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Tours du Monde
Sélection RDR 2022
  • 1
    Quéguiner - Innoveo (#176)
    Quéguiner - Innoveo (#176)
    C. Douguet
  • 2
    Groupe SNEF (#178)
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    X. Macaire
  • 3
    Redman (#161)
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    A. Carpentier
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Yoann Richomme (Paprec Arkea), vainqueur de la Route du Rhum destination Guadeloupe

"dur, ingrat mais génial !"

© Alexis Courcoux / #RDR2022
© Alexis Courcoux / #RDR2022

Le vainqueur a laissé exploser sa joie à l’arrivée à Pointe-à-Pitre. Malgré la fatigue, le double lauréat a fait preuve d’une lucidité confondante en évoquant le tempo de la course, l’engagement de la flotte et cette aventure à valeur de rampe de lancement avant la mise à l’eau de l’IMOCA Paprec Arkéa au début de l’année prochaine.

Le sentiment général à l’arrivée. « Il y a beaucoup de fierté. Je pensais vraiment que le doublé était dur à aller chercher. Il faut réunir tellement d’ingrédients, tellement de petits détails pour y arriver. J’étais confiant sur la capacité à faire un bon résultat mais l’emporter, je pensais que ça allait être un autre dossier. En plus, étant donné que je me suis tiré une balle dans le pied d’entrée, qui m’a coûté 4 heures de pénalité, ce n’était pas bien parti. Il y a donc beaucoup de fierté à l’arrivée. C’est notre première régate avec l’équipe Paprec Arkéa, c’était notre challenge. On n’était pas obligé de faire cette aventure, on aurait pu rester tranquillement à préparer notre IMOCA. Nous voulions passer l’année du mieux possible, préparer bien la suite et on l’a fait. Je suis hyper fier et très heureux »

Le scénario. « La course s’est bien déroulée. J’étais vraiment dans le domaine que j’aime bien, de gestion de la météo un peu bourrin avec la succession de fronts qui ont été très violents, avec beaucoup de casses et d’ abandons. À chaque minute de la régate, je me suis dit : « je vais casser le bateau, je ne vais pas terminer », même avec 100 milles d’avance. Même là, entre les Saintes et la Guadeloupe, on a pris un grain fort et je me suis dis “c’est pas possible, je vais pas casser le bateau ici !”

La dureté de la course. “C’était vraiment dur. J’ai l’impression d’avoir des acouphènes dans les oreilles, je n’ai pas pris de casque anti-bruit assez fort. C’était dur et honnêtement, j’ai même dû freiner le bateau parfois, notamment à l’approche des fronts. Le bateau était infernal. Je ne sais pas comment c’est en IMOCA mais là, c’est vraiment ingrat, dur. Mais c’est une régate géniale avec un engagement de la part de tout le monde qui est très élevé.”

Corentin et Ambrogio, ses deux rivaux. « Corentin (Douguet, Queguiner - Innoveo) a mis un niveau de dingue, malgré ses problèmes d’énergie. J’ai cru qu’il allait s’arrêter quatre fois mais il a continué. Ambrogio (Beccaria, Allagrande Pirelli) a mis une pression de dingue à la fin, il revenait comme un avion. Quand on voit son âge, le projet qu’il a mené pour être là, on sait qu’il va nous embêter pendant quelques années encore ! Je pense que le plateau était encore plus relevé qu’il y a quatre ans. »

Sa ‘remontada’. « Je n’ai pas tant suivi le classement. J’ai fait ma course, j’ai vu qu’à chaque passage de front je faisais des gains considérables parce que j’étais prêt à faire des changements de bord avant les autres. Donc il y avait plus de maîtrise je pense parce que j’avais vécu plus de transats comme ça. Elle ressemblait beaucoup à 2018. En fait, je ne me suis jamais mis à regarder le classement, hormis la distance au premier. J’étais dans ma course et je ne regardais pas le reste.

Les alizés. « Au début, c’était super avec un premier bord sous gennaker pendant deux jours. C’était comme dans les livres, ça bombardait. J’ai dû faire plusieurs heures à 18 nœuds. Derrière, ça a été sauvage. On se tapait dix minutes de surf et d’un seul coup, ça sautait, le bateau retombait, il fallait le ralentir parce qu’il partait trop vite et atteignait 23, 25 nœuds. Je me disais que j’allais me satelliser dans le bateau. C’était surprenant et pas agréable pour le coup. Les deux derniers jours, j’ai un peu coupé. J’étais un peu comme un sanglier qui comatait au fond de son bateau. Ce n’est pas la vision parfaite de la régate mais j’imagine qu’il faut savoir passer par là !”

Source: OC Sport Pen Duick

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