Class40
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    Amarris (FRA 182)
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TJVNLH, J+13 : Quel charivari !

© E. Leclerc Ville-La-Grand
© E. Leclerc Ville-La-Grand

La marque de passage obligée des Class40 en route vers les Antilles, préfigurée par l’île de Sal dans l’Est de l’archipel du Cap Vert, a totalement relancé la course jusqu’alors dominée par un club hermétique d’une demi-douzaine de voiliers, à qui on promettait récemment encore la victoire finale. 

Incidemment coordonnée avec l’arrivée des Class40, la rupture de l’alizé de Nord Est sur l'archipel, grandement perturbé par l’alanguissement sur zone d’un vaste anticyclone, a non seulement favorisé les regroupements, mais éparpillé la flotte au gré des choix de route parfois radicaux suivis par les duos pour traverser l’Atlantique. En résulte ce matin encore l’étonnante désagrégation de la flotte entre le coeur de l’archipel et son Sud où les duos se lancent, certains avec une franche détermination, à la recherche de vents plus soutenus, quitte à rallonger une route pourtant déjà interminable. Les classements s’en trouvent chamboulés et les écarts ont explosé, à l’image du débours enregistré ce matin par le troisième, Volvo (Gerckens - Hantzperg) pointé à 53 milles du leader du moment, Redman (Carpentier - Santurde) qu’il devançait pourtant voici seulement 36 heures. De route directe, plus ou peu de personnes ne parlent ce matin, à part le duo Mourruau-Fantini de Guidi, tout à la jubilation d’une belle deuxième place, ou Ducroz-Sineau (Crosscall) eux aussi totalement relancés par ce charivari Cap Verdien.

Toujours leaders malgré l’énorme pression exercée de tous bords par la concurrence, le duo Franco-Espagnol Antoine Carpentier - Pablo Santurde (Redman) a fait le choix de la tactique de course plutôt que la stratégie de route : « On a réfléchi et on s’est dit qu’on allait plutôt se mettre entre le paquet qui arrive du Nord et l’arrivée, c’est plutôt un placement de marquage de flotte que de choix stratégique. Bien malin celui qui peut dire quelle route va payer le plus… » expliquait avec un certain fatalisme le skipper de Redman. Les fichiers météos, si souvent imprécis en cette partie du monde, dans leurs indications d’angle et de puissance de vent, incitent pourtant la majorité des Class40 à piquer au Sud, sur une improbable route en direction de l’équateur et en approche du pot au Noir. Un comble pour une flotte sensée faire route directe cap à l’Ouest, dans l’alizé et vers les Antilles. Mais l’alizé tarde à se reconstituer et les perspectives à court terme ne sont guère euphorisantes pour des duos bien entamés par 14 jours d’une course intense, à forts rebondissements et casse-têtes météos. Avec plus de 2 000 miles encore à parcourir, les rêves de longues cavalcades au portant dans l’alizé s’éloignent et Carpentier évoquait même ce matin des épisodes de près à venir! 
Toujours étalée sur un peu plus de 700 milles en latitude, entre Redman en tête et Terre Exotique (Guiguen-Pinson) qui ferme la marche, la flotte connait aujourd’hui une certaine compression de ses différents gruppettos, les retardataires voyant clairement en ce franchissement de l’archipel moyen de revenir au contact, comme pourraient en attester le tandem Jean Galfione - Eric Péron (Serenis Consulting) qui glisse ce matin sous l’île de Maio en 21ème position. Pour tout ces protagonistes, les choix de route draconiens à l’Ouest ou au Sud constituent d’inespérées chances de revenir, ou pas, au contact de l’avant garde.

Où l’on parle orques, rationnement et… pirates !
Seb Audigane - Entrepreneurs pour la planète
"Le bateau va bien sans parler de l'électronique, les orques ne nous ont pas encore mangés un safran et les pirates, ma foi, ils n'ont qu'à bien se tenir. Je fais le malin mais ce matin même, une espèce de gros zodiac trafiqué s'est détourné et a mis le cap sur nous, influant sa route au fur et à mesure de notre avancement.
Je le vis venir à deux ou trois milles et toute de suite pensais qu'il avait un comportement bizarre. Il s'approcha à moins d'un mille et suivit un peu timidement mais surement puis lachant les gaz il disparut au fur et à mesure confondu avec l'horizon et les vagues. Je ne serais pas étonné de le revoir surgir à la nuit mais malgré tout je pense qu'on pourrait le semer car Entrepreneurs pour la Planète a mis le turbo.  Nous marchons à douze-quinze noeuds dans les surfs. Comme tous bons compétiteurs, les vivres ont été calculées au plus juste mais pas au plus pire ce qui veut dire que nous aurons très faim et très soif en arrivant."

