Class40
Tours du Monde
Sélection RDR 2022
  • 1
    Redman (FRA 161)
    Redman (FRA 161)
    A. Carpentier
  • 2
    Banque du Leman (FRA 159)
    Banque du Leman (FRA 159)
    V. Gautier / S. Koster
  • 3
    Lamotte Module Création (FRA153)
    Lamotte Module Création (FRA153)
    L. Berry
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TJVNLH, J+19 : Routes de convergence

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Au terme du 19ème jour de course dans la Transat Jacques Vabre, les routes des leaders de la Class40 viennent croiser celles des monocoques de la Classe Imoca. Ces voiliers de 18,28 m de long, dont le parcours passait par l’île Brésilienne de Fernando de Noronha au large de Recife, rejoignent la Martinique en longeant les côtes du Nordeste Brésilien, de la Guyane et du Venezuela. Les Class40 avaient quant à eux, pour marque de passage, l’archipel du Cap Vert. L’extraordinaire étendue en latitude comme en longitude de zones de hautes pressions déventées a conduit ces monocoques de 12,19 m à mettre constamment plus de Sud dans leur route, au point aujourd’hui de converger avec les Imocas, à près de 400 milles de l’orthodromie, la route la plus courte à la surface du globe terrestre entre deux points. 

Mais alors que les Imoca glissent quasiment sur un seul bord tribord, les Class40 venus du Nord continuent leur approche « en escalier », multipliant les empannages dans un alizé bien calé à l’Est, avec un coup sur deux, un bord désespérément pénalisant en gain sur la route directe. Antoine Carpentier et Pablo Santurde sont, depuis leur franchissement en tête vendredi dernier de la marque de Sal au Cap Vert, passés experts en la matière. A 890 milles d’une arrivée qui pourrait être jugée dès lundi ou mardi prochain, les hommes du Mach 40.4 Redman semblent donner le tempo à la meute de leurs poursuivants, parfaitement en maîtrise dans leur rôle d’ouvreur de voie vers la Martinique.

Mais en plongeant radicalement hier plein sud, souvent à 90° de la route vers la Martinique, Antoine Carpentier et Pablo Santurde ont dégagé la voie vers l’arc Antillais et ne sont plus en situation de contrôle comme ils l’étaient ces derniers jours depuis le passage au Cap Vert. Les Havrais Cédric Chateau et Jérémie Mion (Seafrigo Sogestran), revenus avec beaucoup de subtilité aux avant postes, sont les premiers à s’engouffrer dan la brèche. Leur duel quasi bord à bord avec le Mach 40.4 Banque du Léman du duo helvétique Valentin Gautier-Simon Koster va servir d’aiguillon à ces deux bateaux de dernière génération en capacité de donner du fil à retordre au leader. Ils sont ce matin les plus rapides de toute la flotte. Mais à moins de 900 milles de l’arrivée, c’est toute la tête de course qui est ce matin en révolution, sus au leader historique de la course, Redman. Alex Tréhin et Frédéric Denis (project Rescue Ocean) mènent aussi la révolte sur une route encore plus radicale au vent de toute la flotte. Cette dernière implose quelque peu ce matin sous les coups de boutoir de tant de protagonistes bien décidés à jouer crânement leurs chances dans ce début de sprint final . Dans le sillage de Serenis Consulting du duo Galfione - Péron, bien revenu en 14ème position ce matin, Guidi (Mourruau - Fantini), Croatia Full of life (Kostelic - Antoine) et Milai (Masa - Beaugé), cravachent pour se mêler à la lutte finale ! Ce sont ainsi pas moins de 17 Class40 qui n’ont toujours pas abdiqué dans la lutte pour les accessits ! C’est bien entendu l’alizé, toujours aussi instable en direction comme en force qui va arbitrer les débats appelés à durer au moins jusqu’à mardi prochain. Les choix de route qui semblent se décider ce week end vont déterminer l’issue de cette palpitante et longue Transat Jacques vabre 2021.

La flotte des 43 Class40 en course s’étale désormais sur plus de 1 000 milles entre les leaders et le duo Guiguen - Pinson (Terre Exotique) bien entré en Atlantique depuis hier.

