Class40
Tours du Monde
Sélection RDR 2022
  • 1
    Quéguiner - Innoveo (#176)
    Quéguiner - Innoveo (#176)
    C. Douguet
  • 2
    Groupe SNEF (#178)
    Groupe SNEF (#178)
    X. Macaire
  • 3
    Project Rescue Ocean (#162)
    Project Rescue Ocean (#162)
    A. Trehin
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40 Malouine LAMOTTE : Corentin Douguet s'impose sur les 24h

© Easy Ride
© Easy Ride

Le match s’annonçait particulièrement intense lors de la grande course de la troisième 40’ Malouine LAMOTTE et il a tenu toutes ses promesses, en témoignent les écarts infimes à l’arrivée, ce vendredi matin : moins de cinq minutes entre les trois leaders et à peine une demi-heure entre les six premiers au terme de 200 milles de course. 200 milles très disputés du début jusqu’à la fin, lors desquels la vitesse a eu la part belle même si quelques petits coups ont été à jouer. A ce petit jeu, comme attendu, les skippers des bateaux les plus récents ont pu tirer parti de la puissance de leurs machines. Tous, en tous les cas, ont navigué pied au plancher dans des conditions relativement soutenues et surtout instables qui ne leur ont laissé aucun répit. Le tiercé gagnant ? Corentin Douguet (Quéguiner – Innoveo) - Yoann Richomme (Paprec Arkea) - Ian Lipinski (Crédit Mutuel).
Avant même le départ de cette grande course de 200 milles de la 40’ Malouine LAMOTTE, on savait que l’intensité de la régate imposerait un gros niveau d’engagement de la part des marins. « On s’attendait à un sprint et ça a été un sprint. On n’a évidemment pas dormi du tout car sur le parcours proposé, avec les conditions qu’on a eues, tout s’est enchaîné très vite : les manœuvres, les changements de voiles… Dès qu’on finissait un truc, on était tout de suite dans celui d’après. Il a fallu beaucoup bosser et ne jamais rien lâcher », a commenté Corentin Douguet à son arrivée, peu après 8 heures, ce vendredi, au terme d’une vingtaine d’heures de course lors desquelles a longtemps joué des coudes avec Ian Lipinski avant de faire la différence sur le bord de reaching entre le plateau des Triagoz et les Minquiers. « Malgré des petits soucis techniques qui persistent et m’embêtent un peu, le bateau va toujours vite et j’ai réussi à peu près à tirer les bons bords. J’ai malgré tout été obligé de me bagarrer tout le temps sur tout pour essayer de gagner mètre par mètre. Ian a très bien navigué. Il a fait des belles trajectoires. Au reaching, nos bateaux à Yoann et moi, vont un tout petit peu plus vite que ceux de Ian ou d’Axel, ce qui nous a bien aidé aussi. Disons que ça nous a donné des petits jokers », a détaillé le skipper du Lift V2 aux couleurs de Quéguiner - Innoveo qui a pris les devants dès la sortie des passes de Saint-Malo avant de faire une première petite différence sur le peloton sur le long bord de près jusqu’au premier way-point tout comme le skipper de Crédit Mutuel, puis d’enfoncer le clou au reaching et de s’imposer avec respectivement 2 minutes et 14 secondes puis 4 minutes 48 secondes sur ses dauphins. « C’était un peu stressant de les avoir aux fesses tout le temps. Je suis content car j’ai visiblement trouvé des manettes au portant alors que ce n’était pas ma meilleure allure jusque-là. Tout ça est évidemment de bon augure en vue de la Route du Rhum », a ajouté Corentin qui signe sa deuxième victoire sur le circuit cette saison après celle décroché en avril lors de la 1000 Milles des Sables, et son quatrième podium en quatre courses.

« Une très belle épreuve de préparation au Rhum »

« C’était vraiment super intense. Les conditions étaient super instables et les bords assez courts. On était donc constamment sur les réglages et comme il y avait du vent, les manœuvres étaient dures. La mer n’était pas très propre et les vagues hyper gênantes, au portant surtout. Ça a demandé beaucoup de travail. J’ai fait beaucoup de bêtises mais comme j’ai un bateau qui va super vite, j’ai réussi à me rattraper », a commenté le skipper de Paprec Arkea qui est, de fait, parvenu à souffler la deuxième place à Ian Lipinski dans les quinze derniers milles, au vent de travers. « Finir à trois en trois minutes, c’est assez exceptionnel ! Les régates en Class40 sont de plus en plus serrées et c’est vraiment super. Cette course off-shore était clairement une belle épreuve de préparation pour le Rhum. J’ai pu voir plein de choses et j’ai aujourd’hui plein de détails à améliorer que je n’aurais jamais vus si j’étais resté tout seul dans mon coin », a relaté le vainqueur en titre de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Même sentiment du côté de Ian Lipinski, malgré une pointe de déception. « Ce qui est positif, c’est d’avoir été en tête à un moment donné et d’avoir tiré mon épingle sur un parcours où on a eu pas mal de reaching, une allure où je suis un peu plus en difficulté par rapport à Corentin et Yoann car leurs bateaux vont un peu plus vite. Chaque machine a ses petits plus. Cette fois, l’avantage était pour eux. Je me suis malgré tout battu jusqu’au bout. Quand il a fallu tirer des bords, j’ai plutôt été bien inspiré ce qui m’a permis de rester dans le match. Mon objectif sur la course était de me remettre dans le bain après la pause du mois d’août. Cette épreuve de 24 heures m’a bien remis dans l’état d’esprit de la régate. Elle me donne les crocs. Le contrat est donc rempli », a commenté le double vainqueur de la Mini Transat qui décroche, pour sa part, son troisième podium cette année et conforte également son statut de favori pour la célèbre transat à venir. La suite du programme ? Après un peu de répit bien mérité, les 31 marins en lice se retrouveront dès demain à partir de 10 heures pour des régates côtières en équipage au large de la cité Corsaire dans le cadre du Trophée LODI GROUP. « On va changer de mode avec des manœuvres rapides et un peu de synchronisation d’équipage. On va bien s’amuser ! », promet Yoann Richomme

