Class40
Sélection Class40
  • 1
    Groupe SNEF / Alla Grande Pirelli
    X. Macaire / A. Beccaria
  • 2
    Acrobatica / Crédit Mutuel
    A. Riva / I. Lipinski
  • 3
    Vogue avec un Crohn / Legallais
    PL. Attwell / F. Delahaye
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TJV : A pile ou face ?

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« Le choix de la route est super compliqué... hier, on s'était dit route nord, soyons fous, cette nuit, on s'est dit que ça n’allait pas le faire et, ce matin, on va jouer à pile ou face ! »

Pas facile d’être à la tactique sur cette Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre ! Après le dilemme de la semaine dernière entre une descente au Sud par l’Est ou l’Ouest, un passage de Madère contraignant pour certains, il faut depuis quelques jours savoir de quel côté de l’anticyclone passer.

Jules Bonnier et Robin Follin (Nestenn – Entrepreneurs pour la planète)

« La météo est toujours aussi incertaine pour cette fin de course avec une option nord, une option sud et pourquoi pas une option au « milieu » qui a l’air complexe. On est environ à mi-course, il nous reste entre 9 et 11 jours avant d'arriver en Martinique.
Il fait beau, il fait chaud mais pas encore trop, et la lune a fait son (bref) retour hier en début de nuit, c'était très sympa ! »

Aurélien Ducroz (Crosscall)

"On a tenu de belles vitesses hier et cette nuit. C’était chouette malgré la noirceur de la nuit car depuis le départ, on n’a toujours pas vu la lune. C’est étrange. C’est un peu comme si elle avait disparu. Pour le reste, la météo reste un joli casse-tête. Rien n‘est vraiment calé, ni très clair. Pour l’instant, on favorise le VMG (Velocity Made Good : le meilleur compromis cap – vitesse) sur la route. On se donne jusqu’à ce soir pour décider de partir au nord ou pas. Ça risque de se finir comme ça mais on attend le dernier moment – certainement ce soir - pour trancher afin d’être sûr qu’aucune route plus directe s’ouvre. Et pour cause : hier, les routages nous prédisaient encore dix jours de course. Ce matin, c’est passé à onze. Si tous les jours on perd 24 heures, ça va être long ! »

Amélie Grassi (La Boulangère bio)

« Nous avons choisi le sud comme un autre petit groupe. La météo n'est pas simple, les fichiers ne sont pas raccords sur les prévisions dans une semaine, les choix stratégiques sur le long terme sont bien difficiles, les cerveaux fument ! Et ils ne vont pas s'arrêter de cogiter en surveillant la route nord de nos collègues. Si c'était facile d'interpréter cette situation, nous irions tous au même endroit et ça serait moins rigolo. »

Nicolas Andrieu (Alla Grande Pirelli)

« Nous livrons une double bataille. D'abord un combat rapproché d'une rare intensité avec IBSA avec qui nous naviguons à vue depuis le cap Finisterre, plus d'une semaine que nous nous rendons coup pour coup. Un petit mille perdu en vitesse, un petit mille gagné sur un recalage de trajectoire, nous vivons au rythme des classements pour étalonner notre vitesse avec un concurrent supposé rencontrer les mêmes conditions de vent. Cette proximité est à la fois épuisante et très stimulante (…)

Et puis il y a l'autre bataille, celle, à la distance, avec le groupe du nord emmené par Xavier Macaire et son Groupe SNEF. Les routages estiment que nos trajectoires vont se recroiser un jour avant l'arrivée, alors seulement nous saurons quelle option était la bonne (…) L’ambiance est bonne, la bataille est furieuse, c'est exactement ce que nous sommes venus chercher sur cette Route du café. » 

Nicolas Jossier et Alexis Loison (La Manche #EvidenceNautique)

« On est à fond, c'est compliqué avec la météo de récupérer les premiers, même quasiment impossible car les systèmes météos sont trop scindés mais on fait au mieux, on se bat, on entretient le bateau et on va vite, on a encore fait des pointes à 20 nds cette nuit. Donc tout va bien. La transat' est plus longue que prévue, il va falloir qu'on commence à se rationner sur toutes les denrées dès maintenant. Aujourd'hui, c'est inventaire et bricolage. »

