Défi Atlantique, un podium solide à Horta ! © Pierrick Garenne / GPO

La soirée d’hier a donc vu arriver à Horta le podium de la première étape du Défi Atlantique, 2 300 milles de course entre Pointe à Pitre et Horta, sur l’île de Faial aux Açores.

Trois Class40 pour le titre

La première étape du Défi Atlantique 2023 serait-elle déjà décisive ? Les 2 300 milles de course depuis la Guadeloupe ont en tous cas sérieusement écrémé la flotte des prétendants à la victoire Rochelaise. L’anticyclone, en s’étalant cette nuit sur l’archipel Portugais, a annihilé toutes chances de succès final pour les poursuivants immédiats du trio de tête arrivé dans la journée. Ian Lipinski, (Crédit Mutuel) crédité de 1 heures et 56 minutes d’avance sur son dauphin Ambrogio Beccaria (Alla Grande - Pirelli) et de 5 heures et 36 minutes sur le troisième, l’autre équipage italien d’Alberto Bona (IBSA), partira dimanche avec à ses trousses deux voiliers azurris particulièrement remontés. Il faudra aussi compter sur nombre de concurrents revanchards, certes battus pour le gain de la victoire finale, mais qui, à l'instar d'un Axel Tréhin (Project Rescue Ocean), mettront tout en oeuvre pour prendre leur revanche sur un sort météo particulièrement ingrat à leur égard.

Le jackpot de Crédit Mutuel, gros « coup » de cette première étape.

Ian Lipinski, Antoine Carpentier et Rémi Fermin ont, à n'en point douter, réalisé le gros hold up de la première étape, auteurs d'une décision culottée en bordure du front déterminant samedi dernier pour l'empannage décisif vers l'Est et les Açores. Ils ont jusqu'à l'arrivée, su contenir les tentatives de retour des deux ultra rapides Class40 Italiens dernière génération pour s'imposer avec un petit matelas d'avance dans la perspective de la seconde étape, dont le départ sera donné dimanche 13 heures locales. Récit.
Ian Lipinski : « On a su attendre notre heure, en réussissant un coup plutôt rare. On avait une quinzaine de miles de retard sur le duo Italien IBSA - Alla grande - Pirelli, et depuis plusieurs jours. Il y avait du vent fort et on allait vite. La météo est devenue très incertaine, avec des fichiers météos divergents. Il semblait qu’il fallait gagner dans le nord, en traversant un front. C’est ce que les routages indiquaient mais derrière le front la situation n’était pas clair. On n’aimait pas car on cavalait vite devant le front. On a cogité pendant 24 heures. On avait envie d’attaquer et on a décidé de rester devant le front pendant que nos adversaires le coupaient dans le Nord. On a donc gagné des milles toute la nuit et quand finalement le front nous a rattrapé, on avait 37 milles d’avance. »

Source / GPO

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