Dhream Cup : La victoire pour Corentin Douguet
Alexis Courcoux
Au terme d'une course très intense, Corentin Douguet (SNSM Faites Un don) s'impose sur cette dixième édition de la Drheam Cup. Cette victoire, le lorientais l'a construite dés le départ, toujours aux avants postes, l'a dessinée hier au petit matin, en prenant la tête de la flotte au large de la Bretagne. Une avance qu'il réussit à conforter puis à défendre jusqu'à la ligne d'arrivée à Lorient. « Ce n’était pas facile au début, un peu dur au milieu et appliqué à la fin, a commenté le vainqueur. Je suis super content de gagner cette belle épreuve, la dernière en solo avant la Route du Rhum qui est quand même la raison d’être de nos projets, donc c’est très bien pour la confiance. J’ai bien bossé, j’avais plein de petits trucs à travailler et je m’y suis attelé, notamment sur tout le début de course, j’ai trouvé quelques solutions, le bilan est parfait ! *
Il fallait aller la chercher cette deuxième place !
A son habitude, Guillaume Pirouelle (Sogestran- Seafrigo) a fait montre d'une maîtrise quasi parfaite sur cette nouvelle course. D'entrée de match, il prend le leadership. A l'aise et rapide à toutes les allures, il mène les débat trois jours durant avant de s'incliner au profit de Corentin et au gré d'une piégeuse zone de transition. "La course a été très intense du début à la fin. Je suis très content de ma course j'étais dans le match, assez longtemps en tête dans le vent fort, c'est plutôt cool. Je n'ai pas grand chose à regretter. Les zones de transition sont toujours délicates et quand tu es en tête, tu montres souvent aux autres ce qu'il ne faut pas faire ! je suis peut-être allé trop loin dans la zone de molle et quand j'ai viré pour aller rechercher du vent, eux avaient déjà plus de pression ! Après il faut prendre son mal en patience, essayer de limiter la casse. je me suis accroché et je suis bien revenu. Il fallait aller la chercher cette deuxième place ! La fin était hyper intéressante. il s'est passé plein de choses sur cette dernière journée qui a conditionné le classement à l'arrivée. il fallait vraiment être dedans, réfléchir et ré-actualiser sa stratégie. Je crois que je ne n'ai pas trop fait d'erreur sur cette dernière journée qui n'est jamais la plus simple, et de ça je suis vraiment content !"
Mon 1er podium en solitaire
Sur la troisième marche du podium, Robin Follin (Solano) a le sourire aux lèvres ce matin, à peine fatigué par 4 jours pourtant intenses sur cette course qui leur aura fait sortir toute la garde-robe des bateaux. "On a eu toutes les conditions, toutes les allures, je crois que c'est la première fois que j'utilise toutes les voiles du bord, confirme le maximois. Oui, je suis content, de ma course, de cette place. C'est surtout mon 1er podium en solitaire, un podium que je suis ravi d'offrir à Solano, mon partenaire. Je suis très heureux de ma course, de la façon dont je l'ai gérée. Pour être honnête, je n'avais pas bien négocié la Trin'40 mais cette expérience m'a permis de mettre sur le haut de la pile la gestion de la performance et la gestion humaine et de trouver le meilleur compromis là-dedans, sans concession. La course a été très rythmée ; il y avait toujours quelqu'un pour attaquer. J'ai réussi dans ces moments-là, où je savais qu'il fallait que je me repose, à prendre ce temps sans me laisser influencer. C'est vraiment une nouvelle façon de me gérer avec beaucoup d'implication, de solidité et peut-être moins d'excitation. C'est hyper agréable avec de bons placements, des manœuvres impeccables et un peu de réussite bien-sûr. Je suis très content de ma navigation ; là je commence à avoir une bonne base pour la Route du Rhum !
William Mathelin Moreau (Patapain - Les Invincibles) 9è : "C'était une très belle course, très variée, on a pu faire beaucoup de changements de voile, de matossage, des choix météo, c'était hyper intense du début à la fin. Forcément une course avec des choses très bien et d'autres un peu moins. On a fait du gagne petit pour gagner des places et récupérer du terrain qu'on pouvait perdre tout juste après dans les transitions. C'est très positif, le bateau est nickel : on a eu des grosses conditions et j'ai vu que je pouvais aller vite. Je suis content... peut-être un peu moins bon sur la gestion du sommeil. Mais je me suis battu jusqu'au bout pour gagner des places, cette dernière bataille était très sympa !
Fabien Delahaye (Legallais) 11è : Je n'arrive plus à tenir les yeux ouverts ! J'ai beaucoup dormi au début de course et à partir du moment où j'ai cassé et qu'il a fallu revenir, là j'ai un peu arrêté de dormir ; plutôt que de lâcher, j'ai essayé de revenir ce qui a bien marché puisque j'ai remonté beaucoup de places. Je m'en sors plutôt bien dans les orages pour descendre à Rochebonne, j'ai plutôt bien joué, bien senti les coups, j'allais vite. Cette course est une mine d'apprentissages : on a mangé de la manœuvre donc il n'y a plus d'appréhension dans les conditions et dans la façon de gérer les manœuvres. Mais c'était dur, il y a beaucoup de stress dans les portions où ça attaque fort. Dans 30 nœuds sous spi quand il n'y a plus de safran dans l'eau... ça fait bizarre !
Pour son anniversaire qu'il fête aujourd'hui, Matteo Sericano (Lucente) 12è s'est offert un passage de ligne devant celui qu'il qualifie de gentleman, Vincent Riou "Je m'offre un cadeau ce matin : quand "Vincent le Terrible" a gagné son Vendée Globe, j'étais encore un enfant ! La Magie de ce sport, c'est ça : pouvoir un jour te mesurer à tes héros. J'en ai rêvé, j'ai poursuivi mes rêves et je les réalise aujourd'hui ! C'est génial de pouvoir naviguer avec ces marins qui m'ont tant inspiré !"
Les arrivées des Class40 se sont égrenées toute la nuit et continuent d'animer les pontons de Lorient La Base. Stéphane Bodin (Wasabii) et Emmanuel Hamez (Viranga), ont à leur tour franchit la ligne d'arrivée en fin de matinée, respectivement en 22è et 23è position : une très belle performance pour ces deux amateurs pur beurre !
Il reste actuellement 9 bateaux en course… Parmi eux, Jean-Baptiste Ternon (MIC Odyssey) attend la bascule à droite pour arriver sur un seul bord à BXA. "Il va falloir être patient, on ne va pas très vite : là, il y a 7 nœuds de vent on navigue à 6 nœuds, BXA ce sera dans 5 à 6 heures..."
Classement provisoire avant jury
*Source Dhream-Cup
Eve Bougault