Class40
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Thibaut Vauchel-Camus, vainqueur de The Transat bakerly!

Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton -ARSEP)vient de remporter The Transat bakerly après 17j 12h 42min 56s de course à la vitesse moyenne de 9,04nds.

© Amory Ross
© Amory Ross

Vainqueur du Championnat Class40 2015, 2e de la Route du Rhum 2014, Thibaut Vauchel-Camus signe, sur The Transat, sa première grande victoire en Class40.

 

Ses premiers mots:

L’arrivée :

« C’est une sensation très particulière. Tu passes la ligne et tu retrouves les potes venus à ta rencontre. On est loin de l’effervescence de la Route du Rhum. Ici, c’est tout calme. Comme la ligne d’arrivée est très au large, tu as tout le temps de savourer. Tu sens les odeurs qui changent, tu vois la ville qui grossit, c’est un moment rare… »


La dureté de la course :

« Une Transat comme celle-ci, ça en vaut bien trois ou quatre sur la route des alizés. Ce parcours est vraiment violent. Je garderai le souvenir de ce long bord le long de la zone d’exclusion des glaces. On avait l’impression que ça ne finirait jamais. C’est là que j’ai cassé une cloison de pied de mât quand le bateau est retombé dans une vague particulièrement creuse. Heureusement qu’à ce moment, j’étais calé à l’intérieur. Sinon, je crois que j’aurais volé dans le bateau. »


Une concurrence de haut vol :

« Je n’oublie pas tous ceux qui se sont arrêtés sur le bord du chemin, Maxime (Sorel) tout d’abord, puis Armel (Tripon). Isabelle (Joschke) a été incroyable. Elle aurait vraiment mérité de pouvoir se battre jusqu’au bout. Phil (Sharp) m’a aussi donné du fil à retordre. Louis (Duc), comme d’habitude a fait une course super intelligente. Il a utilisé ses armes en faisant des choix de route radicaux qui auraient pu être payants. Je n’oublie pas non plus tous les autres qui sont encore en course : c’est cette diversité qui fait l’esprit de la Class40. Quand on voit les pépins que tout le monde a subis, on mesure qu’il faut aussi de la réussite pour gagner. »

Le poids de l’histoire :

« Quand je n’en pouvais plus, je pensais à ceux qui nous ont précédés. En 1960, Jester avait mis 40 jours, je crois. Là, j’en mets dix-sept. On navigue sur des bateaux rapides, on a plein de données météo à disposition, des vêtements de mer adaptés… Je n’oublie pas que si on peut vivre nos rêves aujourd’hui, c’est parce qu’il y a eu ces défricheurs, des Chichester, des Tabarly qui ont fait rêver les gens et provoqué cet engouement pour la course au large. On n’a pas de raisons de se plaindre. »

Solidaire toujours :

« Plus ça va, plus je me dis qu’il y a des corrélations évidentes entre ce genre de course et le combat des patients qui luttent contre la sclérose en plaques. Savoir toutes ces personnes qui me suivent, qui m’encouragent alors qu’ils doivent lutter pour leur survie, c’est un moteur d’une puissance incroyable. Je reste très fier de pouvoir me battre pour cette cause. »

(source: CP Solidaires en Peloton du 20/05/2016)

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