureux de la mer venue admirer un spectacle unique en son genre. Plus une grande fête qu’une course, le Grand Prix Guyader réuni la fleur de la course au large et leurs impressionnantes montures, les riders et leurs ailes flamboyante ou encore les vénérables Dragon. Entre régates côtières et runs de vitesse, les participants vont pouvoir s’affronter dans la magnifique baie de Douarnenez, que les marins classent parmi les plus belles de toutes.Si au niveau du plan d’eau on ne peut rêver mieux, le Grand Prix Guyader réserve au public un programme toujours plus intense avec un contenu sportif jamais atteint et une multitude d’animations à terre pour tous les goûts et tous les âges. De Tréboul au Rosmeur en passant par le Port Rhu, tout Douarnenez célèbrera la mer.Grand Prix Petit Navire puis Grand Prix Douarnenez maintenant Grand Prix Guyader, qu’importe le nom de cet évènement, depuis 2008 les Class40 ont toujours répondu présent à cette course devenu une classique du calendrier. Pour cette édition 2013, neufs équipages plus talentueux les uns que les autres sont attendus pour les festivités.Parmi les favoris, on retrouve bien évidemment Eärwen, le 88, Class40 double vainqueur en 2010 et 2011, qui revient sur l’épreuve pour reconquérir son titre, troqué en 2012 contre une second place face à Talanta. GDF SUEZ et Lord Jiminy, tous deux contraints à l’abandon lors de la récente Normandy Channel Race, auront à cœur de montrer ce qu’ils ont dans le ventre. Groupe Picoty, qui a montré en Normandie qu’on pouvait compter sur lui, sera bien présent pour jouer avec les autres concurrents en tête de flotte. Lionel Régnier profite de l’évènement pour lancer sa saison avec sa monture, le 105 Deltacalor. Sa grande expérience en Class40 pourrait être l’élément clef pour pousser son équipage vers un podium. Le Grand Prix Guyader est aussi l’occasion pour les bizuths Class40 de venir prendre leur marque sur des régates côtières avant de se lancer à la conquête du large. C’est le cas d’Antoine Michel sur le Pogo40 n°57, SETTI LTD, et du duo Victorien Erussard et Thibault Vauchel-Camus sur le 107 Solidaire en Peloton. Enfin, ils représenteront la partie internationale de la flotte, l’équipage sous pavillon Anglais d’Emma Creighton sur le 93 Momentum Ocean Racing ainsi que celui de Philippa Hutton-Squire, sous pavillon Sud-Africain, à bord du 23 Phesheya Racing.  Cet évènement a beau être la fête de la voile, le plateau des Class40 est à l’image du niveau de chacune des autres catégories représentées. Sur l’eau la compétition risque d’être aussi acharnée que l’ambiance festive au bistrot à l’heure de l’apéro. Autant dire que la cité Penn Sardin va se transformer, durant une dizaine de jours, en un théâtre de tous les rêves nautiques …   Toute l'actu du Grand Prix Guyader 2013 ici : Officiel : Site web - Page Facebook - Compte Twitter Association Class40 : Page Facebook - Compte Twitter   Le Grand Prix Guyader, un spectacle avant tout, mais pas que … ! Par Maxime FALCONE - Association Class40[Lire la suite]]]>