Les Fun facts de Vic et Enguerrand
⁃ on oublie la réparation des lunettes c’était un fiasco 
⁃ Sargasse si tu changes 3 lettres et que t’en rajoute 18 ça fait : « putain d’algues de merde, j’espère que le mec devant en a plein la quille !!! »... coïncidence ? Je ne pense pas 
⁃ une contrepèterie qu’on nous a glissé dans un mot sur laquelle on bloque depuis quelques jours (merci Freddy), vous l’avez vous ? « Il était si maigre qu’il n’avait qu’une rayure à son pyjama »
⁃ notre pilote auto couine toujours... sauf quand on s’assoit à côté de la barre... peut être qu’il a besoin de quelqu’un pour parler un peu
⁃ On a l’impression d’être bientôt arrivés alors qu’il nous reste à faire plus de miles que n’en faisait notre première course (Normandy Channel race)
⁃ Notre GoPro bug 
⁃ JEUX CONCOURS : on appelle par satellite celui ou celle qui arrive à prévoir le mieux combien de litre d’eau douce il nous restera à la date du 28 novembre 12H TU 
⁃ Le numéro de notre téléphone satellite commence par +88, ça fait peur aux gens qui ne le savent pas donc la plupart du temps lorsque l’on appelle quelqu’un à terre, il ne répond pas!!
⁃ Plaisir coupable : on a fait (pas en même temps) des quarts de nuit cul nu. C’est très sympa
⁃ Question du jour : Est ce que vous avez les noms ou numeros des bateaux qu'on a le plus envie de doubler ? (tous evidement mais faut bien commencer quelque part) 

Crédit Mutuel ralenti
Le Class40 Crédit Mutuel de Ian LIpinksi et Julien Pulvé a percuté un Ofni à 23h15 heure française mercredi. La quille est endommagée. Les deux hommes vont bien mais vont être obligés de rallier la Martinique à vitesse réduite. Ils étaient dans le peloton de tête avant cet accident.

Ils ont dit :

Antoine Carpentier - Redman
"Encore une nuit en mer. Une nuit magique, loin de tout et si proche de la nature... le vent est doux, pas trop fort malheureusement, aux alentours de 12/13 noeuds de vents, de direction variable Est-Nord Est. La mer est toujours aussi calme, à peine 2 mètres de houle. Les étoiles brillent en attendant que la lune ne se lève... Nous sommes dans la dernière nuit où l'on peut effectuer un placement stratégique sur les concurrents et eux sur nous..ons sur le bord final, ce sera alors une course de vitesse jusqu'à la Martinique, durant trois jours sur le même bord. A ce moment, les distances sur la carto seront normalement plus stables et indiqueront vraiment le classement vu que tout le monde sera sur le même bord ..."

Manu Le Roch - Edenred
"Le vent revenu et les Red boys retrouvent le sourire ! Une journée à barrer, à slalomer entres les surfs, les sargasses à éviter... musique à fond, le plaisir est là ! En ce moment on écoute fives minutes Her, after hours The Weekend, Maria kerala Dust ou encore I like the party Disko Junkie ! Ce sont les petits coups de cœur du moment ! Sensations hyper agréable de surfer suivre la vague, un régal ! Ca n'a pas été souvent le cas sur cette longue transat alors il faut profiter !le compteur des milles a bien défilé et on est maintenant sous la barre des 1000 miles de l'arrivée prévue lundi! "

Stan Thuret - Everial
« Je viens de battre mon record de temps passé en mer. On attaque le 19ème jour et jusqu’à présent j’avais passé 18 jours lors de la Mini. Les routages donnent 4 jours et 15 heures jusqu’à l’arrivée."

Frans Budel - SEC Hayai
"On a 12 à 16 noeuds de vent dans l'alizé. Le ciel est clair, la lune pleine et peu de vagues. Nous demeurons au Sud pour avoir un peu de marge si le vent prend plus d'Est. La lune se lève de plus en plus tard, et semble aussi de plus en plus petite, nous éclairant moins la nuit. Peu de nuages, donc splendide ciel étoilé."

Calliste Antoine - Croatia full of life
"Nos provisions se font rares mais nous tenons le coup, le rationnement qui nous est imposé se ressent déjà sur nos corps amaigris. Nous avançons toujours dans la bonne direction, les conditions climatiques extrêmes de cet environnement hostile sont  très dures à supporter, particulièrement autour de midi où il n'y a pas le moindre abri à l'ombre en extérieur, les heures à la barre commencent à laisser des séquelles sur nos corps fatigués. Cette vermine de sargasse n'en finie pas de nous mener la vie dur, des bancs de plusieurs mètres s'étendants à perte de vue. Toute la matinée, 3 marches arrière, un décrassage en apnée et on a arrêté de compter après 63 nettoyage de safrans en moins de 3 heures, pas le choix si on veut échapper à nos poursuivants Ivica, le méditerranéen, m'a confié que même en Adriatique la chaleur n'était pas aussi prenante "C'est pas ma mer" a't il rajouté."

Maxime Cauwe - Avanade
Tout va bien à bord d'Avanade ! Il fait beau et chaud ! Trop beau et trop chaud parfois. C'est de plus en plus dur de tenir la cadence des bateaux récents tout autour mais on s'accroche. C'est la dernière ligne droite et on donne tout : soit tu barres, soit tu dors ! On a commencé à compter les bidons d'eau. Ca devrait le faire mais il n y a rien de trop."

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