Class40
Tours du Monde
Sélection RDR 2022
  • 1
    Sogestran Seafrigo (FRA 197)
    Sogestran Seafrigo (FRA 197)
    G. Pirouelle
  • 2
    Sign for Com (GER 189)
    Sign for Com (GER 189)
    M. Fink
  • 3
    TQuila (IRL 159)
    TQuila (IRL 159)
    A. Richardson
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Défi Atlantique, départ de la 2nde étape

© P. Garenne / GPO
© P. Garenne / GPO

C’est donc la flotte au complet de cette seconde édition du Défi Atlantique 2023 qui s’est élancée à 15 heures (françaises) précises depuis la jetée du port d’Horta, en direction de La Rochelle en Charente-Maritime. 1 300 milles d’un parcours particulièrement alambiqué attend les 13 équipages en lice. Les enjeux sont clairs pour les trois leaders du classement actuel, Crédit Mutuel (Ian Lipinski), Ambrogio Beccaria (Alla Grande Pirelli) et Alberto Bona (IBSA), tous en mesure de l’emporter au classement général qui cumulera les temps de course des deux étapes. Les déçus du parcours entre Pointe-à-Pitre et Horta auront bien entendu leur mot à dire, et la complexité de la météo attendue recèle autant d’espoir de se refaire du côté du duo Britannique Richardson - Thompson (Tquila), d’Axel Tréhin (Project Rescue Ocean) ou d’Erwan Le Draoulec (Everial). Difficile ce soir d’envisager un quelconque timing d’arrivée, tant les modèles météos divergent, et proposent un large éventail d’ETA (Estimated Time of Arrival) entre 4 jours et demi et… 7 jours.

Le bon départ de Mathieu Claveau

Conformément aux prévisions, le passage d’un front à la mi-journée, accompagné d’une petite bruine, a vu le vent de secteur Ouest s’installer sur la zone de départ mouillée en bordure même du port d’Horta. A 13 heures locales très précises, le Comité de course a libéré les 13 Class40, et c’est Mathieu Claveau (Prendre la Mer, Agir pour la forêt) qui lançait les débats tribord amure et sous grand spi vers la droite du plan d’eau et l’île de Pico. Seuls les Italiens de Alla Grande Pirelli (Ambrogio Beccaria, Alberto Riva et Gianluca Guelfi) tentaient leur chance vers Faial, prompts à renvoyer à leur tour en bâbord amure sous les falaises de l’île. Très vite, tous les Class40 mettaient cap au Nord, en bâbord amure cette fois et les réglages s’affinant, les vitesses venaient allégrement tutoyer les 13 et 14 noeuds sur la route.

Une route pavée d’incertitudes

C’est donc un départ des plus paisibles qu’ont pu prendre les 13 protagonistes, sur mer plate et alors qu’une jolie lumière perçait les nuages. Les Class40 glissaient avec aisance à plus de 13 noeuds aux allures portatives. Une entrée en matière que chacun appréciera, alors que 1 300 milles d’une route complexe s’étendent devant les étraves. Nul doute que dès à présent, chaque navigateur consulte avec avidité les écrans du bord, afin de préparer dès à présent les stratégies à mettre en place. Entre renforcement d’une dépression au Nord, alanguissement d’un anticyclone au sud, et de nombreuses cellules anticycloniques sur la route, la trajectoire à dessiner vers La Rochelle s’avère, au moment où les Class40 quittent l’accueillante Horta, des plus nébuleuses.

Christian Dumard, expert Météo : « Une course très tactique »

Le météorologue officiel du défi Atlantique a livré ce matin ses dernières analyses météos aux coureurs : « La course s’annonce très tactique, avec de nombreuses options de route possible. Il y aura du jeu et on risque de voir la flotte se scinder assez rapidement. Le départ se fera tout en douceur, après le passage du front en fin de matinée. 8 à 12 noeuds de vent de secteur Ouest sont attendus sur zone, accompagnés d’un peu de pluie. Le front se déplace lentement vers l’Est et les Class40 vont rester dans son sillage. Au Nord de la flotte une dépression se creuse à compter de mercredi, tandis que l’anticyclone des Açores remonte vers l’archipel. C’est dans les parages du cap Finisterre qu’à ce jour les modèles météos divergent offrant des scénarios très différents. »

Alberto Bona - IBSA

« On s’est bien reposé. On est prêt. L’étape va nous offrir des belles opportunités météos, des coups stratégiques. On est en position de gagner. On a envie de faire une belle étape. On pensera au classement général plus tard. S’il y a des opportunités, on sera joueurs. On attend du vent plus régulier que sur la première étape. Ce sera plus lissé en force. La situation sur le Golfe de Gascogne n’est pas très claire. On a eu une belle dépression d’Atlantique Nord sur la première étape, donc on sait à quoi s’attendre. On méritait mieux sur la première étape, on part avec un petit esprit revanchard, mais on va surtout se concentrer sur le quotidien. Bien faire mille après mille. Il y a une petite rivalité entre italiens, comme un esprit de derby. Mais il ne faudra pas rester obnubilé là-dessus, au risque d’oublier les autres adversaires. »

Antoine Carpentier - Crédit Mutuel

« Reste à gagner la deuxième étape! (Rires) Plus sérieusement, nous n’avons pas beaucoup d’avance sur le deuxième, ni le troisième. Dans notre tête, on remet les compteurs à zéro. Il faudra être devant pour nous éviter un peu de stress. On fera les calculs à l’arrivée. Les Italiens progressent très vite. Ils ne referont pas leur erreur de la première étape. Les modèles météos divergent au bout de quatre jours. On va tous suivre la même route sur les 4 premiers jours et c’est là qu’on verra des divergences. Mardi soir ou mercredi, on devra décider de notre fin de course. Crédit Mutuel est peut-être un peux mieux que les Italien au près. On aurait aimé plus de portant vmg. On redoute le vent medium car les autres démarrent plus vite que nous au planning. On est parti depuis plus d’un mois, et on sera content de revoir la famille. »

Florian Gueguen - Dopamine sailing team

« Je récupère mon bateau. Raphael Auffret a fait du très bon boulot sur la première étape. Le bateau est nickel. On part vers La Rochelle dans des conditions plutôt cool, un peu humides peut être. La course est courte, 1300 miles, mais on s’attend à toutes les allures, du près, du portant, du reaching. C’est donc très intéressant. J’embarque deux amis de Martinique, Jean-Yves Aglaé et Hervé Jean-Marie, qui se lancent dans la course au large et dans la Class40. Ce sera des conditions idéales pour eux, pour se mettre dans le bain de la course au large. On a déjà navigué ensemble. On va jouer avec les « pointus » de la même génération que notre Dopamine. »

Ambrogio Beccaria – Alla Grande Pirelli

« L’escale a été compliquée. On a travaillé jour et nuit a re-stratifié nos safrans. L’équipe a travaillé d’arrache-pied et je les remercie. On est content d’être encore en course. On n’envisage pas particulièrement de gagner l’étape, mais si on fait deuxième, on peut encore gagner le général. Il va y avoir beaucoup de choix de route, ce qui devrait ouvrir la course. On craignait le près, mais il y en aura peu. Il y aura des rebondissements c’est sûr. J’ai grand plaisir à retrouver La Rochelle. J’ai fait deux Mini Transats, dont une victoire. La Rochelle, c’est le début de ma carrière. J’y ai beaucoup de bons souvenirs. »

Source / GPO

 

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