Ils ont dit :

Axel Tréhin (Project Rescue Ocean), 4e : « C’était intense. Il y avait beaucoup de bons bateaux avec de bons skippers, tous avec des ambitions légitimes. Pour s’en sortir, il a fallu se battre, ça c’est sûr. Il fallait aller vite. Si on est collé au stade, même si on tire les bons bords, c’est compliqué. Il y a eu quelques trucs à faire sur le bord de près pour monter au premier way-point. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis de revenir après un départ pas terrible. Ce que j’ai pu voir est vachement encourageant pour la suite. J’ai encore découvert des modes de fonctionnement du bateau. Techniquement, on est au point. Il n’y a pas eu de problème, on est prêt. C’est la première course en Class40 où je rentre aussi peu dans le bateau. Je crois qu’en cumulé, je n’ai pas passé une heure à l’intérieur, c’est dire l’intensité de la régate ! »

Luke Berry (Lamotte – Module Création), 5e : « Ça a été bien intense. Il y a surtout eu beaucoup de changements de voiles, et pas des changements où on prenait le temps, avec ce qu’on appelle des peelings et que l’on fait normalement en équipage. C’était gennak – grand spi, grand spi – gennak sans s’arrêter, avec beaucoup de clapot et du vent très variable. A un moment il y avait 8 nœuds puis l’instant d’après 18. Ce n’était pas évident à gérer. On a tout le temps été sur les réglages ou à la barre. Au final, il n’y a eu qu’une option tactique, que j’ai ratée. Je me suis fait doubler par quelques-uns à ce moment-là. Après, sur le bord de reaching, c’était sympa de slalomer entre les éoliennes. Sur le petit final au portant, j’ai réussi à reprendre Antoine (Carpentier) - plutôt parce qu’il a eu un souci - pour finir 5e. On savait en partant que définir les cinq premiers, ce serait chaud et cela s’est vérifié. Ça a « matché » en permanence d’autant qu’on n’a pas du tout été une situation où ça revenait par derrière. L’arrivée à Saint-Malo a été un peu chaude. On a tous fait des cocotes. Au final, ça a été, en gros, un speed-test de 24 heures. J’ai pu voir que j’avais encore un petit peu de boulot mais ça tombe bien, le coach (Tanguy Leglatin) vient naviguer avec moi demain sur les régates en équipage ! »

Antoine Carpentier (Redman), 6e : « Ça a été bien disputé. Ian et Corentin ont navigué un peu devant les autres mais derrière, ça s’est bien bataillé. Lors de la montée au près pour aller au premier point virtuel, le vent était très instable, à la fois en force et en direction. Ça demandait beaucoup d’attention pour bien faire marcher le bateau. On ne pouvait pas mettre le pilote puis aller se coucher. Après, c’était du portant sous spi où le vent est monté pas mal au final. Il y a eu 4-5 nœuds de plus que ce qui était annoncé par les fichiers sauf qu’on a navigué comme ce qui était prévu, avec le grand spi, alors qu’on aurait été mieux avec le A3 je pense. Pareil au reaching : on devait avoir 18 nœuds et on en a eu 25. Moi, j’ai fait les mauvais choix de voiles et les autres ont été meilleurs. Sinon, c’était assez engagé. Le reaching s’est joué sur les portières, à choquer la voile dans les risées puis à la reborder dans les molles. On n’a pas eu trop le temps de dormir non plus. Lors du dernier de bord, j’ai envie de dire que la messe était un peu dite car les trois premiers étaient un peu loin devant. J’ai terminé à la bataille avec Luke et Axel mais j’ai eu un petit souci à l’envoi de spi. C’est comme ça. Demain, on va passer au mode équipage. Ça devrait être sympa aussi. »

 

Classement complet : La 40 Malouine LAMOTTE - Class40

Source : SNBSM

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