Class40
Tours du Monde
Sélection RDR 2022
  • 1
    Redman (FRA 161)
    Redman (FRA 161)
    A. Carpentier
  • 2
    Lamotte Module Création (FRA153)
    Lamotte Module Création (FRA153)
    L. Berry
  • 3
    Banque du Leman (FRA 159)
    Banque du Leman (FRA 159)
    V. Gautier / S. Koster
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TJVNLH, J+14 : GO West !

© Guidi
© Guidi

Entame du 15ème jour de course pour les 75 équipages, toutes classes confondues, encore en route pour la Martinique. La flotte des 43 Class40, au terme d'une longue descente plein Sud en direction de l'archipel du Cap Vert, vient seulement de mettre le clignotant à droite et d'entamer, cap à l'Ouest, la traversée des 1 900 miles d'Atlantique qui la sépare de Fort de France. 

La flotte, ou tout au moins plus d'une trentaine de ses unités environ, s'est éparpillée au passage de la marque de l'île de Sal au Cap Vert. Si le duo Franco Martiniquais Jean -Edouard Criquioche - Eric Baray (Groupe G2C La Martinique), en 31ème position, profite encore de l'alizé pour choisir la meilleure voie de passage, ils sont déjà un certain nombre à l'arrière de la flotte, Stormtech (Barkley - Schaffer), UP SAILING (Ursault-Poupon - Virat) ou Polka Dot (Mehran - Owen) à se faire happer par les calmes désespérants qui s'alanguissent en travers de l'Atlantique, là où traditionnellement souffle un alizé puissant de Nord Est. Les leaders, mais aussi le gros du peloton désormais orienté plein Ouest, toujours emmenés ce matin par le tandem Carpentier - Santurde (Redman) sont allés loin dans le Sud chercher de la pression. Emmanuel Le Roch et Pierre Quiroga (Edenred) tutoient ainsi les 10° de latitude Nord, là où  commencent à sévir les prémices du pot au Noir !

Redman continue d'avancer en défricheur de la transat. Il progresse sur le fil ténu du rasoir, aiguillonné en son tableau arrière par Jonas Gerckens et Benoit Hantzperg (Volvo), mais aussi à son vent par le surprenant troisième Guidi, au tandem Mourruau-Fantini, serré de près par deux sérieux clients, Crosscall (Ducroz - Sineau) et Croatia Full of life (Kostelic - Antoine), et sous son vent par les ténors de la classe, Banque du Léman (Koster - Gautier) et Project Rescue Ocean (Tréhin - Denis). Et que dire alors de l'immense investissement au Sud réalisé ces dernières 48 heures par Edenred ? Pointé 15ème à 75 milles du leader en distance au but, il est ce matin avec  La Manche #EvidenceNautique, l'un des plus rapide de la flotte, seulement décalé de 45 milles en latéral Ouest Est par rapport à la tête de course. On le voit clairement, à moins de 2 000 miles de l'arrivée, la bataille fait rage à tous les étages, exacerbée pour beaucoup par la crainte du rationnement en vivres et en énergie, mais aussi par l'espoir de voir enfin l'alizé regonfler devant les étraves, et procurer aux vaillants Class40 les belles journées de surfs sur la houle qu'ils sont venus chercher.

Des nouvelles de Kito : en approche de Madère
"On a fait le bouchon pendant 24h. Pas un souffle d’air et de la houle. Dur pour les nerfs, déjà soumis à rude épreuve depuis 2 semaines.
Mais, depuis quelques heures, nous avons retrouvé du vent venant du sud, pas très fort ni très régulier mais du coup on a l’impression d’aller super vite. Il fait bon sur le pont, la lune est pleine. On essaie d’imaginer la meilleure route pour atteindre Gibraltar. Ce n’est pas simple avec notre handicap à l’avant… Cette route devrait nous situer pas loin de Madère dimanche, ce qui nous laissera une possibilité de pit-stop au cas où les prévisions météo devenaient plus défavorables. Car elles sont plutôt bonnes pendant les 5 jours prochains et donc il n’y a pas de raison de ne pas en profiter, si ce n’est qu’un petit break nous ferait le plus grand bien. On verra selon l’humeur…"

Ils ont dit :
Nicolas Lemarchand - Thimoté Polet - Entraide Marine.
"Quelle Transat Jacques Vabre exceptionnelle ! Malgré le fait qu'elle soit exceptionnellement longue, elle reste exceptionnellement intéressante et riche en leçons. Nous sommes toujours hyper contents d'être ici. Nous oscillons entre les molles, un vrai Tetris mais c'est sympa.Nous avons calculé la nourriture et l'eau, nous n’avons pas le droit à l'erreur, le timing est parfait."