Ils ont dit :
Victor Jost - Exploring Tech for Good
"Demain on passera le Cap Vert sur la Transat Jacques Vabre ! C’est cette phrase qui peut sembler anodine mais qui petit à petit nous rappelle ce que l’on fait ! Ça semble a la fois tellement normal car on prépare ça depuis très longtemps et à la fois complètement énorme et démesuré. On va sûrement réaliser un peu plus en voyant ces îles après quelques jours sans voir la terre ! Et après ça sera la dernière ligne droite…. Cap vers la Martinique! 
Mise à part le futur, notre journée de vendredi 19 a commencé dans le petit temps, du tout petit temps était même prévu par les fichiers sur notre route ! Alors toute la nuit on a travaillé pour faire avancer le bateau du mieux possible ! On a eu un peu de chance car un petit filet d’air nous a accompagné toute la nuit. Maintenant on regarde vers l’avant et notre objectif est d’essayer de recoller à un nouveau groupe juste devant !"

Vicitan - Didier Le Vourch / Olivier Delrieu
"Tout va bien à bord. Nous sommes contents d'être au Cap Vert et d'empanner bientôt.
Contrairement à d'autres, nous avons pris BEAUCOUP de nourriture... Il nous reste même du frais (radis, carottes) et de la charcuterie (viande des grisons, beurre, jambon, etc.) et BEAUCOUP de chocolat !"

Stormtech - Melodie Schaffer
"Nous avons eu un jour et demi de vents forts de 18-25 nœuds. Ryan et moi n'avons pas fait de sieste pendant la journée pour vraiment pousser le bateau et faire des gains avec les bons vents.  Nous voulions aussi économiser de l'énergie, car nous avons toujours des problèmes avec la production d'énergie, donc nous ne voulions pas que l'autohelm soit trop allumé car c'est la plus grande consommation d'énergie. Tenir la barre d'un bateau et garder le contrôle pendant que vous surfez sur les vagues, c'est très amusant mais cela demande une attention totale.  Nous avons tous les deux des ampoules sur l'une de nos mains à cause des nombreuses heures passées à la barre. Nous avons eu l'occasion de faire une sieste pendant un jour de repos, ce qui fait toute la différence.  L'hydrogénérateur coopère aujourd'hui, donc il produit de l'énergie pour nous, ce qui est génial. Au moment où j'écris ces lignes, nous nous déplaçons à nouveau à une vitesse raisonnable.  Dans les deux prochains jours, nous contournerons les îles du Cap-Vert."

Redman - Antoine Carpentier
"Un jour de plus sous les nuages ! On rage de ne pas avoir de soleil ! Pas de soleil, pas ou peu de charge grâce aux panneaux solaires, pas de charges, pas d'électronique, pas d'électronique, beaucoup de barre, beaucoup de barre grosse dépense énergétique et non on n'a pas beaucoup de nourriture. Du coup, ça se transforme en fatigue physique mais aussi mentale ! Bref c'est pas la fête ! Bon, la roue va bien finir par tourner un peu... 
On devrait être sorti des dévents de la dernière île du Cap Vert dans la nuit, après on pensait que ça allait être plus simple mais les derniers fichiers chargés nous font faire du près à un moment, oui du près ! Il y a même un virement de bord ! C'est à en perdre son latin, on descent tellement Sud qu'on se retrouve dans le Pot au Noir ! On a vu nos premières sargasses et ça c'est pas bon signe, c'est le début des galères !" 

Calliste Antoine - Croatia full of life
"Compliqué le passage du Cap Vert, une flotte dispersée avec beaucoup d'options potentielles, pas le même vent que Project Rescue Ocean pourtant passé au même endroit 30mn avant nous. Très gris dans l'ensemble. Petite fête de mi-parcours, kalva (calva Karver), chocolat, poire en conserve, repas de luxe ! (prochaine fête pour l'anniversaire d'Ivica). il fait très chaud et humide, plus possible de dormir en intérieur en journée." 

Antoine Magré - E Leclerc - Ville-La-Grand
"Journée assez productive à bord de E.Leclerc VLG avec maintenant moins de 200 nm jusqu'à l'ile de Sal et à la vitesse du moment (entre 11-12nds avec des pointes a 15-16), on devrait arriver au waypoint en milieu de journeée demain ! (aujourd'hui .NDLR)). Ce qui est aussi bien c'est que l'alizé a repris et donc ca parait prometteur pour la suite, meme si comme pour la Mini, il va sûrement falloir partir très sud pour garder du vent."

David Sineau - Crosscall
"Passage aux Îles du Cap Vert. On se bat avec Aurelien Ducroz pour rester dans le match malgré nos avaries de spi. Et du match, il n’en manque pas tant la météo de cette Transat Jacques Vabre est compliquée… et lente ! 
On commence à regarder les réserves d’eau de nourriture et d’énergie, ça devrait aller, mais sans rab du tout!"

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