Class40
Tours du Monde
Sélection RDR 2022
  • 1
    Sogestran Seafrigo (FRA 197)
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    G. Pirouelle
  • 2
    Sign for Com (GER 189)
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    M. Fink
  • 3
    TQuila (IRL 159)
    TQuila (IRL 159)
    A. Richardson
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Défi Atlantique, à J-4, un village départ et des entrainements

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Alors qu’un certain nombre de concurrents du Défi Atlantique procède, en mer, aux derniers ajustements en perspective du grand départ vers les Açores programmé devant Pointe-à-Pître, samedi prochain à 11 heures, les festivités et animations mises en place par la Région Guadeloupe battent leur plein à terre, sur le village de la course établi le long de la Darse. C’est à 17 heures, que Monsieur Camille Pélage, Vice-Président de la collectivité régionale, a inauguré un village de course résolument placé sous le signe de la transition écologique. Ateliers, Master Class, mais aussi échanges entre le public et des marins de plus en plus éco-responsables, vont scander la belle semaine Guadeloupéenne des Class40.

Une course transatlantique à la voile comme modèle de transition écologique

La Région Guadeloupe s’est engagée depuis 2016 dans la mise en place d’un nouveau modèle politique largement axé sur le développement de l’économie bleue. Ce modèle intégré prend appui sur de nombreuses thématiques, notamment sur l’organisation de courses transatlantiques à la voile pour lesquelles l’engouement croissant génère des retombées économiques positives. Le projet d’organisation du Défi Atlantique Guadeloupe / Horta / La Rochelle 2023 s’inscrit dans cette logique.

Une course pour amplifier les prises de conscience

Afin de permettre une mise en lumière globale de l’archipel et ainsi valoriser son patrimoine culturel et son potentiel touristique, les bateaux s’élanceront vers la Basse-Terre afin de contourner les Îles des Saintes, puis remonteront vers Marie-Galante et la Désirade et enfin rallieront le nord vers l’Atlantique.
Dans un contexte de crise sanitaire exacerbée par la pollution du milieu marin à la chlordécone, par la dégradation régulière des eaux de baignade due notamment à la vétusté des stations d’épuration, par les échouements répétés d’algues sargasses dont le bloom est attribué à l’enrichissement en nitrates des eaux du fleuve Amazone, par le blanchiment des coraux et la raréfaction des ressources côtières entrainant notamment des restrictions de pêche, les Guadeloupéens attendent la mise en place de politiques de développement durables, respectueuses des ressources et de l’environnement marin.
Le Défi Atlantique s’inscrit dans cette logique en évitant un retour en cargo pour au moins treize bateaux ayant participé à la Route de Rhum. Ce qui diminue leur empreinte écologique.

Rencontre avec trois marins au départ de la 2e édition du Défi Atlantique

Didier Le Vourch – Vicitan
Mach 40 - N° 134 - 23ème de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe
« C’est une superbe course. Partir de Guadeloupe vers l’Europe via une superbe escale aux Açores est une très belle occasion de ramener les bateaux de la Route du Rhum, dans ce sens Ouest-Est qui est la seule transat dans ce sens avec Québec-St Malo. On aura une remontée des alizés au près, pour aller chercher les dépressions vers les Açores. On aime faire les transats d’Est en Ouest pour aller vers le soleil. Là, nous rentrons à la maison et c’est aussi un grand plaisir pour les marins.
L’équipage est avant tout sympa, c’est même le maitre mot du bord. On cherche à se faire plaisir avec Olivier Delrieu, le propriétaire du bateau et François Guiffant, un gars très performant.
On est bien amariné depuis la Caribean 600 où on a terminé 9ème. On a bien peaufiné nos réglages. On retrouve comme sur le Rhum les mêmes proportions de bateaux récents, scows, et des « pointus » comme le nôtre, de 2014 et avant. Il y aura deux courses dans la course.
Le parcours au près pourrait nous avantager. Il y a moins d’écart entre nos bateaux et les scows à ces allures face au vent. On jouera là-dessus.
Je suis amoureux des Açores, des îles où on trouve la joie de vivre, un climat très diversifié… J’adore y faire escale. Il y a un parfum particulier. On sent qu’on est au milieu de nulle part. Les Açores se méritent. Ses sommets volcaniques très verdoyants sont un point de vue unique pour le marin.
L’archipel est en soi une vraie difficulté pour les navigateurs. On y trouve des dépressions et ce fameux anticyclone. S’y approcher est techniquement difficile, avec des dévents et des accélérations…Ca se mérite.
Il peut y avoir des opportunités pour les bateaux d’ancienne génération. S’il y a une ouverture, il faudra la prendre.
Nous partons à trois. Quatre serait trop car nos bateaux sont exigus. Trois est un bon compromis. Deux, ça marche aussi. L’analyse météo sera collégiale. Tout le monde y trouvera son compte. »

Raphael Auffret - Dopamine Sailing Team

Mach 40 N° 104 - 33ème de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe
« Je prends au débotté le rôle de skipper sur un bateau que je connais bien, avec déjà une Transat Jacques Vabre. La femme de Florian Gueguen, le skipper, attend un heureux événement. Je serai accompagné de deux Rochelais que je connais bien. Ce sont des professionnels du nautisme. Thomas Racoupeau est voilier, Vianney Guilbaud vend des mâts. On est du même milieu. On est des compétiteurs, Mini, 4.70, IRC… Le bateau n’est pas de dernière génération mais on va faire de notre mieux et nous battre comme des compétiteurs.
On s’attend à beaucoup de près, vents de face. Ce sera une belle expérience. Ce sera ma première fois aux Açores. Une découverte !
Cela fait près de 5 ans que je côtoie la Class40. Les bateaux sont supers. La Classe est compétitive, très conviviale. J’aspire à naviguer davantage encore. Le bateau est demeuré à Pointe-à-Pitre après le Rhum. On le bichonne pour le Défi. On est quasiment prêt à traverser l’Atlantique. »

Jean-Baptiste Daramy - Chocolat Pariès – Screb

Plan Botin N° 123 - 22ème de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe
« Ce Défi est une bonne idée. C’est mieux que de mettre un bateau sur un cargo. On est ravi de continuer à naviguer sur ce joli bateau. L’escale aux Açores est sympa. La course est complexe météorologiquement. L’idéal serait de prendre une dépression venue des Etats-Unis pour glisser au portant. Si l’anticyclone est présent, ce sera du près.Notre bateau est suffisamment polyvalent pour s’adapter à toutes les allures. On est heureux au près, mais on aime glisser au portant. Je pars avec Ludovic Méchin, mon adversaire de la Mini 2015. Il m’avait battu. Il a beaucoup navigué en Class40. Il est spécialiste des transats dans ce sens, contrairement à moi.
Nous serons donc deux sur la première étape, et ma femme nous rejoindra à Horta pour la seconde étape, car elle a beaucoup travaillé et m’a beaucoup aidé pendant la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Si nous partons à deux, on est très complémentaire avec Ludo. J’arrive en fin de cycle en Class40. J’aspire à autre chose après cette course même si je reste un amateur éclairé mais avec un vrai esprit de compétition !»

Source / GPO

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