Thibaut Lefevere - Free Dom
"Nous devrions avoir un semblant alizée Nord Est plus soutenu que les bateaux devant, ce qui nous permettrait de faire de la route directe au début alors qu'ils ont du plonger au SUD pour toucher du vent et donc allonger leur route. Avec un peu de chance cette transat nous réserve des opportunités d'aller chatouiller leurs étraves de nouveau. Nous devons aussi rester vigilant et contenir les bateaux qui nous poursuivent et qui ne nous ferons pas de cadeaux. La transat risque d'être longue car peu de vent au milieu il faudra trouver le bon chemin.On prévoit d'arriver vers le 2-3 décembre soit 26 jours en mer. On est loin des 18 annoncés avant le départ. Nous avons 24 jours de nourriture et d'eau."

Marie Riou - La Boulangère Bio
"Petites galères. Nous avons notamment tapé quelques chose qui a fait sauter le safran tribord. Heureusement c'est le "fusible", un bout facile à changer qui a cassé, la pelle de safran et tout le système associé sont intacts. Nous avons seulement ralenti le bateau, le temps de réparer le bout cassé. A bord tout se passe à merveille. Aujourd'hui nous avons pris le temps de faire le point sur les quantités de gasoil et de nourriture et nos étions satisfaites de constater que nous ne manquerons de rien jusqu'à l'arrivée (sauf d'un peu de chocolat... l'angoisse !).Nous évoluons dans le groupe de tête, c'est sympa et nos concurrents sont redoutables, ils ne lâchent pas un mètre. En parallèle, une nouvelle bataille à commencé : celle des algues. Nous avons été bien embêtées par le sujet aujourd'hui et cela ne devrait pas s'arranger sur la route."

Morgane Ursault-Poupon - UP SAILING Unis pour la planète
"J14 Les jours et les nuits se suivent... En ce moment, c'est une magnifique pleine lune qui nous accompagne. C'est un festival de couleurs et d'ambiances, chaque soir et chaque matin invariablement... Et puis ce qui est super, c'est que la lumière de la lune éclaire si bien la nuit que nous n'avons pas besoin des frontales pour barrer. Le rythme est routinier. On fait des quarts de 2 heures la nuit, parce que la fatigue y est plus pénible que le jour : une qui barre, l'autre qui dort. On s'échange quelques commentaires sur les conditions puis on alterne sans traîner. La journée, les quarts sont un peu plus longs en fonction de notre état et de ce que nous avons à faire à côté : il y a les heures devant l'ordi à tenter d'extraire un fichier météo de cette satanée connexion satellite qui est bien susceptible... puis on lance des routages et on peaufine la trajectoire. Il y a les manoeuvres de voiles, autour desquelles on cale les siestes. Il n'y a pour l'instant pas trop de réparations, le bateau va super bien (bon, on ne revient pas sur cette histoire de spi... Il y a aussi les repas (ha ha ha, faut-il vraiment en parler ?) que l'on prend généralement entre-deux, pas vraiment besoin d'un grand cérémonial pour mettre de l'eau chaude sur un énième lyophilisé... Et puis parfois, il y a une petite toilette à base de lingettes, le grand luxe !"

Pierre Louis Attwell -Vogue avec un Crohn
"Les dernières 24 heures ont été plutôt productives pour Vogue avec un Crohn. Globalement on s'en sort pas trop mal même si rien n'est joué et qu'il faudra attendre d'être bien dégagé des iles pour savoir si notre stratégie s'avère payante. La bonne nouvelle du jour c'est que nous avons "mis le clignotant à droite", c'est à dire qu'on ne fait plus de sud mais de l'ouest pour rejoindre la Martinique. Dans les fait ce n'est pas significatif de grand chose mais mentalement ça fait du bien !"

Enguerrand Granoux - Exploring Tech for good
"Ça y est, on a passé l’île de Sal du Cap Vert ! C’est parti pour la grande traversée, clignotant à droite, let's go to Martinique ! Ce matin un petit poisson volant s’était endormi trop longtemps sur le pont il n’avais pas l’air en grande forme. On la relâché parmi les siens et donc on a eu droit à un ballet de remerciement toute la journée par ses confrères ! Aujourd’hui fait très marquant aura été la chaleur. Ça y est on est bien dedans, ici il fait très chaud, désormais pour ne pas finir comme le poisson, notre objectif est de trouver de la fraîcheur à bord. Fini les cires et les bottes, on découvre la navigation en maillot de bain - t-shirt. Prochaine île sera la Martinique!"

Anna Beaugé - Milai
"Il fait tres chaud, et heureusement, l'empannage en tribord nous permis d'être à l'ombre des voiles. Nous amorçons notre route vers l'ouest, dans du vent qui a faiblit en deuxième partie d'après midi, il va surement falloir faire de l'ouest, un peu de sud, de l'ouest et re un peu de sud, et ce pendant un bon millier de milles ! Canne à algues cassée puis réparée aujourdhhui et validation de la méthode de passage corde a noeud pour libérer la quille des sargasses... essentiel."

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