Emmanuel Le Roch (Edenred)

« Nous avons empanné vers le Sud hier soir, nos routages nous donnent un avantage au Sud. Cela va être serré, on regarde attentivement ce qui se passe au Nord, pour le moment, ils vont un peu moins vite, c’est normal. Cela va se jouer sur la fin, on aura pas la réponse de qui a eu raison ou tort avant le dernier jour de course a priori ! En tout cas, on est acquis à la cause du Sud car on estime qu’il y a moins de risques. Si les routages prennent du retard au nord, ce sera compliqué pour eux. Nous sommes donc au Sud et on fera un recalage dans l’Ouest dès que la météo le permettra.

La nuit fut étoilée mais c’est nuageux ce matin, il fait bon. On est mieux loti ici que les copains du nord qui ont dû remettre les polaires. On a toutes nos voiles et toutes nos chances jusqu’à l’arrivée. »

 

Quand ils ne pensent pas météo et choix stratégiques, chacun a son occupation :

Ian Lipinski (Crédit Mutuel) fait des maths : « Petit clin d'oeil pour nos amis montagnards du trophée mer et montagne (et les autres aussi).

Avec Antoine, nous sommes partis de Lorient depuis presque 10 jours. Nous avons eu, en faisant une estimation rapide, 1,5m de houle en moyenne. A Raison d'une periode de 12 secondes, cela fait une "grimpette" de 7,5m par minute, soit 450m par heure et10800m par jour. Nous avons donc effectué un dénivelé positif de plus que 10 fois l'Everest depuis notre départ! Et sans oxygène !
Cette réflexion douteuse est inspirée par la contemplation du bateau qui glisse sur la houle (trop doucement) en approche de l'axe de la dorsale anticyclonique que nous nous efforçons de franchir cette nuit... »

Erwan Le Draoulec (Everial) profite de sa journée :

« Le bateau glisse doucement, c’est très agréable ! On va profiter de cette journée un peu plus calme pour faire des activités qui nous avaient manquées, comme prendre une douche, ou encore cuisiner des pâtes à la lotte au kari-gosse - petit plat du restaurant Le Quai à la Trinité-sur-Mer, retravaillé version en mer - ça va être pas mal du tout ! »

Andrea Fornaro et Benoit Hantzperg (Influence 2) testent de nouvelles méthodes de cuisson :

« Ce n'est pas un rythme relaxant mais nous nous adaptons. Depuis que nous n'avons plus de gaz pour le jetboil, nous avons appris à cuisiner avec le moteur en plaçant la nourriture sur la tête chaude et cela fonctionne assez bien (Benoit a mangé un paquet de porc thaï et a dit que ce n'était pas mauvais). Les prévisions nous donnent une arrivée dans environ 7 jours... Notre bateau adoré vole ce qui est un plaisir, même s'il aura besoin de soins à la fin de ce voyage.... Ce matin j'ai changé de chemise, mis du déodorant et c'est parti... prêt à sortir ! »

Mikael Mergui (Centrakor)

« Encore une journée à dévaler des pistes rouges pleines de poudreuse sous un grand soleil : le kif total de barrer dans ces conditions. De temps en temps, une vague vient nous rafraîchir et ajouter un peu plus de sel sur notre peau, qui commence à ne plus trop aimer ça. Nos mains commencent à gonfler avec l'humidité. Tirer sur un cordage devient de moins en moins agréable. Les premières irritations se font connaître (…) Le vent a un peu molli dans la deuxième partie de la nuit. Nous allons profiter de ce "petit temps calme", comme ils disent à la crèche pour enfants, pour aller vérifier Marcel sous toutes ses coutures. On observe sur la carte, derrière notre ordi, aussi nos quatre copains qui étaient devant nous à la sortie des Canaries. La fameuse route nord... »

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